« Jim ? Qu'est-ce que tu fais ? »

Questionna le bon docteur, qui ne comprenait ce que son partenaire semblait faire, dégustant tout les deux la barquette à la couleur chaude qui lui avait coûté une véritable fortune, mais fort heureusement, le compte en banque le mieux rempli était celui qui subvenait aux dépenses contraintes, tandis le second était consacré aux plaisirs quotidiens, aux dîners dans de petits restaurants au détour d'une rue, ou même en basse campagne, lorsque le couple se retirait l'espace d'une fin de semaine au fond de ce manoir familial qui à présent était vide des cris d'enfants et des bruits de cuisine de la tendre jeunesse de notre blondinet.

« Tu manges tu manges... C'est obscène, retiens tes ardeurs quand même... »

Il reprît sa calme lecture de son journal hebdomadaire, ses lunettes amoureusement faisant leur travail afin de rectifier la vue déjà quelque peu baissante de Watson, qui ne les portait, pour l'instant que lorsqu'il lisait ou qu'il regardait un écran, afin de ne pas s'abîmer trop vite non-plus. D'ailleurs, dès lors qu'il eût à porter cette chose sur son nez, il fut sujet à faciles railleries de la part de celui qui partageait maintenant sa vie, au dépens de compliments qu'étrangement, tout son entourage lui fît, quant à l'air plus mûr qu'elles lui donnaient, pour ne pas dire, l'air plus vieux, tout simplement.

« Tu es un véritable obsédé ! Non ! Jim ! A-Arrêtes ! N-Non... Oui... »

En un rien de temps pourtant, il se retrouva à quatre pattes, robe de chambre relevée, exposant son arrière-train à la collection de bouquets de fleurs qui étaient venus embellir le salon ces derniers temps, au matin pour la plupart, pour aider le vétéran à se consoler de ses intenses réflexions de la veille, qui avaient miné son moral à en presque pleurer au cours du reste de la nuit, bien qu'il ait été en compagnie de son cher amant et compagnon, se remettant en question du tout au tout. James avait un raffinement qui était certain, et il fut confirmé par les senteurs divines des mille roses et agapanthes que le bon petit soldat se vît offrir dans un sourire timide et pourtant tellement tendre à chaque fois que son consultant rentrait au duplex pour y prendre quelque chose en particulier, car il était désordonné, et qu'il l'avait oublié précédemment.

« Jim c'est dégoûtant... »

Tel une cerise mûre à laquelle on pressait les deux coins supérieurs vers son intérieur, la fente ouverte laissée par le passage de la vigoureuse tige encore ferme, cet arrière-train se vît choyé, touché de d'affections indénombrables tant il y en avait. Suçotant le jus fruité qui émanait de l'intérieur du fruit délectable, le dégustateur s'en donnait à cœur-joie de continuer malgré ce que l'objet de son intérêt lui disait, croquant parfois faiblement, mais poursuivant toujours son entreprise de faire dégorger le liquide subtilement goûtu dont il raffolait tant.


Tu sais, Tupol, je suis certaine que, malgré l'air qu'il se donne, pour la personne qui a toute son affection, Jim peut être quelqu'un de très gentil, et de très bienveillant. Il reste Jim, un connard qu'on adore tous, mais c'est quand même un humain, même fou, c'est ça qui plait tellement à John. Je te conseille de lire Du thé, du lait, et internet, qui est aussi sur mon profil, pour mieux comprendre, car c'est la série principale d'où sont tirés ce OS. Ça parle de comment ils en sont venus à être comme ça, et la suite saurait arriver prochainement. Pour le chapitre d'hier soir, je pars du principe que John fait tout de même parti d'une génération plutôt vieille école, et que, même s'il est ouvert d'esprit, quand il se rend compte qu'il est homosexuel, qui dans notre société, et bien tristement, et souvent considéré comme 'hors de la norme', il en vient à se demander si ce n'est pas lui qui a un problème, qui à un moment de sa vie a raté peut-être une étape pour rester comme tout le monde. Mais il aime son Jim quand même, et c'est ça qui le rend parfois un peu distant de Moriarty, après, c'est mon avis sur ma fiction, libre à toi de construire le tiens, et je me réjouis d'avance que tu m'en fasses part c; Passes une bonne soirée, une bonne journée, demain c'est la rentrée ici, je posterai peut-être en retard. Kittens.