Chapitre 56 : La fin des épreuves


PDV de Drago Malefoy, eleve de Gryffondor


Drago poussa un long soupir de contentement en reposant sa plume sur son bureau. Il était loin d'être le seul à sembler si soulagé. La dernière épreuve théorique des ASPIC venait de s'achever, il ne restait plus qu'un examen pratique pour l'après-midi. Et enfin tout serai finit. Drago réuni ses affaires tandis que les copies étaient ramassées par les enseignants. Il se pressa de rejoindre le hall pour pouvoir se poser dans un coin et ne pas être bousculé dans la cohue. Pansy et Blaise s'étaient déjà installés derrière la balustrade des escaliers, Drago les rejoignit avec peine et bientôt le hall fut envahi par les élèves qui venaient de passer une épreuve et ceux des autres années qui les rejoignaient. Parmi eux, Drago remarqua bientôt une jeune fille blonde avec une tenue un peu trop légère.

- C'est normal que Luna porte des vêtements encore plus provoquant que moi ?demanda Pansy.

- Pourquoi elle ne porte pas son uniforme ? renchérit Blaise.

- Elle a dû se changer, supposa Drago.

- Tu crois qu'elle pourrait me prêter son top ?demanda Pansy soudain intéressée.

- Faudrait voir ça avec elle.

* Ton double airbag ferait craquer le tissu.*

Drago s'excusa d'un geste et se dirigea vers sa petite amie. Tandis que Pansy levait le tête vers un groupe de Serdaigle.

- Eh ! s'exclama Luna. Bichon !

*Bichon ?*

- Bichon ?répéta-t-il à voix basse.

- Non tu as raison, ce n'est pas terrible.

*Y'a pire, y'a… nan en fait y'a pas pire.*

- Je fais des essais, expliqua Luna.

- Pourquoi tu portes cette tenue ?

- Pour que tu continues à m'embrasser, dévoila Luna. Mais pas en public pour le moment, je l'ai promis à Ginny.

- Pourquoi Ginny ne veut pas qu'on s'embrasse en public ?

- Pour torturer quelqu'un, elle s'en sert de moyen de marchandage je pense.

*De toute façon je ne peux pas l'embrasser maintenant alors qu'elle porte cette tenue, on pourrait croire que c'est moi qui l'y force.*

- À propos de tes vêtements et de ton langage, enfin de toutes ces choses que tu as essayé de changer ces derniers jours.

- Oui ?

- Tu ne voudrais pas redevenir normale ?au naturel ? je te préfère comme ça.

- C'est vrai ?répondit Luna en fronçant les sourcils.

- Oui, je suis désolé si je te vexe ou…

- Non pas du tout, rassura-t-elle. Je suis soulagée, j'en avais marre de porter ces choses, j'ai froid alors qu'on est au mois de juin. Et surtout je n'en peux plus de cette ficelle en travers de mes fesses, au début je le portais à l'envers. Ginny a dû frôler la mort à force de rire lorsqu'elle a vu ça.

* Heu…heu…heu…*

Drago resta silencieux un instant la bouche ouverte.

*heu…heu…heu…*

- Heu… heu… dit-il.

*On ne pourra pas dire que je ne dis pas ce que je pense.*

- Je vais pouvoir reporter ma culotte maxi couvrante Dora l'exploratrice.

Ce fut à cet instant que Ginny choisit d'apparaître. Elle avait entendu la réplique de Luna et se tourna vers Drago, il abordait un air de plus en plus abruti. Elle éclata de rire et fit demi-tour.

- Elle rit aussi quand elle me voit porter cette culotte, dévoila Luna. Et toi ?

* Moi quoi ?est-ce que je vais rire en voyant ta culotte ? Si on arrive à cette étape à mon avis j'aurais autre chose en tête.*

- Moi ?

- T'es sous-vêtements aussi sont drôles ?

Drago se passa en revue sa garde robe mentalement.

- Je ne saurais pas dire, dit-il.

- Tu n'as qu'à me les montrer, si je ris on sera fixé.

*heu… heu…heu…*

Drago s'imagina en train de se déshabiller en plein milieu du hall.

- Faut voir, dit-il.

- Lorsque je viendrais te voir dans ton dortoir un soir, tu me montreras.

*Heu ???heu ???*

- Tu veux venir dans mon dortoir un soir ?s'étonna-t-il d'une voix plus aiguë qu'il ne l'aurait imaginé.

- C'est ce que les couples font je crois, dit-elle.

- Oui, accorda Drago. Mais bon…on…

- J'apporterais mon scrabble, dit Luna. On s'amusera bien.

* Je me disais aussi.*

- Pourquoi pas.

- Pourquoi pas quoi ?répéta Ginny en revenant.

*T'es calmée ? Alors pourquoi tu ne veux pas que Luna et moi nous embrassions en public ?*

- Je vais aller dans le dortoir de Drago ce soir, déclara Luna.

Le visage de Ginny se figea avec un sourire niai. Elle se tourna sa tête vers Drago d'un geste lent et mécanique.

- Pour jouer au scrabble, compléta-t-il.

Ginny pinça ses lèvres et gonfla ses joues tout en haussant les sourcils.

* Un hamster !*

- C'est une idée de Luna, dévoila Drago.

- Les couples font ça, expliqua Luna.

- Pas pour jouer au scrabble, dévoila Ginny.

- À bon, ils jouent à quoi alors ?

- Oh mais c'est Théodore qui m'appelle, déclara soudainement Drago. Désolé les filles, je vais le rejoindre, merci de répondre à la question de Luna, Ginny. À plus tard.

Tandis qu'il s'éloignait à pas précipité, il entendit Ginny le bombarder d'insulte.

* Oui je suis lâche…*

Les portes menant à la grande salle s'étaient ouvertes, Drago devait à tout prix trouver un groupe de Gryffondor dans lequel se caser, sinon Ginny pourrait venir s'installer auprès de lui et continuer sa litanie de mauvais mots.

- Salut, souffla-t-il lorsqu'il passa devant Terry Boot et Anthony. Vos examens se passent bien ?

- Ce qu'il se passe bien c'est qu'ils se terminent, répondit Terry.


PDV de Terry Boot, élève de Poufsouffle.


Ils échangèrent un sourire et Drago se précipita vers un petit groupe de Gryffondor.

- On a de la chance qu'il ne soit pas resté plus longtemps, dévoila Anthony. Il faut le faire maintenant, dans une minute il y aura moins de monde, ce sera trop tard.

Les deux garçons se regardèrent. S'embrassèrent rapidement et sortirent discrètement leur baguette.

- Pourvu qu'il porte le pantalon, dit Terry.

Anthony acquiesça avec un regard inquiet, il sorti une petite boule de trombones emmêlés de sa poche et l'envoya avec sa baguette juste en haut de la grande porte.

* Pourvu que ça marche… ou que ça foire, du moment que nul ne découvre que c'est nous.*

Inquiets les deux garçons vérifièrent que personne ne les avait vus.

- C'est bon, rassura Anthony.

Il leva discrètement sa baguette vers les trombones. Soudain les trombones se déroulèrent en formant un long fil de métal. Quelques élèves levèrent la tête imités par les autres. Le fil métallique resta suspendu dans les airs en ondulant lentement, l'une de ses extrémités restait accrochée au mur. Soudain la seconde extrémité plongea vers la foule et en ressortit en agrippant Seamus Finnigan par l'étiquette de son pantalon.

- LÂCHE MOI ! hurla Seamus .

Le fil de trombone se réduisit lentement en se repliant sur lui-même puis de plus en plus rapidement jusqu'à ce que Seamus Finnigan se retrouve perché en haut de la porte du hall. Tous les regards étaient tournés dans cette direction. Plusieurs rires retentirent tandis que le Serpentard se débattait comme un diable.

- A toi, souffla Anthony.

Terry regarda discrètement autour de lui et dirigea baguette vers le mur opposé, juste en face de Finnigan. Personne ne semblait avoir remarqué le tableau qui représentait des peupliers alignés. Pourtant, il n'avait été installé que durant la nuit par Terry et Anthony. Terry activa le charme du tableau. Un jet verdâtre gicla du tableau droit devant lui. Finnigan écarquilla les yeux horrifiés, avant de les fermer bien vite lorsqu'il reçu la substance étrange. Au-dessous de lui, les élèves s'écartaient pour ne rien toucher du liquide que plusieurs étudiants désignèrent comme de la morve de troll. Des éclats de rire retentirent dans toute la pièce lorsque le professeur McGonagall fit irruption.

- PRÉFETS ! montrer le chemin pour rejoindre la grande salle via la petite pièce nord, hurla-t-elle.

Anthony qui ne cessait de rire, leva les bras et fit des signes directionnels tout en avançant à reculons.

- Tout le monde dans la grande salle hurlait le professeur, suivez les préfets !

Anthony fit quelques mètres et grimpa sur un rebord décoratif du hall d'entré.

- Par ici, dit-il en montrant la direction.

Terry vint se poster à ses côtés et remarqua que plusieurs autres préfets s'étaient stoppés à des endroits stratégiques pour orienter la foule, d'ici, on ne voyant pas la fameuse pièce. Le professeur McGonagall tentait à présent de décrocher Finnigan.

- Arrêtez ce truc ! cria-t-il tandis qu'il recevait toujours de la morve au visage.

L'enseignante vit volte face et examina le tableau aux peupliers, après avoir regardé la signature, elle se mit à maugréer contre les frères Weasley. Oui c'était bien dans leur boutique que Terry et Anthony avaient passé commande. En revanche, les trombones étaient leur création.

- Mine de rien, il a eu un pantalon gratos, dit Anthony.

- À mon avis lorsqu'il découvrira que ce n'est pas sa mère qui le lui a offert, il le jettera.

- Un pantalon de si bonne qualité, râla faussement Anthony.

- Tu as mis du poil à gratter dans la couture, rappela Terry.

- C'était un petit bonus, dit-il. Maintenant il doit croire qu'il a des bestioles à l'entre jambes.

La masse des élèves était entièrement passé devant les deux garçons à présent, ils se mirent à la suite des élèves. D'autres préfets se joignaient à eux au fur et à mesure qu'ils progressaient vers la petite pièce nord.

- Je me demande qui a pu faire ça, dit Padma aux deux garçons.

- Nous aussi, répondirent-ils en chœur.

- C'est aussi énorme que les deux types qui se sont promenés à poil dans le parc, sauf que ceux-là je les connais.

* Tu pourrais bien connaître aussi l'identité des mecs qui ont fait ça à Seamus.*

- Personnellement, j'ai une petite idée, dit Hermione Granger derrière eux.

- Pour les deux types du parc ?demanda Padma soudain inquiète d'avoir fait une boulette.

- Pour ça, je suis presque sûre qu'il s'agit de Terry et Anthony, dit-elle avec un petit sourire. Non, je parle de ce qu'on a fait à Seamus. Je connais deux personnes qui pouvaient avoir une forte envie de se venger de lui.

- Ah qui ça ?

- Je ne voudrais pas leur causer d'ennui en criant leurs noms sur tous les toits. De toute façon, Seamus le méritait.

Elle regarda Terry et Anthony alternativement et accéléra le pas.

*Elle ne va rien cafté ?elle n'a rien cafté pour la ballade dans le parc, alors qu'elle a comprit que c'était nous. Avec un peu de chance elle ne dira rien pour l'attaque de morve.*

- Vous croyez que c'est qui ? demanda Padma.

- Aucune idée, répondirent les garçons en chœur.

Ils échangèrent des regards inquiets, Hermione Granger tiendrait-elle sa langue ?

- Et sinon, comment va ton petit-ami secret ?demanda Anthony pour détourner l'attention de la jeune fille.

- Parvati nous a découvert.

* ké…ke…koi ?*

- Hein ? s'exclama Anthony.

- Elle m'a dit de le garder, qu'elle n'en voulait plus et elle nous ignore royalement, pour moi ça ne me change pas vraiment mes habitudes.

- C'est dingue, dit Terry incapable de trouver autre chose à dire.

- Oui, répondit Padma. Ne m'en parle pas.

*Je n'aimerais pas être à la place de Parvati, être trahi par sa propre sœur.*

Ils arrivèrent au niveau de la porte et entrèrent parmi les derniers dans la grande salle. En passant devant la table des Gryffondor, Terry vit Ginny Weasley taper sur la tête de Drago Malefoy. Plus loin à la table des Serpentard, Hermione Granger s'asseyait à peine et commençait déjà à disputer Harry Potter et Ron Weasley.

- Plus que le déjeuner, puis la dernière épreuve, enfin, dit Anthony.


PDV de Ron Weasley, élève de Serpentard


- Ce n'est pas parce qu'il ne reste qu'une épreuve que vous pouvez commencer à vous disperser ! hurla Hermione.

* C'est aussi pour ça que nos séances de bécotage ont été réduites, pour ne pas se disperser. Heureusement qu'elle ne voit pas ce qui se passe dans ma tête, elle me trouverait un peu trop disperser sur chaque partie de son corps.*

- On essayait de se détendre un peu, défendit Harry. Tu nous as conseillé de le faire avant chaque épreuve.

- Vous n'êtes pas détendu quand vous parler Quidditch, affirma-t-elle.

- Mais on pensait que ça marcherait, tenta Harry.

- Ron m'a déjà sortit cette excuse hier, rappela Hermione.

Harry chercha une autre explication.

- Tu sembles trop nerveuse, coupa subitement Ron.

- Je me détendrais ce soir, dit Hermione.

- Mais si tu veux aborder les examens avec sérénité, tu dois avoir l'esprit reposé, dit Ron.

- Après Harry qui répète ce que tu disais hier, c'est toi qui répète ce que je disais en début de semaine.

*Et toi tu répètes ce que tu disais, tout en disant ce que tu répétais.*

- Et donc, reprit Ron en ignorant sa remarque. Je pensais que peut-être…

Il se pencha vers sa petite amie et baissa le ton de sa voix.

- Que peut-être ce soir tu pourrais me rejoindre dans mon dortoir. Je n'aurais pas trop de mal à virer les autres pendant quelques heures. Neville et Dean iront rejoindre leurs copines pour la première soirée de libre de la semaine. Seamus restera peut-être à l'infirmerie, sinon il enquêtera pour trouver qui lui a fait ça et Harry…

* à de fortes chances de traîner avec ma sœur.*

- Ira faire des trucs de son côté. Ce sera parfait pour être tranquille.

- Pourquoi faire ?tu vas être épuisé, dit Hermione cynique. L'entraînement va te tuer. C'est bête, ça va être la seule fois où l'on pourra avoir un moment à nous et on ne va pas pouvoir en profiter, tu seras trop fatigué.

- Même si je suis fatigué, coupa Ron. Rien ne t'empêche de faire ce que tu veux de moi.

Hermione lui lança un regard neutre.

- Vous ne parlez pas si bas que ça, dévoila soudain Harry. Alors, s'il vous plait épargnez-moi.

- Ben quoi j'ai une vie sexuelle, lui répondit Ron.

- Moi aussi, répondit Harry du tac au tac.

Ron se figea brusquement tandis qu'Harry se mordait la langue.

- Je… commença Harry avec peine.

* Y'a des limites ! Je vais le tuer !*

Ron enflait lentement mais surement, il commençait à se lever tout en cherchant sa baguette.

- Je viendrais ! s'écria soudain Hermione.

Elle tira sur sa manche et le força à se rassoir.

- Je viendrais, lui répéta-t-elle dans le creux de l'oreille.

Ron gardait ses yeux fixés sur un Harry un peu paniqué.

- Je n'aurais pas de petite culotte, ajouta Hermione.

Aussitôt l'attention de Ron fut entièrement concentrée sur sa petite amie.

- J'aurais des bas en revanche, ajouta-t-elle encore avec un sourire.

*Elle a des bas ?pourtant en fouillant dans ses affaires je n'en ai pas vu.*

Hermione continua de parler à voix basse, Ron était suspendu à ses lèvres. À la fin du repas, il avait complètement oublié qu'il en voulait à Harry. Il ne vit pas non plus Harry adresser un « merci » silencieux à Hermione.

L'épreuve pratique ne parut pas très concluante à Ron. Cela ne l'empêcha pas d'éclater de joie avec les autres lorsqu'il eu terminé. Il fila aussitôt déposer son sac et rejoignit le parc avec son balai sur l'épaule. Les autres membres de l'équipe étaient tous déjà là. Ils volaient, tentaient quelques pirouettes en attendant les premiers ordres de leur entraineur.

- Parfait ! s'écria Harry en voyant Ron arriver, on va commencer par faire des allers-retours rapide entre ici et le portail d'entrée. Allez le plus vite possible, tout en cherchant des obstacles à éviter.

Ron enjamba son balai et suivit le reste de l'équipe qui fonçait déjà. Ron piqua une pointe de vitesse, puis il plongea vers un bosquet où il évita chaque tronc d'arbre, derrière lui deux autres joueurs l'avaient limité. Ron remonta fonça vers le portail et redressa le manche de son balai au dernier moment.

Après cet exercice, Harry en donna quelques autres, puis les joueurs simulèrent un match en attendant le vrai qui n'allait plus tarder.

Lorsqu'Harry donna le coup de sifflet annonçant la fin de l'entrainement, Ron fonça vers les vestiaires sans descendre de son balai.

- Tu ne perds pas de temps, dit Richie Coote.

- J'ai un truc à faire, déclara Ron.

- Ou à te faire faire, murmura Harry.

Ron ne put s'empêcher d'esquiver un sourire. S'il n'aurait pas été aussi empressé, il aurait peut-être remarqué qu'Harry aussi se hâtait pour sortir. Ron sortit dans le parc, alors que certains joueurs n'étaient pas encore passés sous la douche.

- Je n'arrive pas à croire que c'est enfin fini, déclara Hannah.

- Et si, notre scolarité touche à sa fin, c'est possible, lui répondit Susan.

Ron jeta un coup d'œil en direction des deux filles.

* Comment Neville à-t-il fait pour attirer une fille comme Susan Bones, elle est plutôt superficielle.*


PDV de Hannah Abbot, élève de Serdaigle.


- On va faire quoi maintenant que l'on a plus de devoir ?

- Tiens, j'ai justement un truc à faire, se souvint Susan.

- Avec Neville Londubat ?demanda Hannah.

- Oui, il va falloir t'habituer à l'appeler par son prénom uniquement maintenant.

- Tu es sûre qu'il ne t'a pas ensorcelé ?demanda Hannah inquiète.

*Comment elle peut laisser ce truc l'approcher, il a été immonde avec elle.*

- Parfois je me pose la question, avoua Susan. Mais bon, je tente un truc. Et puis s'il devient gay, je me tournerais vers les filles. Si d'ici là, tu n'as pas de copain, je te sauterais dessus.

- Non, ça ira, arrêta Hannah.

*Quoique, je ne suis pas contre une expérience, mais pas avec Susan.*

- Va retrouver ton copain et un jour peut-être que tu m'expliqueras ce qui s'est passé dans ta tête en une journée.

- Promit

Elle s'éloigna et Hannah reprit la route du château avec la vague idée de trouver Miranda pour parler de cette relation qui unissait Susan et Neville Londubat. C'était depuis quelques jours, le principal sujet de conversation dans la salle commune.

En remontant les escaliers, Hannah aperçut Miranda et Justin en train de se disputer. Hannah fit demi-tour pour ne pas les croiser et être prise à partie dans ce conflit. Elle choisit de rejoindre sa salle commune, ainsi quand Miranda rentrerait pour pleurer, Hannah serait là.

Elle se posa dans un canapé et quelques secondes plus tard on lui apporta un verre rempli de whisky pur feu. Cette fois-ci c'était un groupe de sixième année qui s'était chargé de l'approvisionnement.

* La relève est assurée. Je crains que cette salle commune assiste à des cuites pour longtemps encore.*

Elle s'attendait à trouver Ernie dans la salle commune, mais il n'était pas là. D'ailleurs, Zac non plus. Ainsi Hannah était la seule septième année à fêter la fin des ASPIC et des BUSE que toutes les années confondues fêtaient.

* C'est une bonne excuse pour faire la fête.*

Soudain la porte claqua violemment et Justin entra dans la salle commune, l'air furibond. Il prit un verre qu'il bu d'une traire et se dirigea vers son dortoir. S'il était là, Miranda ne viendrait pas ce soir, elle ne rentrerait que bien plus tard.

*Mais où est Zac ! Où est Ernie ? Je peux le faire picoler et lui rouler une pelle sans qu'il s'en souvienne le lendemain.*

Elle prit un autre verre tout en écoutant des cinquièmes années raconter une nouvelle fois l'humiliation de Seamus Finnigan. Elle ria avec les autres lorsque la porte du dortoir des garçons s'ouvrit à la volée.

- Hannah ! cria Justin.

*C'est moi ça.*

- Oui ? répondit-elle étonnée.

- Faut que tu ailles voir ton pote, nous on abandonne. Prévient-nous quand il est calmé. Je ne remontrerais pas là-haut t'en que ce ne sera pas le cas.

Il s'éloigna en plantant la Serdaigle mi surprise, mi terrifiée.

- Il s'est disputé avec Miranda ou bien ?demanda Zac d'une voix plus calme.

- Je crois, confirma Hannah. Alors qu'est-ce qui se passe ?

- Ernie est en train de péter les plombs là-haut, ça fait une heure que je cherche à le calmer en vain. Quand tu auras réussi, prévient moi que je puisse aller me coucher.

*En gros vous voulez que je rejoigne Ernie dans son dortoir et vous m'assurez que personne n'y montera tant que je n'aurais pas donné mon feu vert. Vous voulez me torturer en fait ?*

- D'accord, dit-elle en se levant.

Hannah monta les marches du dortoir des garçons.

* Ne me demandez pas comment je sais ou le dortoir de Ernie se trouve, je ne vous le dirais pas.*

Depuis les escaliers, elle entendait des bruits sourds provenant du dortoir. Elle frappa à la porte, puis entra.

- Ernie ?appela-t-elle.

Sur le sol, Ernie avait répandu la moitié de ses livres.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je cherche un objectif, dit-il sans la regarder.

- Pourquoi faire ?

- Parce que les ASPIC sont terminés, ça fait sept ans que j'étudiais pour en arriver là. Je ne retrouverais d'objectif qu'en septembre. Il m'en faut un pour passer l'été.

Il sortit un lourd carton d'une armoire et le renversa sur le sol. Il attrapa une poignée de livre, les examina et les balança sans douceur.

- J'étais pourtant sûr d'avoir une méthode d'apprentissage du langage des strangulots.

- Tu détestes les strangulots, rappela Hannah.

- Ce n'est pas une raison pour ne pas apprendre leur langue.

- Ben si un peu, dévoila Hannah.

Ernie releva soudain la tête.

- Oui, dit-il. Tu as raison. Mais alors je vais faire quoi ?

- Te calmer et réfléchir pour commencer. Et si tu veux un objectif pour cette soirée, tu peux toujours ranger le désordre que tu as mis dans cette pièce.

Il esquiva un sourire et se redressa. Soulagée, Hannah s'assit sur le lit et attrapa un livre sur une technique pour apprendre à se détendre.

- Ça c'est bien, dit-elle.

Ernie s'approcha et s'installa à ses côtés.

*Surtout pas trop près ou ma boite a fantasme va se rouvrir.*

- Je l'ai déjà lu, dit-il. De toute façon, il me faut quelque chose qui m'intéresse, ranger ma chambre, c'est utile, mais ça ne m'intéresse pas. Il y a surement une chose très prenante que je peux faire.

- J'ai bien une idée.

*Plusieurs en fait.*

- Laquelle ?

* Merde, faut que je lui trouve une réponse maintenant.*

- Non, dit Hannah, c'est une mauvaise idée en fin de compte.

- Il faut pourtant que je trouve quelque chose à faire, on pourrait faire quelque chose au lieu de rester bêtement sur ce lit.

*….*

*non, non*

*faut pas me dire des trucs comme ça.*

- Ça dépend à quoi t'es ouvert, on pourrait descendre prendre une cuite, dit-elle.

- Je n'ai pas envie de voir les autres, dit Ernie. Je préfère rester au calme. Sinon, je suis ouvert à toutes propositions.

*Il le fait exprès ?*

- Vraiment ?dit Hannah en tentant de ne pas paraitre trop excitée.

- Oui.

Elle se tourna vers lui, Ernie mit un instant avant de redresser la tête avec un air interrogateur. Hannah se pencha lentement vers lui et à sa grande surprise l'embrassa du bout des lèvres.

- Je croyais que ce genre de choses pouvait nuire aux amitiés, dit Ernie la seconde d'après.

- Tu as déjà embrassé quelqu'un ?

- Une copine de ma cousine y'a deux ans, mais ce n'était pas spécialement agréable et on n'était pas ami comme nous deux.

- Maintenant tu auras une deuxième expérience, dit Hannah.

- En fin de compte, déclara-t-il. Ça ne nuit pas à notre amitié, je t'apprécie toujours autant.

- On ne s'est pas vraiment roulé des galoches, fit remarquer Hannah.

* Ce frôlement de lèvre me fera fantasmer durant des mois. Faut que j'aille retrouver mon pommeau de douche maintenant.*

- Je crois que je vais y aller, dit-elle en commençant à se lever.

- Rouler des galoches… répéta Ernie. C'est de l'argot pour désigner quel type de baiser ?

Hannah se rassit, ne cherchant quoi lui répondre.

- Eh bien…

Le regard d'Ernie se fixa sur un livre à ses pieds, c'était sa fameuse méthode pour apprendre le langage des strangulots. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'il prit le livre.

- Te fatigue pas, j'ai trouvé de quoi m'occuper, dit-il.

- Tu ne peux pas t'occuper en apprenant à communiquer avec des bestioles qui te font peur, s'ennerva Hannah.

- Tu as une meilleure idée ?

Hannah arracha le livre des mains de son ami et le balança à travers la pièce. Il se tourna vers elle, l'air furieux. Sans réfléchir, Hannah s'approcha vivement et l'embrassa. Ernie fut tellement surprit qu'il tomba en arrière sur le lit sans qu'Hannah ne se décroche. Ernie gardait les yeux grands ouverts sans faire le moindre geste.

* Quelle conne… quelle conne… je devrais arrêter les frais maintenant… non mais quelle conne.*

Puis soudain, Ernie ferma à moitié ses yeux et participa au baiser.

* Oh purée… oh purée…*

Sans réfléchir, Hannah passa ses mains derrière la nuque d'Ernie. Et bientôt elle aussi se sentit enlacée.

*J'y crois pas… j'y crois pas.*

Elle tenta de retenir de petits soupirs de plaisir, en vain. Ernie gigota un peu gêné de cette posture, Hannah étant toujours allongée sur lui.

*tient il dit bonjour…*

Le fait qu'il dise bonjour semblait vraiment ennuyer Ernie, il bascula sur le côté en entrainant Hannah.

* T'as raison, on doit se calmer, où je risque d'aller plus loin qu'un simple baiser.*

En même temps qu'elle pensait cela, Hannah déboutonnait la chemise d'Ernie. Quelques courtes minutes plus tard, Ernie se fichait qu'Hannah se rend compte qu'il disait bonjour.

- Bon, dit Ernie bien plus tard.

- On ne mourra pas idiot, conclu Hannah. On sait ce que ça fait de faire la chose ensemble.

Elle remonta la couverture qu'ils partageaient sur elle pour bien dissimuler sa poitrine ; Ernie avait pourtant bien eu le loisir de la voir et de la toucher dans le petit lit une place

- Ou de faire la chose tout court, dit Ernie en remontant à son tour la couverture. Je comprends pourquoi Justin parle tout le temps de ça, c'est plutôt agréable.

- Oui, convint Hannah. C'est plutôt agréable.

*C'est le pied ! C'est encore mieux que dans mes rêves, normalement ça aurait dû être atroce puisque j'en espérais beaucoup.*

- Et maintenant, reprit-il. On fait quoi ?

*On recommence ?*

- On recommence ?suggéra Hannah surprise d'avoir dit ce qu'elle pensait.

- D'accord.

Malgré le fait que ce soit elle qui eu fait la proposition, Hannah fut tout de même très surprise de voir Ernie monter sur elle pour l'embrasser dans le cou.

*, screneugneu !*

Incapable de faire fonctionner ses neurones correctement, Hannah afficha un sourire niai et se laissa aller.