Bonjour à tous, je n'ai pas le temps de répondre aux reviews (en fait je l'ai fait et j'ai réalisé une fausse manoeuvre qui m'a tout effacé et maintenant je n'ai vraiment plus le temps...) donc merci à tous de continuer de me laisser des supers mots !
Donc, bonne lecture à tous et à toutes !
50 – Naissance de l'héritière
Le nouveau couple marié et certains gryffondors et serpentards souhaitant survivre une journée de plus entrèrent enfin dans l'appartement des préfets-en-chef et refermèrent aussitôt la porte sur eux.
- Non, mais franchement, on croirait qu'ils sont chez eux ici ! s'exclama le veela outré par le comportement des nouveaux étudiants.
- Apparemment, il n'y a pas qu'eux, fit remarquer Blaise en voyant deux formes allongées l'une sur l'autre sur le canapé du salon commun.
- Weasley et Weasley, on peut savoir ce que vous faites sur Mon canapé ? menaça Drago sous le regard moqueur de ses camarades de classes, … Expelliarmus ! lança finalement le veela qui n'aimait vraiment pas être ignoré.
Dans la minute qui suivit, il fit face à un vampire clairement peu heureux d'avoir été coupé en plein repas alors que le dit repas avait du mal à revenir à la réalité.
- J'ignorais Malefoy que tu souhaitais mourir si vite, dit George d'une voix très basse, qui ne lui ressemblait pas vraiment et les canines encore un peu longues.
- Je ne savais pas que ton frère servait à autre chose que de te nourrir, répondit le serpentard en faisant remarquer à tout le monde que beaucoup de boutons de la chemise de Fred étaient ouverts, ce qui fit rougir instantanément le jumeau en question.
- On n'a aucun compte à te rendre, répondit Fred qui se leva immédiatement pour sortir du salon devenu étouffant, et j'ai d'ailleurs des produits à vendre, ajouta-t-il en sortant de suite.
Le silence prit place alors dans le salon et le vampire se sentit légèrement coupable d'avoir gêné son… enfin son frère.
- Bon, si vous avez fini, je pourrais peut-être m'asseoir dans le canapé ? dit Harry qui avait de plus en plus de mal à rester debout et qui préférait la position allongée à cause de son ventre très imposant.
- Désolé Harry, murmura George compatissant.
- Au fait, pourquoi tu ne prends pas ces anti-soifs, comme les autres vampires ?
- Parce que Fred a l'air d'accord pour me laisser boire.
- C'est tout ? insista le gryffondor.
- Euh… parce que le sang sorcier est quand même meilleur que la mixture de Rogue.
- Mais Fred n'arrête pas de se plaindre que ça le fatigue, continua Harry sur sa lancée, ne se rendant pas compte du mal-être animant George.
- Et bien peut-être que Weasley aime se faire sucer, ajouta d'un coup Drago en se moquant du jumeau qui aurait sûrement rougit s'il avait été présent.
- Ah bon ? Ca ne lui fait pas mal ?
- il m'a dit que… qu'il… s'habituait, répondit George de plus en plus gêné par la conversation surtout en repensant à la réponse entière que lui avait faîte son frère : il avait rajouté que de toute façon c'était très agréable pour lui lorsqu'il buvait en laissant l'impression que c'était même plus qu'agréable.
Harry cessa ses questions embarrassantes et prit avec le plaisir le chocolat que lui donnait son mari. Un peu plus loin, alors que George souhaitait rejoindre son frère, son petit frère lui murmura quelques mots.
- Finalement, t'en es où ? demanda-t-il, beaucoup plus mûr qu'en début d'année.
- Aucune idée… mais je ne pense pas que Fred accepterait… et puis, moi non plus… enfin… et que dirait la famille et .. tout ça c'est trop compliqué. Bon, je vais le rejoindre, ça me donnera moins le mal de tête. Et puis, les vampires étudiants ont tendance à croire que, puisqu'il a des marques sur le cou, ils peuvent eux aussi s'y abreuver. A plus tard !
- Alors ? demanda Hermione très curieuse.
- Pas d'avancement.
- Soulagé ? demanda-t-elle doucement.
- J'en sais rien. Mais il va falloir qu'ils sachent une bonne fois pour toute, j'en ai marre de recevoir des lettres de maman qui s'inquiète pour eux, lâcha Ron, lui aussi inquiet pour ses frères.
Un peu plus loin, la conversation était un peu plus légère.
- Et où est Luna ? demanda Drago qui souhaitait entendre les commentaires de son meilleur ami qui avait un peu changé depuis son mariage.
- Luna ? ! s'exclama Blaise en blanchissant d'un coup et en se relevant de sa chaise.
- En cours de botanique, répondit Hermione en se concentrant de nouveau vers la conversation, laissant Ron pensif.
- Ah oui… se détendit alors le serpentard, non parce qu'avec tout ça, le changement de Poudlard, Mr Nott est sur la brèche… Enfin, je suppose que ce n'est pas cher payer pour… enfin, vous voyez, dit finalement Blaise qui ne voulait pas retourner dans la tristesse et la culpabilité.
- Et leur fille ?
- Oh, elle est vraiment mignonne, tout aussi étrange que Théo, observatrice et cinglante, ça doit être une caractéristique génétique, nota Blaise.
- Mais…
- Mais, elle me regardait vraiment beaucoup, et avec un regard assez… carnivore, enfin un peu comme toi lorsque tu t'apprêtes à jeter les gens dehors pour te jeter sur ton Harry, appuya Blaise pour embêter le veela en faisant rougir de gêne le gryffon.
- Donc, tu lui plais et bien si Nott est d'accord, tu n'auras plus de dettes, ajouta Drago pour lui remonter le moral.
- Oh, mais il a l'air d'accord, et Mme Nott cache moins bien ses pensées, répondit Blaise pensivement.
- Ce qui veut dire…
- … qu'il avait tout prévu au moment de la mort de Théo. La dette devait être là uniquement pour l'alliance, coupa Blaise qui était arrivé aux même conclusions durant son séjour en France que Drago ici.
- Ca n'a pas l'air de te déranger.
- … Je n'ai pas le choix, que ça me dérange ou pas.
Drago souleva alors un de ses sourcils et ses lèvres s'étirent légèrement en un sourire sous les yeux un peu plus rêveurs et joyeux de Blaise.
- Mais il est vrai qu'elle est… remarquable, répondit-il.
- Pourquoi ? demanda tout à coup Harry.
- Pourquoi quoi ? demanda Blaise en se retournant vers le canapé.
- Pourquoi t'avoir choisi ? demanda innocemment Harry.
- Parce que je suis parfait !
- On dirait Drago quand tu parles comme ça, nota Harry, et ce n'est pas un compliment, ajouta-t-il en recevant en même temps une petite tape à l'arrière du crâne de la part du prince de Serpentard.
- …
- Pas de réponse ? rajouta Harry.
- Parce que c'est le seul Sang-pur digne de leur rang qui soit encore libre et assez riche, répondit une voix qui fit grimacer le destinataire.
- Luna ! Qu'est-ce que tu fais là ? Je t'avais dit que je viendrais te chercher ! s'exclama Blaise furieux.
- Et tu n'étais pas là.
- Et vous êtes sortis en avance, répliqua de suite le serpent en regardant en lançant un sort de tempus.
- Je suis assez grande pour rentrer toute seule, et j'aime être seule, alors maintenant silence ! dit la Serdaigle.
- Ce n'est…
- Silence, répéta d'une voix autoritaire Luna.
Plus un mot ne sortit alors de la bouche de Blaise qui se mit légèrement à bouder.
- Quelle prodige ! Comment as-tu fais ça ? demanda Pansy revenue de St Mangouste il y a quelques jours, s'étant faite également à l'idée d'avoir perdue Drago puis Blaise mais qui souhaitait tout de même de se venger.
- Les Nott lui ont donné l'ordre de m'obéir en toutes circonstances, ajouta Luna qui aimait bien titiller le serpentard, mais si tu le souhaites, dit-elle en regardant la serpentarde.
- Pitié Luna, non ! dit soudainement Blaise, s'il te plaît… et je te laisse tranquille ce soir pour appeler le ronflac cornu.
- Très bien, bon je vous laisse j'ai des recherches à faire, ajouta Luna un peu plus serpentadisée grâce à Théo et son père.
- Luna Lovegood ! Reviens immédiatement ! Et donne l'ordre que Blaise m'obéisse ! Tu me dois au moins ça, tu m'as piqué mon fiancé ! cria Pansy en sortant du couloir.
- Je n'ai jamais été ton fiancé, ne put s'empêcher de répondre Blaise qui avait suivi sa « maîtresse » qui elle, ne s'était pas retournée pour répondre.
Pansy ne put que râler et pester contre Zambini et le père Nott, et préféra alors retourner directement dans sa salle commune. Arrivé devant l'escalier, sa nouvelle jambe reconstituée par magie montrait qu'elle avait encore besoin de rééducation pour être parfaitement opérationnelle.
- Ca ne serait pas plus facile si je vous portais ? osa dire un élève qui avait la particularité aussi de se changer en loup une fois pas mois.
- Parce que vous pensez être assez fort ? dit-elle en détaillant le jeune homme de la tête aux pieds.
Le loup-garou ne répondit rien mais entreprit de la prendre dans ses bras. Pansy, trop abasourdie par l'irrespect de ce comportement, ne pensa même pas à crier contre le prétendant prétentieux mais se laissa faire et finit par apprécier la balade dans les bras, visuellement fins, mais concrètement costauds de ce nouveau camarade. Après tout, il n'y avait pas que les Sang-purs dans la vie !
Dans l'appartement, le calme revint. Hermione et Ron étaient eux aussi sortis pour pouvoir laisser du calme au futur papa et surtout pour aller travailler à la bibliothèque. En effet, depuis quelques jours, Harry avait vraiment du mal à se déplacer et par conséquent, la petite « réunion » autour du thé se passait dans le salon de l'appartement et plus dans celui du professeur de DCFM. Tout à coup, un petit cri jaillit de Harry et un Drago accourut immédiatement vers son mari.
- Ca va ? demanda-t-il.
Harry hocha la tête de bas en haut, relaxé par la main de Drago qui formait de petits cercles sur son énorme ventre. Drago soutint le regard de Harry, inquiet pour lui et sa fille.
- Ca va aller Drago, c'est juste que c'est… surprenant. Mais, ça va. Je t'assure.
- On devrait peut-être aller à l'hôpital. Ca fait deux jours que tu as des… enfin ces trucs, ne démordit pas le veela.
- On a rendez-vous demain, on peut attendre, se justifia Harry qui ne voulait pas aller tout de suite dans une chambre blanche.
- Pourquoi ne veux-tu pas avancer d'une journée ton entrée ! s'exclama le veela un peu furieux par cet entêtement.
- Parce que, répliqua sèchement Harry en repoussant la main de son compagnon.
- Ce n'est pas une réponse acceptable… et pas du tout mâture. Ne me le fais pas répéter Harry, menaça Drago qui depuis ces deux jours se rongeait les sangs et n'arrêtait pas d'encourager Harry à aller voir un médicomage.
- C'est la pleine lune ce soir, ajouta Harry après quelques minutes de silence où les deux élèves s'affrontaient du regard.
- Et ? Tu n'es pas un loup-garou à ce que je sache.
- Non, mais Rémus si, et je lui ai promis qu'il assisterait à la naissance.
- Encore celui-là, maugréa le veela dans sa barbe inexistante, je suis sûr que Lupin, ajouta Drago d'une voix plus forte en appuyant bien sur le nom de famille ce qui fit grimacer le gryffon, préfèrerait que tu ailles à St Mangouste au cas où. Harry, ce n'est pas banal d'avoir un enfant ! Sois raisonnable !
- Je veux pas y aller, dit Harry en croisant les bras au-dessus de son ventre et boudant.
- S'il te plaît, pour me rassurer, répondit Drago en prenant sur lui en suppliant son mari.
- Alors tu restes avec moi, exigea Harry qui avait soudain une peur bleue que Drago le quitte ce qui abasourdit le veela.
- Bien sûr ! Tu te rappelles ma promesse le jour de notre mariage : je ne te quitterai jamais, ajouta-t-il en embrassant son compagnon, et même Home ne m'empêchera pas de ne pas accomplir ma promesse.
- Mouais… mais d'après Narcissa, ça peut être moche de regarder et traumatisant, tu resteras quand même ? demanda Harry toujours sceptique.
- Promis.
- Promis ?
- Promis, sourit Drago en allant de suite chercher la valise spéciale accouchement, prête depuis trois mois lors d'une crise d'anxiété de Harry qui l'avait préparée pour se calmer et se rassurer sur son rôle de père.
- Mais on y va après le thé, ajouta Harry, j'ai envie de remanger de ces petits gâteaux au caramel.
Drago acquiesça. De toute façon, il fallait laisser de temps en temps, Harry gagner et puis, il préférait prévenir l'hôpital de son arrivée afin d'éviter que son mari n'attende dans une salle pleine de parasites malades.
Dans les cuisines de Poudlard, les elfes de maison regardaient une nouvelle compétition pour savoir lequel ferait les meilleurs gâteaux et dans un laps de temps le plus court.
- Maître Harry, souhaitez-vous prendre le thé maintenant ? demanda Dobby qui avait fini en premier et qui avait transplanné aussitôt dans l'appartement.
- Ce serait parfait, répondit le gryffondor aux anges, la contraction oubliée.
- Maître Harry préfèrerait peut-être attendre ses invités, lâcha Colxi en transformant une chaise en un confortable fauteuil sur lequel Harry pouvait se redresser facilement tout en étant bien calé et à la bonne hauteur pour déguster des gâteaux.
- Merci Colxi et tu as raison, attendons les autres, dit Harry en humant tout de même le thé à la vanille préparé par Dobby.
- Et si vous attendiez les invités aux cuisines, ordonna Drago qui n'aimait décidément pas les elfes.
Aussitôt ordonné, aussitôt exécuté. Et dans les cuisines, une autre course commença, celle de détruire ce que l'ennemi avait fait… au grand dam, du chef de cuisine qui face à un elfe libre et un elfe appartenant aux Malefoy ne pouvait rien faire. Le directeur n'avait rien voulu entendre. Il avait même du se tordre les bras pour se punir d'avoir été aussi irrespectueux envers son maître directeur.
Quelques minutes plus tard, Harry et Drago recevaient Lucius et Sévérus à l'appartement, venus passer prendre des nouvelles des futurs papas.
- Où est Sirius ? demanda Harry en prenant enfin un gâteau au caramel réalisé par Colxi alors que Dobby mettait dans son autre main son propre gâteau avant de se faire renvoyer illico par le veela.
- Il est parti aider Rémus à enfermer tous les loups-garous dans les salles conçues pour eux. Puis, il s'occupera de notre loup. Le directeur lui a même prévu une salle pour lui tout seul. D'ailleurs, le quatrième étage est désormais totalement interdit, répondit Sévérus en appréciant une tasse de thé bien chaud, loin de ses cachots un peu froids en ce 14 avril.
- Alors Harry, comment te sens-tu ? demanda Lucius intéressé par sa future petite-fille.
- Soulagé, soupira Harry, bientôt, je pourrais la tenir dans mes bras et elle ne sera plus dans mon ventre !
- Bien, et pour le prénom, une idée ? demanda-t-il en repensant aux conversations qu'il avait eu avec Narcissa qui voulait absolument savoir et qui heureusement, ce soir, était à son groupe de shopping.
- Bien sûr père, mais surprise, répondit Drago en souriant de toutes ses dents.
- Ce n'est pas pour moi Drago, mais ta mère n'arrête pas de me casser les oreilles, reprit sérieusement Lucius.
- Ma réponse est d'autant plus correcte alors, ajouta le veela en se vengeant de la possessivité de sa mère envers de son compagnon.
- Drago… Un petit effort… et je pourrais peut-être repenser à reprendre Colxi avec mo…
Néanmoins, Lucius fut coupé dans sa tirade par une violente crise de ventre de Harry.
- Harry ! Ca va ? demanda encore une fois Drago.
- …
- Harry ? osa demander Lucius alors que Drago s'était précipité sur le gryffondor plié en deux.
- Non mais ça ne se voit pas ! Je me porte comme un charme ! s'écria Harry qui souffrait assez pour gueuler sur tout le monde même le célèbre Mr Malefoy et en émiettant de crispation les fameux gâteaux au caramel.
- Jeune homme, je ne vous permets pas de…
- … Vous ne me permettez pas, dit Harry en imitant la voix de Lucius, mais j'en ai rien à faire ! Vous voyez pas que j'ai mal ! Et vous, pourquoi vous ne faites rien ? ajouta-t-il à l'encontre de Sévérus qui avait souri lorsque Lucius s'était fait rabrouer.
- Bien… bien sûr, répondit le professeur Rogue en bégayant pour la première fois devant la lueur terrifiante du Survivant.
- Alors ? Mais par Merlin, va chercher un docteur Drago ! s'exclama Harry en voyant le veela ne pas réagir, et… oh par Merlin, on va mourir, finit par dire le gryffondor en se mettant à pleurer, larmes de douleurs et de ne pas être entouré de médicomages.
Quelques minutes plus tard, Sévérus revint à l'appartement.
- Ca y est, j'ai ramené PomPom ! s'exclama le serpentard fier de lui d'être si prompt à réagir.
- PomPom ? … J'ai de plus en plus mal, murmura Harry alors que son front bouillant était apaisé par une éponge amenée par son mari.
- Mr Malefoy, Sévérus, laissez lui un peu d'air, et aller chercher le médicomage Home. C'est lui qui va devoir faire la césarienne. Et vite ! ordonna l'infirmière, l'enfant essaye de sortir par tous les moyens et je n'ai jamais pratiqué ce genre d'opération. Mr Malefoy junior, aidez-moi à amener Harry à l'infirmerie, le salon n'est pas un endroit assez propre pour ce genre d'opérations.
Tout le monde obéit et une fois que l'appartement fut vidé, Colxi et Dobby refirent leur apparition et pour la première fois, se regardèrent sans vouloir se tuer.
- Nous avons failli. L'infirmière de Poudlard a été claire, nous avons failli, dit l'elfe de Drago.
- Oui. Essayons de nous repentir, ajouta Dobby en se cognant contre la table puis en commençant à ranger la pièce et à la rendre plus propre.
- Comment avons-nous pu ne pas nous rendre compte que cette pièce était sale à ce point, murmura Colxi pour lui-même en aidant l'autre elfe de maison à nettoyer le salon.
Pendant ce temps, Lucius Malefoy était vraiment énervé : son beau-fils l'avait engueulé, l'infirmière lui avait donné des ordres, et pour finir, ce foutu médicomage n'était pas à l'hôpital ! Par contre, il était tombé sur sa femme en chemin pour Poudlard et elle aussi, lui avait fait clairement comprendre qu'il ne s'occupait pas bien de sa famille puisque Harry était en train de souffrir en ce moment même.
Dans une aile de Poudlard, Harry était étendu sur un lit blanc et serrait très fortement la main de son mari.
- J'ai… mal…
- Tiens bon Harry, mon père va arriver avec l'autre idiot, murmura Drago qui ne supportait pas de voir tant de souffrances dans les yeux et le corps de son compagnon, au fait, on n'a pas parlé des parrain et marraine, une idée ? demanda Drago pour tenter de faire oublier à Harry son mal de ventre.
- Non… oui… oh, je sais plus, dit Harry en serrant des dents alors que des larmes commençaient à perler aux coins de ses yeux, peut-être… Ré… Rémus… Her…
- Hermione ? lança Drago ce qui lui valut un regard un peu plus noir, oui, pourquoi pas amour ?
Harry reçut une nouvelle contraction, le bébé souhaitait vraiment sortir. Heureusement pour lui, Drago était avec lui et son petit serpent également. Son oreille n'avait pas arrêté de siffler pour calmer et surtout dévier les douleurs de Harry en discutant de quidditch.
Dans les couloirs de Poudlard, Ron et Hermione attendaient de pieds fermes devant l'infirmerie à leur plus grande déception. Néanmoins, leur patience fut récompensée par l'arrivée d'un professeur courant comme un dératé pour entrer dans l'infirmerie.
- J'espère que Colin était dans le coin, dit Ron en riant légèrement pour retirer une partie de l'inquiétude qui l'assaillait ainsi que Hermione, je suis sûr que Skeeter se ferait un plaisir de publier ce genre de photos.
- PomPom ? demanda Sévérus qui arriva en courant au vu de l'urgence de la situation alors que c'était contraire à ses règles, Lucius tient Home, on peut emmener Harry ?
PomPom sortit de sa réserve et répondit qu'il était hors de question de bouger Harry par Porteloin ou transplannage. Non, Home devait venir et apporter son matériel.
A St Mangouste. Formec réunissait beaucoup de matériels tandis que Home entra dans son bureau étonné par l'agitation environnante.
- On peut savoir ce que vous faites ? demanda le docteur Home.
- Votre patient, Harry Potter a des contractions, il faut faire une césarienne au plus vite, répondit le docteur Formec, je croyais que vous aviez vu Mr Malefoy.
- Vu oui. Mais, je ne l'ai pas écouté. Cet abruti m'a bassiné les oreilles alors que je venais tout juste d'arriver. Est-ce de ma faute si les émissions moldues les plus intéressantes sont à cette heure de la journée ! se plaignit le médicomage.
- On va dire que je n'ai rien entendu, menaça Lucius Malefoy qui se tenait devant la porte du médicomage qui lui tournait le dos, maintenant, à Poudlard !
- Poudlard ? demanda Home surpris, Potter n'est pas ici ?
- Non. Et c'est Malefoy désormais.
- Alors qu'attendez-vous pour nous emmener à Poudlard ? ! lança Home qui comprenait enfin toute l'urgence de la situation, si on attend trop longtemps, les deux patients peuvent y rester, ajouta-t-il à voix haute, ce qui aurait dû rester plutôt dans sa tête au vu de la mine de plus en plus déconfite du futur grand-père.
Une fois de retour à Poudlard, Home renvoya tout le monde de l'infirmerie sauf PomPom et Drago. Sévérus et Lucius, rejoints par Sirius n'eurent que le choix de sortir et à vrai dire, ils ne purent s'inquiéter. En effet, Hermione et Ron avaient assisté au transfert de Harry vers l'infirmerie et Ron, en criant dans les couloirs, avait alerté tous les élèves. Ainsi, les professeurs devaient faire face à une foule inquiète mais surtout curieuse. Heureusement, les vampires étaient de sortis dans le parc, les loups enfermés puisque la nuit avait commencé et les Serpentards avaient vite compris pour leur propre survie, qu'il fallait mieux rentrer dans la salle commune. Les autres élèves le comprirent mais bien plus tard, après quelques sorts jetés et surtout des points négatifs pour leur Maison. De plus, il furent aidés par la préfète-en-chef et Ron à son déplaisir.
Dans une salle cloisonnée, un loup était en ébullition, il sentait que son louveteau allait mal et ça le rendait fou de ne pas être là pour lui. Et puis, il pressentait qu'une nouvelle vie allait arriver. Alors, Lunard se déchaîna contre les sorts et la porte blindée.
Du côté de l'infirmerie, le médicomage avait endormi magiquement Harry et commençait la césarienne sous l'œil vigilant de PomPom qui servait d'assistante et sous l'œil de plus en plus malade du veela, ne supportant pas le sang s'échappant de la plaie. D'ailleurs, l'odeur du sang fut si forte et l'infirmerie si proche du quatrième étage que la plupart des loups-garous devinrent agressifs et assoiffés de sang.
- Et la voilà enfin. Bienvenue Mademoiselle. Mr Malefoy, voulez-vous couper le cordon… Mr Malefoy ? demanda le médicomage en regardant enfin du côté de la tête de lit, Formec ?
- Oui.
- Prenez une jolie photo de Mr Malefoy, je veux garder un joli souvenir. Si on m'avait dit qu'un mangemort allait s'évanouir pour si peu de sang… se moqua le docteur Home.
- Drago Malefoy n'a jamais été un mangemort, intervint PomPom en coupant le cordon ombilical.
- Vous pensez être capable de vous en sortir maintenant ? demanda Home, se foutant royalement de l'opinion de l'infirmière tout en regardant PomPom.
- Bien sûr ! répondit PomPom vexée de ne pas être prise pour une compétente.
- Alors, je vous la laisse, je vais aller annoncer la bonne nouvelle aux autres, se dépêcha de dire Home pour sortir et se retrouver très bientôt seul.
- Harry devrait se réveiller d'ici dix minutes, ajouta le médicomage Formec, tout c'est très bien passé et la petite se porte comme un charme, dit Formec en lançant une batterie de sorts sur les deux patients, quand à Mr Malefoy, je suppose qu'un mal de tête ne le tuera pas. S'il y a le moindre problème, amenez-les nous.
- Merci, répondit l'infirmière alors qu'elle se retrouvait de nouveau maître de son infirmerie.
Dans le couloir, tous les adultes étaient tendus. Il n'entendait plus de cris de douleur de la part de Harry et avaient cru déceler un pleure mais pour l'instant, rien de concret.
- Quoi ? Vous êtes encore là ? dit Home, vous ne voulez pas voir votre jolie petite fille ?
Tout à coup, le couloir se vida et Narcissa et Sirius se jetèrent sur le berceau placé près de Harry.
- Elle est belle, non ? dit Drago qui s'était réveillé trente secondes avant que tout le monde ne le voit à terre mais qui se massait encore la tête.
- Magnifique, Drago, … magnifique, répondit la grand-mère heureuse, Lucius ?
- Voilà une héritière digne d'être une Malefoy, ajouta Mr Malefoy lui aussi sous le charme de cette jolie petite fille ayant quelques cheveux bruns sur le crâne et déjà endormie.
Pendant ce temps, un loup arriva à sortir et hurla en passant devant une fenêtre où la pleine lune resplendissait dans un ciel sans étoiles.
- Et Harry ? demanda Sirius en déposant une peluche dans le berceau.
- Vient de se réveiller, répondit la personne allongée dans lit de l'infirmerie, alors ?
- Elle a tes cheveux ! s'exclama Drago en serrant de suite son compagnon dans ses bras ce qui fit grimacer un peu Harry, enfin, pour l'instant, on ne sait pas si ils seront tout aussi décoiffés que les tiens ! reprit le veela heureux comme jamais.
- Passe-la moi, murmura Harry épuisé par l'opération mais surtout par l'avant-opération.
Et quand Harry prit dans ses bras ce petit bout de chou, il lui donna enfin son prénom.
- Bonjour à toi Lynara, dit le gryffondor en se sentant très stressé de prendre cet être si fragile dans ses bras.
- Lynara ? releva Sirius.
- Tu n'aimes pas ? demanda son filleul.
- Si, ça lui va à ravir… Oh, elle a des yeux gris et… et bien, elle va faire un carnage ! reprit le maraudeur.
En effet, la petite fille était brune avec des yeux gris parsemés d'étoiles vertes, des yeux totalement fascinants. Mais pouvait-il en être autrement lorsqu'on connaissait les parents ?
- Et c'est pour qui le petit chien-chien ? dit Sirius en tendant une peluche devant un bébé très curieux.
- Par Salazard, il ne changera jamais, souffla Sévérus qui avait malgré tout esquisé un sourire envers le papa et sa fille.
Tout à coup, la porte de l'infirmerie se fracassa et avant de voir qui arrivait, Drago, Lucius, Sévérus et Sirius se postaient devant le lit de Harry tandis que Narcissa se rapprochait de son gendre et du bébé. La chose entra dans l'infirmerie, tendue et attentive à tout mouvement. Les adultes ne savaient pas quoi faire, se jeter sur elle ne la rendrait que plus furieuse surtout que présentement, elle ne bougeait plus mais reniflait l'odeur de la pièce.
- Comment se fait-il qu'un loup-garou se soit échappé ? murmura Lucius très en colère.
- Ce n'est pas à moi que tu dois t'en prendre, répondit Sévérus en murmurant très bas, et on ne peut pas le tuer : il ne fait rien et ça pourrait être un élève d'un clan haut placé… ou juste un élève, ajouta Sévérus sous le regard noir de Harry qui avait tout entendu.
La tension dans l'air augmenta et personne n'osa plus rien dire. Sirius observa alors plus attentivement le loup-garou, il connaissait ces yeux et cette attitude.
- Lunard ? proposa Sirius en reconnaissant le pelage et la taille de son amant.
Lunard grogna et s'avança vers le lit d'Harry, les adultes encore plus indécis sur la réaction qu'ils devaient adopter.
