Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.

Avertissement : cette histoire est la suite de « Trois papillons autour d'une flamme » inspirée par celle de Lunagarden intitulée « Passions interdites ». Contrairement à « Tels des plantes sur un sol désertique », qui commence trois ans plus tôt, elle débute en 2012.

Avertissement 2 : cette histoire contient des scènes de sexe entre hommes, même s'il n'y en a pas dans tous les chapitres. Mes personnages ne sont pas des obsédés, sauf un ou deux méchants, qu'on a tué vite fait, mais parfois ils se laissent aller...


Le temps des gardiens

Chapitre 55

An 2012

Kadaj rouvrit les yeux sur un paysage inconnu, une vaste plaine battue par les vents. Le ciel au dessus de sa tête était envahi par des nuages d'orage, menaçants et très bas. Il faisait froid et sombre, le jeune homme ne put se retenir de frissonner.

Comment était il arrivé là ? Il était dans une chambre, en compagnie d'un des amis de son frère aîné, que s'était il passé après sa perte de connaissance ?

- Il ne s'est rien passé. Affirma une voix dure et masculine. Ton corps est toujours dans cette chambre, mais je voulais te rencontrer.

Kadaj se tourna vivement vers l'origine de la voix et découvrit un homme aux cheveux noirs en désordre, dont le regard sombre, pratiquement de la même couleur que les nuages au dessus d'eux, le détaillait sans complaisance. Vêtu de noir, grand et solidement bâti, sans être aussi impressionnant que Loz, il était clair qu'il était un guerrier, ce que tendait à confirmer l'épée qu'il portait au fourreau sur le côté gauche. Sa peau hâlée indiquait qu'il avait passé beaucoup de temps dehors, mais ce ne furent pas ces détails qui retinrent l'attention de Kadaj. Dans le dos de l'inconnu se déployaient deux grandes ailes noires et rouges.

- Qui êtes vous ? Questionna Kadaj avec nervosité.

Sans daigner lui répondre l'autre tira son épée et fondit sur lui, lui portant un coup que Kadaj évita de justesse en bondissant en arrière.

Il ne parvint pourtant pas à éviter l'aile droite de l'inconnu qui l'atteignit en pleine figure et le précipita à terre.

Étourdit par sa chute, il secoua la tête pour s'éclaircir les idées et la douleur cuisante de sa joue gauche le fit gémir. Lorsqu'il y porta la main il sentit du sang sous ses doigts.

Avant qu'il ait pu se remettre de cette attaque et de la surprise qu'elle lui causait, l'autre était déjà sur lui et le relevait en le tenant par le col.

Kadaj qui s'estimait très satisfait de sa taille découvrit avec dépit que celui à qui il avait à faire le dépassait nettement, comme le prouvait le fait qu'en le tenant à bout de bras il lui décollait les pieds du sol. Il se retrouva en mauvaise posture, pendant lamentablement à quelques centimètres au dessus de la surface désolée de la plaine, à demi étouffé, il ne pouvait rien faire, sinon fixer son agresseur avec des yeux ronds.

Il était si surpris et choqué par ce traitement qu'il ne savait comment réagir.

Les lèvres de l'homme qui le traitait ainsi se plissèrent en une moue dédaigneuse et il le rejeta sur le sol sans ménagement.

- Pitoyable... dit il avec mépris. Tu as peut être reçu mes ailes, mais tu ne seras jamais un roi, tu n'as rien pour cela.

Kadaj cilla et se redressa sur les genoux. Il ne comprenait toujours pas, mais il était piqué au vif par l'attitude de l'autre. Il se releva et fit face, les poings serrés.

- Je n'ai aucune envie de devenir un roi ! Cracha t'il. Surtout si être un roi consiste à être comme vous !

L'autre le considéra avec amusement.

- Vraiment ? Pourtant, ton attitude vaut la mienne pour autant que j'ai pu en juger.

- Qu'est ce que vous savez de moi ? Questionna Kadaj avec fureur. Nous ne nous connaissons même pas !

L'autre fondit à nouveau sur lui, Kadaj tenta de se défendre, de matérialiser une arme, mais il n'en eut pas le temps, une fois de plus l'inconnu le prit de vitesse et le rejeta à terre sans ménagement.

Le souffle coupé par le choc Kadaj vit son adversaire lever son épée et se prépara au coup qui allait inévitablement suivre.

La lame siffla et se planta à quelques millimètres de sa joue, s'enfonçant profondément dans le sol. L'homme ailé mit un genoux à terre et se pencha vers lui.

- Moi je te connais Kadaj, j'ai suivi ton parcours, je sais de quoi tu es capable, je sais de quoi tu es coupable.

Le mépris qui vibrait dans la voix de l'homme atteignit Kadaj de plein fouet.

La douleur que cela éveilla en lui était pire qu'une douleur physique.

En quelques mots l'autre venait de lui remettre en tête toutes ses erreurs passées, tout le mal qu'il avait fait.

- Je peux m'améliorer ! Lança t'il avec chagrin. Je suis encore jeune ! Je ne suis pas si mauvais ! J'ai déjà commencé à changer !

Un sourire ironique se dessina sur les lèvres de celui qui le surplombait.

- Et tu crois que cela sera suffisant ? Tu crois que le peu d'efforts que tu as fourni effacera tes fautes ? Tu crois qu'on va te pardonner tes erreurs alors qu'au fond tu es toujours le même ? Ne me fais pas l'insulte de protester Kadaj, je t'ai vu parler à Sephiroth, j'ai entendu ce que tu lui disais dans le labyrinthe, alors qu'il était en souffrance. Tu n'avais aucune pitié pour lui, tu te plaisais à le tourmenter.

Kadaj se sentit blêmir, il ne pouvait pas nier, il avait bel et bien agi comme le disait l'autre, s'était moqué de Sephiroth alors que ce dernier, impuissant, ne pouvait s'en défendre.

- Je ne faisais que plaisanter un peu... souffla t'il faiblement. J'ai usé mes forces pour les rassembler, alors que rien ne m'y obligeait... je pouvais bien me permettre de les taquiner. Vous n'avez jamais taquiné personne vous ?

Le regard sombre de son interlocuteur parla pour lui. Kadaj laissa échapper un soupir. La réponse était clairement non, l'autre n'était pas du genre à plaisanter, en aucune façon.

Il ferma les yeux, meurtri et découragé.

Une fois de plus il avait le mauvais rôle... ce n'était vraiment pas juste !

- Vous me voulez quoi au juste ? Demanda t'il avec lassitude. Me faire avouer que je suis mauvais ? D'accord, je suis quelqu'un d'atroce, je ne respecte rien, ni personne, pas même mes propres frères. Content ?

- C'est un bon début. Répondit l'autre en se relevant et en retirant sa lame du sol.

Il l'essuya avec soin avec un linge qu'il tira de sa poche, presque amoureusement, avant de la remettre au fourreau et de ranger le linge dans la poche dont il l'avait sorti.

Kadaj le regarda faire, notant l'application qu'il mettait à frotter son arme. Il était clair qu'elle lui était précieuse.

Kadaj s'efforça de rester impassible, de ne pas sourire, il venait d'avoir une idée, c'était risqué, mais au point où il en était...

Seul, sans aucun des dragons pour lui venir en aide, il ne pouvait plus compter que sur lui. Ses forces n'étaient clairement pas suffisantes pour lui permettre de triompher, mais il lui restait son intelligence et sa ruse.

Il prit son temps pour réunir ses forces, tablant sur le sentiment très net de supériorité que ressentait l'autre, puis se releva d'un bond et se jeta sur lui.

Son geste désespéré prit son adversaire par surprise, ainsi qu'il l'espérait et il parvint à détruire les attaches qui retenaient l'épée, à refermer les doigts sur elle avant que l'autre ne le repousse, l'envoyant bouler à quelques mètres.

Le choc fut rude, lui coupant presque la respiration, mais il ne s'en formalisa pas, il avait réussi ! Ses doigts enserraient toujours la lame dont il venait de s'emparer. Il n'était plus si vulnérable à présent.

Il se releva lentement, brandissant l'épée devant lui.

Cette fois, il se permit de sourire. Il n'avait pas encore gagné, il n'y parviendrait sans doute pas, mais il avait au moins marqué un point.

L'autre le considéra pensivement puis se mit à sourire largement et hocha la tête avec approbation.

- Voila ce que j'espérais voir. Tu n'es pas le meilleur des hommes, loin de là, mais tu as de la ressource. Mais dis moi, crois tu vraiment pouvoir faire le poids face à moi ? Même avec mon épée en main ?

- Non. Avoua franchement Kadaj. Je sais que je n'ai aucune chance. Mais au moins, j'ai la satisfaction de vous avoir surpris et de m'être emparé de votre précieuse épée. Vous triompherez de moi, mais avant que vous ne le fassiez j'aurai le temps de la détruire. Je vais perdre, mais je ne serai pas le seul.

L'autre croisa les bras, sans cesser de sourire.

- Il n'est pas utile d'en arriver là, mais si tu veux vraiment que je te mette à terre, vas-y, détruit la. Ce n'est qu'une épée, je n'ai pas besoin d'elle pour me battre, je peux en avoir d'autres, toi par contre, si tu la fais disparaître, tu n'auras plus rien pour te défendre. Je crois qu'à ta place je tenterai plus d'attaquer et d'enfoncer cette lame dans la chair de mon adversaire.

Kadaj fronça les sourcils.

- Vous me prenez vraiment pour un imbécile ? Si vous pouviez en avoir d'autres, vous en auriez déjà fait apparaître une. Je crois que vous bluffez et tentez de me pousser à la faute. Ceci dit, je vais la garder en effet, avoir un avantage est toujours bon. Même si moi je suis capable d'en matérialiser.

Il vit l'autre froncer lui aussi les sourcils en entendant sa réponse, mais n'eut pas le temps d'anticiper la suite. En une fraction de seconde son adversaire avait bougé, se déplaçant aussi vite que Loz, il se retrouva dans le dos de Kadaj et referma les doigts sur les mains de ce dernier, l'obligeant à lâcher prise sans ménagement avant de lui tordre les bras dans le dos. L'épée tomba à terre avec un tintement et Kadaj serra les dents pour ne pas crier tant la douleur que lui causait son adversaire était grande.

- Kadaj, Kadaj, ton orgueil est ta plus grande faiblesse. Soupira l'autre. Il était le mien jadis, voila pourquoi je sais le retourner contre toi, d'autres l'ont fait pour moi.

Sans relâcher sa prise sur les bras du jeune homme il ferma les yeux, en proie au chagrin alors que des souvenirs d'une époque révolue lui revenaient.

Son monde était en proie au chaos, la créature dévastatrice que ceux de Gaïa connaissaient sous le nom de Jenova y faisait des ravages, divisant ses sujets.

Il avait donc pris la décision de l'affronter et de la détruire.

Sylen l'avait imploré de n'en rien faire, lui affirmant qu'il n'était pas de taille. Cela avait mis à mal son orgueil. Même s'il s'était épris du bienveillant, qu'il acceptait de suivre ses conseils lorsqu'ils lui semblaient avisés, il ne l'avait pas fait ce jour là. Il avait durement répondu à son compagnon de rester à sa place et de le laisser faire ce qu'il était censé faire, avant de partir affronter leur terrible ennemi. Il n'était jamais revenu, la créature avait eu raison de lui, il était mort, laissant Sylen et les survivants sans défense.

Il sentait le léger tremblement qui agitait Kadaj, dont le souffle s'était fait rauque, mais il ne s'en souciait aucunement. Que le jeune homme souffre un peu, cela ne lui ferait aucun mal, il s'en remettrait...

Il lutta pour ne pas tirer d'avantage sur les bras qu'il retenait, jusqu'à ce que Kadaj ne puisse se retenir de hurler et ait l'impression que ses épaules allaient se disloquer... ce serait si facile d'y parvenir, il était fort, bien plus que le jeune homme, même si ce dernier était encore loin d'avoir réalisé tout son potentiel et évoluerait encore avec le temps, si toutefois il avait la chance de l'avoir justement.

Oui, il était le plus fort et s'il laissait libre cours à sa haine, il pouvait blesser Kadaj, il en avait terriblement envie.

Après tout, le jeune homme qu'il retenait avait choisi d'écouter Jenova, de la servir, il l'avait vue comme une mère, avait cru en ses paroles mensongères... il l'avait aidée à accomplir ses noirs desseins... cela emplissait l'homme aux ailes noires et rouges d'une fureur sans borne. Parce que, une éternité plus tôt, il avait lui aussi fait l'erreur de prêter attention aux mensonges de la créature, et que son peuple en avait payé le prix fort. Qu'il soit mort en tentant de la vaincre ne lui conférait aucun pardon, sa faute était trop grave. Il avait ouvert son monde à un terrible fléau, au lieu de faire le nécessaire pour l'en écarter, comme il l'aurait du. Il avait pris les mauvaises décisions la concernant, et ce à plusieurs reprises, refusant d'écouter celui qui pourtant était justement là pour lui éviter ce genre de mauvaises décisions. Il était tellement certain d'avoir raison alors. Sa mort avait été une punition bien douce en regard de toutes ses erreurs... il aurait mérité bien pire que d'être tué rapidement et dévoré ensuite... oui, il aurait mérité qu'elle le dévore vivant, comme elle l'avait fait pour Niula...

Niula... le doux et timide Niula, si dévoué à Sylen, toujours prêt à tout pour son service, qui ne le quittait pratiquement pas d'une semelle.

Il s'était souvent irrité de voir combien il était proche de Sylen, si empressé à le servir et à lui plaire, il en avait éprouvé tant de jalousie qu'il avait approuvé volontiers son choix pour le sacrifice. D'ailleurs, n'était il pas responsable de ce choix qu'avaient fait les conseillers justement ? Il ne cachait pas son déplaisir de voir son compagnon passer du temps avec un autre, peut être avait il ainsi scellé le sort du malheureux, en même temps que ceux de tous les siens...

Désormais Niula avait une autre vie, était très différent, plus fort qu'au temps où il servait Sylen. Il avait eu les faveurs des puissances régissant leur monde d'origine, on lui avait confié une mission d'importance et il avait fait son possible pour la mener à bien.

Penser cela augmentait la rage et la rancune de l'ancien roi, son envie de faire mal, de se venger sur celui qui prenait sa place et n'avait pas même l'ombre d'une idée de la faveur qu'on lui faisait. Sur ce Kadaj qui ne servirait jamais à rien, à quoi bon lui donner les ailes d'un roi alors qu'il n'y avait plus de peuple à diriger ? Leur race avait été décimée, ce n'était pas le peu d'entre eux à être revenus à la vie qui la relèverait. Nul besoin d'un roi donc, que les ailes de Kadaj soient noires et rouges était comme une dernière insulte du destin.

- Je te hais... si tu savais combien je te hais... souffla l'homme à l'oreille de Kadaj. Toi qui es le suivant, alors que notre peuple n'est plus... toi le roi inutile, qui ne régnera jamais... si tu savais combien j'ai envie de te briser les os pour n'avoir pas su aimer celui de tes frères qui est lié à mon Sylen... pour lui avoir fait du mal... même si ton frère n'est pas Sylen, même si son âme a été souillée par ce qu'on lui a fait endurer, il lui ressemble... il a le même cœur... il souffre comme Sylen a souffert et je ne peux rien faire ! Je ne peux qu'être spectateur de cela...

Kadaj tenta de soulager un peu la tension imposée à ses épaules en reculant contre le torse de l'homme, mais sa manœuvre ne lui apporta pas le soulagement espéré, l'étreinte de l'individu était bien trop forte.

Il ne savait pas qui pouvait bien être Sylen, ni en quoi il était lié à Yazoo, mais cela n'avait guère d'importance, celui dont parlait son adversaire était mort depuis une éternité ! Il avait vécu sur un monde lointain, et Kadaj n'était en rien responsable de ce qui lui était arrivé.

La révolte se mit à gronder en lui.

Il venait de comprendre que ce n'était pas tant ce qu'il avait fait que l'autre était en train de lui faire payer, mais bel et bien des crimes dont il était innocent.

- Est-ce vraiment moi que vous haïssez ou bien vous même ? Questionna t'il avec rage. Vous qui n'avez pas su protéger ce Sylen ? Parce que vous n'avez pas réussi à le faire n'est-ce pas ? Vous avez échoué et cet échec vous ronge encore aujourd'hui... des siècles plus tard vous en ressentez la douleur... Vous ne pouvez plus rien y changer, alors vous cherchez la vengeance, quitte à vous en prendre à moi qui n'y suis pour rien. Mais je n'ai jamais voulu avoir vos ailes, encore moins être lié à vous d'une quelconque façon ! Je n'ai rien à voir avec ce qui vous tourmente et vous le savez. Allez y, brisez moi les épaules et les bras, cela ne changera rien à votre passé, ni au mien... cela ne ramènera pas votre Sylen, n'effacera pas les souffrances et les chagrins !

Il s'attendait à une explosion de rage, mais son adversaire le relâcha brusquement, manquant le faire tomber. Il vacilla, puis reprit son équilibre et se tourna vers l'homme aux ailes noires et rouges. Sur le visage énergique du guerrier d'un autre temps se lisait une profonde douleur et beaucoup de colère mais aucune honte, ni aucun remords.

- Je sais tout cela... dit l'autre d'une voix rauque de chagrin. Je sais que je ne reverrai jamais Sylen parce que je l'ai abandonné quand j'aurai du rester à ses côtés... et cela me met en rage de te voir traiter si mal celui qui lui fait suite... cela me fait souvenir du temps où moi aussi je me comportais mal envers lui. Tu as raison Kadaj, c'est moi que je déteste le plus, pour n'avoir pas su veiller correctement sur ce que j'avais de plus précieux. Désormais vous êtes frères, votre amour sera pur, comme le mien ne l'a jamais été. Vous avez de la chance... et je te hais de ne pas t'en rendre compte et de ne pas mieux agir... je veux que dans cette vie Sylen, ton frère devrai-je dire, soit heureux et n'ait pas à s'ôter la vie à cause des mauvaises décisions d'autrui. Mais je ne le vois pas heureux...

Malgré la souffrance qui le taraudait toujours, ses bras le faisaient terriblement souffrir à présent, Kadaj sentit sa rage retomber. Il en voulait à celui qui se trouvait là de ses actes et de son attitude, mais en même temps il comprenait ses raisons. Quelque part, ils n'étaient pas si différents... il n'était pas son héritier en vain.

- J'ai hérité de vos ailes, mais je ne sais rien de vous. Murmura t'il. Pas même votre nom. Vous pourriez peut être me le dire ?

- Mon nom était Telfer... et ceux de mon peuple l'ont probablement maudit jusqu'à leur dernier souffle. Répondit l'autre avec amertume. Comme toi j'ai fais l'erreur d'écouter la créature venue d'ailleurs. Comme toi j'ai cru en ses mensonges et permis ses ravages.

À suivre