Jakitania : "Tres bonne fic. Je me regale à chaque chapitre. Vivement la suite!" Merci :) Comme tu vois, la suite est là héhé
Guest: "Tu n'as pas repondut a mon commentaire :/" Aaah, j'en suis désolée. C'est soit que je n'avais rien de spécial à dire... soit que j'ai pas eu le temps, soit qu'au moment de publier le chapitre et de faire les remerciements je n'avais pas vu ton commentaire... Normalement je suis notifiée par mail, mais ce n'est pas toujours le cas, et les personnes qui laissent un commentaire, sans avoir de compte sur fanfic, doivent parfois attendre plus de 24h pour être validé (faudra qu'on m'explique pourquoi...) Donc ton commentaire a du passer entre les mailles du filet. Mais tu vois, j'ai répondu à celui là :D
Saraaa: "Salllut j'aime mieux ta fiction que le bouquin mdrrr XD Continue c'est trop bien ;)" : Helloooooo ! Merci beaucoup, tu n'es pas la première à me dire ça, c'est très flatteur.
Albus soupira en s'asseyant sur son lit, tandis que son père prenait place sur celui d'en face. L'adolescent préféra ne pas lui dire qu'il s'agissait de celui de Scorpius. Même si Harry avait été plutôt sociable durant les deux dernières heures passées en compagnie des Malefoy, Albus avait l'impression que son paternel n'était pas spécialement ravi d'avoir produit cet effort et attendait l'occasion de s'isoler avec lui pour discuter. Albus ne voyait pas trop ce qu'il pouvait lui raconter et aurait préféré accompagner Scorpius et Drago qui s'étaient rendus dans le Parc pendant que lui prenait la direction du Dortoir des Serpentard.
- C'est intéressant, tout ce vert et argent, commenta maladroitement Harry. Je n'avais jamais eu l'occasion de venir dans ce Dortoir.
- C'est plus appaisant que le rouge et l'or, si tu veux mon avis, répondit son fils en attrapant Ratibus qui se baladait sur son oreiller. Le rouge, ça excite, il suffit de voir le résultat sur James.
Le Survivant eut un froncement de sourcils amusés :
- Sois gentil quand tu parles de ton frère.
- Je serai gentil avec lui quand il sera aimable avec mes amis.
Harry le regarda, sans répliquer. Lily l'avait informé de la petite agression de James sur Scorpius, il allait devoir en toucher deux mots à son fils ainé… Il pourrait même lui remonter les bretelles dès aujourd'hui, il lui suffirait d'attendre que James rentre de Pré-au-Lard.
- Pourquoi avez-vous fait ça, Albus ? Tu avais pourtant conscience qu'il y avait des dangers, n'est-ce pas ?
Son fils haussa les épaules et laissa son rat lui escalader le bras :
- Je pensais pouvoir changer les choses… faire quelque chose de bien… La mort de Cédric est tellement injuste !
Harry se pencha légèrement en avant, les coudes posés sur les genoux.
- Bien sûr que c'est injuste, Albus, tu crois que je ne le sais pas ? dit-il d'une voix douce. J'étais là. Je l'ai vu mourir…
Il frissonna. Encore aujourd'hui, il lui arrivait de revivre la scène du cimetière dans ses pires cauchemars. Il se reprit cependant :
- Mais agir de cette manière et prendre tous ces risques…
- Je sais, je sais, marmonna l'adolescent distraitement en songeant à Delphini.
Ainsi, ils avaient donc échoué lors de la Première Tâche parce qu'un Scorpius caché était intervenu… Il se rappelait de la déception de la jeune femme lorsqu'ils étaient revenus bredouilles.
- Le sais-tu vraiment ou dis-tu ça pour me faire taire ?
Albus ne répondit pas. Est-ce qu'il attendait de voir Delphini ou devait-il lui écrire ? Harry soupira en secouant la tête et essaya de jouer la carte de l'honnêteté :
- Ecoute… Je ne sais pas ce qui coince entre nous deux, vraisemblablement ta mère te comprend mieux que moi. Je reconnais toutefois que j'ai eu tort, Scorpius n'est pas le fils de Voldemort.
- Ravi que tu l'admettes enfin.
- Ta mère a laissé ta chambre dans l'état exact où elle était quand tu as fugué du Poudlard Express, tu le savais ? Elle ne m'a pas autorisé à y pénétrer, je crois qu'elle me tient pour responsable de ton comportement… et tu lui as fait très peur ce jour-là. Moi aussi, j'ai eu peur… et aujourd'hui encore lorsque j'ai compris ce que vous trafiquiez.
L'adolescent leva les yeux vers lui, l'air étonné :
- Je t'ai fait peur, à toi ?
- Oui, répondit sincèrement Harry.
- Je croyais qu'Harry Potter n'avait peur de rien. C'est le héros, le Survivant, tout ça…
- C'est l'impression que je donne ?
Albus haussa à nouveau les épaules.
Peut-être qu'il pouvait faire les deux ! Ecrire à Delphini pour lui dire de passer dès qu'elle pourait ! Et là, ils lui raconteraient de vive voix leur deuxième échec.
Ratibus sauta du lit à cet instant et se mit à trottiner vers les rideaux permettant de masquer l'une des fenêtres à l'autre bout du Dortoir. Il les renifla avec insistance. Craignant que son rat ne se mette à les grignoter, Albus se leva et alla le récupérer en espérant que son père n'allait pas s'attarder. Il n'avait rien à lui raconter. Il retourna vers son lit et ramassa son sac :
- J'ai des devoirs à faire…
Harry hocha la tête en se levant :
- Oui. Et moi, je vais attendre James, j'ai deux ou trois petites choses à lui dire.
Albus acquiesça machinalement sans l'avoir réellement écouté. Il cherchait comment il allait tourner ses phrases. Il ne fallait pas trop en dire, au cas où le hibou tomberait entre de mauvaises mains.
Père et fils sortirent du Dortoir sans échanger un mot. Harry prit congé de son fils dans la Salle Commune et sortit quelques instants plus tard. Albus laissa tomber son sac sur une table et soupira en s'affalant sur une chaise. Il était enfin tranquille ! Espérant que Scorpius ne tarderait pas trop, il sortit ses parchemins, sa plume et son encrier. L'adolescent repensa à tout ce que son ami avait vécu dans le monde où Voldemort vivait encore. Il frissonna en tournant la tête vers la cheminée où l'habituel feu brûlait dans l'âtre. Etait-ce pour ça qu'il avait rêvé si souvent du Mage Noir ? S'agissait-il d'un avertissement qu'il n'avait pas su comprendre à temps ? Scorpius avait pris d'énormes risques et aurait très bien pu se faire tuer. A cette idée, Albus sentit un grand froid l'envahir. Les risques étaient bien trop grands, ils ne pouvaient pas continuer. Il espéra que Delphini Diggory comprendrait qu'ils ne veuillent pas continuer. De toute façon, le Retourneur de Temps était perdu, alors ils n'avaient concrètement plus aucun moyen de l'aider… et même si l'objet avait encore été en leur possession, Albus était certain que Scorpius ne voulait plus jamais y toucher. Et après avoir entendu toute son histoire, Albus n'avait guère envie de continuer cette aventure seul.
La nuit tombait lorsque Scorpius rejoignit son ami dans la Salle Commune quelques heures plus tard et le trouva entouré de parchemins froissés jetés sur la table, par terre, et devant la cheminée. Albus regardait le feu d'un air dépité et Ratibus s'approchait dangereusement de l'encrier.
- Tu fais quoi ? s'enquit l'adolescent blond en attrapant le rat par la queue pour l'empêcher de mettre les pattes dans l'encre.
Ravi de retrouver l'animal, il frotta son nez contre le doux pelage.
- J'voulais écrire à Delphini, marmonna Albus. Mais je sais pas comment lui dire les choses, ni comment lui proposer un rendez-vous… J'ai trop peur qu'elle soit déçue.
Scorpius le regarda un moment, avant de reprendre la parole :
- Même si on avait encore le Retourneur de Temps, on laisserait tomber, hein… ?
Les yeux verts d'Albus se levèrent vers lui, l'adolescent soupira :
- Oui. Ça me fait de la peine pour Delphini, je voulais vraiment l'aider… Mais après tout ce que tu nous as raconté, même moi je ne suis pas fou au point de vouloir continuer. C'est bien trop dangereux et tu avais raison depuis le début…
- Redis-moi ça, que je t'enregistre ! Ça sonne bien à mes oreilles !
Albus s'autorisa un maigre sourire et agita sa baguette magique pour envoyer un parchemin froissé dans le feu qui crépita en produisant des étincelles vertes et dorées :
- C'était comment, avec ton père ? Vous avez fait quoi ?
Scorpius redressa fièrement la tête :
- J'ai réussi à le trainer jusqu'à l'enclos des Hippogriffes ! Même Hagrid est venu nous voir et n'a pas arrêté de dire à mon père que j'étais son meilleur élève et que j'avais un vrai don avec les animaux.
Albus expédia un deuxième parchemin dans la cheminée :
- Drago Malefoy et Hagrid ont parlé ensemble ? D'après papa, c'est pas la grande entente, entre eux, pourtant.
Scorpius posa Ratibus sur son épaule et ferma l'encrier d'Albus :
- Ton père oublie que les années ont passé depuis qu'ils étaient élèves à Poudlard. Sans vouloir dire du mal de lui…
- Non, non, tu as raison… J'aurais préféré t'accompagner que de rester ici avec lui. Il a essayé de me faire une pseudo leçon de morale. Le tien t'a dit quelque chose, au sujet de nos voyages ?
- Pas vraiment… Je crois qu'il estime que je suis déjà bien puni par l'horreur que j'ai vu là-bas. Et je pense même qu'il est assez fier de moi, comme j'ai sauvé le monde, tout ça.
Albus fit la moue :
- J'ai l'impression que le mien préfère que je reste dans son ombre… Ton père peut m'adopter ?
Scorpius pouffa :
- Je lui demanderai. Viens, j'ai un truc à te montrer, mais on sera plus tranquille dans le dortoir.
L'adolescent délaissa sa chaise, s'étira en baillant et suivi son camarade jusqu'au dortoir.
Scorpius s'assura d'un coup d'œil que les lieux étaient bien déserts et se tourna vers son ami qui s'asseyait sur son lit.
- Alors ? Qu'est-ce que tu voulais me montrer ?
L'adolescent blond glissa la main dans la poche intérieure de sa cape et en extirpa le Retourneur de Temps. Albus écarquilla les yeux :
- Tu avais dit que tu l'avais perdu dans le Lac !
- Et tout le monde m'a cru puisque j'ai vu des Professeurs sur les rives, en train de parler avec les Etres de l'eau, répondit son ami avec un demi sourire.
- Mais pourquoi tu as menti ?
Scorpius baissa les yeux vers l'objet, avant de les relever vers Albus :
- Parce que si je l'avais dit, les adultes l'auraient repris, ils l'auraient analysé et ne le détruiraient jamais. Je ne veux pas qu'ils le gardent, ce truc est néfaste ! On doit le détruire, comme ça plus personne ne pourra s'en servir et nous n'aurons plus jamais d'ennuis.
- Tu es sûr de toi ? demanda l'adolescent avec incertitude.
- Il est temps que remonter le temps devienne une chose du passé, répliqua Scorpius pompeusement.
Albus se leva de son lit, vaguement amusé :
- Tu es fier de cette phrase, je me trompe ?
- Oui, j'ai mis un moment à la trouver.
Albus regarda le Retourneur de Temps et hocha la tête. Il marqua une hésitation cependant. Delphini ne devait-elle pas être au courant de ce qu'ils comptaient faire… ?
Comme en réponse à ses pensées, il vit alors l'un des rideaux du fond bouger et la jeune femme leva le sortilège de Désillusion qui la camouflait jusqu'à présent. Très inquiète, elle se dirigea vers eux :
- Que se passe-t-il ? Vous deviez agir aujourd'hui, mais rien n'a changé… Je suis venue voir si vous n'aviez pas eu de soucis, et j'entends que vous souhaitez détruire le Retourneur de Temps ? Mais pourquoi ? Et Cédric ?
Son incompréhension serra le cœur d'Albus qui tourna la tête vers Scorpius. Ce dernier soupira. Par Merlin, pourquoi fallait-il toujours que cette fille débarque au mauvais moment ?
- On n'a pas le choix, répondit-il un peu froidement.
- C'est parce que vous avez encore échoué ? demanda-t-elle d'une voix douce. Ce n'est pas grave, on peut toujours essayer encore avec le labyr…
- Non, l'interrompit Albus piteusement. Scorpius a raison.
Delphini ouvrit la bouche pour protester tandis que de grosses larmes s'agglutinaient sur ses yeux :
- Mais… Cédric… Amos… Son état de santé ne va pas en s'améliorant, j'ai peur pour lui.
- Et j'en suis désolé, répondit Scorpius. Mais sauver Cédric apporterait un lot d'ennuis que tu n'as pas envie de vivre.
Albus saisit la manche de son ami. Le spectacle de Delphini en train de pleurer lui faisait mal au cœur :
- Raconte lui ! Elle a le droit de savoir, non ? Une fois que tu auras tout dit, je suis sûr que Delphini comprendra nos raisons…
Contrarié d'être ralenti dans son idée de détruire le Retourneur, Scorpius se plia toutefois à la requête d'Albus en se disant qu'il n'avait pas complètement tort. Et puis, plus vite il raconterait, plus vite elle comprendrait, plus vite ils pourraient agir.
La jeune femme s'assit sur le lit d'Albus tandis que ce dernier lui tendait un mouchoir.
Pour la seconde fois de la journée, Scorpius raconta tout. Delphini l'écoutait avec une grande attention. Lorsqu'il lui parla du monde avec Voldemort au pouvoir, elle poussa un petit glapissement et se plaqua une main sur la bouche, les yeux écarquillés de stupeur.
- Voilà, finit-il par conclure. Au final, vous deux vous n'avez connu que ce présent où Albus et l'autre Scorpius ont échoué sur les tâches du Tournoi, tandis que de mon côté j'ai vécu plein d'aventures palpitantes…
- Il y a quand même des similitudes, des choses qui se sont aussi produites ici et dans tes autres présents, nota Albus avec un sourire.
Du doigt, il désigna la peluche qui sortait de la poche d'Albus et qui était visible depuis qu'il avait récupéré le Retourneur de Temps :
- Je t'en ai donné un, ici, mais il avait une autre couleur... et il n'avait pas la patte abîmée. Le tien, il vient d'un de tes mondes ?
Scorpius saisit le Niffleur et hocha la tête :
- Oui, c'est toi aussi qui me l'a donné, là-bas, parce que James n'avait pas été très aimable…
- Pareil ici ! Il n'y a que quelques détails qui doivent être différents alors, tant mieux ! J'avais un peu peur qu'il y ait plein de choses différentes pour toi.
- Je pense que ça ira, comparé au monde de Voldemort, ici c'est le paradis, même s'il y a de très légères modifications ici et là.
Remarquant que leur amie ne disait rien, Albus s'approcha timidement d'elle tandis que Scorpius posait sa peluche sur le lit.
Un peu tremblante, la jeune femme triturait son mouchoir et renifla :
- Vous… vous avez raison. C'est terrible, tout ça… Je suis désolée… tellement désolée… Dire que c'est moi qui vous ai embarqué dans tout ça…
Elle gémit en se penchant en avant et se balança nerveusement d'avant en arrière. Albus prit place à ses côtés et posa une main timide sur son bras :
- C'est pas grave, Delphi, tu pouvais pas deviner. Aucun de nous ne s'attendait à… à tout ça.
- Oh Albus, tu es si gentil ! s'écria-t-elle dans un sanglot, avant de le serrer dans ses bras.
L'adolescent rougit mais lui rendit son étreinte tout en humant son parfum. Scorpius réajusta sa cape en regardant par la fenêtre :
- Il fait nuit, on devrait se dépêcher de nous débarrasser du Retourneur. Les autres ne vont pas tarder à revenir de la Grande Salle, il ne faut pas qu'ils voient Delphini ici.
- Oui, oui, tu as raison, hoqueta la jeune femme en s'écartant d'Albus.
Elle se moucha bruyamment, puis sourit à l'adolescent qui se sentait son cœur danser une samba endiablée dans sa poitrine.
- Comment comptez-vous procéder pour le détruire ?
Scorpius brandit sa baguette magique :
- Un Maléfice d'Explosif, peut être… ?
- Tu risques de faire exploser le Dortoir avec ! s'écria Albus.
Delphini hocha la tête :
- Il vaut mieux agir dehors, de préférence sur un espace assez grand. Ainsi, le bruit n'alertera personne.
L'adolescent blond regarda sa baguette magique, puis le Retourneur, puis le Dortoir.
- D'accord… Dans le Parc, on devrait avoir tout l'espace libre voulu.
La jeune femme acquiesça en se levant :
- Exactement. Et à bien réfléchir, je connais un sortilège encore plus puissant, mais ça va faire encore plus de bruit. Mieux vaut nous avancer plus loin dans le Parc, vers le terrain de Quidditch, ça sera parfait, je pense. Mais on pourra toujours jeter un sortilège explosif en premier, ce sera peut-être suffisant ?
Albus attrapa sa cape en laine et la jeta sur son épaule :
- Alors dépêchons-nous ! Plus vite on aura fini, mieux ça sera !
Delphini approuva et se jeta à nouveau le sortilège de Désillusion pour les suivre hors du Dortoir.
