A Fanélia, tous se demandaient une chose existentielle : pourquoi ?

Voilà deux mois que le roi avait enfin une reine. Deux mois que la mariage fut célébré !

[ oui, oui, ellipse du mariage, trop de gens l'ont écrit sous toutes les coutures, ça perd son charme, j'ai jugé donc inutile et surtout superficiel de l'écrire...#Sofia ] .

Et là, le peuple se demandait pourquoi.

Deux mois de paix, cela fut un plaisir pour tous. Deux mois sans signes des esclavagistes, ce fut une utopie... Et là, les fanéliens voyaient l'amer présent qui leur crachait dessus.

L'un des convois du roi avait été attaqué. Une troupe compète, escortant une personne avait été attaquée ! Le peuple ne comprenait pas pourquoi ! Pourquoi diable cette arme qui n'avait pas lieu d'être avait mis fin aux jours de tant de soldats ? Et pourquoi leur chère Merle, conseillère et proche du roi, avait disparu lors de cet assaut ? Le roi était fou de colère et de douleur ! Son amie de toujours, sa sœur, avait été enlevée ! Sa reine n'avait pas trouvé de mots assez puissants pour le soulager. Il était inconsolable, impossible à calmer...

Des patrouilles avaient été envoyées, des mesures improbables avaient été prises... Et pourtant, la femme-chat restait introuvable depuis plus d'une semaine.

Assise dans les immenses bibliothèques du palais, entourées de nombreux ouvrages, Hitomi se demandait comment une personne pouvait ainsi disparaître ainsi. Elle avait eut beau lire et relire tous les récits de Gaia, cherchant quelques caractéristiques comparables à leur problématique... Elle ne trouvait rien. Aucun ennemi de Fanélia n'avait jamais fait cela. Aucun kidnapping n'avait jamais été suivi d'un tel silence des ravisseurs.

Aucunes demandes de rançon, aucun cadavres, aucunes exigences... Riens.

Les Alliés étaient pris au dépourvu. Hitomi était perdue.

Elle feuilletait une des œuvres des rares historiens de l'avant-guerre de Zaibacher, il parlait de la paix impossible, pervertie et amère qu'ils connaissaient jadis. Il abordait l'empoisonnement des étrangers, l'apport de sciences que tous jugèrent bénéfiques mais que quelques rares auteurs comme lui trouvaient repoussantes... Des auteurs allant contre le pouvoir naissant de l'empereur Donkrick.

Le regard de la jeune reine s'immobilisa à un paragraphe... Elle fronça des sourcils, se redressant sur sa chaise, lisant à mi-vois, attirant l'attention des Généraux qui veillaient à sa sécurité :

- « [...]Et l'arrivée de ce sauveur étranger empoissonna nos savoirs et plongea l'art fin de la sciences vers des sentiers improbables et inimaginables ... »

- Ma dame ? Fit, inquiet, le général Kaze.

Hitomi se leva, ses mains 'écrasant sur la table, faisant sursauter les généraux et s'exclamant :

- J'aurai dû m'en douter !

- Ma reine, que... commença le général Jiyu, coupé par le départ précipité de la jeune femme.

Les cinq généraux se hâtèrent à sa suite, se lançant des regards perplexes. Hitomi courait presque, ses jupons en main pour ne pas trébucher, se dirigeant vers sa chambre. Elle y entra, la mine sombre, fouillant aussitôt dans le tiroir de son petit bureau sur lequel elle travaillait habituellement.

Elle tira un objet que les généraux ne reconnurent pas, tapota dessus avant de le plaquer contre son oreille droite. Elle parla alors à l'engin qui semblait transmettre une voix... C'était son téléphone qu'elle avait emporté avec elle le jour de l'attaque du fameux hangar.

- Ken, ici Hito, pourquoi ne pas m'avoir signalé qu'il y avait des actions anormales du côté des clans Yakuzas ?

- Hito ! Ravi de t'entendre même si ce sont là des reproches. Tu es bien chez toi alors je n'avais pas à troubler ta paix, répliqua son ancien capitaine.

- Tu as verrouillé les passages magnétiques ?

- Bien sur ! Mais les clans ont trouvé de quoi les détourner. Pourquoi ? Tu as des ennuis ?

- Oui, je crois... Dis, vérifies combien de passages ont été effectués ce mois-ci, vite. Il sont peut être là...

- Calmes toi, Hito. Tu es bien entourée, il ne t 'arrivera rien... Attends, je cherche...

- Ils on enlevé quelqu'un que je connais, Ken. Ils ne l'ont pas fait pour le plaisir...

- Aie... Hito... Je vais devoir rassembler les leaders...

- Pourquoi... Combien ?

- Trois. Un ce matin. Important... Ils sont nombreux ou bien équipés. Je pense qu'on se retrouvera bientôt !

- Ha ha ! Je ne reviendrai pas, idiot. Je...

- Ils te ramèneront. Nous avons hacké leurs comptes, ils attendent ça depuis plus de six mois.

- Et pourquoi ne suis-je pas informée de cette...

- Hey ! Parce que Tokyo n'est plus ta ville ! Ils n'avaient pas à te courser ! On ne savait pas qu'ils iraient jusque là bas pour t'avoir !

- Kss... Merci pour ces infos, Ken...

- Restes en vie, Hito.

Elle raccrocha, grognant de mécontentement. Les cinq Généraux de Fanélia la fixaient, perplexes. La jeune femme passa une main dans ses cheveux, frustrée et lança en saisissant l'automatique qui reposait dans son tiroir après y avoir rangé son engin parlant :

- Bon... Il va falloir annoncer tout cela à Van... Ce ne sera pas le plus évident.

- Majesté, que se passe—il, demanda le général Hak avec calme.

- Des ennemis de la Terre sont quelque part das Fanélia, ils sont sûrement ceux ayant enlevé Merle. Il ne doivent pas approcher le palais, Van serait en danger.

- Que veulent-ils ?

- On le leur demandera à nôtre prochaine rencontre, sourit la jeune femme sans entrain.

Elle s'engagea à travers les corridors, son arme bien en main, se dirigeant vers la salle du trône où les conseillers cassaient les oreilles de son époux.

Elle frappa, entendit un conseiller aboyer qu'on ne dérangeait pas les grands sages du Conseil, soupira avec exaspération et entra, suivie de ses protecteurs.

Van sourit à son aimée en la voyant arriver mais son regard se durcit à la vue de l'arme qu'elle tenait solidement. Il savait qu'elle n'aimait pas se ballade avec ces armes dans la palais...

- Dame Hitomi, je vous prierai de sortir et de nous laisser finir ! Gronda le conseiller Duck en se mettant entre elle et le trône, lui barrant la route sous les regards assassins des généraux.

- Conseillers, je vous prierai de changer de ton et de vous écarter, rétorqua Hitomi froidement.

- Une reine n'assiste pas aux conseils, je vous le rappelle pour la énième fois, cracha-t-il.

- Je n'ai aucune envie de vous entendre débagouler toute la sainte journée. Et dois-je vous rappeler, conseiller, qu'ici vous avez audience non pas conseil.

- Toujours autant d'impertinence...

- Que dire de vous, cher ami ?

Le général Blue jugea cela suffisant, écartant le conseiller d'un geste du bras afin que Hitomi puisse rejoindre Van qui s'était levé, prêt à intervenir.

- Van, j'ai une très mauvaise nouvelle, s'excusa la jeune femme, son regard affligé alors qu'il prenait ses mains dans les siennes.

I'M BACKKKKKKK 3