Bonjour bonjour,

Les séries c'est le mal ! Mais c'est tellement bon...

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Bonne lecture :)


Teen Wolf ne m'appartient pas... malheureusement (enfin ça, ça dépend pour qui)


We need to talk - Chapitre 53 : Drôle de soirée

Tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Le soleil brillait haut dans le ciel, les oiseaux chantaient à tue-tête et cassaient les oreilles de tous les loup-garou grognons, l'amour et la joie avaient su s'imposer en tant que maîtres du monde. En fait non... tout n'allait pas bien.

Tout n'allait pas bien parce que le soleil ne brillait plus depuis de nombreuses heures déjà car le soleil se faisait rare en plein hiver et que les ennuis semblaient préférer la nuit au jour ; Tout n'allait pas bien parce que les oiseaux ne chantaient pas et ne cassaient de ce fait les oreilles de personnes pour la simple et bonne raison qu'ils n'étaient même pas là, les bougres (hiver oblige, vous dira-t-on) ; Tout n'allait pas bien parce que l'amour et la joie n'étaient pas encore devenus les maîtres du monde et qu'il y avait fort à penser que cet état des faits, contrairement au soleil et aux oiseaux, ne changerait pas... ni dans un avenir proche, ni dans un avenir un peu plus lointain.

Pourtant, malgré le fait que la situation était ce qu'elle était ("tant qu'à faire" vous dirait Stiles) et qu'elle était justement loin de faire rêver qui que ce soit : Stiles (toujours lui, décidément) ne s'en plaignait pas. Cette idée ne lui effleurait en fait même pas l'esprit ne serait-ce qu'une seconde !

L'adolescent s'était mentalement imaginé un scénario bien pire que celui qui était en train de se jouer sous son regard impuissant ! Un scénario digne des films Hollywoodien avait vu le jour dans l'esprit pas toujours très net de l'hyperactif et, fort heureusement pour tous les acteurs participants à la scène finale : rien ne venait le corroborer pour le moment. D'une certaine manière on pouvait donc effectivement se dire que tout se passait pour le mieux... étant donné que ce n'était pas le pire qui arrivait. Ou peut-être pas en fait.

Pour pouvoir en arriver à se dire que "tout allait bien", il ne suffisait bien évidemment pas d'être docteur ès mensonge. Non. Il fallait bien plus que ça. Il fallait être capable d'oublier le fait que Jackson se tenait toujours près des escaliers afin de protéger Isaac dans le fol espoir que Danny reste soigneusement en sécurité auprès de Stiles et Peter... qui étaient bien les deux personnes les moins utiles, actuellement, dans la pièce !

Après, si l'on daignait oublier l'essentiel... alors oui : tout se passait bien. Merveilleusement bien, même !

« Stiles ? Y a un problème ? S'inquiéta sincèrement le hacker en voyant que son ami avait soudainement cessé de caresser le dos de la main de Peter. Stiles ?

- Oui... y a un problème, Danny. T'as même pas encore idée d'à quel point y a un problème, murmura Stiles du bout des lèvres tout en fixant, avec horreur, l'entrée de l'appartement. Là, maintenant : je peux te jurer que tu vas vraiment regretter de savoir tout ce que tu peux savoir ; que tu vas regretter d'être ici et non chez toi... à bosser, lire, manger des noisettes, ou je sais pas ce que tu manges en fait et peut-être que tu n'aimes pas les noisettes pour ce que j'en sais t'es peut-être même allergique aux noisettes et dans ce cas là j'espère que, si tu étais chez toi, tu ne serais pas en train de manger des noisettes : que tu vas aussi regretter d'avoir voulu rester avec nous au lieu de descendre donner un coup de main à Deaton et Lydia en bas... tu vas regretter tout ça, mon pote. Et je regrette le fait que tu vas regretter. Parce qu'avoir des amis loup-garou c'est super cool en réalité mais toi t'es arrivé quand on avait un big problème et... bon être pote avec des loup-garou c'est aussi méga super dangereux mais c'est ça qui est cool, tu vois ? Mais normalement c'est plus cool que là parce que normalement... normalement ils guérissent bon sang et normalement c'est... C'est pas ça normalement ! Normalement j'ai pas Peter qui est en train de mourir dans mes bras. »

Le fils du shérif parlait d'un ton parfaitement calme et ce : malgré les mots qu'il pouvait dire. Enfin calme : pas tout à fait non plus... tout dépendait de la manière dont on calculait le niveau d'énervement de l'adolescent. Dans la présente situation, il pouvait être considéré comme calme si l'on se fiait à l'échelle de mesure Stilinskienne. En d'autres termes, plus simples, disons que l'hyperactif s'exprimait exactement de la même manière que d'habitude, à savoir : bien trop rapidement pour que le commun des mortels puissent le suivre.

Sa peur était pourtant palpable, tant dans son comportement que dans ses pensées brouillonnes.

« Et tu vas peut-être mourir, cru bon d'ajouter Stiles en tournant la tête vers Danny. Ce qui, entre nous, serait quand même un poil dommage. Tu trouves pas ? »

oOo

Derek avait, lui aussi et à son plus grand malheur il va sans dire, vu qui venait d'arriver. Tout comme Stiles : il pensait aussi à tout ce qui risquait d'arriver. Même si l'Alpha se concentrait le plus possible sur la protection des deux humains et de son oncle, tentant de ne pas essayer de savoir ce qu'il advenait de ses bêtas : son regard n'avait pas pu ne pas être attiré par l'arrivée impromptue d'un petit groupe de chasseur parfaitement armé... et sans doute entraîné, histoire de leur faciliter la tâche.

« Stiles, Danny : il serait plus que temps que vous alliez rejoindre Lydia, cria-t-il aux deux lycéens. Et je te préviens, Stiles : n'essaie même pas de me contredire ! Tu me fous le camp d'ici et tout de suite. »

Les yeux ronds, légèrement choqué qu'il était par les propos tenus par son aîné en plein combat : Stiles hocha cependant la tête, acceptant de suivre cet ordre. Avec une extrême prudence, et l'aide plus qu'appréciée de Danny, l'hyperactif quittait enfin sa place... à contre cœur, il fallait le dire.

« Derek tu... tu restes ici, hein ? Tu ne t'éloignes pas et tu le protèges comme... comme maintenant en fait, c'est très bien. »

oOo

Dissimulé tant bien que mal derrière l'une des colonnes de l'appartement dans lequel vivait trois loup-garous, debout aux côtés de Stiles : Danny regardait, sans rien dire mais complètement sidéré, l'hyperactif qui était en train de se tortiller pour sortir son téléphone portable de sa poche et prendre l'appel entrant.

« Tu crois vraiment que c'est le moment ? Souffla-t-il.

- Je vais te dire un truc mais faut que ça reste entre nous : c'est jamais le moment de répondre au téléphone, sourit Stiles, innocemment. Si tu regardes bien, tu verras que j'ai raison. Quand tu dors : bah tu dors. Quand tu manges : tu manges ; quand tu joues aux jeux-vidéos avec ton meilleur ami : tu joues aux jeux-vidéos avec ton meilleur ami et si tu décroches ton téléphone cet enfoiré va en profiter pour te laminer ; quand tu conduits : tu conduits ; quand tu fais les courses : tu fais les courses ; quand tu fais la course : tu fais la course ; quand tu regardes un film : tu regardes un film... et tout ça quoi ! Tu fais toujours quelque chose quand ton téléphone sonne, t'as jamais remarqué ? Il sonne jamais quand tu fais rien. C'est pas possible... donc c'est, du coup, jamais vraiment le moment de répondre au téléphone. Si c'est jamais vraiment le moment de répondre au téléphone alors c'est aussi un peu toujours le moment de répondre au téléphone. Donc je réponds au téléphone. Salut papa !»

Estomaqué et un peu grimaçant : Danny ne trouva rien à dire...

Pouvait-on simplement répondre quelque chose à ça ? Rien n'était moins certain... enfin si, beaucoup de choses l'étaient moins mais il préférait ne pas y penser. C'était plus simple et plus sur.

« Écoute... si je te disais pourquoi je ne t'ai pas appelé cet après-midi et que j'ai ignoré toutes les fois où tu as voulu me joindre : tu ne me croirais pas (…) Tu penses être disposé à croire beaucoup de choses à présent mais crois-moi : tu ne me croirais pas (…) Non (…) Non (…) Je te dis que non, papa (…) Non (…) Ah ! Parce que si je te disais que je me suis fait enlever par un vétérinaire cet après-midi au lieu de surveiller un loup-garou tu me croirais ? (…) Et si j'ajoutais que je me suis ensuite un peu amusé à jouer avec les nerfs de mon kidnappeur parce que sur le coup je trouvais ça vachement marrant, tu me croirais aussi ? Parce que c'est un peu ce que j'ai fais, tu sais (…) Si, j'ai osé ! (…) Si (…) Papa, tu sais bien que c'est tout à fait mon genre de faire mumuse avec un mec qui veut peut-être me tuer (…) Puis en plus tu sais : c'était même pas un vrai kidnapping cette fois... enfin si c'était un vrai kidnappeur, même s'il était un peu naze, vu qu'il m'a prit contre mon grès ; qu'il m'a emmené dans un endroit sombre et louche ; qu'il a aussi dû me shooter à un truc pas net, et peut-être même pas très légal, car j'étais conscient puis l'instant d'après je reprenais conscient donc y a dû avoir, en toute logique, un moment où j'étais pas conscient (…) Papa, je vais bien... (…) Pour l'instant, en tout cas, je vais bien (…) Pourquoi pour l'instant ? Tu me demandes sérieusement des explications par téléphone ? Tu veux pas plutôt attendre que je rentre ? Je tiens pas à te dire ce qui se passe de cette ma (…) Non je te les donnerais pas par téléphone.

- Stiles, il faudrait qu'on y aille... tu crois pas ?

- Papa ? Faudrait que j'y aille si je veux pas me faire tuer. A ce soir ! (…) Mais non t'en fais pas je vais bien (…) Mais si je vais bien ! (…) Mais tu vas me croire un peu, non mais... oh oh. J'te rappelle ! »


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Skayt