#50 Les trois fois où Bellamy et Clarke se sont croisés dans un magasin…


1. « La famille de la petite Octavia est attendue à l'accueil du magasin »

Octavia garde sa main dans celle de Bellamy et soupire alors qu'ils se baladent dans les rayons du supermarché. Elle a toujours détesté faire les courses, à part quand ils sont dans le rayon des jouets. Bellamy lâche sa main pour mettre quelques ingrédients dans son panier. Il reste planté devant les différentes sortes de pâtes. Il ne sait pas vraiment quelles sont les meilleures. Octavia a toujours aimé les papillons, mais lui a toujours préféré les macaronis. C'est toujours le plus grand dilemme à la maison.

— Octavia, tu veux prendre lesquelles ? demande-t-il.

Elle ne répond pas immédiatement. Il soupire en tournant sa tête vers elle et son sang quitte son visage lorsqu'il voit qu'elle n'est pas là. Il regarde des deux côtés du rayon mais ne la trouve pas. Il commence à vagabonder partout sans aucun succès. Il sent son cœur tambouriner fort dans sa poitrine. C'est la première fois qu'il la perd dans un supermarché, c'est impossible. Elle n'a que 7 ans. Il demande à toutes les personnes qu'il croise où est-ce qu'elle peut être mais personne ne le sait. Il entend alors une annonce dans le haut-parleur.

« La famille de la petite Octavia est attendue à l'accueil du magasin »

Bellamy pousse un soupir de soulagement dans tout le magasin. Il déambule dans tous les rayons jusqu'à trouver l'accueil. Octavia l'aperçoit directement et court vers lui. Elle encercle sa taille de ses bras. Il se penche vers elle en embrassant son front.

— Je t'ai toujours dit de rester à mes côtés quand on faisait les courses, lui dit-il en caressant ses cheveux.

— Je le sais, je suis désolée, je ne recommencerai pas. Heureusement que j'ai trouvé Clarke sur le chemin. Elle m'a aidé à trouver l'accueil.

— Qui est Clarke ?

Sa petite sœur pointe une femme du doigt alors qu'il la regarde de haut en bas. Petite, blonde, yeux bleus. Grain de beauté au-dessus de la lèvre. Très jolie. Il s'avance vers elle et tend sa main droite.

— Je suis Bellamy, lui dit-il. Merci d'avoir aidé ma petite sœur à ne pas se perdre.

— Je suis contente de l'avoir trouvée, répond-elle en serrant sa main. Elle n'a pas une seule fois paniqué en tout cas, vous devriez être fier d'elle.

— Je le suis déjà tous les jours, dit-il en regardant tendrement sa petite sœur.

Clarke sourit légèrement en voyant le regard que Bellamy fait à Octavia. Elle a toujours rêvé avoir un grand frère ou une grande sœur qui puisse la protéger à tout moment. Elle racle sa gorge alors qu'il lève rapidement la tête et la regarde. Elle lui fait un sourire en lui disant qu'elle devrait y aller mais Octavia se précipite vers elle en enlaçant sa taille.

— Clarke, tu peux rester avec nous s'il te plait ? dit-elle d'une petite voix. Bellamy peut te payer un café juste à côté.

— Tu ne devrais peut-être pas parler en son nom, répond Clarke en riant.

— Non, elle a raison, répond Bellamy alors qu'elle le regarde. Pour te remercier, en tout cas. Si tu n'as rien d'autre à faire.

Clarke laisse ses yeux vagabonder sur le visage de Bellamy quelques secondes. Oh non, ça ne va absolument pas la déranger de passer du temps avec lui. Elle sourit légèrement et hoche la tête, alors qu'Octavia resserre ses bras sur sa taille.

— Super, répond Bellamy avec un grand sourire. Tu vas pouvoir m'aider à finir les courses en plus.

— Ou je pourrais seulement t'attendre à la sortie du magasin…

— Oh non, princesse. Viens partager ma souffrance.

Elle rit et le suit le long des rangées, tout en tenant la main d'Octavia. Bellamy lui explique comment regarder pour les prix les plus bas tout en ayant une bonne qualité de produit. Elle écoute ce qu'il lui dit tout en lui posant des questions. Il semble expert en courses, apparemment. Elle lui demande comment c'est possible alors qu'il hausse les épaules en lui expliquant brièvement son enfance et le fait qu'il ait dû élever Octavia. Ils s'approchent des caisses et déposent les courses sur le tapis roulant.

— Depuis que je ne vis plus avec mes parents je suis un peu perdue, lui explique Clarke en attendant de passer à la caisse. Ils faisaient tout le temps les courses pour moi, je ne venais jamais avec eux.

— Je n'imagine pas tes premières courses alors, dit-il en riant.

— C'était catastrophique. J'ai passé trois heures dans les rayons pour seulement vingt articles. Je regardais les panneaux en haut mais ils n'aidaient pas réellement.

Bellamy éclate de rire alors qu'elle frappe gentiment son épaule. Il fait semblant d'avoir mal, ce qui la fait beaucoup rire. Elle n'avait pas eu de réelles discussions comme ça depuis longtemps. Raven est occupée en ce moment, elle n'a pas encore eu le temps de la voir cette semaine.

Bellamy règle ses courses alors qu'elle attend avec Octavia, les courses rangées dans un sac. Ils sortent du magasin tout en parlant et entrent dans le café le plus proche. Bellamy paye sa boisson alors qu'elle essaye de négocier avec lui. Il lève les yeux au ciel et paye pour tout le monde. Ils s'assoient à une table en terrasse. Ils commencent à parler naturellement de leurs vies respectives, alors qu'Octavia boit son chocolat chaud.

— Et toi Octavia, demande Clarke en se tournant vers elle. Comment est-ce que ça se passe l'école ?

— Très bien. J'ai plein d'amis qui m'aiment bien donc je trouve ça cool. J'ai aussi un petit copain.

Bellamy s'étrangle avec son café et commence à tousser alors que Clarke rit. Elle tape son dos et, lorsqu'il commence à se calmer, le frotte doucement. Elle retire finalement sa main lorsqu'il tourne sa tête vers elle avec un regard interrogateur. Elle rougit doucement. Bellamy se tourne vers sa petite sœur.

— Tu sais très bien que tu es trop jeune pour avoir un petit copain, O'.

— Mais Atom il dit qu'on a le droit d'être amoureux et que c'est normal, dit-elle d'une voix plaintive.

— Il va falloir que j'ai une petite discussion avec cet Atom… grommelle Bellamy dans sa barbe.

Clarke rit en faisant un léger clin d'œil à Octavia. Elle détourne le sujet de conversation avec succès, ce qui fait sourire Octavia. Ils continuent à parler jusqu'à ce que Clarke doive partir.

— J'espère qu'on se croisera à nouveau, lui dit Bellamy tout en lui faisant la bise.

— Bien-sûr, répond-elle. On fera nos courses ensemble.

Ils rient tous les deux. Octavia saute dans ses bras et lui fait un long câlin. Clarke plante un baiser dans ses cheveux et lui dit au revoir.

[…]

« J'étais trop petite pour attraper le paquet de tampons en haut du rayon alors j'ai dû me résoudre à demander à la seule personne qui passait par là… »

Clarke met ses mains sur ses hanches et regarde tout en haut de l'étagère, là où sont ses tampons favoris. Elle souffle doucement. Elle sait très bien que, même sur la pointe des pieds, elle n'arriverait jamais à l'atteindre. Elle regarde les produits en dessous et essaye de trouver un équivalent, sans grand succès. Elle tourne la tête sur les côtés et plisse les yeux quand elle voit un homme au loin, devant les dentifrices. Elle l'observe quelques secondes jusqu'à ce qu'il tourne la tête vers elle et commence à lui sourire. Il s'approche d'elle.

— Clarke, c'est ça ? dit-il avec un grand sourire.

— Bellamy, dit-elle en souriant en retour. Comment tu vas ? Et Octavia ?

— On va bien, merci beaucoup. Je suis content de te croiser. Je n'avais pas eu le temps de te demander ton numéro de téléphone la dernière fois…

Clarke sourit alors qu'il se gratte doucement la nuque, les joues commençant dangereusement à rougir. Elle s'approche de lui et met sa main dans sa poche, subtilisant son téléphone. Il la regarde faire alors qu'elle inscrit son numéro. Elle lui tend en souriant.

— Invite-moi dans un café, un de ces jours, dit-elle.

— Aucun problème.

Il commence à partir alors qu'elle réfléchit deux secondes. Puisqu'il n'y a plus personne dans le rayon, elle va être obligée de le faire. Elle se tourne et appelle son nom. Il se retourne vers elle en fronçant les sourcils. Il s'approche.

— J'ai quelque chose à te demander, dit-elle en mordant sa lèvre.

— Qu'est-ce qu'il y a ?

— Ça va être la chose la plus gênante au monde, surtout devant quelqu'un qui me plait énormément… dit-elle dans sa barbe alors qu'il commence à rire. J'aurais besoin d'un objet situé tout en haut de l'étagère.

Il regarde en haut alors qu'elle lui montre la boite de tampons dont elle a besoin. Il rit alors qu'elle regarde le sol, sentant ses joues commencer à chauffer. Elle ne le regarde même pas alors qu'il attrape ce dont elle a besoin et lui tend. Elle le remercie doucement alors qu'il lui sourit. Il se penche vers elle et embrasse sa joue. Il lui fait un clin d'œil et tourne les talons, alors qu'elle reste en plein milieu de l'allée, choquée par son geste.

— Au fait, dit-il soudainement en la regardant une dernière fois. Tu me plais beaucoup, toi aussi.

Clarke écarquille les yeux et le regarde partir. Il vient de lui dire qu'elle lui plaisait. C'est le plus beau jour de toute sa vie, alors qu'elle est devant le rayon des tampons. Tout est normal.

[…]

« - Rouge à lèvres, tenue à toute épreuve. Tu en penses quoi Raven ?

- Eh bien, si tu veux être sûre à 100%, mets-en, trouve un beau mec, embrasse-le langoureusement. Tu auras ta réponse »

Clarke cherche parmi toutes les allées à la recherche de Raven. Elle savait que cette dernière allait laisser tomber les courses pour aller dans le rayon beauté. Elle commence à la connaitre. Elle la trouve alors qu'elle est devant les mascaras et les rouges à lèvres. Clarke se met à côté d'elle en grognant. Raven lui met un rouge à lèvre devant le nez et lui dit de l'essayer.

— Ça ne sert à rien, je l'ai chez moi, répond Clarke. Il tient vraiment bien.

— Je ne te crois plus depuis la fois où tu m'as conseillé un mascara complètement bidon.

— Comment ça tu ne me crois pas ? Tu n'as pas besoin d'une preuve quand même ?

— Oh que si. Tu me dois un pari, je te signale.

Clarke grogne de nouveau en entendant la phrase de sa meilleure amie. Elle savait qu'elle n'aurait jamais dû jouer au poker avec elle sans aucun argent. Elles mettaient juste des paris en jeu et c'était n'importe quoi.

— Très bien, qu'est-ce que je dois faire ? demande-t-elle.

— Tu mets ce rouge à lèvre rouge.

Raven lui tend le cosmétique. Clarke hausse les épaules et le fait tout en se regardant dans le petit miroir en face d'elle. Le rouge à lèvres lui va bien lorsqu'elle a les cheveux attaché. Elle l'a récemment remarqué, étrangement. Elle se tourne de nouveau vers Raven et croise les bras en haussant les épaules.

— Maintenant, je vais choisir quelqu'un au hasard et tu vas devoir l'embrasser langoureusement. À ce moment-là, on verra si le rouge à lèvres est résistant ou non.

— RAVEN ! crie Clarke. Non mais ça va pas ? Je ne ferai jamais ça !

— Je vais en choisir un à ton goût, ne t'inquiète pas ! Celui-là, là-bas !

Clarke se tourne et regarde l'homme que Raven lui désigne. Elle écarquille les yeux et ouvre la bouche quand elle voit Bellamy, au loin. Il est en train de marcher vers le rayon beauté mais ne la voit toujours pas. Elle se retourne vers Raven en secouant la tête.

— C'est le Bellamy dont je t'ai parlé !

— Celui avec lequel tu as des rendez-vous ?

Bellamy et Clarke se sont revus deux fois en dehors des magasins. Ils ont déjà pris une fois un café ensemble et une autre fois fait un cinéma. Il lui plait énormément et elle sait très bien qu'elle lui plait aussi. Cependant, aucun des deux n'a fait le premier pas pour l'instant. Elle attend que ce soit lui, elle n'a pas vraiment envie de forcer les choses. Elle ne peut pas faire le premier pas, quand même ?

— Je ne peux pas le faire…

— Bien sûr que si ! s'exclame Raven. C'est ton occasion de tenter ta chance avec lui ! Il te plait, fonce !

Clarke se tourne vers Bellamy en poussant un soupir. C'est vrai que, s'il la repousse, elle n'aura qu'à dire que c'était un pari et qu'elle ne le pensait pas. Néanmoins, elle n'a pas envie qu'il la repousse… Ce serait au-dessus de ses forces d'endurer ça. Elle est déjà trop attachée à lui.

Elle se donne du courage une bonne fois pour toute et s'approche de lui. Elle lui tapote doucement l'épaule. Il se tourne vers elle et lui fait un grand sourire.

— Clarke ! Comment tu vas ? demande-t-il.

— Bien, répond-elle rapidement. Écoute, je vais faire quelque chose mais il ne faut pas que tu sois surpris, d'accord ?

Il n'a pas le temps de comprendre qu'elle pose ses mains sur ses joues et pose ses lèvres sur les siennes. Elle ne compte pas faire durer le baiser mais elle sent ses bras se nouer dans son dos. Elle soupire de plaisir contre ses lèvres lorsqu'elle se rend compte qu'il lui rend avec fougue. Elle sourit alors que leur baiser ralentit. Elle se sépare doucement de lui et commence à rire en voyant toutes les traces de rouge à lèvre autour de sa bouche. Elle essaye de les effacer avec son pouce.

— En quel honneur ? demande-t-il, encore essoufflé.

Elle pourrait lui dire que c'était un pari mais elle n'en a pas envie. C'était plus que ça. Elle voulait le faire depuis très longtemps. Elle hausse finalement les épaules en lui faisant un grand sourire.

— J'en avais envie.

Il sourit comme elle et se penche de nouveau pour l'embrasser. Raven sourit derrière eux en croisant les bras. Finalement, elle a eu raison de proposer ce pari.

[…]

BONUS : « Je voulais savoir quel poivre acheter donc je les ai tous reniflé dans ce putain de magasin mais oups je n'arrête pas d'éternuer, je crois que je suis en train de mourir sur le sol. »

Il ne sait pas pourquoi il a fait ça. C'est juste qu'Octavia lui a fait la remarque que le poivre était moins fort que d'habitude, et ça l'a perturbé. Alors il est entré dans le magasin et il les a tous senti. Un à un. Chaque marque. Du poivre blanc, du poivre gris, du poivre noir. Du poivre moulu, du poivre en grain. Il les a tous reniflé. Et maintenant il est accroupi en plein milieu de l'allée, le nez qui pique et les yeux complètement rouges.

— Bellamy ?

Il lève rapidement la tête et voit sa petite amie devant lui. Il se relève, tout en ayant mal partout. Il éternue une fois mais essaye de faire comme s'il n'avait rien.

— Tu n'as pas l'air d'aller bien, dit-elle en s'approchant. Tu as une mine affreuse.

— Juste un rhume.

— Tu es sûr ?

Il tourne la tête et commence plusieurs fois à éternuer sur son manteau. Clarke commence à rire alors qu'il tourne de nouveau ses yeux vers elle, des larmes ayant déjà débordées de ses yeux.

— J'ai reniflé tous les poivres qu'il y avait.

— Tu as… Quoi ?

Elle commence à rire alors qu'il croise les bras. Il essaye de faire le dur mais il continue à éternuer comme un vulgaire chiot malade. Clarke arrête de rire et le regarde affectueusement. Elle allonge son bras et caresse doucement ses cheveux. Il ferme les yeux et la laisse faire. Elle l'apaise.

— Tu es vraiment un enfant, mais je t'aime quand même.

Il soupire alors qu'elle lui sourit et se penche pour l'embrasser. Il aimerait approfondir leur baiser mais il s'éloigne d'un seul coup et éternue violemment sur le sol. Toute l'allée le regarde alors qu'il s'excuse, le visage baigné de larmes.

— On va peut-être aller à l'hôpital, voir si tu n'as pas trop avalé de poivre, dit-elle en commençant à rire.

Elle le tire par la main alors qu'il la suit, le pas penaud et l'air boudeur. Clarke le regarde et embrasse affectueusement sa joue. Elle n'en a pas fini avec lui, ça c'est clair.

(Il a arrêté d'éternuer deux jours après mais a eu une infection nasale… Heureusement que Clarke était là pour prendre soin de lui)

(Ils ont commencé à faire leurs courses ensemble lorsqu'ils ont emménagé à deux)


Hello la populace !

Merci à tous pour tous vos petits mots d'encouragement ! C'est vrai que j'avais eu une petite baisse de morale en voyant le peu de retours sur cette fiction mais ça fait plaisir de voir que vous êtes toujours là pour moi ! Et nous voilà aujourd'hui avec un OS de Vanille ! Alors, techniquement, ce n'est pas vraiment d'elle. Enfin si. Je vous explique. Elle m'avait proposé ces trois idées APPAREMMENT mais j'ai décidé de leur trouver un thème commun (le supermarché) et je les ai réunis. J'espère que vous pensez que c'était une bonne idée. Comme ça le chapitre a une taille assez correcte et n'est pas trop court ! Je risque de faire ça plus souvent, ça vous fera des chapitres un peu plus long à lire ! Allez, bisou à tous et à la semaine prochaine !

- Amandine.