Disclaimer : cf chapitre 1

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Grand merci à Mistycal !

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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - Yzeute – Amazonepotter (Deux Post…) -

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Intéressants Développements 1 / 4

Jeudi 13 Mars 1997

Acte 1 : Le Trépas De Messire Salazar

Ron

Nous voilà de retour chez nous après un long séjour, fructueux pour nos recherches d'une arme efficace contre les Dévoreurs de Magie Elfique.

Comme toujours, les jumeaux ont fait preuve de génie et ils ont trouvé le moyen de nous débarrasser de ces saloperies de Monstres, en apportant des améliorations conséquentes à leurs Ceintures de Feu, Mini Bombincinerus et Dragons de Feu …

Les deux premiers Gadgets Défensifs réduisent les Dévoreurs en bouillie finement mixée et les Dragons de Feu assèchent la bouillie en cendres fines, dont plus rien ne saurait renaître…

Et cette fois, la fortune de mes frangins est faite. Car Cuthalion et son Conseil leur ont passé une énorme commande. De quoi doter chaque Cité Elfique et Village Rebelle d'un arsenal bien fourni. Ce que Fred et Gorges ont accepté, à la condition expresse, que lorsque la guerre sera terminée, toutes ces armes redoutables soient irrémédiablement détruites…

Et ils réfléchissent d'ailleurs dare-dare à une option, dont l'action serait de permettre l'usage de leurs plus dangereux Gadgets, aux seuls Membres de l'Ordre ou de l'Alliance, histoire qu'on ne puisse pas s'en servir contre nous. Ce que beaucoup d'entre nous approuvent tout à fait, naturellement.

« Bonjour mes jeunes amis ! Alors quelles sont les nouvelles ? Avez-vous arrêté vos plans ? Savez-vous quand ma Mission va débuter ? » demande Messire Salazar, auquel nous avons fixé rendez-vous dans la Salle Secrète de Godric, de bonne heure ce matin …

« Bonjour Messire Salazar. Non, nous n'avons pas arrêté nos plans encore. De nouveaux développements, nous ont amenés à reculer nos prises de décisions à ce propos. » répond Harry, à la curiosité évidente du Fantôme, avant d'entreprendre le résumé détaillé de la situation…

Et pour une fois, Messire Salazar l'écoute sans interruption.

« Diantre ! Votre théorie est donc exacte, Ronald ! Eh bien, voilà qui complique sérieusement notre affaire ! » réagit-il, sourcils froncés, lorsque Harry met un point final à son récit…

« Effectivement, Messire. Cependant, si nous jouons finement, nous avons bon espoir, de parvenir à leurrer le Salazar de Voldemort, en l'amenant à croire qu'il tirera de toute façon toutes les ficelles… » répond Harry, d'un ton confiant…

« Mmmm… Oui. Il suivra son intérêt, je vous rejoins tout à fait à ce propos. Mais comme vous l'avez souligné, il ne sera point aisé, s'il craint autant la mort, de convaincre le descendant d'Artemus, d'accepter son trépas définitif. Ce qui est fâcheux. Très fâcheux… » déclare Messire Salazar, visiblement chiffonné par cet état de fait…

« En réalité, nous avons une idée, de la façon de nous y prendre pour gérer cet épineux problème, mais nous aurions besoin de précieux éclaircissements que vous pouvez sans doute nous apporter. C'est un sujet très sensible à aborder cependant et je m'excuse par avance d'avoir à vous imposer une question aussi délicate et indiscrète. Car voyez-vous, Messire Salazar, nous avons besoin de tous les renseignements possibles sur la mort. Et si vous pouviez nous décrire précisément les souvenirs que vous avez de votre propre décès, cela nous rendrait un immense service…» répond Hermione, conformément à ce que nous avons convenu lors de notre dernière Réunion au Paradis…

Nous avons décidé de plancher sur cette question, car quelques-uns d'entre nous ont bien failli trépasser et chacun a décrit une expérience similaire, faisant état à la fois d'une Lumière éclatante et d'un fil lumineux le rattachant à son corps. Cependant nul n'a vu son Etincelle de vie, ni de Flamme, le guider vers la Lumière. Nous nous sommes donc demandé si c'est parce que la conception des Elfes est erronée, ou si cela s'est passé ainsi, tout simplement parce que ceux d'entre nous qui ont vécu cette expérience, n'étaient pas tout à fait morts encore.

Dès lors, il nous est apparu nécessaire de faire appel aux souvenirs de Fantômes, histoire d'avoir le maximum d'informations et de voir si leurs versions seront concordantes. Et tout naturellement, Messire Salazar nous a semblé le meilleur candidat, pour débuter notre enquête. Aussi, le seul point sur lequel Harry a fait l'impasse dans son résumé, concerne la manière dont les Elfes conçoivent le passage dans l'au-delà. Ceci, afin que cela n'influence en rien la réponse de Messire Salazar. Pas que nous doutions de la sincérité dont il fera preuve dans son récit. Mais son décès est survenu il y a fort longtemps et, bien que ce soit un événement sans doute difficile à oublier, il pourrait inconsciemment ajouter à son souvenir, quelques détails attachés à la croyance des Elfes…

« Ne vous excusez pas, chère Hermione. Je conçois parfaitement l'intérêt de cette question et j'en mesure toute la haute importance… » répond Messire Salazar, qui se plonge illico presto dans le souvenir de son décès, avant de raconter : « Bien sûr, en ce qui me concerne, mon Esprit et mon Âme ont été retenus sur terre, par la Malédiction que mon bastard de demi-frère a jeté sur moi. Cela a donc eu une influence certaine, sur la manière dont mon trépas s'est déroulé. Cependant je me souviens parfaitement, quand est venue l'heure de ma mort, d'avoir plus que tout désiré suivre une ardente Flamme soudainement apparue à mes yeux. Celle-ci se dirigeait elle-même vivement en direction d'une Lumière d'un éclat aveuglant, qui m'attirait inexorablement. Hélas, à mon grand malheur, j'en ai été empêché par un mur invisible et infranchissable. Ô combien cela m'a été douloureux, de voir s'éloigner cette ardente Flamme que je ne pouvais point rejoindre, malgré tous mes efforts ! Et combien cela l'a été davantage encore, lorsque la Flamme est entrée dans la Lumière aveuglante et qu'une Porte s'est refermée sur celle-ci, me laissant seul, orphelin de vie et de Magie, dans la solitude douloureuse de mon sombre tombeau… »

Le souvenir qu'il évoque, imprime de la douleur sur son visage, de la tristesse dans son regard, et je compatis pleinement à sa peine. Je reconnais cependant que j'éprouve également une certaine satisfaction, car ce qu'il raconte tend à confirmer la conception des Elfes. Mais il va quand même falloir que nous lui demandions quelques points de précisions et cette fois, c'est Harry qui s'y colle…

« Comme vous le savez, j'ai failli mourir, lorsqu'un Dévoreur de Magie m'a blessé, Messire Salazar. A cette occasion, j'ai également vu cette Lumière aveuglante dont vous parlez et tout comme vous, je me suis senti attiré par elle. Mais je n'ai pas vu de Flamme me précéder.» déclare doucement Harry, avant de demander : « Avez-vous une explication à cela ? »

« Je pense normal que vous n'ayez point vu de Flamme, Harry, car vous n'étiez point mort tout à fait encore. Le fil qui rattachait votre corps à la vie, n'avait point été rompu n'est-ce pas ? » répond Messire Salazar, ses yeux fixés sur Harry, avec une expression pointu…

Il a deviné, que nous ne lui avons pas tout dit et que nous cherchons à vérifier quelque chose. Je pense cependant qu'il a également compris, que notre omission n'est pas en lien avec un manque de confiance, mais qu'il était nécessaire que nous lui fassions cette cachotterie….

« Non. Effectivement. Il s'affinait considérablement et était sur le point de se rompre, certes, mais la Magie est revenue et j'ai eu la vie sauve, car les Potions de Soins ont fait effet… » accorde Harry, concentré sur le souvenir de son expérience personnelle, avant de relever son regard vers Messire Salazar et de demander encore : « Savez-vous pourquoi la Lumière aveuglante m'est apparue alors que je n'étais pas mort ? Cela s'est-il passé ainsi pour vous aussi ? L'avez-vous vue avant même de mourir ? Et savez-vous d'où venait la Flamme ? »

« Oui, la Lumière était là, avant que je ne pousse mon dernier soupir. Mon tourment, ma douleur étaient grands dans mon agonie et soudainement, j'ai senti mon Âme et mon Esprit flotter dans un tourbillon vertigineux, puis la Lumière est apparue. Elle était aveuglante, mais si douce, si apaisante, que je n'ai point résisté à l'attraction qu'elle exerçait sur moi, à la force qui m'élevait vers sa bienveillante et réconfortante présente. Au bout d'un temps cependant, je me suis senti arrêté dans mon ascension, par une force contraire. Je me suis retourné pour connaître la raison de ce brutal arrêt et j'ai vu un fil brillant, plus ténu qu'un cheveu, reliant mon Esprit et mon Âme, à mon pauvre corps si affaibli, si torturé par la douleur de la faim et de la soif. Cela m'a ému. Profondément. Car j'ai compris alors que j'étais sur le point de quitter la vie. Mais je n'en ai conçu aucune peur. Bien au contraire, j'ai accueilli mon trépas à la fois comme une délivrance et une promesse de revoir mes chers disparus. Le fil s'est alors rompu en ses deux extrémités, puis s'est rassemblé en une Flamme ardente et joyeusement dansante, qui a flotté un instant devant mes yeux éblouis. Puis elle s'est éloignée de moi, allant vers la Lumière aveuglante et j'ai eu le sentiment, qu'elle m'invitait vivement à la suivre, vers ce que je concevais être le Paradis. Et comme je vous l'ai dit déjà, j'ai voulu la suivre, ô combien ! Mais le mur invisible de la Malédiction d'Artemus, m'en a hélas empêché… » narre le Fantôme de Messire Salazar, achevant son récit sur un soupir attristé, avant de reprendre : « Je ne peux cependant vous dire avec certitude, Harry, pourquoi la Lumière apparaît, avant que la mort soit effective. Peut-être est-ce simplement pour adoucir cet instant où il nous est douloureux d'avoir à quitter la vie et ceux que nous aimons ? Peut-être est-ce afin que nous puissions voir la mort comme une promesse de bonheur à venir ? Et pourquoi le fil a-t-il interrompu mon ascension avant de se rompre ? Est-ce là l'instant où nous pouvons choisir de trépasser définitivement ou rester sur terre à l'état de Fantôme ? Le trépas se produit-il ainsi pour chaque être ? Ces questions, je me les suis souvent posées, Harry. Mais je n'ai hélas point réponse à vous offrir…»

« Nous avons les mêmes interrogations, Messire Salazar. Et d'autres encore. Cependant, avant de poursuivre dans cette voie, je dois vous révéler quelque chose, encore… » déclare Harry, avant de rapporter à Messire Salazar, la conception développée par les Elfes.

Notre aimable Fantôme, comprend parfaitement notre position et nous assure qu'il n'y a aucun mal, de lui avoir fait quelques cachoteries. Il s'enquiert ensuite de la suite que nous souhaitons donner à notre enquête…

« Eh bien, vous étiez de toute évidence destiné à franchir les Portes du Paradis, Messire Salazar et votre récit concorde avec la croyance des Elfes, sur la manière dont cela s'effectue. Ce qu'il faut vérifier maintenant, c'est comment cela se passe, pour celles et ceux qui sont voués à l'Enfer, mais également pour celles et ceux qui ont refusé de mourir tout à fait. Questions dont la réponse sera déterminante pour la suite des opérations que nous devons mettre en place… » achève Hermione, sous l'écoute attentive de Messire Salazar…

« Vous avez raison, très chère Hermione. Il apparaît effectivement primordial d'obtenir des réponses claires à ces questions. Je sais, où trouver des confrères et consœurs, dont la destinée aurait été de souffrir les affres de l'Enfer, s'ils n'avaient fait choix de devenir Fantôme. Il ne sera point facile de les approcher et moins encore de les faire parler. Et je pense en toute sincérité, qu'ils se confieront plus volontiers à moi-même qu'à un vivant, à propos du très délicat sujet de leur expérience. Je propose donc, si vous me le permettez, de me renseigner auprès d'eux en vos lieux et places … » déclare Messire Salazar, avec amabilité…

« A vrai dire, nous espérions vivement que vous nous apporteriez votre concours, Messire Salazar et que vous interrogeriez le maximum de vos confrères et consœurs, qu'ils aient ou non été destinés à l'Enfer… » répond sincèrement Hermione…

« Eh bien dans ce cas, il ne me reste qu'à vous promettre, de faire diligence. Une question cependant s'impose, avant que je m'empresse à remplir ma Mission : souhaitez-vous que je vous apporte en personne les renseignements obtenus ou préférez-vous que j'en fasse part à quelqu'un d'autre si vous êtes pris ailleurs ? » s'enquiert Messire Salazar, haussant discrètement un sourcil

« Mieux vaut ne pas disperser les informations et que vous nous fassiez votre rapport, Messire Salazar. Voici donc notre emploi du temps de la journée afin que vous puissiez nous joindre à tout moment : dans quelques minutes, nous partons à Londres, où nous sommes en garde à la Base d'Espionnage, jusqu'à l'heure du thé. Ensuite, nous irons dans le Temple des Elfes pour examiner les souvenirs que nous ont laissés Voldemort et sa Magie. Nous ignorons cependant, durant combien de temps nous y resterons et il est prévu ensuite, que nous effectuions à nouveau un petit séjour au Paradis pour rendre compte aux autres Membres Décideurs. Nous partirons du petit salon où nous avons nos habitudes lorsque nous sommes chez Maman. Dobby se fera un plaisir de vous l'indiquer si vous souhaitez nous voir avant notre départ. Sinon, notre retour du Paradis s'effectuera au petit matin et nous irons rejoindre l'équipe en charge de fabriquer les Gadgets Défensifs, dont le nouveau Laboratoire va être installé au Village des Elfes dans la journée. Dès lors, nous serons joignables via le Miroir Magique de Draco ou celui du QG… » répond Harry, que Messire Salazar remercie de ces précisons, avant de nous saluer et de partir, filant vivement à travers le mur pour rejoindre les Passages Internes…

Je ne doute pas un instant qu'il sera efficace pour remplir cette délicate Mission. Je me demande cependant combien il aura à interroger de Fantômes, dont le destin était de terminer en Enfer, avant d'en trouver un qui voudra bien lui parler de son expérience de la mort…

Personnellement, je ne connais aucun Fantôme ayant ce profil à Poudlard, bien que le Baron Sanglant me serait apparu comme le candidat idéal, si je n'avais appris à le connaître ces dernières semaines.

Ceci dit, je ne suis pas Messire Salazar et je n'ai guère eu loisir de faire connaissance avec tous les Fantômes qui hantent l'école, tandis que lui-même a pu les observer durant un millier d'années. Il a donc dû en apprendre pas mal, sur leur passé.

C'est bien pour cela d'ailleurs, que nous sommes tous tombés d'accord pour dire qu'il était le mieux placé pour mener l'enquête…

Et c'est d'autant plus vrai, qu'il sait où trouver des ex-candidats à l'Enfer…

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Acte 2 : Les Bonnes Nouvelles De Lucius

Harry

Quand nous arrivons à Londres, nous sommes accueillis par Dudley, qui nous attendait visiblement et saute sur ses pieds, à peine en mettons-nous en un nous-même, dans la Base d'Espionnage…

« Olivier est passé et m'a demandé de remettre ça à l'un d'entre vous ! » déclare-t-il, en tendant un pli scellé vers moi

Je le prends en remerciant mon cousin et je casse le sceau, récupérant plusieurs tickets, avant de lire rapidement les quelques lignes écrites sur le Parchemin…

« Olivier a eu confirmation par Gwenog Jones, que Slughorn sera présent incognito, dans les gradins du stade de Quidditch, pour assister au match de ce soir... » révèle-je ensuite à Ron et Hermione, avec le sourire…

« Parfait ! Il ne reste qu'à transmettre les tickets d'entrée à l'équipe qui va aller le chercher, pour le mettre à l'abri au Village des Elfes… » déclare aussi sec Ron, avec satisfaction, en prenant place sur la chauffeuse, que vient de libérer Mondingus…

« Ça va pas être si facile à faire ça. C't'un vieux r'nard, Slughorn. L'équipe aura ben du mal à l'repérer dans les gradins, même aux trois quarts vides… » commente Mondingus, en revêtant sa cape, à l'instar d'Hestia et Dedalus qui ont passé la nuit ici avec lui…

« C'est Hedwige qui est chargée de le repérer….» réponds-je, détournant les yeux de l'Ecran, sur lequel évolue l'affreux…

Et pour le coup, Dedalus grimace…

« Elle est très reconnaissable ta Chouette, Harry. S'il y a des Mangemorts sur la place, cela pourrait faire du vilain… » déclare-t-il, sous le hochement de tête approbateur d'Hestia et Mondingus…

« En fait Hedwige sera Désillusionnée. Et elle guidera Bill dans la direction de Slughorn, avant le début du Match…. » souris-je, tandis qu'Hermione appelle Dobby et celui-ci arrive dans un plop discret…

« Ah. Dans ç'cas, y a des chances pour qu'il y ait pas d'grabuge… » réagit Mondingus, pendant qu'Hermione remet les tickets à Dobby, qui s'empresse d'aller les apporter à qui de droit…

Dedalus acquiesce, puis il entreprend de nous faire le bref rapport de la nuit, au cours de laquelle il ne s'est rien passé de spécial. Il précise cependant que l'affreux a activé la marque d'Arcturus Brandburgy il y a quelques minutes, alors que ce dernier était endormi. Cela a réveillé son éphèbe dans un hurlement de douleur qui a fait sursauter, non seulement sa seconde petite pute, mais aussi tout le reste de la maisonnée, qui s'est bien interrogée sur ce qu'il se passait…

Du côté de Brutus et ses petits cons merdeux entre autres, qui ont fini par conclure, que quelqu'un avait dû faire regretter sa traîtrise à Colton, toujours souffre-douleur de ses congénères dans les cachots, avant de se rendre compte qu'il avait oublié de mettre un Sortilège de Silence, pour étouffer les cris de sa victime et ainsi ne pas gêner leur Maître dans son travail…

Il ne se passe pas une journée, sans qu'un Mangemort ou l'autre n'aille faire souffrir Colton dans sa prison, depuis qu'il y est enfermé. Et si Voldemort s'est durant quelques jours délecté de l'entendre hurler sa souffrance, il a fini par donner l'ordre qu'on opère dans la discrétion…

« Oh ! Voilà Lucius, Bellatrix, Bertram Yaxley et Rabastan de retour ! » s'exclame soudainement Hermione, en pointant du doigt l'Ecran en lien avec le portail du Manoir Malfoy…

« Mmmm… Voilà donc la raison pour laquelle Voldemort a activé la marque d'Arcturus. Cette fois c'est sûr, il va déménager aujourd'hui… » conclut Ron, plissant les yeux, pour mieux examiner la tête des trois lieutenants de l'affreux…

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Lucius a l'air en bonne forme et Bellatrix semble heureuse d'être de retour au bercail, tout comme Bertram Yaxley. En revanche, Rabastan affiche une mine rébarbative au possible. Quoiqu'il en soit, ils se hâtent tous les quatre dans l'allée, puis dans le couloir menant au bureau de Voldemort, qui les accueille à bras ouverts…

L'affreux commence par remercier Bertram pour les services rendus ces derniers jours, puis l'invite à disposer de son temps comme il le souhaite durant les prochaines vingt-quatre heures. Il attend ensuite qu'il soit sorti, avant de demander à Rabastan, où il en est de sa recherche de Slughorn. Celui-ci lui affirme avoir retrouvé sa trace hier en Egypte et pense pouvoir le coincer très bientôt. Il reste cependant sur une réserve prudente et quelque peu évasive, quant à la date échéance de sa Mission et Voldemort lui demande abruptement d'être plus précis…

« Ce pourrait être tout aussi bien ce soir ou dans deux semaines. Tout dépend de la nouvelle que l'un de mes contacts doit me faire parvenir en fin d'après-midi à Nice, chez l'un de mes amis, où je me trouvais lorsque vous m'avez appelé, Maître. … » répond Rabastan, tandis que j'échange un rapide coup d'œil avec Ron et qu'Hermione se saisit du Bipper, pour avertir Bill que son équipe et lui-même, risquent fort de rencontrer quelques difficultés ce soir, dans leur Mission. …

« Très bien. Tu repartiras donc à Nice cet après-midi. En attendant, va donc te restaurer et te reposer durant les deux prochaines heures. Je te veux frais et parfaitement en forme, pour poser des Protections sur ma toute nouvelle propriété… » déclare Voldemort, se tournant ostensiblement vers Bellatrix et ignorant délibérément par la même occasion, le sourcil arqué en un questionnement muet de Rabastan, qui ne sait rien au sujet de la Gentilhommière.

Rabastan hésite à peine avant de sortir du bureau, tandis que l'affreux complimente Bellatrix avec flagornerie, pour avoir semé la terreur dans le sud de l'Europe et recruté un nombre impressionnant de Serviteurs. Il se propose aussi sec de les marquer le lendemain dans la matinée, en même temps que les recrues continentales de ses deux autres lieutenants. Puis il octroie un bref instant à Bellatrix, pour minauder à ses flatteries, avant de la congédier, sur les mêmes instructions précédemment données à Rabastan.

« Je subodore, Lucius, que tu as d'excellentes informations à me transmettre…» susurre-t-il ensuite, à peine la porte du bureau refermée sur Bellatrix

« Oui, Monseigneur ! Et deux d'entre elles sont si bonnes, que j'avais pour projet de revenir au Manoir ce matin, pour vous en faire part. J'étais d'ailleurs sur le point de partir, lorsque vos ordres me sont parvenus. La première de ces… » répond Lucius avec empressement, avant que Voldemort ne lève la main pour l'interrompre...

« Bien que je sois hâtif de connaître ces bonnes nouvelles, attendons d'être dans ma nouvelle résidence Lucius. Il sera de bon augure, d'investir les lieux en ayant de quoi se réjouir, ne crois-tu pas ? » déclare-t-il, attendant que Lucius ait acquiescé d'un hochement de tête souriant, avant d'ajouter : « Je souhaite que tu résides auprès de moi, Lucius. Tu disposes donc de deux heures, pour effectuer tes bagages. Bellatrix restera au Manoir. Désormais, elle sera chargée de veiller au bon ordre et à l'entraînement de mes troupes ici-même. Et Rabastan la secondera, à son retour de Nice… »

« Comme vous le souhaitez, Monseigneur… » répond Lucius, visiblement très satisfait d'être invité à séjourner auprès de son Maître, au contraire de Bellatrix et Rabastan

Il se lève de son fauteuil, sans doute pour s'empresser d'aller faire ses bagages, mais l'affreux se lève également et le retient en posant une main sur son épaule…

« Un instant, Lucius. J'ai quelque chose d'important à te dire… » déclare-t-il, son regard vrillé dans celui de son Serviteur…

« Vous avez toute mon attention, Monseigneur… » assure alors Lucius, avec un salut déférent de la tête…

« Je n'en doute pas un seul instant, mon cher ami. » répond Voldemort, avec un bref sourire, avant d'ajouter, d'un ton empreint d'une grande gravité : « Comme tu le sais sans doute, je ne peux être le Gardien du Secret de deux vastes propriétés, Lucius. Cela nécessiterait trop d'énergie de ma part et affaiblirait assurément les Protections sur chacune d'entre elles. Bien entendu, étant donné que tu es mon plus fidèle Serviteur, j'ai tout naturellement pensé te confier le grand honneur d'être celui de la Gentilhommière. Cependant, j'ai trop souvent besoin de tes loyaux et efficients services, pour remplir à l'étranger, des Missions de la plus haute importance, aussi délicates que confidentielles. Or, il serait fâcheux, que tu sois absent, alors qu'il serait utile que tu fournisses l'adresse de la Gentilhommière, à l'une des rares personnes de confiance que je convierai là-bas. Bien sûr, tu pourrais laisser l'adresse écrite sur un Parchemin à ma disposition, mais, même s'il est hautement improbable qu'un Espion s'introduise chez moi et s'en empare, mon extrême prudence me dicte de ne pas retenir cette solution. Alors ne vois pas dans ma décision de nommer un autre Gardien, une faille dans la confiance inébranlable que je place en toi Lucius. Ce n'est absolument pas le cas…. »

Lucius cille à peine durant ce discours et son visage reste parfaitement impassible.

« Je comprends fort bien, Monseigneur et je ne prends pas ombrage du choix que vous avez effectué. Fort au contraire, j'approuve votre prudence et je vois dans votre décision, une preuve de la haute confiance que vous m'accordez, pour effectuer vos plus importantes et délicates Missions… » répond-il, dans une inclinaison révérencieuse du buste…

Le ton de sa voix, s'accorde pleinement avec sa déclaration et l'affreux en est visiblement très satisfait…

« Je n'en attendais pas moins de ton intelligence, Lucius… » sourit l'affreux, invitant son Serviteur à franchir la petite distance qui les sépare, en exerçant une pression sur son épaule, avant d'ajouter : « Et je suis plus hâtif encore, de partager avec toi un agréable moment d'intimité dans ma nouvelle demeure, que d'entendre les excellentes nouvelles avec lesquelles tu es revenu…»

Et il gratifie Lucius d'un baiser profond et prolongé, auquel son Serviteur répond avec fougue, pressant son corps contre le sien. Et il est évident rapidement que tous deux s'excitent fiévreusement. Cependant, Voldemort finit par rompre le baiser et se séparer de Lucius…

« Si je n'avais besoin que nous réservions nos forces pour poser le Fidelitas et les Protections sur la Gentilhommière et ses terres, je répondrais sans attendre à l'impérieux et brûlant désir que tu as, comme toujours, fait naître en moi, Lucius… » susurre l'affreux, un flamboiement concupiscent brûlant dans son regard, avant d'ajouter avec ce qui semble du regret : « Hélas, nous devons être raisonnables. Alors ne me tente pas plus et va préparer tes bagages mon ami… »

Lucius s'exécute, non sans avoir salué son Maître, d'une profonde révérence souriante. Mais dès qu'il a dépassé le planton en faction à la porte de l'affreux, il laisse transparaître une vive déception…

Je doute que ce soit dû à une envie contrariée de se faire baiser le cul, mais plutôt au fait qu'il ne soit pas désigné comme Gardien du Secret et je gage qu'il va se torturer l'esprit jusqu'à ce qu'il sache de qui il s'agit…

La réponse tombe un peu moins de deux heures plus tard : Carrow Père…

Et l'affreux jette sur lui un Sortilège de Magie Noire complexe, précisant que s'il tente de quitter la Gentilhommière, il s'enflammera au passage d'une limite placée par ses soins et que rien ne pourra éteindre le feu. Même chose, si Carrow père ose toucher à une plume, de l'encre et du Parchemin, dans l'intention de noter l'adresse de la Gentilhommière, sans en avoir reçu l'ordre préalable de son Maître…

Ce qui semble finalement satisfaire Lucius, auquel Voldemort indique qu'il n'aurait pas pris telle mesure de sécurité, si son choix avait pu se porter sur lui…

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« Finalement, il est aussi con que cruel ce Voldemort. Il y a d'autres moyens d'écrire, que les plumes, l'encre et le Parchemin… » commente Dudley, qui nous a apporté du thé il y a quelques minutes et que nous avons invité à se joindre à nous pour en boire une tasse …

Mon cousin affiche une moue dédaigneuse, tout en regardant le quatuor composé de Voldemort, Lucius, Rabastan et Bellatrix, commencer à poser le Fidelitas, avec l'appui des quelques Mangemorts qui vont constituer la domesticité de la Gentilhommière et ont donc également été assignés à demeure.

Ils sont cependant conviés à résider dans la partie la plus éloignée des dépendances aménagées. Au plus loin des quartiers de l'affreux…

« Carrow est un Sang Pur. Le papier, les stylos, les feutres etc, il ne connaît pas… » explique-je à mon cousin, qui hausse aussitôt les épaules…

« Ouais, d'accord. Mais il pourrait toujours découper des lettres dans un journal et les coller sur du carton… » réplique-t-il, avant de croquer dans son quartier de tarte aux poires…

« C'est vrai, Dudley. Mais je ne pense pas que Carrow soit assez intelligent pour penser jusque-là. Il n'était déjà pas fort malin avant, mais c'est pire encore maintenant. Avec tous les Doloris qu'il s'est pris dans le cul, pas mal de ses neurones ont irrémédiablement grillé… » intervient Ron, en ne quittant pas les Ecrans des yeux, où l'opération Fidelitas avance peu à peu…

Je dois reconnaître que Voldemort et ses Serviteurs, effectuent un joli travail. Mais je doute cependant, que le Fidelitas soit très solidement clos par Carrow père, quand viendra pour lui, le moment de le faire…

« Ah ! Il a donc son cerveau dans les fesses ce type ! Alors pas étonnant dans ces conditions, qu'il ne soit pas capable de chier une bonne idée… » plaisante Dudley, en jetant un clin d'œil vers Ron…

« Ouais. Tu as tout compris. » sourit-il, en rendant son clin d'œil à Dudley, avant de reporter son regard sur l'Ecran où Carrow père se prépare à finaliser le Sortilège du Fidelitas…

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Comme je le subodorais, son Sort n'est pas très puissant et le Fidélitas me parait bien fragile. Mais il est quand même suffisamment efficace, pour que la Gentilhommière disparaisse à nos yeux, ce qui inquiète fortement Dudley durant quelques secondes…

Mais naturellement, grâce aux Caméras et Micros dont nous avons truffé la propriété et les alentours du portail, Carrow Père nous délivre l'adresse de la Gentilhommière, en même temps qu'à ceux de ses congénères qui ont opéré aux limites extérieures et qu'il est donc venu renseigner…

Ensuite, les autres Protections sont rondement posées. Bien entendu, la part belle est faite à la Magie Noire. Il n'y a cependant aucun Maléfice qui nous soit inconnu et, sans que ce soit une surprise pour nous, il s'avère que la Gentilhommière dispose à la fin des opérations, des mêmes Protections que le Manoir Malfoy ou peu s'en faut. La différence réside dans le fait que Voldemort n'a pas jugé bon d'avoir recours à un Sortilège de sang, mais qu'il a posé tout autour de la propriété, une ligne qui empêchera Carrow père de s'éloigner de plus d'un pas, hors de la zone du Fidelitas…

Quand tout est terminé, Rabastan et Bellatrix apprennent de la bouche de leur Maître, qu'ils sont désormais en charge de veiller au grain au Manoir. Rabastan est également expressément invité à faire diligence pour capturer Slughorn. Naturellement, lui-même et Bellatrix font bonne figure devant leur Maître, le remerciant de la haute confiance qu'il leur accorde. Cependant, à peine ont-ils franchi le Portail, l'expression faciale de l'un et l'autre manifeste un vif mécontentement, même si aucun des deux n'effectue le moindre commentaire…

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« L'affreux vient de commettre une belle erreur, avec ces deux-là… » commente Ron, avec un sourire en coin…

« Oui. Ils sont de toute évidence vexés de ne pas être invités à séjourner dans la nouvelle demeure de leur Maître et doivent considérer, avoir été relégués au rang de garde chiourme. Cependant, je doute malheureusement, que nous puissions tirer épingle de ce jeu. Ce qui est fort dommage… » murmure, Hermione sur une grimace…

« Mmmm… Tu peux être certaine qu'ils vont faire payer leur vexation aux autres et donc se faire des ennemis parmi les troupes. Ça pourrait leur attirer de sérieux ennuis. Ou tout au moins, leur coûter cher, s'ils se retrouvent dans la merde au cours d'une Bataille. » répond Ron, qui n'a pas besoin d'achever sa pensée, pour qu'Hermione et moi-même comprenions où il veut en venir…

Les Mangemorts ne sont déjà pas enclins à s'entraider, c'est de notoriété publique. Et ils le seront moins encore, vis-à-vis de Rabastan et Bellatrix, s'ils ont une dent contre eux. Au contraire, ils pourraient non seulement les laisser patauger dans leur merde, mais aussi par esprit de vengeance, leur enfoncer plus profondément la tête dedans…

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Voldemort et Lucius pénètrent maintenant dans la Gentilhommière, avec les quelques Mangemorts auxquels ont été dévolues les tâches ménagères, la cuisine, le service ou le fastidieux travail de planton et messager.

Sans oublier bien sûr, les petites putes qui partagent leurs ébats sexuels…

Si ces dernières sont positivement ravies, que les Carrow semblent assez heureux de leur sort et que les autres Mangemorts dévolus aux tâches ménagères affichent une belle indifférence, ce n'est pas le cas des plantons qui ont une mine lugubre. Cela se comprend. Ils ne sont que quatre. Or, ils font également office de messagers et vont devoir se farcir au moins douze heures de garde par jour, debout soit à la porte des nouveaux appartements de leur Maître, soit exposé à tous les vents auprès du Portail, que Voldemort n'est pas disposé à laisser franchir à n'importe qui…

Quant à Randy Bletchley, ce n'est pas la joie non plus loin s'en faut. Cela ne m'étonne pas. Nous l'avons vu se refermer comme une huître, dès l'instant où Voldemort l'a assigné à son service personnel. Car il a bien sûr compris que cette place l'exposera à de très sévères punitions, à chaque fois qu'il aura le malheur d'apporter une Gazette emplie d'articles en défaveur de l'affreux…

« Révèle-moi maintenant les bonnes nouvelles dont tu es porteur, Lucius… » invite Voldemort, confortablement installé dans son salon privé, après avoir envoyé ses éphèbes faire un peu d'exercice dans le parc…

« Avec plaisir, Monseigneur. L'un de mes contacts m'a annoncé hier matin, que je devrais très prochainement pouvoir approcher un Dresseur de Dragon. Je doute parvenir à rallier ce dernier à notre cause, mais je le mettrai bien sûr sous Imperium, afin d'obtenir qu'il m'amène l'un de ses fabuleux animaux… » répond Lucius, avec une satisfaction plus qu'évidente…

Et je me saisis aussitôt du Bipper posé sur le bureau, pour envoyer un message à Charly, afin qu'il mette en garde ses amis Dresseurs…

« Excellent, vraiment excellent Lucius ! » s'exclame Voldemort, tout aussi satisfait que son Serviteur

Tous deux débattent de la question durant quelques minutes, sous nos oreilles attentives, qui espèrent un peu plus d'informations sur le Dresseur de Dragon concerné. Mais hélas, Lucius ne révèle pas son identité, ni même sa nationalité.

« Je connais l'endroit idéal où nous pourrons garder ce Dragon au secret et je t'y mènerai dès que ce projet se précisera. » annonce finalement Voldemort, avant d'inviter Lucius à passer à la suite…

« J'ai également reçu des nouvelles de l'Est. Les négociations avec les Géants sont en très bonnes voies. La question devrait être réglée d'ici une douzaine de jours au plus. » répond Lucius, visiblement satisfait de cet état de fait…

« Excellente nouvelle, Lucius. Quoi d'autre ? » réagit Voldemort, de plus en plus détendu et souriant…

Il doit se dire que les événements roulent bien en sa faveur. Mais il déchantera certainement très vite, car il n'est pas question que nous laissions les Géants quitter les Montagnes de l'Oural si facilement…

« Eh bien, j'ai reçu une lettre de mon Espionne malgré elle hier après-midi. Elle m'a appris que nous pourrons nous voir à Londres ce samedi à 19H30, affirmant qu'elle aura liberté au moins jusqu'à minuit, avant de devoir regagner le Château, où sa mère, son époux et elle-même, sont invités à séjourner, en compagnie d'autres prestigieux convives… » déclare Lucius, avec un sourire éblouissant…

« Ainsi, le Conseil des Ministres a lieu ce Samedi. Et il va bien se dérouler en Angleterre… Ou tout au moins, au Royaume Uni… » murmure l'affreux, le regard flamboyant d'une lueur vengeresse…

« Oui, Monseigneur. Et si vous le souhaitez, nous pourrons obtenir revanche de notre déconvenue à Dunvegan Castle. Nul ne peut savoir que j'entretiens une liaison avec cette femme, ce n'est donc pas un piège que l'on nous tend cette fois et je doute, que le Château soit aussi bardé de Protections, que cela fût le cas la dernière fois. Par ailleurs, nous aurons le gros avantage de la surprise …. » déclare Lucius, avec une belle confiance…

« Sans doute as-tu raison, Lucius. Mais les Commandos Internationaux de l'Ordre, seront assurément en alerte et viendront donc en renfort. Or, ne m'as-tu pas dit que leurs interventions sont très rapides ? » répond Voldemort, en plissant les yeux sur la réflexion…

Il est visiblement très tiède, à l'idée d'attaquer le Conseil. Mais de son côté, Lucius ne semble pas près de lâcher prise à ce propos…

« Certes, Monseigneur. Mais j'ai beaucoup réfléchi à la question. Il y a moyen de mener une Attaque Eclair qui fera beaucoup de dégâts… » assure-t-il, avec une assurance qui frise le triomphalisme…

« Explicite ton idée, Lucius… » invite Voldemort, en haussant un sourcil inexistant…

J'ai quant à moi l'esprit en alerte, car je perçois parfaitement, que Lucius cache un atout de taille dans sa manche. Il est trop sûr de lui, pour qu'il en soit autrement…

« Majlis Ersntsson, viendra au Royaume Uni avec sa précieuse fille, mais ne l'amènera pas à notre rendez-vous, puisque je lui ai promis par retour de courrier, un dîner dans une délicieuse petite auberge… » commence Lucius, avec un sourire en coin, avant que l'affreux ne l'interrompe…

« Ainsi, j'avais bien deviné ! Ton espionne est la fille de la Ministre Suédoise et tu lui as fait une petite bâtarde ! » réagit-il vivement, tandis que Lucius acquiesce, son sourire se transformant en un rictus fourbe…

Ron, Hermione et moi-même échangeons un regard lourdement entendu. Voilà qui répond à la question que nous nous étions posée un soir, il y a quelques de temps de cela. C'était après que nous ayons appris que Majlis Ernstsson était son Espionne malgré elle. Nous avons repensé à la conversation que Lucius avait eue avec sa servante, à l'occasion de laquelle il avait dit entre autre : Je veux les voir, le plus vite possible …(1).

Nous nous sommes longuement interrogé sur ce les voir et il nous a alors semblé possible, que la petite Eugenia Ernstsson soit la fille de Lucius et donc la demi-sœur de Draco…

« Quel meilleur moyen, Monseigneur, de m'assurer de la fidélité et de l'indéfectible discrétion de la part de cette idiote, que de lui offrir l'enfant que son époux était incapable de lui faire ? » demande Lucius, n'attendant pas la réponse de son Maître avant d'ajouter avec mépris : « Il va sans dire, bien entendu, que je n'ai que faire de cette petite bâtarde et que je serai éminemment heureux de mettre fin à son existence, quand elle n'aura plus son utilité… »

« Il va sans dire, Lucius. Maintenant, laisse-moi deviner ton plan, veux-tu ? » déclare l'affreux, qui se plonge aussitôt dans la réflexion…

o-o-o

« Comme s'il y avait besoin de réfléchir durant cent sept ans. Il envisage tout simplement de séquestrer Majlis Ernstsson, puis d'exercer un chantage sur la Ministre Suédoise, la menaçant non seulement de tuer sa fille, mais également de faire éclater le scandale, en révélant à la presse Européenne, qu'elle entretient une relation extra conjugale avec lui et que de cette relation est née sa petite-fille. Il espère ainsi obtenir sa collaboration et qu'elle facilite l'Attaque, en faisant sauter les Protections de Priest Hole Manor, avec l'aide de son gendre et même pourquoi pas, de son Etat-Major au grand complet. Et je parie également que Lucius a usé de Magie Noire, afin de pouvoir localiser sa gosse, même si elle se trouve en un lieu protégé par Fidelitas. Ce qui explique qu'il ait fait en sorte qu'elle reste à Priest Hole Manor. Ainsi, que la Ministre collabore ou non, il a un moyen de savoir où attaquer… » déclare quasi aussitôt Ron, le regard sombre…

« Oui. Et je ne serai pas surpris non plus, qu'il prévoit également à l'heure de la victoire, de tuer Majlis et Eugenia sous les yeux de la Ministre, histoire de lui faire comprendre qu'elle a trahi son Pays et l'Europe tout entière, pour des prunes… » soupire-je sous le hochement de tête approbateur de Ron et Hermione…

« Ça va faire capoter vos plans pour éviter une attaque, tout ça ? » demande alors Dudley, l'air soucieux

« Non. Nous savons depuis quelques temps déjà, que Majlis Ernstsson est l'espionne malgré elle de Lucius et, même si nous ne savions pas lequel, nous étions certain qu'il disposait d'un moyen tordu et sûr de localiser l'emplacement où se déroulerait le prochain Conseil (1). Et en fait, nous avons prévu de révéler la vérité à propos de Lucius à Majlis, avant même que le Conseil ne débute, mais aussi de lui faire envoyer un billet à Lucius, pour lui apprendre que pour des raisons de sécurité, elle n'est pas autorisée à sortir du Château. Donc en fait, nos plans n'impliquaient pas que le Conseil ne soit pas attaqué, mais qu'au moins, Majlis soit en sécurité. » réponds-je, à l'inquiétude grandissante de Dudley…

« Ah. Ça va rien changer alors. Vous saviez déjà que vous risquiez d'avoir à vous battre dimanche soir… » dit-il, avant de se mordiller la lèvre inférieure…

« Ça dépend. Il y a un Sortilège de Confusion très puissant autour de Priest Hole Manor. Si Voldemort vient là-bas, sa mémoire va se trouer comme du gruyère et il repartira comme il est venu, en ayant oublié ses projets. Ensuite, soit il va passer la soirée à se poser des questions sur ce qui ne tourne pas rond, soit il va attaquer ailleurs en représailles… » réponds-je, hésitant un bref instant, avant d'ajouter : « A moins qu'en fin de compte, nous annulions le Conseil des Ministres bien sûr. Ou que Voldemort décide de ne pas l'attaquer. Il a l'air frileux pour le faire je trouve. Mais nous reparlerons de cela après, Dudley… »

Mon cousin acquiesce, l'air d'espérer que nous annulerons effectivement le Conseil ou que Voldemort n'attaquera pas.

Quant à moi, je reporte mon attention sur l'affreux et Lucius…

o-o-o

Et le silence retombe sur la Base, autant que sur l'Ecran. Car Voldemort réfléchit toujours, les yeux dans le vague et faisant tourner sa Baguette entre ses doigts, tandis que Lucius sert le thé qu'il a fait venir des cuisines…

Il se passe une minute encore, avant que les yeux de l'affreux reviennent dans le présent et, hormis la possibilité pour Lucius de localiser sa fille, il expose exactement la même chose que nous, à son Serviteur qui acquiesce, l'air très satisfait de son projet.

« Ce plan est intéressant, Lucius. Mais explique-moi maintenant, de quel moyen tu disposes, pour situer où se tiendra le Conseil ? Car il m'apparaît clairement, qu'il y aura un Fidelitas sur le Château dans lequel il aura lieu… » déclare Voldemort, en prenant la tasse de thé que Lucius lui offre obligeamment…

« Contrairement à mon père, j'ai été très prévoyant Monseigneur et j'ai fait en sorte, lorsque je l'ai vue pour la première fois, de toujours pouvoir localiser ma bâtarde progéniture. Ceci grâce à un Maléfice extrêmement complexe, mêlant Magie Noire et Magie de Sang, qui m'indiquera où elle se trouve, même si ce lieu est protégé par un Fidelitas.. » révèle Lucius, avec un sourire mauvais…

Je grimace, de concert avec Ron et Hermione, espérant que nous pourrons ôter cette saloperie de Maléfice, sans avoir à faire souffrir la petite Eugenia Ernstsson. Ce qui est hautement improbable malheureusement…

« Tu m'impressionnes, Lucius. J'ignorais qu'un tel Maléfice existe. Si je l'avais connu, je l'aurais posé sur Draco et sur Potter, lorsque j'en ai eu l'occasion. Ainsi, nous aurions pu les capturer l'un et l'autre depuis très longtemps et nombres de désagréments nous auraient donc été épargnés. » déclare Voldemort, d'un ton de reproche, une lueur vivement contrariée faisant flamboyer ses yeux avec dangerosité…

Cela n'impressionne cependant pas Lucius, qui reste parfaitement décontracté…

« Je vous l'aurais indiqué, il va sans dire, Monseigneur, s'il avait pu vous être utile. Et croyez que je l'aurais moi-même posé sur Draco, si je l'avais pu. Mais cela doit être fait avant le sixième mois révolu de l'enfant, sous peine d'être inefficace. Or, j'ai eu connaissance de ce Maléfice il y a quatre ans seulement, lors d'un voyage en Orient, où il est strictement interdit d'ailleurs, car il impose une longue et horrible souffrance au bébé, quand on l'ensorcelle pour amorcer le Charme de localisation. Mais vous vous doutez bien que je n'ai eu que faire de cela et que je me suis bien au contraire, délecté des braillements de mon horrible bâtarde avec un indicible bonheur. Je l'ai ensorcelée aussitôt que cela m'a été possible, c'est-à-dire dès que sa mère me l'a présentée. Je l'ai persuadée de me laisser seul durant une heure avec sa si laide progéniture, prétextant que cela me permettrait de mieux faire connaissance avec ma bâtarde. Bien sûr, cela l'a bêtement attendrie et j'ai pu à loisir faire souffrir sa fille, pendant qu'elle s'achetait avec bonheur quelques jolies robes, avec les Gallions que je lui ai aimablement offerts… » répond-il, avec jubilation, avant d'ajouter sur un soupir : « Le seul défaut de ce Maléfice, c'est qu'il n'inflige hélas pas de souffrance, lorsqu'on active la localisation. »

Et Voldemort se détend considérablement, appréciant visiblement les détails cruels de l'histoire…

En ce qui me concerne, je suis soulagé d'apprendre qu'activer le Maléfice ne fait pas souffrir Eugenia…

o-o-o

« Quels putains de salopards ces deux-là… » réagit quant à lui Dudley, en serrant les poings, le regard coléreux…

« Ouais. Ce n'est pas nouveau ça. Mais je te promets qu'ils vont payer toutes les saloperies qu'ils ont faites et chèrement tu peux me croire. Durant toute une éternité en Enfer… » maugrée Ron, se faisant parfait écho de ma pensée…

Dudley acquiesce du chef, l'air d'espérer que Lucius et Voldemort soient rapidement expédiés en Enfer…

o-o-o

« Ton esprit retors et opportuniste me réjouit chaque jour davantage, Lucius. Mais dis-moi, comment ce Maléfice permet-il de localiser l'enfant lorsqu'il est à l'abri d'un Fidelitas ? » demande l'affreux, en gratifiant Nagini, venu ramper sur ses genoux, d'une caresse aérienne…

Sous l'œil vivement intéressé de Lucius, toujours promptement excité, lorsque Voldemort caresse son serpent.

« Ainsi… » répond Lucius, en tirant prestement sa Baguette de sa canne, pour jeter un Sort dans l'air…

Quasi aussitôt, une flèche et des chiffres de couleur rouge vif et indiquant le Nord-Est, dansent brièvement devant les yeux de Lucius…

« Il indique donc tout simplement une direction et des coordonnées de Transplanage les plus proches…» murmure l'affreux, avant de demander : « Mais arrivé sur place, comment savoir exactement à quel emplacement se trouve la demeure protégée du Fidelitas ? »

« En réalité la couleur rouge indique que c'est le cas en ce moment même, Monseigneur. Les coordonnées que nous avons pu brièvement voir, sont les plus proches de la limite extérieure du Fidelitas posé sur l'hôtel particulier de la Ministre Suédoise, où la famille Ernstsson réside depuis quelques jours. Bien sûr, si nous nous rendions sur place, nous ne pourrions voir cette habitation, mais il suffirait que je jette à nouveau le Sortilège et la flèche nous indiquerait alors la bonne direction. Et je vous garantis que cela marche parfaitement, je m'en suis assuré à plusieurs reprises… » répond Lucius, l'air satisfait.

« Ainsi, nous n'aurions plus qu'à briser le Sortilège en combinant toute la puissance de mes troupes… » conclut Voldemort, d'un ton neutre…

« Exactement, Monseigneur. Il nous faudrait cependant partir tous en même temps ou presque. J'ai effectué des essais, avec Crabbe et Goyle, ainsi qu'avec Yaxley hier. S'ils ne partaient pas en même temps que moi, les coordonnées se diluaient dans leur esprit et ils les oubliaient en quelques secondes. » déclare Lucius, qui, en voyant la mine de Voldemort s'allonger très rapidement, s'empresse d'ajouter : « Bien entendu, aucun d'entre eux ne sait ce que je testais, ni dans quel dessein. Et j'ai pris soin d'effacer la mémoire de Yaxley, dès la fin des essais. »

« Quelques secondes ? » demande Voldemort, en haussant un sourcil…

« Oui, Monseigneur. Mais rassurez-vous, ce sera amplement suffisant pour investir la place. Et nous ne risquons certainement pas de nous bousculer à l'arrivée, car je gage que le Château choisi par l'Ordre du Phénix pour abriter le Conseil des Ministres, est largement isolé dans la campagne… » assure Lucius, avec une confiance inébranlable

« Certes. Mais les Membres de l'Ordre, n'auront pas manqué de semer tout autour de la propriété, ces infernaux pièges, qui ont permis d'emprisonner beaucoup trop de mes Mangemorts déjà… » avance Voldemort, un tic de contrariété agitant le coin de sa bouche

« C'est également ce que j'ai pensé. Mais la propriété doit être vaste pour accueillir tous les Ministres et leur Etat-Major au grand complet. Or, ces pièges sont sûrement compliqués à fabriquer et coûter très chers aussi. L'Ordre du Phénix n'a certainement pas des moyens financiers qui leur permettent de couvrir un périmètre trop large. Un recul de cent pieds me semble donc raisonnable et suffisant. Et ensuite, nous pourrions survoler la zone et attaquer par voie des airs. Ainsi… » propose Lucius, avec assurance, avant d'être interrompu par l'affreux…

« Je pense quant à moi, qu'il serait raisonnable de compter un recul de deux cents pieds au moins et d'examiner le terrain alentour, en gardant cette distance avec prudence, afin de ne pas se faire repérer par l'Ordre du Phénix. Le mieux est que tu réalises cette reconnaissance, Lucius et qu'ensuite tu me rendes compte… » dit-il, d'un ton doucereux, sous le hochement de tête approbateur de Lucius, avant de soudainement verrouiller l'expression de son visage sur un sévère mécontentement et d'ajouter avec dureté : « A la condition, bien sûr, que tu n'aies pas été capturé à peine un pied posé dans la zone… »

Lucius est extrêmement surpris par ce soudain changement de ton et ouvre la bouche, sans doute pour exprimer son incompréhension, mais Voldemort ne lui en laisse pas le temps…

« L'enthousiasme et la confiance avec lesquelles tu as exposé tes plans, Lucius, m'ont fort amusé, je dois le reconnaître. Mais il suffit, maintenant. Tu dois comprendre, que je ne veux pas engager mes troupes, dans une Bataille perdue d'avance. Nous avons essuyé trop de défaites déjà, pour être tombés dans les pièges de l'Ordre du Phénix et je dois faire preuve de prudence, si je veux garder la confiance de mes fidèles. Or, si nous attaquons le Conseil des Ministres, nous serons sur le terrain de l'Ordre du Phénix justement et tu peux être certain qu'ils auront pris des mesures de sécurité extrêmes, prévu un grand nombre de défenseurs. Même à supposer que nous puissions séquestrer sa fille et sa petite-fille, peu importe le chantage que tu exercerais sur elle, la Ministre Suédoise n'aurait pas fait trois pas pour nous aider, qu'elle serait arrêtée dans son entreprise et que nos plans seraient éventés ! Où serait alors l'effet de surprise sur lequel tu comptes, pour surprendre nos ennemis ? Les brigades des Aurors et Tireurs de Baguette, l'Ordre du Phénix au grand complet et tous les renforts d'Europe seraient sur place, à nous attendre ! Alors en aucun cas, je ne risquerai une cuisante défaite, qui nous coûterait un grand nombre de Mangemorts… » déclare l'affreux, avec sécheresse, tandis que j'échange un rapide coup d'œil avec Ron et Hermione…

Certes, il n'était guère enthousiaste à l'idée d'attaquer le Conseil, mais aucun d'entre nous ne s'attendait à un tel discours prudent, aux Antipodes de ses habitudes. Qu'est-ce que cela signifie ? Est-ce lié au doute de lui-même et de sa capacité à me vaincre ? Ou Salazar a-t-il commencé à prendre le contrôle et entrepris de manœuvrer différemment ?

Toujours est-il, qu'à ces mots, Lucius semble d'abord déconfit, puis sa mine s'éclaire avec ferveur et il se laisse glisser aux genoux de son Maître…

« Je comprends parfaitement votre prudence, Monseigneur. Vous avez parfaitement raison. Mes plans seraient rapidement éventés. Et je me sens terriblement mortifié, de m'être laissé emporter par l'enthousiasme, d'avoir à ce point manqué de réflexion. Je vous prie de pardonner cette erreur. » dit-il, avec humilité, yeux baissés au sol…

Voldemort le jauge durant quelques longues secondes. Puis l'expression de son visage se détend un peu…

« Tu as péché par excès de fougue et de confiance, Lucius. Ce sont deux qualités que j'apprécie habituellement chez toi, bien sûr, mais en l'occurrence, il te faut les brider. Cette Attaque, telle que tu l'envisages, est vouée à l'échec. Ton seul véritable atout, c'est de pouvoir localiser ta bâtarde et donc le lieu où se déroulera le Conseil… » déclare-t-il, son regard vacillant un bref instant, avant qu'il ajoute, presque dans un murmure : « Je comprends par ailleurs ton désir, Lucius. Tu souhaites démontrer à tous ces minables pantins à la solde de Potter et Dumbledore, qu'aucun lieu, aucune Protection, ne saurait les dérober à nos regards et que nous pouvons les trouver où qu'ils se trouvent. Qu'ils doivent compter avec nous et que s'ils ont pu percer souvent le secret de nos plans, nous sommes également capables de le faire. Que nous avons, nous aussi, des yeux et des oreilles partout et que nous pouvons les surprendre autant qu'ils nous surprennent.… »

« Oui, Monseigneur. C'est bien là mon désir. Je souhaite ardemment que votre grandeur soit enfin reconnue par le plus grand nombre et que tous courbent l'échine, reconnaissant votre suprématie, votre inégalable puissance… » souffle Lucius, en relevant des yeux adorateurs vers son Maître…

Il semble comprendre, tout comme moi, que la résolution de Voldemort vacille. Et que son besoin de prouver à tout le monde qu'il est le plus fort, le plus intelligent et le plus puissant de tous, est en train de prendre le dessus sur son désir de prudence…

« Je comprends cela… C'est mon désir aussi… » lâche soudainement l'affreux, dans un murmure, marquant un bref temps de réflexion, avant de poursuivre, d'un ton nettement plus audible, dur et ferme : « Finalement nous irons, Lucius. Mais nous nous contenterons de survoler la zone, en manifestant bruyamment notre présence et sans leur laisser le temps de riposter, puis nous irons sans tarder frapper très vite et très fort ailleurs, là où l'Ordre ne peut en aucun cas nous attendre…. »

Et le visage de Lucius, s'éclaire aussitôt d'un grand sourire satisfait…

« J'ai hâte d'y être, Monseigneur… » dit-il, son plaisir cruel se marquant sur son visage…

« Je n'en doute pas, Lucius. Mais nous reparlerons de cela plus tard. Sers nous un thé et fais-moi donc part de cette troisième information que tu détiens… » répond Voldemort, en se recalant confortablement sur le sofa…

« Oui, Monseigneur. Sachez au préalable, que j'ai sciemment réservée celle-ci pour la fin, car elle me semble intrigante et soulève à mon sens, des questions auxquelles malheureusement je n'ai pas réponse.. » répond Lucius, qui s'est vivement relevé et sert déjà le thé…

« Je t'écoute… » invite Voldemort, qui s'impatiente quelque peu, devant le mystère entretenu par Lucius…

Son geste pour prendre la tasse de thé que lui avance celui-ci est d'ailleurs un peu brutal, ce dont Lucius ne semble pas s'apercevoir…

A moins qu'il ne l'ignore délibérément…

« J'ai eu l'heur d'assister à un cocktail hier soir, chez un ami Suédois. Vers le milieu de la soirée, alors que je m'étais retiré dans le calme de la bibliothèque, afin de réfléchir à une juteuse affaire que l'un des invités m'a proposée, une femme que je ne connais pas, est venue me rejoindre. Elle souhaite ardemment vous rencontrer au plus tôt, Monseigneur et propose de mettre à votre disposition, une chose dont elle pense qu'elle vous intéressera fortement. Elle a refusé de préciser ce dont il s'agit, mais pour prouver que ce ne sont pas des paroles en l'air, elle m'a demandé de vous remettre ceci… » déclare Lucius, qui sort un rouleau de Parchemin scellé de sa poche, le tendant à son Maître, avant d'ajouter : « Elle m'a assuré que grâce à cela, vous comprendriez… »

« Comment s'appelle donc cette femme ? » demande Voldemort, haussant un sourcil, tout en prenant le Parchemin…

« Gudev… Non, Gudorevogur. Balegarian Gudorevogur. » répond nonchalamment Lucius, tandis que nous sursautons, Hermione, Ron et moi-même…

Nous qui nous nous sommes longuement demandé quand et comment Balegarian allait s'y prendre pour entrer en contact avec Voldemort, nous sommes fixés…

« Elle m'a dit qu'elle s'arrangera pour venir me voir dans mon chalet en Suède demain dans l'après-midi, afin de connaître votre réponse. Elle n'a pu me fixer une heure certaine, mais ce sera entre 16H00 et 18H00 au plus tard… » poursuit Lucius, sans se rendre compte que Voldemort ne l'écoute pas…

Il est figé, son regard empreint de stupeur rivé sur le Parchemin déroulé…

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1) Convalescence Au Paradis 2 / 2 – Acte 4 - Point de vue de Harry

2) Un Dimanche Sous La Neige 1 / 2 – Acte 1 - Point de vue de Severus

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