Hello à toutes, beaucoup d'impatience pour ce chapitre !

Mais je ne suis pas sûre qu'il sera à la hauteur de vos attentes haha.

Pour info, je serai à New York la semaine prochaine. Ironie de la situation, j'y serai au moment de l'avant-première des Animaux Fantastiques, qui elle a lieu à Paris XD. Je me console en me disant que je vais quand même voir The Cursed Child, pour la deuxième fois (la première fois était à Londres)... Oui je sais je suis cinglée. L'histoire n'est pas géniale, mais la mise en scène est tellement exceptionnelle que la pièce vaut vraiment le coup d'être revue !

Bref, tout ça pour dire que je vais essayer de tout préparer pour ne plus avoir qu'à faire un clic pour poster le chapitre 54. Mais dans l'éventualité où je n'aurais pas le temps de le faire, il est possible qu'il n'y ait pas de chapitre. Dans ce cas-là j'en posterai deux la semaine suivante pour me faire pardonner, promis !

Place à la lecture !


Chapitre 53 : La lâcheté

« Je-je… » je bloquai sur les mots alors que mon cœur battait furieusement contre mes cotes. « Je ne sais pas – je dois y aller, » bégayai-je avant de me précipiter loin de lui. Je passai près de Remus, qui devait avoir remarqué mon air stressé et effrayé. Mais il ne dit pas un seul mot alors que je fonçai vers les escaliers, trébuchant à chaque marche.

À quoi est-ce que je pensais ? je me le demandais encore et encore. J'ouvris la porte du dortoir et je fus rassurée de le trouver vide. J'allais me cognai la tête contre le mur le plus près. La douleur aida mon cœur à ralentir.

Pourquoi est-ce que j'étais si lâche ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas juste lui dire ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas montrer le courage de Gryffondor que j'étais supposée posséder ?

Je ne méritai pas d'être à Gryffondor, réalisai-je alors que je m'avachissais sur mon lit. J'essayai d'étouffer mes pensées dans mon oreiller, mais mon esprit continuait à s'agiter avec des réflexions déprimantes.

Se pouvait-il que le choixpeau ait fait une erreur ? Je repensais à ce que le chapeau m'avait dit lors de ma première année. Ma mémoire était floue, mais je me souvenais des quelques mots de son choix. Quelque chose au sujet des amis, de la vérité et de l'honnêteté. Mais ça ressemblait plus à quelqu'un qui aurait été réparti à Poufsouffle. Qu'avait-il dit quand il avait décidé de m'envoyer à Gryffondor.

Je ne pouvais même pas m'en souvenir.

Il avait sans doute fait une erreur. Il avait définitivement voulu dire Poufsouffle.

J'étais tellement lâche. J'aurais dû lui dire. Mais si je l'avais dit à Sirius, qu'aurait-il répondu ?

« Oh, c'est super Ivy. Mais tu es la copine de Remus. » ou « Eh bien, tu es simplement une fille très timide et banale. Je ne t'aime même pas de cette façon. »

Je serrai les paupières et me frappai avec mon oreiller. J'étais peut-être une lâche mais dire à Sirius un mensonge aurait été un meilleure choix.

Si je lui avais dit la vérité, la querelle entre Remus et moi se serait aggravée. Sirius aurait été impliqué et il aurait essayé de régler ça à sa manière, et ça aurait été catastrophique.

Mes pensées devenaient désagréables. J'arrêtai de me frapper avec l'oreiller et roulai sur le côté.

Sirius voudrait une vraie réponse bientôt. Je grognai haut et fort à cette pensée. Je roulai au bord de mon lit pour observer le sol.

Mon journal était là, attendant innocemment que je m'en empare. Je me glissai hors de mon lit et atterris maladroitement sur le sol. Emmêlée dans mes couvertures, j'ouvris mon journal à la dernière page – ce que j'avais écris alors que Sirius dormait.

Elle ne m'est pas vraiment spéciale. Je ne l'aime pas comme ça. Elle m'intrigue juste. Et je pense que je l'intrigue aussi. C'est étrange. Elle a toute mon attention et je ne pense même pas qu'elle le sache.

J'avais décidé qu'Anne aurait l'attention de Sebastian, mais d'une manière différente dont elle le voulait.

Tout comme moi et Sirius.

Et ce serait toujours comme ça. Ce serait toujours deux relations différentes et nous ne nous regarderions jamais les yeux dans les yeux. Nous ne regarderions jamais dans la même direction ensemble.

Ma colère envers Remus dévia alors brièvement vers Sirius. S'il n'avait pas suggéré d'écrire du point de vue de Sebastian, je n'aurais jamais remarqué cet état de fait déprimant. Et je ne l'aurais pas non plus remarqué après la rupture de notre amitié entre Remus et moi.

Et je ne me sentirais pas aussi mal à ce moment-là.

C'était décidé. Je ne quitterai plus jamais le dortoir. Nous étions vendredi – j'avais le droit de me cacher dans mon dortoir pour au moins deux jours.

J'étais inquiète qu'Eleanor se retrouve toute seule, alors qu'en réalité, c'était de moi que j'aurais dû m'inquiéter le plus.


Qui a envie de donner une bonne claque à Ivy pour qu'elle se bouge un peu ?

Laissez-moi vos impressions en commentaire !

Bonne semaine !