Hello à tous !
Après la fin subtilement sadique de la semaine dernière hum-hum... Me revoici avec la suite ! Et sans coupure YEH !
Voilà, je verse une petite larme parce que l'intrigue va peu à peu vous être dévoilée, voilà les premières esquisses de tout ce que fut cette longue fanfiction. Merci beaucoup de me lire et de me donner votre avis.
Un merci encore plus grand à : HermioneM, Stridou, Brune67, FloraFanWinx et SweetyFairy, PouleauPotter !
Je vous embrasse et donnez-moi vos avis ! Bisous!
Chapitre 52 : La dernière trace de Dumbledore
Rufus Scrimgeour se racla la gorge. Il n'était plus seul, un membre du Magenmagot et un juré avaient grimpé à son niveau, suivant la lecture de la lettre par-dessus ses épaules, afin de vérifier l'authenticité de ses propos.
Et enfin, il débuta :
« Monsieur le Ministre,
Cette lettre vous est adressée car je sais posément que vous serez à la tête du procès qui s'ouvrira, afin de juger les actes de nombreux protagonistes dans cette guerre.
Si vous recevez cette lettre, cela signifie que je ne suis plus, et que Fumseck a rempli son travail. Je vous serai obligé de le remercier en lui donnant une chocogrenouille, ce phénix ayant un appétit vorace pour ce genre de friandises.
Avant de débuter un quelconque récit, je m'adresse à vous. Je sais que le personnage en quel la confiance sera la plus remise en question sera Drago Malefoy.
Peu de personnes ont été si intimement liées au Lord. Mais j'assure au prix de mon nom et de toute la confiance que m'ont accordée de nombreuses personnes, que Drago Malefoy nous a sauvés. Il a trahi l'entièreté de son camp, mettant sa vie en péril, me donnant en main les emplacements des horcruxes.
Il est temps de lever le voile. Les horcruxes sont des fragments de l'âme de Voldemort. Il les avait entreposés dans des objets qu'il nous a fallu détruire, sans quoi, nous n'aurions jamais pu aller au bout de cette entreprise. Et nous avions du mal à les dénicher. Drago Malefoy nous a donné leurs emplacements exacts, nous permettant une victoire assurée.
À présent, je vais débuter. Le trente-et-un juillet 1997, Severus Rogue, espion au compte de l'Ordre dans les rangs du Lord, est venu me retrouver, afin de m'annoncer le terrible projet de Lord Voldemort.
Lord Voldemort voyait en Hermione Granger, la candidate idéale au rôle de mère de sa progéniture. Quelles raisons ont poussé cet homme fou à agir de la sorte ? Je l'ignore. Souhaitait-il en faire un horcruxe également ? Achever le mental d'Harry ?
J'ai informé Hermione Granger des risques qu'elle encourait. Elle a été aussitôt démolie, effondrée. Elle savait qu'elle serait traquée et elle voulut se rendre.
Le contenu de notre entretien serait trop long à étaler. Je vous conseille de lui demander le souvenir exact de cette journée, elle est la seule à le détenir. Car ce jour-là, Harry Potter et Ronald Weasley étaient présents – la mémoire d'Harry lui a été effacée, et ne devait lui être rendue que lors de la toute fin, de par son lien entre lui et Voldemort. Je les ai priés tous deux de sortir, car ce que je devais expliquer à Hermione, ne concernait qu'elle. Et j'approuve chacun des actes qu'elle a accomplis et faits.
Car Hermione souhaitait se rendre, et je lui ai demandé de patienter. Je lui ai dit que si elle tardait, Voldemort n'attaquerait certainement pas. Puisqu'il voulait que Drago et Blaise, chargés de mission, convainquent Hermione, et non la forcent ou la capturent.
Aussi, du temps devrait défiler, avant qu'Hermione n'émette une réponse définitive. Ce temps durant lequel, les hostilités seraient moins flamboyantes entre Voldemort et l'Ordre. Un temps propice pour atteindre les horcruxes.
J'expliquais également à Hermione que ce temps nous serait peut-être bénéfique pour convaincre Drago Malefoy de rejoindre notre camp, car il hésitait entre les deux camps.
Hermione accepta à une seule et unique condition. Un Serment Inviolable. Elle craignait que par le fait qu'elle ne se rendait pas dans l'heure à Voldemort, elle soit traquée, qu'Harry et Ron soient pourchassés, ou que même, Drago ou Blaise ne soient punis. Ces deux derniers et elle ne s'appréciaient pas, mais Hermione Granger a une nette tendance à toujours essayer de voir le bon chez les gens. Je soutiens cette qualité, qui nous a permis de sauver Drago, et Blaise.
Ce Serment Inviolable était le suivant : Je jurais que le fait que miss Granger n'aille pas rejoindre le Seigneur des Ténèbres ne mettrait la vie de personne en danger. De ce fait, si je faiblissais, cela signifiait que des gens étaient réellement menacés.
Je savais que le meilleur moyen pour elle d'être sauve, était de rejoindre la cage aux Serpents dès le début. Plus elle serait près des Serpentards, mieux cela se passerait.
Je l'aidais dès le début ; je nommais Drago Malefoy et Hermione Granger préfets-en-chefs, leur attribuaient un appartement privé – ce qui était une première dans l'Histoire de Poudlard –, je leur demandais d'organiser des bals ensemble, et priais les professeurs de les joindre autant que possible, leur disant qu'il fallait que ces deux élèves montrent l'exemple aux autres, en rapprochant les maisons.
Même lors de l'arrêt du Poudlard Express, les deux préfets-en-chef furent priés de conduire les élèves au château en barque. Hagrid n'était pas là, cette année, je l'avais prié de réunir des troupes en France, et de convaincre Madame Maxime de se joindre à nous. Toutefois, j'aurais pu trouver un remplaçant à Drago et Hermione. Mais il fallait les rapprocher.
D'ailleurs, en début d'année, une broutille les opposa. Je les faisais s'écrouler sous une masse de punitions : cela était un moyen infaillible de les rapprocher. Car, je le savais, même si tous l'ignoraient car je l'avais gardé secret, Drago Malefoy allait sauver Hermione. Je l'avais révélé à Hermione, sans lui préciser comment. Il fallait juste qu'elle se rapproche autant que possible de lui : il en allait de la vie d'Hermione.
Je fus moi-même surpris lorsque Drago Malefoy, le premier jour, vint à mon bureau, intégrant l'Ordre. Il avait un bon fond. Même si ses motivations n'étaient peut-être pas tout à fait nobles, à cette époque, j'y voyais un espoir. Il me révélait sa mission ce soir-là, celle qui devait l'amener à convaincre Hermione Granger à porter l'enfant du Lord.
Et alors, c'était l'occasion pour moi de lui afficher un air désinvolte quant à la mission Granger, lui disant que l'on ne pouvait épargner tout le monde. Lui montrant clairement que je la laissais tomber. Au début, il s'en moquait. Et… plus le temps passait, plus il éprouvait de la pitié pour elle, de la compréhension. Il la voyait trahie par tous.
C'était pour moi, un moyen infaillible de savoir ce qu'il ressentait réellement.
Mais Hermione Granger s'était tournée vers la magie noire. Elle en devenait une adepte féroce, s'attelant à la tâche avec ardeur.
Nombreuses personnes me relevaient ce comportement. Severus Rogue me témoignait de la résistance d'Hermione Granger à certaines potions. Minerva McGonagall avait vu des progrès impressionnants en magie, ainsi que ses yeux sombres. Elle le savait aussi.
Tous les professeurs le voyaient, après tout, ils avaient tous participé à la précédente guerre et savaient repérer les érudits de magie noire.
Mais je leur disais de se taire, d'agir comme si de rien n'était, et de toujours plus racoler Drago et Hermione, quitte à leur mettre plus de devoirs, ce qui les obligerait à collaborer, ou encore, à les punir ensemble. Il le fallait.
Or, à la mi-janvier, notre mission sur les horcruxes patinait. Et miss Granger devenait très sensible à la magie-noire. Les émotions fortes la chamboulaient et pouvaient la bousculer, voire lui faire perdre le contrôle.
C'est ce qui arriva. Elle attaqua Blaise Zabini, lui faisant frôler la mort. Elle risquait beaucoup, mais Blaise Zabini la couvrait aussitôt, jurant avoir chuté de son balai.
Harry était très instable, il paniquait, et Ronald Weasley conservait son silence, ainsi que je le lui avais demandé.
Ainsi que le stipulait le Serment Inviolable que j'avais contracté avec Hermione Granger, je faiblissais. À la fin janvier, lorsque Blaise était encore mal, Voldemort était furieux, et de ce fait, les vies de Drago et de Blaise étaient menacées. Je commençais donc à devenir de plus en plus faible.
Hermione s'était calmée, avait levé le pied avec la magie noire, ses yeux étant moins sombres. Elle devait se rapprocher de Drago. De plus, je continuais à me moquer d'elle aux yeux de Drago, qui était en proie à un véritable dilemme : Drago commençait à ressentir quelque chose pour elle.
Aussi, j'accélérais ce processus, et les mettais ensemble lors des rondes. Neuf heures par semaine à marcher ensemble, dans un château était une nouvelle étape. Il fallait que ça marche !
Par exemple, lorsque Drago vint m'annoncer qu'il partirait chez le Lord, le 13 février, pour une soirée spéciale, je lui annonçais froidement que nous ne pourrions rien faire pour empêcher la mission Granger. Je ne pensais qu'à moitié mes mots, mais Drago avait blêmi. Il était mort de peur.
Au bal de la Saint Valentin, je demandais à McGonagall de les cantonner à un rôle où ils seraient seuls. Elle les isolait, les poussant à passer cette soirée, seuls, loin de tout.
Peu après, Drago tomba de son balai et prit la foudre de plein fouet. Quelques jours plus tard, Hermione provoquait Harry afin qu'il lui lance un sortilège qui l'enverrait à St Mangouste – de ce que j'en ai deviné, car je n'ai plus jamais eu de contacts directs avec Hermione, après ce trente-et-un juillet.
En revenant, Hermione Granger dut répondre à nos questions sur ce qui s'était déroulé entre elle, Harry, Ron, et Ginny. Minerva et Severus l'interrogèrent devant moi.
Hermione fut indifférente et Minerva et Severus virent avec inquiétude qu'elle était presque possédée par la magie noire. Ils m'en parlaient, nerveux, et horrifiés. Je ne disais rien, même si je percevais leur effroi grimper.
Mais j'étais pris par autre chose : nous ne trouvions aucun horcruxe. Et tant que cela n'était pas fait, Hermione avait toujours sa vie en danger.
La pression pesait sur Drago et Blaise. Ils repoussaient la mission, gagnaient du temps… Mais le mois d'avril arrivait, et cela faisait trop longtemps que le Lord patientait. De ce fait, les vies de Drago et de Blaise étaient menacées, et je dépérissais, à cause du Serment Inviolable.
Hermione le voyait. Je ne pouvais la retenir contre son gré, je savais qu'elle irait, si elle estimait que j'étais en danger, moi, ainsi que Blaise et Drago. Elle irait si cela se poursuivait.
Elle refusa la mission lorsque Blaise la lui présenta. Elle espérait ainsi mettre fin à la pression qui sévissait.
Cela fut pire. Voldemort menaça directement Blaise et Drago, leur assurant une mort de sa main. Alors, je pouvais à peine marcher, tout juste lever la baguette. Harry était soucieux. Notre quête piétinait.
Peu après, lors d'un match de Quidditch, je ne pouvais tenir. Je m'évanouissais, et Hermione comprenait.
Dans la journée, elle se rendait. Elle contactait Blaise et Drago, leur disait qu'elle était prête à rencontrer Voldemort.
À cette époque, elle devenait à la fois désespérée, et dangereusement virulente. Elle sentait l'étau se refermer autour d'elle. Mais moi qui ne pouvais l'approcher, ne saurais vous dire autant qu'elle ce qu'elle a ressenti.
Elle se rendait, acceptait de porter l'enfant, d'entrer dans la gueule du loup, seule, avec tout ce que cela impliquait, pour nous.
Entre temps, Drago, avec son rôle d'espion, m'avait prévenu de quelques attaques. Pansy Parkinson avait également rejoint l'Ordre, au mois de Février. Ce fut elle qui empêcha la prise du Ministère, en contactant l'Angleterre toute entière, usant d'un ancien sortilège oublié.
Donc, Hermione se rendit. Je reprenais presque aussitôt mes forces, en quelques heures. Mais j'étais horrifié : car nous n'avions pas les horcruxes, et c'était comme si nous avions perdu.
Alors, quelques heures plus tard, Drago arrivait. Sur un plateau d'argent, il me révélait où se trouvaient les horcruxes manquants, dans les moindres détails. Il renversait le cours entier de cette guerre.
Il nous sauvait.
Avec Harry, on se dépêchait, partant pendant plusieurs jours, récupérant tous les horcruxes. On se hâtait, car si Voldemort voyait au travers des pensées d'Harry, que celui-ci savait pour les horcruxes, et où chacun se trouvait, c'en était fini.
Blaise Zabini avait également rejoint les rangs de l'Ordre. J'apprenais par son biais, ainsi que de celui de Pansy Parkinson, de Drago Malefoy et d'Angelina Kathlins, la prise de Poudlard pour le 10 mai.
Nous avions moins d'un mois pour détruire les horcruxes et nous préparer.
Drago et Hermione ne cessaient de se rapprocher, ce qui était un bon point. J'avais tout mis en œuvre, leur donnant de multiples bals à organiser, demandant au Chevalier du Catogan ce qui se passait, me renseignant auprès d'Angelina (contact entre moi et Hermione), et puis, demandant à Pansy d'aider à cette union par la suite.
Severus s'inquiétait beaucoup pour Drago. Il l'aimait réellement, tel un père. Et Drago était amoureux d'Hermione. Une fois, je me demandais si Severus pourrait se sacrifier, si la vie d'Hermione en dépendait. Après tout, si elle rendait heureux Drago, Severus serait capable de préférer le bonheur de ce couple à son propre bonheur.
Le temps passait. Harry était très mal de la situation d'Hermione, il était furieux de l'avoir laissée aller aux forces du Mal.
À l'heure où je conclus cette lettre, nous sommes le quatre mai, il est très tard, peut-être trois heures du matin, sûrement plus. Harry et moi venons de détruite le dernier horcruxe.
Il ne nous manquera plus que Nagini, le serpent de Voldemort. Il nous reste six jours avant la bataille.
Harry vient de partir annoncer à Ronald Weasley notre avancée. Lorsqu'il reviendra, il faudra que je lui révèle une terrible chose. Il est lui aussi un horcruxe. Il va devoir mourir.
Je viens de lui annoncer ce lourd secret.
Harry est atterré. En même temps… il a l'air déterminé. Peut-être s'est-il toujours douté de cette fin au fond. Je ne pense pas qu'il puisse mourir, seulement une part de lui mourra. Mais je ne le lui dis pas cela, je ne veux pas lui donner de faux espoirs.
Moi-même, je suis déchiré.
Les alarmes du château viennent de se déclencher. Des Patronus des aurors postés autour du château accourent. Nous allons être envahis.
Les centaures cavalent également pour nous prévnir, la forêt Interdite ruisselle de Géants et d'Acromentules.
Voldemort sait que nous l'avons trahi. Il attaque avec une semaine d'avance.
Il est temps de redonner à Harry, le souvenir du trente-et-un juillet, que je lui avais ôté, par précautions.
Je termine là cette lettre. Je la confie à Fumseck, qui devra la remettre à Rufus Scrimgeour si je venais à mourir.
Si vous lisez ces mots, c'est que je ne suis plus.
À Hermione Granger, merci de ton courage. Merci d'avoir toujours voulu voir au-delà des apparences. Malgré ta certitude que les morts résultent de ton inertie, tu as sauvé bien des gens. Tu as sauvé Drago Malefoy. Je l'ignorais, mais en le sauvant, tu nous as tous sauvés, car il a révélé la clef des Horcruxes. Peut-être ne l'emporterons-nous pas, ce soir. Mais une chose est sûre.
L'amour a triomphé. L'amour a vaincu.
À Pansy, à Blaise, à Drago, à tous ceux qui ont tracé un sillon empli d'amitié, et d'entraide… Dites-la vérité et chacun vous acclamera comme les héros que vous êtes. Ne gardez pas ce qu'il y a de bon en vous, dévoilez-le, montrez qui vous êtes au monde magique.
À Harry. J'aurais voulu demeurer à tes côtés plus longtemps. Je sais que tu n'as plus de famille. Mais tu as autour de toi, des amis qui ont tout sacrifié, même s'ils ont dû te mentir. Ils ont tout sacrifié, comme toi, pour le bonheur général. Alors, pardonne-leur. Pardonne-moi.
Je pars en paix. Car, dans tous les cas, l'amour a triomphé.
Albus Dumbledore. »
Durant plusieurs minutes, seul le bruit de centaines de respirations fut audible.
Drago, la tête tourbillonnante, peinait à croire ce qui venait d'être dit. Après le souvenir de Severus qu'il avait vu, quelques jours auparavant, où le professeur de Potions et Dumbledore se révélaient être à la tête de la mission Granger, il découvrait à quel point il avait été mené en bateau.
Au fond, il ignorait s'il devait s'en réjouir ou pas. Le sang cognait contre ses tempes, et trop de révélations l'abrutissaient sur son siège.
Le seul tourment qui persistait à le hanter, était de savoir ce qu'allait dire Hermione. Il n'osait imaginer le rôle qu'on lui avait demandé de jouer.
Ainsi, elle était au courant depuis le début de cette mission ? Elle les avait laissé l'approcher sans crier gare, mais en adoptant un comportement totalement… normal ?
Qui avait-elle été ? L'espionne de Dumbledore, l'amante de Drago, la complice du Lord ? Qui ?
-Malefoy ? murmura Harry.
Un brouhaha s'était levé, alors que des commentaires agitaient la salle entière. Les journalistes, dans un coin, ne perdaient aucune miette croustillante de la seconde partie du procès.
-Je sais que tout cela est dur à admettre pour toi, reprit Harry. Mais je me rappelle l'expression d'Hermione… Et les dires de Dumbledore valident ce qu'il s'est passé ce jour-là. Déjà, le trente-et-un juillet, elle était prête à se rendre, pour vous épargner, toi et Blaise.
-Potter, je… tu ne peux…
-Malefoy, respire, ordonna Harry. Si Hermione n'avait pas été authentique avec toi durant l'année, de ce que je connais d'elle, elle a été sincère après la bataille, lorsque vous dansiez. Arrête de te tracasser.
Drago détourna son visage, fichant ses iris gris dans le dallage blanc de la scène.
-Et puis, elle a porté ton enfant, ajouta Luna d'une voix légère. Elle aurait très bien pu ne pas être enceinte du tout. Elle a préféré prendre le risque avec toi.
-Luna a raison, c'est une preuve magnifique, approuva Ginny, assise à gauche d'Harry.
Mais Drago n'avait pas la tête à discuter, à débattre, à ergoter… Surtout que Hausten se tenait au milieu d'eux.
La séance fut levée pour une vingtaine de minutes. Drago s'absenta, quittant la salle, seul, portant sur ses épaules, le lourd poids de la vérité.
Qu'allait révéler Hermione ? Et Pansy ? Pansy, son amie, avait dû tenir un sacré rôle.
Drago commençait à appréhender leurs arrestations, et l'inertie d'Hermione. Pas étonnant qu'elle se soit laissé entrainer… Mais avec de tels questionnements sur le dos, les accusés n'allaient pas paraitre blancs aux yeux du Magenmagot, mais bien des personnes qui pourraient trahir la société anglaise.
Pour la première fois, Drago se demanda, si les choses tournaient mal, s'il avait réellement envie de se compromettre pour sauver ses amis et Hermione.
Ses pas le guidaient hors du long couloir clair. Malgré le tumulte de ses pensées, il perçut les agressions jaillir de toutes parts, alors que les reporters se lançaient à sa poursuite :
-Monsieur Malefoy ! C'est terrible, vous n'avez été qu'un pion !
-Avez-vous un commentaire à faire ?
-Comment vous sentez-vous ?
-Croyez-vous qu'Hermione Granger a joué un jeu tout le long ?
-Hermione Granger s'est-elle servi de vous pour se protéger ?
-Savez-vous de quoi parlait le professeur Dumbledore quand il disait que vous sauveriez Hermione Granger ?
-Quelle relation avez-vous entretenu avec Hermione Granger ?
-Avez-vous tué ses parents ?
La respiration coincée dans sa gorge, Drago accéléra la cadence, et gagna l'ascenseur au pas de course pratiquement.
Il était seul dans la cage d'acier.
Il renversa son visage en arrière, appuyant son crâne bouillant contre le métal froid, derrière sa nuque. Bon Dieu, il risquait de rendre son âme, durant ce fichu procès. La pièce blanche lui donnait la nausée, les airs suspicieux, inquiets et ceux emplis de sympathie et de pitié attisaient sa défaillance.
Il devait mettre la main au plus vite sur un cognac. Ou quelque chose de bien fort. Afin de, comme lors de la soirée de la Saint Valentin au Manoir Malefoy, reprendre une chaleur qu'il n'exsudait plus, vrillé d'un grand froid.
Hermione. Avait-elle joué la comédie tout le long ?
Non, il refusait d'y croire. Elle l'aimait. Dumbledore ne l'avait jamais poussée à jouer à ce jeu. Elle aurait pu être simplement une conquête… Comme Angelina Kathlins. Pourquoi la cousine d'Hermione avait-elle été son amante durant plusieurs semaines ? Quel rapport y avait-il ?
Drago atteignit le Hall, où une buvette siégeait. Déclinant sa carte d'identité, prouvant ainsi sa majorité, il acheta trois verres de cognac. Un pour la route. Un pour là-bas. Et un pour Potter qui allait aussi en avoir besoin. On apprenait pas tous les jours que son mentor était un grand cinglé manipulateur…
Par Salazar, il pensait à Potter et se souciait de lui ! Ces maudits Gryffondors allaient le rendre débile à souhait !
Furieux, Drago déglutit son premier verre d'un trait, jeta le gobelet, et repartit vers les étages inférieurs, sans se soucier des centaines de personnes qui se pressaient autour de lui et le criblaient de questions. Il était plongé dans son monde, prêtant seulement oreille à l'écho effréné de son pouls affolé.
Dans tous les cas, il aurait les réponses sur Hermione. Elle passerait vite sous veritaserum.
Drago avala le second verre en atteignant l'ascenseur. Cette fois, la cabine croulait sous le nombre d'occupants, et il se tassa dans un coin, accablé de l'odeur de transpiration d'un homme grassouillet, et du parfum trop sucré d'une grande femme très sèche.
Lorsqu'il put se libérer du cagibi, il se jeta dans le couloir qui menait au Tribunal. L'assemblée de journalistes l'attendaient sagement, et Drago, désespéré, but le troisième verre, destiné à Potter. Tant pis pour lui.
Son souffle s'apaisait, alors que son estomac, vide depuis belle lurette, s'agitait.
Drago écarta précipitamment les reporters, passa à nouveau le bref test des aurors, et gagna le tribunal.
Il rejoignit Harry et Hausten, au premier rang.
Quant à Pansy et Blaise, les salauds ! Ils avaient rejoint l'Ordre depuis belle lurette. Remarque faite que Drago avait été le premier à se rallier à l'Ordre, il n'était pas en position de protester.
Mais Hermione… elle était allée jusqu'à contracter un Serment Inviolable. Y avait-il un maigre espoir qui subsistait ? Un espoir qui lui insufflait qu'elle avait voulu croire en lui ? Alors même que personne n'avait jamais témoigné une telle manifestation de certitude en lui ?
Le claquement sec du marteau de bois contre l'enclume résonna, réduisant à nouveau les conversations.
Scrimgeour annonça l'entrée imminente de l'elfe Dipsy.
Un lent frémissement chaleureux remua Drago.
Scrimgeour poursuivait tout de même, lisant un rapport fourni :
-Des perquisitions ont été effectuées aux habitats des accusés. Nous avons retracé leurs déplacements durant cette année, grâce aux patrouilles d'aurors présents au château, et grâce au Service de Poursuite du Transplanage qui enregistre les déplacements effectués, ainsi qu'au réseau de Cheminée, et au réseau des Portoloins. Leurs comptes Gringotts ont été épluchés, les virements, les transactions et les achats vérifiés. Leurs contacts ont été interpellés, certains ont été appelés à témoigner, afin de contribuer aux propos que révèleront les accusés.
Drago mordit sa lèvre et sa salive se coinça dans sa gorge. Il avait plus que jamais, l'impression que son cœur allait arrêter de battre. Et l'alcool qui enflammait ses veines, le rassérénait, contrebalançant cet étrange sentiment.
-L'influence du veritaserum empêchera le mensonge, ainsi, l'ensemble des accusés restants vont se présenter uniment. Nous allons les confronter afin de croiser leurs déclarations.
Scrimegeour menait le jugement d'une poigne de fer. Le Magenmagot et les jurés tirés au sort parmi la population anglaise demeuraient silencieux, observant le Ministre poursuivre ses démarches.
Le cœur de Drago eut un raté. Hermione allait arriver. Hermione. Hermione.
-Putain, souffla Harry, à ses côtés, comme ressentant le même pressentiment.
-À partir de maintenant, je vous conseille d'ouvrir vos oreilles, chuchota Hausten, se rappelant à eux. Chaque détail sera décisif. Car je n'interviendrai qu'à la délibération du Magenmagot et des jurés. Mon intervention sera sans appel, et si vous ne vous souvenez pas de chacune des paroles des accusés, vous pouvez leur dire Adieu.
Harry et Drago quittèrent aussitôt leurs nuages, et se penchèrent vers l'avant, tournés vers la porte gardée par les aurors.
-Vous n'agirez pas avant ? répéta Harry, sceptique.
-Eventuellement, si les témoins ne sont pas entendus à leur juste valeur. Mais c'est au dernier acte que se déroulera le véritable spectacle, murmura Hausten. Les jurés sont deux fois plus nombreux que le Magenmagot. C'est les jurés que Rufus va tacher de convaincre de la culpabilité des accusés.
-Comment ? hésita Harry.
-Au travers des questions qu'il va poser aux témoins. Il va les influencer de manière à guider la pensée publique.
-Et alors, que faites-vous ? reprit Drago, fiévreux.
-Eh bien… Je vais demander comment ont été sélectionnés les jurés.
-Et ?
-Et bien, comme le Ministère n'est pas très organisé, ainsi que me l'ont révélé certains contacts, ils ont perdu les feuilles.
-Et ? réitéra Drago, tremblant.
-Vous le saurez plus tard, sourit Hausten, lissant sa moustache entre son pouce et son index. Croyez-moi… je tiens fort à cette miniature du temple de Salomon.
Drago tira un sourire en coin. Puis, son cœur tomba dans sa poitrine.
Angelina Kathlins venait de passer la porte qui s'était ouverte, dans le silence le plus total.
Drago eut juste le temps de se retourner, afin de concerter que les témoins que lui et Harry avaient réunis, étaient tous présents. Ils les avaient réquisitionnés d'eux-mêmes, se doutant que Rufus était capable de rallier des témoins qu'il aurait influencés, ou qui ne portaient pas eux-mêmes les accusés dans leurs cœurs. Tout cela demeurait assez vague, puisque les témoins pourraient être soumis au veritaserum, si le Magenmagot le leur proposait et s'ils acceptaient.
Les témoins foisonnaient. Les Weasley restants, Molly, Ginny, les jumeaux et Charlie, McGonagall, Shacklebolt, le professeur Chourave, la grand-mère de Neville, Luna, Hagrid, Madame Maxime, les sœurs Patil, Lavande Brown, Ham et Butcher, des centaures, Andromeda…
Puis, Drago revint vers le centre de l'amphithéâtre. Il survola les silhouettes de Blaise, de Pansy, d'Angelina, de Dipsy, de Ronald Weasley et… il percuta deux iris chocolat flamboyants, qui ne voyaient que lui.
Chancelant, il se dressa sur ses jambes, se pencha vers elle. À la périphérie de sa vision, il entrevit des aurors se rapprocher de lui.
Mais il s'en moquait. Plus rien n'importait. Elle, juste elle, ses cheveux tirés en arrière en une natte sage, son visage clair, son corps menu caché par un chemisier et une jupe simples, si solennelle et si elle, qu'il croyait percevoir son parfum vanille flotter jusqu'à lui.
L'espace d'un instant, il se demanda pourquoi il ne tirait pas sa baguette, il attrapait Hermione, et puis, il faisait exploser le ministère, et ils partaient.
L'espace d'un instant, il se perdit dans l'ambre de ses prunelles, il s'abîma dans l'amour dont ils ruisselaient, dans tout ce qu'ils témoignaient et qu'ils s'étaient dits en silence durant l'année.
La solitude, la détresse, la peur.
L'espace d'un instant, il n'y eut tout simplement plus qu'elle. La femme de dix-sept ans dont il était amoureux, avec laquelle il avait survolé un lac, celle qui l'avait sauvé à St Mangouste, celle qui le faisait tourner comme un lion en cage depuis des mois.
Et puis… Et puis l'instant fut brisé. Le contact fut rompu, Hermione prit place dans un siège, ses chevilles et ses poignets ligotés par des liens magiques.
Drago effectua un pas en arrière, le sang figé dans ses veines, la tête lui tournant, et il heurta le siège, le faisant basculer. Il s'effondra dans son fauteuil, sans lâcher Hermione des yeux.
Juste elle.
-Malefoy, la Terre appelle Malefoy, marmonna Harry. T'es vraiment in love, c'est presque dérangeant que tu la fixes ainsi…
-La ferme, Potter, grinça Drago en clignant des yeux.
-Enfin quelque chose de sensé ! Tu sais que tout le monde t'a regardé ?
-J'm'en fous Potter, claqua Drago.
Il prit le temps de détailler Pansy et Blaise. Ils paraissaient bien se porter. D'ailleurs, le métis ne portait aucune trace des blessures que lui avait laissées le sort, lors de la bataille. Béat, le métis ne décrochait plus son attention de Luna, la lorgnant sans vergogne.
Pansy s'était installée près du Weasley. Ils se détaillaient en silence, s'apaisant certainement de leurs présences mutuelles. Drago en vint presque à regretter de ne pas avoir été également interpelé, afin de pouvoir soutenir Hermione comme il l'eût fallu.
Mais il chassa cette pensée ; peut-être que par ses actions, il avait déniché un avocat apte à les aider à sortir leurs amis de ce bourbier.
-Pourquoi ont-ils les mains et les pieds ligotés ? demanda Harry à Hausten.
-Cela n'est pas une procédure courante, accorda Hausten. Mais on le fait lorsque les accusés sont soupçonnés d'un meurtre ou d'être capables d'effectuer de la magie sans baguettes… Ces liens sont magiques, ils désactivent l'afflux d'hormones magiques dans les mains.
Les aurors s'agitaient au niveau du coffre dont ils avaient tiré la lettre, peu auparavant. Ils en extirpèrent une fiole, et l'un d'eux s'en saisit. Il se mit au niveau de Rufus Scrimgeour, portant la fiole haut, afin que chacun puisse la distinguer et que rien ne puisse l'atteindre sans avoir été intercepté par les deux mille personnes présentes.
Un expert en potions, mandé et assermenté, se présenta et examina la potion. Il s'agissait d'une simple mesure dans le cas où le veritaserum aurait été falsifié.
Harry songea qu'il n'aurait de ce fait servi à rien de truquer le veritaserum. Ou alors, il aurait fallu aussi convenir d'un arrangement avec l'expert en potions… Et Harry se doutait qu'il n'aurait pas été aussi simple de corrompre le ministère entier.
Justement, l'expert approuvait la potion d'un hochement de tête, et l'on conduisait la fiole jusqu'à l'unique elfe de la salle, Dipsy.
Elle était minuscule dans son fauteuil, et ses gros yeux globuleux survolaient la pièce, paniqués.
Elle entrouvrit ses lèvres, et l'auror y déversa le contenu de la fiole.
Rufus entama aussitôt :
-Quel est ton nom ?
-Dipsy.
-Quelle famille sers-tu ?
-Celle des Malefoy.
-Depuis combien de temps ?
-Depuis que je suis née. Ma mère les servait déjà.
Les questions s'enchainaient, ainsi que leurs réponses, que la plume à papote retranscrivait à toute allure.
-Qu'as-tu fait depuis le trente-et-un juillet ?
-J'ai obéi aux ordres de Narcissa et Lucius Malefoy.
Dipsy avait été déjà interrogée, les trois jours précédents. En tant qu'elfe du manoir Malefoy, elle avait pu révéler des actions que certains avaient tenté de celer. Elle avait été longuement écoutée en tant que témoin, aussi, de nombreuses questions furent évitées.
-Quelles ont été tes relations avec les accusés qui t'entourent ?
-Je ne connaissais pas Angelina Kathlins ni Ronald Weasley. Je connais Monsieur Zabini, l'ami de mon jeune maitre Malefoy. J'étais en contact avec Pansy Parkinson pour deux raisons.
-Quelles sont-elles ? lâcha Rufus.
-Narcissa Malefoy m'a chargée d'une mission avant son décès. Je devais faire découvrir certaines circonstances de son décès au jeune Drago Malefoy, et l'aider à se séparer du… du maitre de mon maitre.
-Voldemort ?
-O-oui. Et Pansy Parkinson m'a aidée.
-La seconde raison de ta liaison avec Pansy Parkinson, demanda Scrimgeour.
-Je lui révélais les décisions et le contenu des réunions des mangemorts. Ainsi, elle les transmettait à l'Ordre.
Drago, blême, fixait son amie. Il avait du mal à refreiner une lueur fière dans ses yeux. Il ne parvenait à croire que la jolie brune ait ainsi agi avec son elfe… C'était pour cela, alors, que Pansy s'était tant amusée de l'échec de Voldemort, quant à infiltrer le ministère. C'était elle qui l'avait coursé.
-Il ne lui pose pas la question de savoir en quoi Pansy a aidé l'elfe ? murmura Drago à Hausten.
-Les questions sont influencées, railla Hausten avec un sourire en coin. Moins les protagonistes paraitront nobles, et moins ils déclencheront l'empathie, moins on protestera lors des condamnations.
-Et il n'y a pas moyen d'intervenir ?
-À moins d'être un juré ou un membre de la famille. Eventuellement, un témoin pourrait revenir dessus, mais…
Drago s'était déjà levé, se campant sur ses jambes. Il perçut l'attention des accusés, puis de la salle entière, pivoter vers lui.
-Je regrette, monsieur Malefoy, mais seuls les membres de la famille peuvent se mêler de cet entretien, renvoya aussitôt Rufus qui n'allait pas se laisser marcher sur les pieds à chaque fois.
-Pansy Parkinson est ma cousine éloignée par alliance, selon un arbre généalogique récemment mis sur pied.
Il fallait compter sur les sangs-pur pour lier toutes les familles… Et une récente excursion, bien que brève, au 12 square Grimmauld en compagnie de Potter, lui avait permis de se pencher sur l'arbre généalogique des Black. Il y avait découvert les Parkinson, dans une branche très éloignée.
En quelques minutes, la Commission responsable de relever la parenté entre plusieurs personnes, grâce à des arbres magiques créés à la naissance et mis à jour régulièrement, se présenta, et affirma les propos du blond.
Tentant de ne pas paraitre – trop – goguenard, car il devait lui aussi convaincre la population anglaise, Drago amorça :
-Je peux donc poser une question ?
-En effet, souffla Rufus Scrimgeour, en le fusillant du regard.
-Je voudrais savoir en quoi Pansy Parkinson a aidé l'elfe.
Les yeux verts de Pansy brillèrent un instant en direction de Drago.
-Lors de la réunion de la Saint Valentin organisée par le Lord au manoir Malefoy, j'ai tenté la réalisation d'une potion, expliqua l'elfe. Je l'ai ratée. Elle était censée faire confondre la vérité et un fait omis à une personne. Dans ce but, la potion peut avoir de nombreux effets, afin de remplir la mission qui lui est attribuée… Aussi, mon maitre, le jeune Malefoy n'a pas vu la vérité, il n'a pas pu voir…
Le sortilège de Narcissa fonctionnait encore sur l'elfe, l'empêchant d'en révéler trop.
-Il n'a pas pu avoir accès à certains secrets de Narcissa Malefoy. Aussi, Pansy l'a appris, et elle m'a aidée à confectionner la seconde potion, qui était parfaite.
Drago hocha lentement sa tête, dévisageant Pansy. Quelle était cette potion ? L'avait-elle donnée à Drago ? Ces deux jours allaient être riches en explications, il le percevait au plus profond de lui.
Lentement, il reprit place. Les interrogations s'enchainèrent, et l'elfe y répondait avec précisions.
En silence, Drago avait tourné ses iris acier vers Hermione. Les paupières mi-closes, elle s'égarait dans ses songes.
Il eût voulu la rejoindre, la serrer dans ses bras… il était impuissant, obligé de demeurer assis.
Lorsque la séance fut levée, annonçant la pause du midi, les jambes de Drago étaient en coton. Il observa, la gorge nouée, les accusés regagner leurs cellules.
-Malefoy ? appela Potter. Allez, viens. On va se dégourdir un peu.
Le prochain accusé qui serait questionné, serait Ronald Weasley. Et cela, à la mine anxieuse de Ginny, qui tenait la main à Harry, Drago l'appréhendait. Les rôles des accusés laissaient derrière leur passage, une inquiétude folle puisqu'ils avaient été tenus secrets durant plus de neuf mois.
Luna les talonna tous trois, à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les couloirs, gagnant l'ascenseur.
Dans leurs dos, les journalistes se bousculaient, tentaient de les rattraper.
-Monsieur Potter ! Avez-vous eu une liaison avec Miss Parkinson ?
-Monsieur Malefoy, quel effet avez-vous ressenti avec cette potion ?
-Votre elfe est-elle bien traitée ?
-La lettre de Dumbledore vous a-t-elle touché ?
-Qu'avez-vous ressenti aux derniers mots que Dumbledore vous adressait, Monsieur Potter ?
Harry, Drago, Luna et Ginny gagnèrent l'ascenseur et appuyèrent sur le bouton avant que les reporters ne puissent s'y faufiler. Ils laissèrent échapper un soupir commun de soulagement.
Et, l'horreur frappa Drago. De quel goût seraient les questions des envoyés de la Gazette, si Hermione abordait sa relation avec Drago ?
Et surtout… que représentait leur relation aux yeux d'Hermione ? Comment l'aborderait-elle ? De quoi la qualifierait-elle ?
