Tout le monde était assis sur les canapés, mais cette fois; nous étions chez les Zabinni. Tout le monde était tendu comme une corde, et les Vampires toisait les sorciers. Chaque groupe était à l'opposé de la pièce, ils se regardaient en chien de faïence, Tom et moi étions au milieu. J'avais certes déjà entendu parler des tentions entre ces deux classes, mais je ne les savais pas si... Opposante. Cerys et Kyzyl étaient en tête de groupe, ils affrontaient mon Papa et mon frère.

- Quelles chaleureuses retrouvailles ! Papa, veuillez vous asseoir, mes buveurs de sang ne vous attaqueront pas, tant que je ne leur dis pas, ils ne tueront personne. A part leur nourriture, bien sûr. Tom, tu pourrais m'aider !
- Ce sont tes hommes, ce sont tes problèmes. Je ne m'attends pas à ce que tu te mêles de mes affaires, aussi je ne le ferais pas non plus.
- Les conseils sont toujours les bienvenus, bougonnai-je.
- D'accord, tu me revaudras cela, n'est ce pas ? Mes Mangemorts, calmez-vous ! Ce sont nos nouveaux effectifs, aussi traitez-les comme il se doit, sinon vous en aurez à répondre devant Lady Voldemort.

Alors, tous les hommes s'assirent des un sublime ensemble, désobéir et à leur Maître et à moi était, effectivement, une très mauvaise idée. Mon élite eut un sourire devant la soumission des autres, ils savaient que jamais je ne leur demanderais d'en faire autant, les seuls ordres que je me permettrais de leur faire étaient au sujet des missions. Au fur et à mesure de la journée, la salle se vida peu à peu, et je demandais à mes Amazones de trouver un endroit où je pourrais créer les quartiers de mes Vampires. Elles me dirigèrent alors vers l'ouest du jardin, près du Zabinni's manor, un espace plat et dégagé, parfait pour une construction. Ce que j'allais faire allait me demander beaucoup d'énergie, Tom n'était pas forcément d'accord, mais comme il le disait, ce sont mes hommes, donc mes responsabilités. Je m'agenouillais, posais mes mains sur le sol et imaginais les nouveaux appartements, je pris une grande respiration et lançais toute ma magie, ma puissance dans mes mains. Je sentis ma mains rencontraient bientôt une surface dure et froide. J'ouvris les yeux et remarquais que l'expansion du manoir s'était vraiment bien déroulé, puis le noir absolu, seulement des voix criant mon nom, et des bras qui me portèrent.
Je ne sentis bientôt plus rien, je ne me réveillais que deux fois dans la nuit, la première je me rendais compte que Tom était en train de s'habiller précipitamment, je lui pris le bras, et je l'entendis chuchotai qu'il m'aimait et que je pouvais me rendormir, il allait bientôt revenir. Confiante, je l'écoutais et me rendormais. La deuxième fois, la lumière avait empli mes yeux, et je poussai un gémissement agacé. Quand j'ouvris les yeux à la recherche de mon amoureux sans le trouver, paniquée, je me redressais sur mon lit, et tout un groupe de Mangemorts m'entouraient, la tête baissée, dont les Jumeaux.

- Lady...
- Fred, appelle-moi Pandore, je te l'ai déjà dit. Personne ne sait où est Tom, par hasard ? Il est parti cette nuit, puis je ne l'ai pas revu.
- Pandore, il y a eu une attaque, cette nuit, votre magie a été détectée et l'Ordre a accouru. Le Maître a refusé que l'on vous réveille, alors il est parti avec vos Vampires et nous...
- Tom m'expliqueras, coupais-je. Mais d'abord je dois savoir où il est.
- Le Maître des Ténèbres est mort, petite Pandore. Le combat a été rude et il y a eu plein de blessé, dont ton frère et ton père, et de mort. Potter l'a prit par derrière alors que le Maître se battait contre Dumbledore. Un Avada, et il nous a quitté.

J'eus un haut-le-coeur, ce n'était pas possible, ils me mentaient tous, Voldemort mourir, c'était un comble. Puis je me souvins des que c'était les Jumeaux qui étaient en face de moi, et je me mis à rire.

- Très drôle, les garçons, nan, sérieusement, où est Tom ? Cela ne m'amuse plus.
- Il est mort, insista Fred les larmes aux yeux.

Une inquiétude sans borne emplit mon coeur, j'étais en nuisette mais peu m'importait, je me levais et courrais jusque dans l'infirmerie, j'ouvris à la volée les portes, j'entendis des personnes hurler de douleur, des médicomages courir partout, du sang coulant sur le carrelage blanc, je cherchai mon amoureux des yeux, et je m'avançais dans la salle, remuant frénétiquement les yeux, puis je trouvai Tom.
Tom. Couché dans son lit, plus blanc que d'habitude, pâleur de craie, pâleur de mort. Mes mains ses posèrent sur son visage, froid, froid comme la glace. Je posais mes lèvres sur les siennes, immuables, immobiles, froides, froides comme la glace. J'attrapais sa main, froide, froide comme la glace. L'homme de ma vie était... Mort.
Une douleur infinie me brisa, je serrais le corps sans vie de celui que je considérais comme mon âme, je le serrais dans l'espoir de le faire revenir, il ne pouvait pas me quitter, pas comme ça.

- Non, non, non. Tom, je t'en prie. (Mes larmes coulèrent) Tom, pas maintenant, pas comme ça. Non, Tom, je ne t'ai pas autorisé à partir. Reviens, je t'en supplie. (Mes jambes cédèrent, je tombais à genoux). Non, Tom. Pitié, s'il te plait, Tom, aie pitié.

Un spasme secoua tout mon corps alors je courus sur le balcon et vomissais tout le sang que mon coeur créait encore, inutilement, on me l'avait pourtant arraché, je ne comprenais pas pourquoi il continuait à y avoir un tambour dans ma poitrine. Des perles de cristal continuaient de rouler sur mes joues. Il m'avait quitté, je l'avais prévu, mais pas dans le bon sens. Il m'avait quitté. Il m'avait menti. Il m'avait dit qu'il reviendrait, il ne l'a pas fait. Alors je lui en voulus, je lui en voulus de m'avoir menti, trompé et de m'avoir quitté.

- Pandore, retournons dans la chambre.
- Bien sûr, Tom. Tu as raison, approuvais-je dans une semi-inconscience. Il faudra penser à laisser des vacances à tes Mangemorts, Tom, sinon, il va y avoir mutinerie.
- Rentrons, Pandore, pleura Tom à mes côtés. Ce n'est pas Tom, c'est George.
- Encore ce boute-en-train, il m'amuse fortement. Molly a de la chance de les avoir.

On me poussa à l'intérieur et je suivis, je retrouvais mes marques dans la chambre que Tom et moi partagions, pourtant il n'y avait aucune trace de lui. Je soulevais les draps, il n'était pas là, dans la salle de bain non plus, le dressing était vide, la bibliothèque de même. J'entendais que des personnes me suivaient, plusieurs fois je leur intimai de me laisser tranquille, pourtant, ils continuaient, sans m'écouter. Quelqu'un entra dans ma chambre, et à pas feutrés, cette personne s'approcha de moi, et me fit asseoir sur le lit. Un bras blanc me serra tendrement, tandis que des cheveux blonds entravaient ma vision, je sentis alors l'odeur de mon grand-père.

- Je connais ta douleur, murmura-t-il. Mais ne te laisse pas abattre...
- Ne me parle pas, Abraxas. Je veux être seule, de plus, je ne sais même pas de quoi, tu parles. Il faut que je trouve Tom, il m'a promit de revenir, et je ne sais pas où il a bien pu aller.
- Pandore, Tom est mort, il est parti, il ne reviendra plus. Il t'a quitté, Pandore.

Alors pour la seconde fois, la douleur me cassa une nouvelle fois, me plonger dans une semi-conscience n'était pas la solution, elle ne me protégeait pas. Alors, la souffrance se changea en vide, un vide immense et irremplaçable. Pas de remède, puisque pas de douleurs. Seulement un précipice ouvert à mes pieds, m'appelant avec tentation. Alors je sautai, je sautais et me détachai du monde où trop de douleurs me guettaient, un sourire mauvais aux lèvres. La vie n'était, qu'à près tout, une suite d'événement plus ou moins désagréable, le bonheur n'est que éphémère.

- Partez, chuchotai-je. Partez, tous, hurlai-je. Personne ne comprend, laissez-moi. Partez.

Mes yeux se fermèrent, je me repliai sur moi-même, et attendis que tout le monde est déserté les lieux. Alors je ne souhaitai qu'une chose, que tout devienne noir, je ne voulais pas que la lumière du jour me touche une nouvelle fois, si Tom était parti, alors une part de moi-même aussi. Quand j'ouvris les yeux, aucune couleur ne filtraient des volets que ma magie avait baissé, les murs s'étaient teints en noir, comme tous les meubles, les objets, peut-être même ma peau l'était-elle, qu'en savais-je; plus rien n'avait d'importance. Même pas moi.
De toutes façons, je n'avais pas le choix : je ne comprenais pas.
Je suis... Seule.