Bonjour chère lectrice et cher lecteur !

Désolée pour ce petit retard, j'ai eut du mal à trouvé l'inspiration pour ce chapitre. Mais c'est chose oublié puisque le voici ! j'espère qu'il vous plaira ! N'hésitez pas à me donner votre avis !

Bonne lecture !


Chapitre quarante-six : La curiosité est toujours un vilain défaut

Loi de protection des héritages :

Dans le cas où l'héritier/l'héritière légitime d'une famille magique (voir liste des familles concerné en annexe), aurait ses droits de succession supprimés à la suite d'une décision du Ministère (mariage, répudiation…), et qu'aucun autre héritier légitime ne se présente sous un an après le décès du chef de famille, les droits de successions se verront rétablie jusqu'à présentation de l'héritier désigné.

C'était le soir de Noël. Dans Godrics Hollow, des chants magiques résonnaient, célébrant la joie, le partage et le bonheur. Sirius les écoutait d'une oreille distraite en remontant la rue qui menait jusqu'à la maison des Potter.

La perte de sa mère, quelques semaines plus tôt, avait eu l'effet bénéfique de voir son amitié avec James rétablie, comme si, en enterrant la vieille Black, les deux hommes avaient enterré leurs différends.

Bien sûr, il restait des non-dit, le sujet « Lucius », par exemple, n'était jamais abordé et il arrivait par moment que les deux amis ne trouvent rien à se dire quelques longues secondes, comme si une gêne nouvelle s'était installée entre eux, mais l'un comme l'autre cherchait à passer outre et à revivre leur amitié comme autrefois.

De toute façon, Sirius ne voulait pas parlé de Lucius. Depuis la mort de sa mère, et la nuit qu'il avait passé à se faire consolé par le blond, une sorte d'équilibre nouveau s'était installé entre les deux hommes. Une sorte de tendresse mutuelle qu'il échangeait timidement.

Non, Lucius n'était pas amoureux. Il était plus tendre, ne repoussait pas Sirius lorsque ce dernier le prenait dans ses bras, et y venait même parfois de lui-même mais, à chaque fois, il finissait par repousser le brun en disant que c'était trop dangereux. Quelque part, cette crainte de Lucius rassurait Sirius : s'il avait peur pour lui, c'était qu'il tenait un peu à lui, non ?

Alors, Sirius ne voulait pas en parler, pas entendre que "Lucius n'est pas humain" ou "qu'il te manipule". Il gardait ce qu'il vivait avec le blond pour lui, le chérissait comme un présent aussi rare que précieux et chaque fois qu'il y pensait, cela lui réchauffait le cœur.

Sirius marqua une pause, le temps pour ses trois chiens, qu'il tenait en laisse d'une main –les animaux étaient trop bien dresser pour nécessiter réellement une laisse, de renifler un buisson pour y faire leurs besoins.

Le jeune homme avait emmené avec lui les trois bêtes à la demande de son époux. Effectivement, un bal était organisé par Abraxas Malfoy et la vision des trois monstres ne pouvait que gâcher la fête ! De plus, Lucius ne l'avait pas dit mais Sirius l'avait bien compris : les invités, enfin surtout un, n'aurait aucun mal à éliminer toute gêne et ces chiens pouvaient en faire partie.

Puis, de toute façon, Lucius n'avait pas que demandé qu'il emmène ces chiens… En y pensant, Sirius baissa les yeux sur le petit paquet de tissu qu'il tenait avec lui. Draco, emmitouflé dans plusieurs couches de vêtement, regardait entour de lui avec de grands yeux curieux.

Quelle n'avait pas été la surprise de Sirius lorsque son mari lui avait demandé d'emmener avec lui son fils, la prunelle de ses yeux, le temps du bal. Le brun frissonna en repensant à la terreur qu'il avait lue dans le regard du jeune père lorsqu'il avait émis l'hypothèse qu'Abraxas profite qu'il soit occupé ailleurs pour lui prendre son fils. Sirius n'avait pas pu dire non. Et même s'il n'en avait pas informé James et Lily, il était persuadé que ça n'allait pas les gêner d'accueillir un bébé le soir de Noël.

Le froid était intense et commençait à s'infiltrer sous ses vêtements. A rester immobile à attendre ses chiens, le jeune homme ne put retenir un frisson et siffla pour que ses chiens le suivent, décider à rejoindre au plus vite la maison des Potter.

Il ne lui fallut que quelques minutes d'une marche active pour atteindre l'entré et légèrement essoufflé –et réchauffé-, il sonna. La porte s'ouvrit presque dans la seconde sur une Lily vêtue d'une robe rouge dont le col, les poignets et le bout de la jupe étaient garnit de fourrure blanche. Un bonnet assorti venait compléter la tenue de mère Noël et Sirius siffla sans réfléchir :

- Wow, Lily, tu es splendide !

La jeune femme rougit au compliment et s'effaça pour le laisser entrer, lui et ses trois chiens. Elle demanda d'ailleurs la raison d'une telle escorte alors que ses bêtes n'avaient jamais quitté le manoir. Le brun hésita à répondre car il ne fallait plus parlé de son époux, mais se rappelant son beau-fils caché dans ses bras, il se lança :

- Il y a un bal au manoir et la présence de mes chiens n'était pas souhaitée… Ni celle-ci, rajouta-t-il en retirant à Draco le surplus de vêtement, le rendant ainsi visible.

- Ho mais ! Quel adorable petit bout de chou ! S'exclama Lily en tendant les bras vers le bébé.

Immédiatement charmé, Draco tendit ces petites mains potelées vers la jeune sorcière en gazouillant. Elle le prit dans ses bras et, avec le naturelle d'une mère aguerrie, entrepris de le faire rire et de le câliner. L'enfant répondit très positivement à ces attentions et le rire attira l'attention des autres personnes présentes dans la maison.

James, qui tenait dans ses bras Harry, s'approcha à son tour, attiré par le bruit alors que Remus restait sur le pas de l'entré, bien conscient qu'il ne devait pas approcher l'enfant –dont le parfum avait aiguillé le loup-garou sur la nature- au risque de déclencher ses pleurs.

- Qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? demanda le père en s'approchant de sa femme. Salut, Sirius, dit-il rapidement en lui serrant la main.

Lily se tourna vers son époux pour lui montrer le bébé qu'elle tenait mais elle ne pensa pas que, voyant sa mère tenir un autre enfant qu'elle, Harry allait mal le prendre. Le petit garçon, choqué, fondit en larme en tendant les bras vers elle, visiblement jaloux.

La réaction de Draco fut immédiate : il fondit en larme à son tour et Sirius se précipita pour le prendre dans ses bras pour le bercer, espérant pouvoir le calmer. Lily quant à elle, se saisit de son fils qu'elle consola d'une voix douce.

- Là, là… c'est finit mon chéri… chut…

Si Harry finit par ce calmé, ce ne fut pas le cas de Draco qui, bien que pleurant moins fort, continua de sangloter en balbutiant des « papa » à outrance. Sirius finit par se pencher sur ses chiens, qui faisaient cercle autour de lui, et cela suffit momentanément à calmer l'enfant.

- Que d'émotion ! railla James, un sourire moqueur sur les lèvres.

- Ouais… il a un doudou dans son sac, avec les chiens, ça devrait le tenir tranquille le reste de la soirée, expliqua Sirius.

- Sauf que tu es venu sans sac, remarqua Lily.

- Sans sac ?!

D'un regard autour de lui, Sirius réalisa que son amie avait parfaitement raison. En y repensant, il se rappela bien des instructions de Lucius sur son contenu et d'avoir posé le sac dans un coin de la chambre mais pas de l'avoir repris.

- Ha ! Quel abruti ! S'écria-t-il. Lucius va me tuer !

- C'est bon, il est encore tôt, le repas n'est pas encore prêt et Peter n'est pas encore là, fit Lily en calant Harry sur une de ses hanches. Elle tendit l'autre bras et, après une hésitation, Sirius lui confia Draco, qu'elle cala de la même façon.

Les deux bébés se regardèrent en chien de faïence mais aucun pleur ne retentit cette fois-ci.

- Oui, tu as le temps d'aller le chercher, fit James. On va s'occuper de ce petit monstre en ton absence.

- Vous êtes sur ?

- Mais oui ! Utilise la cheminé, tu n'en aura que pour quelques minutes !

- Ok, merci ! accepta Sirius en prenant le chemin du salon. S'il pleurs, posez-le parterre, avec les chiens, ça le calmera ! Il les adore !

- Ne t'en fait pas ! ria Lily, on saura gérer !

- Tu vas juste chercher un sac, pas infiltré le manoir de Voldemort ! railla James en glissant un bras dans le dos de sa femme.

Sirius, conscient qu'il était ridicule à s'inquiéter comme ça, acquiesça avant de s'approcher de la cheminée. Un grand feu y brûlait, illuminant et réchauffant la pièce. Le jeune homme saisit une poignée de poudre verte, dans un écrin posé sur le linteau et la jeta dans les flammes, avant d'y entrer en annonçant sa destination.

Il arriva dans le salon habituel du manoir Malfoy qui, une chance pour lui, était désert. Lors d'évènement de la « haute » comme ce bal, les invité venaient en carrosse, pas en cheminette ! Avec un peu de chance, Sirius allait pouvoir aller chercher le sac sans que son époux ne s'en rende compte et ainsi, éviter de passer pour un abruti devant lui !

D'un pas calme, il quitta le salon après s'être assuré qu'il n'y avait personne dans le couloir. De la musique se faisait entendre dans la salle des fêtes, au rez-de-chaussée : les musiciens testaient l'accord de leurs instruments : le bal n'avait pas encore commencé. Sirius déglutit en priant pour que son époux ne soit plus dans la chambre.

Il gagna la porte de la dite pièce et hésita une seconde à l'ouvrir. Il tendit l'oreille mais n'entendit rien au travers du pan de bois. Mais Lucius n'était pas quelqu'un de bruyant alors, cela ne voulait sans doute rien vouloir dire…

Prenant son courage à deux mains, il finit par baisser la poigné et passer la tête dans la chambre. Effectivement, elle était vide. Cela rassura Sirius qui entra en prenant soin de refermé la porte derrière lui.

Le jeune homme fit quelques pas dans la pièce en l'observant. Il lui sembla que quelque chose n'allait pas sans comprendre quoi… Puis son regard se posa sur la porte du dressing, grand ouverte et surtout, sur le pan de mur qui dissimulait normalement l'entrée du second dressing… Pan de mur qui était écarté !

Ne pouvant retenir sa curiosité, Sirius s'approcha d'un pas silencieux, et y jeta un rapide coup d'œil : la pièce était déserte, mais si ses souvenirs étaient bon, et le brun, possédant une mémoire photographique parfaite, savait que c'était le cas, il manquait un élément. Un bustier, lui semblait-il.

Un bruit à la porte de la chambre le fit sursauter et sans réfléchir, il ferma rapidement le dressing sur lui pour se cacher. Juste à temps car les grandes portes de la pièce principale s'étaient ouvertes en grand pour laisser entrer nul autre que son époux.

Son époux dans les bras d'un autre homme occupé à l'embrasser comme s'il n'y avait plus de lendemain. Sirius sentit une pierre tomber dans son estomac devant ce spectacle que l'espace entre les planches de la porte du dressing lui permettait de voir sans problème.

Bien sûr, il avait reconnu Voldemort et s'il savait depuis un moment la nature de la relation qu'il y avait entre le mage noir et son époux, il ne s'attendait pas à pareille démonstration. Il avait bêtement cru qu'il s'agissait d'une relation forcé, que Lucius était contraint d'y prendre part.

Sauf que là, sous ses yeux, Lucius n'était ni contraint, ni forcé. Au contraire, il souriait, répondait aux embrassades passionnées de son maitre avec fougue, sans se retenir de gémir de plaisir. Bien loin de l'image de violence et de dégout que Sirius s'était forgé en imaginant les rencontres entre les deux hommes.

Sirius se força à détourner le regard. Il ne pouvait –ne devait- pas voir ça. Il devait rester calme et silencieux. S'il était découvert maintenant, il était mort, il en avait cruellement conscience et essayait de ce concentrer sur ce fait hautement déprimant, pour ne pas songer à Lucius et à ce qu'il faisait avec Voldemort.

Mais une fois de plus, la curiosité fut plus forte et tant pis s'il était découvert ! Il releva les yeux et s'approcha de la porte pour mieux voir ce qui se passait dans la chambre.

Attention lemon

Les quelques secondes pendant lesquelles il avait détourné le regard avait suffi au couple dans la chambre pour atteindre le lit. Voldemort s'y était assis, tirant Lucius sur lui pour qu'il s'installe de sort à le chevaucher. D'ailleurs, le blond remuait des hanches en gémissant, alors qu'ils s'embrassaient avec toujours plus de passion.

Les mains avides du maléfique sorcier parcouraient le corps frêle du blond, arrachant sans aucune délicatesse, ses vêtements, et il fallut peu de temps pour que Lucius se retrouve presque nu, ne portant que ses sous-vêtements en dentelle, dont le bustier que Sirius avait noté absent plus tôt.

Sans qu'aucune parole ne soit échangée, Lucius se laissa glisser de lui-même sur le sol, et à genoux devant son maitre, entreprit d'écarté les pans de sa robe pour pouvoir le satisfaire de sa bouche. Voldemort ne se retint pas de gémir, levant les yeux au ciel tout en posant ses mains dans la chevelure blonde de son serviteur pour accompagner le langoureux mouvement de va et vient qu'il faisait.

Sirius était cruellement partagé entre sa colère, nourrit par un sentiment amer de trahison, et son désir car, bien que le spectacle soit des plus dérangeant, une chaleur bien connu du jeune homme montait en lui.

Jamais Lucius n'avait été ainsi avec lui, si passionné, si demandeur… Et il n'y avait bien que la menace d'une mort certaine qui le retenait de céder à l'attraction Veelane qui se dégageait de son époux à cet instant.

Cette menace et le sentiment de trahison intense qui lui broyait le cœur : dire qu'il avait vu en Lucius une victime ! La preuve en était que cette situation lui convenait ! se disait-il en ruminant sa colère ! Et qu'ils osent le faire là, dans le lit conjugal ! Pour Sirius, cela avait valeur de profanation !

Lucius devait être doué car il était évident, au râle grave de Voldemort que ce dernier venait d'atteindre la jouissance pourtant, cela ne mit pas fin à l'union, comme l'aurait souhaité Sirius. D'une main ferme dans ses cheveux, Voldemort releva le blond pour qu'il le chevauche à nouveau, s'échangeant encore une fois des baiser avec passion.

Se faisant, les deux amants s'étaient installés mieux sur le matelas, de sorte que Voldemort soit adossé à la tête de lit. Ainsi placé, Lucius tournait le dos à la porte du dressing mais le mage noir, lui, lui faisait face et Sirius se demanda une seconde si une porte de bois qui plus est percée, pouvait tromper un sorcier de l'envergure de Voldemort.

Bien évidemment que non ! Songea Sirius en écarquillant les yeux de peur lorsque son regard croisa les pupilles enflammé de Voldemort. Seulement, au lieu de le tuer d'un Avada, comme s'y attendait le brun, le sorcier maléfique eut un sourire mauvais avant d'approcher sa bouche de l'oreille du blond :

- A qui appartiens-tu, Lucius ?

Ca n'avait été qu'un murmure pourtant, Sirius l'avait parfaitement entendu, les mots portés par la magie noire qui se répandait lentement autour du sorcier.

- A vous, maitre, répondit le Veela en gémissant.

De lui-même, il s'empala sur la longueur dressé de Voldemort, jetant la tête en arrière de plaisir. Entament un lent mouvement de va et viens qui fit grogner son amant, il reprit, d'une voix rendu incertaine par la jouissance proche :

- Rien qu'à vous, pour toujours… Juste vous…

Voldemort eut un autre sourire mauvais, qu'il destinait très clairement à Sirius, et s'en fut trop pour le brun qui recula en titubant, comme s'il avait reçu un coup sur le crâne et se laissa tomber sur le sol du dressing.

Lucius n'était qu'un être perfide et fourbe ! Un traitre qui s'était joué de lui pour l'amadouer ! S'il avait voulu qu'il garde son fils ce soir, ça n'était que pour pouvoir mieux s'envoyer en l'air avec le monstre qui terrorisait le monde sorcier ! Il n'avait rien d'une victime ! Il ne souffrait pas d'être un Veela Déchu ! Pas alors qu'il se donnait à son maitre ainsi, sans pudeur ni retenue ! Comme une vulgaire catin !

Sirius se recouvrit les oreilles pour tenter d'atténuer au maximum les cris de jouissance de son époux mais rien à faire, il ne pouvait les ignorer et ces cris étaient comme du verre pilé dans ses oreilles ! Le seul moyen que le brun trouva pour ne pas devenir fou fut d'entretenir sa colère contre son mari, se disant qu'à sa prochaine rencontre avec lui, il allait lui faire comprendre qu'on ne se foutait pas de lui impunément !

Combien de temps s'écoula avant que le calme ne revienne ? Impossible de le savoir mais finalement, après une éternité, le bruit de la douche tira Sirius de sa torpeur. Avec une hésitation, le brun se redressa et s'approcha de la porte, craignant ce qu'il allait voir sans la chambre.

Le lit défait témoignait des dernières étreintes très certainement mouvementé de Voldemort et de Lucius, mais était totalement vide. Les vêtements des deux hommes étaient répandu dans toute la chambre et des gémissements provenant de la salle d'eau indiquaient qu'ils y étaient tous les deux. Et qu'ils allaient très certainement remettre ça !

Dégouté, Sirius prit son courage à deux mains, quitta le dressing, s'empara du sac de Draco, et quitta la chambre et le manoir au pas de cours, plus dégouté et énervé que jamais !

A suivre…


Alors, qu'en pensez-vous ? Que va faire Sirius lorsqu'il reverra Lucius ? Que devrait-il lui dire ? Comment devrait-il réagir ? N'hésitez pas à donner votre avis ! Ca fait toujours plaisir !

A bientôt pour la suite !

BD