NDA : ce chapitre est exceptionnellement du point de vu de Percy :)
Percy regarda la salle d'attente du cabinet avec un léger pincement au cœur, comme si ne pas revenir ici voulait aussi dire ne plus revoir Perséphone alors qu'il savait que c'était faux, qu'il la reverrait comme avant, quand elle n'était encore qu'une amie de ses parents.
La porte du cabinet s'ouvrit sur Perséphone et le patient qu'elle avait juste avant lui. La brune lui fit un léger signe de main, lui demandant d'attendre quelques instants alors que l'homme s'asseyait sur une chaise en face de lui et que Perséphone refermait la porte de son cabinet.
« Je suis agréablement surprit que tu n'aies rien dit au reste de ta famille et surtout à ton oncle, commença l'homme qui semblait lui aussi aller mieux après ses séances avec Perséphone.
- Ce n'est pas à moi de leur dire, répondit Percy en haussant les épaules.
- Je te remercie quand même Percy, continua Daniel dit Monsieur D. J'apprécie.
- De rien. »
Le jeune homme tenta de ne pas sourire, lui aussi agréablement surprit par l'appellation que venait d'utiliser le patron du Dionysos. La dernière fois qu'il l'avait appelé par son prénom, il devait avoir trois ans, puis Percy s'était transformé en Peter Junior puis en Parker. Il n'avait jamais vraiment comprit pourquoi.
« Percy ? fit la voix chantonnante de Perséphone. Tu viens ?
- J'arrive, répondit Percy en se levant. Monsieur D., salua-t-il.
- Parker. »
Le brun sourit, on ne changeait pas les bonnes habitudes. Percy arriva dans le cabinet et alla directement s'asseoir sans attendre qu'on l'y invite, s'installant confortablement dans le vieux fauteuil en cuir, croisant les jambes et fixant le plafond.
« Tu vas bien ?
- Je suis un peu triste que ce soit notre dernier rendez-vous.
- Tu sais que tu peux revenir quand tu veux mon grand, j'aurai toujours un créneau pour toi, sourit la psychologue avec tendresse.
- Merci…
- Alors, racontes-moi ! s'excita-t-elle. Et ta belle blonde ?
- On est ensemble. Officiellement, mais tu dois le savoir, ricana Percy en fixant le journal people sur lequel le baiser échangé avec Annabeth faisait la une.
- Peut-être mais je préfère entendre ça de ta bouche. Et donc ?
- Donc… Je suis aller chez elle mais y'avait ce gars, ce livreur de pizza et ils étaient beaucoup trop… proche… Et puis Grover allait arriver, c'était pas le bon timing. Je suis repartie.
- Percy ! s'écria la brune.
- C'est pas terminé ! Laisse-moi raconter.
- Très bien, très bien.
- Bon, le lendemain, elle est passé à la maison quand Clarisse partait. Elle m'a crié dessus et j'avoue que je l'avais sacrement mérité. Et je lui ai demandé.
- De sortir avec toi ? Pendant une dispute ?
- Non, rigola Percy. Je lui ai demandé si je pouvais l'embrasser.
- Oh mon dieu, fit Perséphone en posant ses mains sur sa bouche. C'est tellement…
- Nul ? Niais ? s'inquiéta le jeune homme.
- Absolument adorable et romantique. Continues.
- Euh… Ok… Enfin bref, je lui ai demandé, elle a dit oui, on s'est embrassé. C'était… Wow. Je crois que je pourrais vendre mon âme au diable rien que pour l'embrasser de nouveau, soupira Percy perdu dans ses pensées.
- Je vois ça, se moqua la brune.
- Tu ne sais pas, tu ne peux rien dire, tenta de se défendre le garçon.
- Donc vous avez mit les choses à plats.
- Oui, et puis je l'ai emmené au restaurant et à mon entraînement. Le restaurant c'était pour "officialisé", fit Percy en imitant les guillemets avec ses doigts. Mais dans ma tête c'était déjà officiel.
- Je pense que c'était bien de faire ça, sourit Perséphone. Au cas où dans la sienne ça ne l'était pas.
- J'ai pensé la même chose.
- Et ton entraînement ?
- Super ! sourit Percy. Les médecins avaient dit que j'étais guéris mais j'avais cette angoisse de ne plus bien nager et de… Je ne sais pas… Être mauvais ? Avoir mal aussi.
- Tu as eu mal ?
- Non.
- Tu étais mauvais ?
- Non, sourit Percy.
- Et ?
- Je reprends les entraînements pour les Jeux.
- Ta chérie est au courant ? demanda la psychologue.
- Je vais lui en parler. Mais m'entraîner ne veut pas dire être sélectionné, alors on en est pas encore à là.
- Et vous en êtes où ? »
La question resta en suspend quelques secondes avant que Percy ne se redresse pour venir croiser ses mains sur ses genoux.
« Je suis confiant pour l'avenir. Je sais que ça peut paraître prématuré pour une relation qui vient de commencer et qui commence de manière légèrement chaotique mais j'ai envie de construire quelque chose avec elle. Sur le long terme. J'espère vraiment que ça va marcher parce que je l'aime vraiment beaucoup, rougit le brun.
- Et elle le sait ? demanda Perséphone d'une voix douce.
- Je crois ? hésita Percy.
- Tu devrais lui dire Percy, on doit toujours dire aux gens qu'on aime qu'on les aime. Parce que parfois on se retrouve sans plus aucune occasion de leur dire et ça nous blesse profondément. »
Percy fixa son regard dans celui chocolat aux reflets dorés de la femme à la peau foncée, trouvant que sa voix avait été trop émouvante pour un conseil de professionnel à son patient. Percy la regarda pour la première fois depuis un an comme l'ami de famille qu'elle était et non plus comme sa psychologue, se leva et vint la prendre dans ses bras.
« Merci Perséphone. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi.
- C'est mon travail Percy.
- Peut-être mais tu aurais pu refuser quand ma mère t'a demandé.
- J'aurais pu, en effet.
- Merci, souffla de nouveau Percy en la serrant encore une fois contre lui. »
Perséphone ne répondit pas mais le serra en retour, et ils s'écartèrent l'un de l'autre qu'après une longue étreinte. La psychologue avait les larmes aux yeux et elle se permit d'embrasser la joue de Percy comme elle le faisait lorsqu'il était encore qu'un petit garçon.
« La séance est terminée, souffla-t-elle.
- On se voit à Thanksgiving ?
- Évidemment. »
Percy sourit et sortit du cabinet en remettant son blouson, souriant de plus bel lorsqu'il vit qu'Annabeth l'attendait comme prévu devant l'immeuble, son téléphone collée à son oreille.
« Oui Papa, je passerais la semaine prochaine. … Évidemment. … Je demanderais à Maman mais je ne pense pas. »
Percy n'écouta pas la suite, trop obnubilé par le mouvement des cheveux de sa copine qui volaient avec le vent, trop obnubilé par cette obsession qu'elle avait de frotter le bout de son nez avec son index comme un petit chat, trop obnubilé par ses lèvres qui se mouvaient à chaque mots qu'elle prononçait. Elle était tout bonnement magnifique et il avait du mal à se dire qu'elle était là pour lui. Un claquement de doigt le fit revenir sur terre.
« Tu étais partis où ? s'amusa la blonde.
- Je me disais qu'on pourrait rejoindre les autres ce soir au Half-Blood, fit Percy en lui prenant la main, entrelaçant leurs doigts.
- Ça serait sympa, oui. »
Percy la regarda marcher à ses côtés, le regard rivé droit devant elle, le bout du nez rouge à cause de vent frais et le regard brillant. Ses yeux gris qui l'avaient séduis dès le premier jour reflétaient un bonheur que Percy espérait en être la cause principale.
« Annabeth ?
- Mmh ?
- Je t'aime. »
La jeune femme se tourna vivement vers lui, s'arrêtant au milieu de la rue pour lui faire face alors que leurs joues se coloraient de rouge. Percy baissa les yeux vers leurs mains entrelacées soudainement beaucoup moins sûr de lui, mais la petite main de la blonde se posa sur sa joue et elle l'obligea à relever les yeux vers elle.
« Je t'aime aussi.
- Je… Vraiment ? s'étonna-t-il. Tu ne trouves pas ça trop rapide ?
- Si. Mais j'ai eu le temps de réfléchir à mes sentiments et je sûre de moi. Je t'aime. Peut-être pas d'un amour inconditionnel, mais assez pour te le dire. »
Percy la tira vers lui et vint poser doucement ses lèvres contre celles d'Annabeth, comme ça, en plein milieu de New York. Et c'est là, sur le trottoir new-yorkais, que Percy se promit une chose : prendre soin d'elle jusqu'à la fin.
FIN.
