Je suis de retour! Oui, je suis revenue et avec la suite et fin de l'histoire!
Commençons par vos coms : merci à vous! Je vous avouerai que tout le temps où j'ai continué la fic, j'ai eu peur qu'à mon retour je découvre que vous n'aimiez pas ou qu'il y en ai très peu. Encore merci!
Vigicia : T'as un compte, alors? Bienvenue! Tu vas savoir si c'est un garçon ou une fille d'ici peu. Patience.
Al00 : Prière de ne pas attenter à la santé physique et mentale de l'auteur pour avoir des chapitres. Et je ne suis pas suicidaire, Tony par contre...
Ayahne : Tant mieux. Dis, tu me feras une review un peu plus longue pour la fin, hein!
PBG : Vive le TBC!
Lady A : La voilà la suite!
Syndra : Autre solution : tu tortures les autres auteurs au lieu de moi.
Diab : Tu as rattrapé tout ton retard de reviews, je t'adule! La médaille, non. D'autres problèmes par contre...
Choka : Toi aussi, tu as rattrapé tout ton retard, merci! Je n'ai pas compris la blague (ça vaut peut-être mieux, non?) et j'étais morte de rire en lisant tes reviews, surtout la dernière. Je t'adore!
Donc voilà la suite et fin de cette histoire, j'espère vraiment que vous l'apprécierez.
J'avoue être plus inquiète pour ce chapitre et ce qui suit que tout ce que j'ai écrit jusque là. Je tente un truc, si ça plait pas...
Pour tous ceux qui ne sont pas Tiva, je sais que ce sera le cas, mais vous vous doutiez bien que j'en mettrais un peu plus que ça à un moment, non?
Enfin, bonne lecture!
AIPM : Tenez bon, nous vaincrons, ensemble publions!
Chapitre 52 - Inoubliable
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Emmitouflé dans les couvertures, Tony attend patiemment que ses amis aient fini de s'installer. Malgré ses suppliques, il n'a pas pu échapper à l'hôpital. Il se trouve assis sur le lit aux draps blancs sans possibilité de s'enfuir.
Les autres s'installent sur les chaises qu'ils ont déniché. Décidée à fêter dignement son sauvetage, le retour de Tim et Noël, Abby a été chercher chez lui ce qu'il a préparé pour déjeuner, accompagnée de Ziva. Les médecins peuvent toujours courir pour les foutre dehors ou les priver de ce repas de fête.
Il se félicite de plusieurs choses alors qu'il avale une nouvelle bouchée. D'abord McGee raconte l'histoire. Il n'a pas à le faire et il ne va pas s'en plaindre. Toujours frigorifié, contrairement au bleu dont la trempette a été rapide, il ne se sent pas de se lancer dans un long récit. Manger l'empêche aussi de parler et il évite ainsi de répondre aux questions embarrassantes. Enfin, comme il a encore -mais est-ce utile de le préciser?- failli y passer, personne ne lui passe de savon pour ce qu'il a fait.
Ils terminent le dessert, une bûche au chocolat qu'il a la fierté d'avoir fait lui-même, sans qu'on lui ait posé une seule question. Évidemment, sa tranquillité ne pouvait durer. Un regard de Gibbs pour sa personne le lui fait comprendre. Dès que le patron est de retour avec les cafés, c'est son tour de parler.
Tim veut d'abord savoir comment il s'est retrouvé sous l'eau. Il explique calmement ce qui lui est arrivé, résumant en à peine une phrase le passage où il a fait office de punchingball. Vient ensuite le moment où il s'est retrouvé prisonnier du Potomac.
- J'étais un peu sonné, mais l'eau glacée m'a tout de suite réveillé, raconte-t-il. J'ai eu du mal à attraper mon portable et ensuite j'ai essayé de t'appeler le bleu. Le problème, c'est qu'il a pas trop aimé l'eau. Je n'ai pas réussi.
- Où t'es venu l'idée de la roue de secours? demande son ami. Le film Le Transporteur?
- J'étais allongé dessus et à deux doigts de me noyer. Crois-moi, j'ai pas pensé à un seul film, juste au fait que j'avais besoin d'air et qu'il y en avait dedans.
- Je ne connais pas ce film, dit Ducky.
- C'est avec Jason Statham, explique Ziva. Il y en a plusieurs. C'est un homme chargé de transporter toutes sortes de choses dans sa voiture. Dans celui auquel on fait référence, le personnage qu'il incarne se retrouve coincé sous l'eau.
- Il ne peut pas s'éloigner de son véhicule ou le bracelet qu'il porte explose et c'est la mort assurée, continue McGee sans laisser le temps à Tony de le faire. Lorsque sa voiture se retrouve dans le fleuve, il doit trouver une solution pour la remonter
- Il se sert des pneus comme de bouteilles d'oxygène, poursuit Abby. Il les utilise pour respirer et en mettre dans ce qui devient un ballon pour remonter le véhicule.
- Un bon film d'action, commente Tim.
- Un bon scénario et un beau mec, termine Ziva avec un immense sourire pour le cinéphile vexé de ne pas avoir pu raconter.
- Ouais, grogne celui-ci, un bon film.
Dans sa tête, il ajoute à sa phrase celle de Ziva sans pouvoir éviter la pointe de jalousie consécutive à la partie « un beau mec » et au sourire qu'elle lui a décoché.
- Ce que je ne comprends pas, reprend McGee, c'est comment ils ont su que tu étais mêlé à la disparition d'Inieta.
- Simple logique le bleu. Si lui était responsable de la tienne, il n'y avait que moi qui pouvait l'être pour la sienne.
- Pourquoi « que toi »? interroge Ziva.
- Vous avez vu dans quel état vous a mis la disparition de Tim? Un vrai désastre!
- Dont tu es responsable!
- C'est vrai.
- Je pense que nous aimerions tous t'entendre à ce propos, déclare alors Gibbs resté silencieux jusque là, ainsi que ce qu'il s'est passé avec le fameux trio.
Timothy n'a en effet pas pu le raconter encore. Tony avale une gorgée du café encore brûlant dans ses mains, puis commence à raconter.
Il lui faut longtemps pour parvenir à tout expliquer. Ses plans de dingue, les enlèvements successifs du ripou, du friqué et du mafieux sont ce qui les surprennent le plus évidemment. Les justifications qu'il donne pour ses actes sont acceptées sans problème. Lui faire des reproches ne serviraient à rien de toute manière.
- Qui est May? demande Ziva après qu'il ait terminé.
- Une call-girl et protégée d'Holly Snow, je l'ai déjà dit.
- Et tu l'as connu comment?
La question est légitime, mais, dans la bouche de l'israélienne, elle a un autre sens. Rien qu'à son regard, Tony comprend qu'elle s'imagine déjà des choses. Il est bien décidé à la rassurer sans éventer leur relation. Il explique donc comment il l'a connu et aidé, insistant bien sur l'amitié qu'il a pour elle. Il la voit soulagée lorsqu'il se tait, mais McGee, présent la dernière fois qu'ils se sont vus, n'a pas oublié leur échange. Il veut lui aussi des réponses, les dernières qu'il lui manque.
- Elle t'a comparé à Tristan puis Roméo, dit-il, pourquoi?
- Ça me regarde.
- Ça a à voir avec ton aide? demande Abby. Je veux dire celle pour Tim et moi?
Sous-entendu, leur soutient face à Gibbs.
- Qu'est-ce-que ça peut faire?
- Tu as quelqu'un dans ta vie? continue-t-elle sans faire de cas de son regard noir.
- Oui, répond Timothy à sa place.
- Mais c'est génial!
Pas vraiment non, mais il ne peut pas leur dire.
Il sent les doigts de Ziva, assise près de lui, s'enlacer aux siens sans que personne ne le voit. Elle lui jette un regard lourd de sens. Il va bien falloir qu'ils leur disent. Maintenant serait peut-être le moment approprié, surtout si il considère ce qu'elle lui a appris il y a quelques jours, celui des préparatifs du plan.
- C'est qui? veut savoir Abby survoltée. On la connait?
- Oui, répond-il en la regardant dans les yeux.
- Alors?
Ziva se tourne vers la gothique.
- Tu te souviens quand tu as dit que je te cachais des choses? demande-t-elle.
- Bien sûr! C'est quand...
Elle se fige sans finir sa phrase. Elle les regarde tous les deux tour à tour.
- Ne me dis pas que... commence-t-elle.
Ziva acquiesce doucement. Sa main serre celle de Tony plus fort. Celui-ci évite à tout prix de croiser le regard de Gibbs.
- Que quoi? questionne Tim sans comprendre.
Tony ne parvient pas à se réjouir qu'il soit toujours aussi naïf.
- Répond Tony, ordonne Gibbs d'une voix glaciale.
- Que veux-tu savoir? dit-il en le regardant dans les yeux.
- Avec qui sors-tu?
- Ça paraît évident! répond-il sur le même ton cinglant.
- DiNozzo!
- Avec Ziva.
Le temps semble se suspendre un instant.
Adossé contre les coussins, Tony soutient le regard du patron debout derrière le lit. Ziva est assise à sa gauche, une main dans la sienne. Tête baissée, elle fait face à son compagnon. À la gauche de la jeune femme, Tim est installé sur une chaise, Abby sur ses genoux. Il entoure sa taille d'une main, l'autre posée sur son ventre qui se bombera bientôt. Ducky est assis sur un siège de l'autre côté du lit.
Chacun d'eux a le regard braqué sur le patient de l'hôpital, qu'il exprime la surprise, la colère ou la tristesse.
- Ça fait plusieurs mois qu'on est ensemble, annonce Tony. C'est ce qui m'a poussé à aider Tim et Abby. Je savais parfaitement que pour eux, pour le bonheur d'Abs, si je te mettais au pied du mur, tu accepterais. Ce que je savais aussi et qui est toujours d'actualité c'est que, pour nous, tu n'aurais jamais été d'accord. Pour moi, tu n'aurais jamais été d'accord.
Il marque une courte pause, puis reprend.
- Je ne me fais pas d'illusion Gibbs, tu es contre notre relation et ça ne risque pas de changer. Avant j'aurais accepté sans broncher ta colère, ta décision de me virer de l'équipe ou de m'envoyer je-ne-sais-où. Je l'aurais accepté non pour toi, mais pour Ziva, pour qu'elle n'ait pas à supporter ton sale caractère. Quitte à nous rendre tous deux malheureux de nous séparer, au moins elle n'aurait pas eu à subir ta déception. Avant, c'est moi qui aurais tout pris. Plus maintenant.
- Pourquoi?
Rien que dans ce mot, cette question qui semblerait anodine à n'importe qui d'autre, il sent la colère de l'ancien marin. Il s'apprête à répondre quand il croise le regard de sa compagne. L'échange silencieux dure une seule seconde, mais il signifie beaucoup. Elle le dira à sa place.
Elle se retourne pour affronter celui qu'elle a toujours respecté.
- Je suis enceinte, annonce-t-elle.
Personne ne s'attendait à ça, pas même Abby.
Jethro fixe la jeune femme, cherchant un signe prouvant qu'elle a menti sur ses traits. Il n'en trouve aucun, sur le visage de son compagnon non plus. En proie à une colère sourde, il quitte la chambre.
Tony attire Ziva contre lui.
- Inoubliable, lui souffle-t-elle à l'oreille. C'est comme ça que tu avais dis que ce serait.
- Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça, soupire-t-il.
- Moi non plus.
