Annonce : Bonne nouvelle pour moi qui en ai une mauvaise pour vous ! J'ai de nouvelles responsabilité dans mon boulot et je ne suis pas certain de pouvoir continuer même à rythme bimestriel... en tout cas dans un premier temps, il me faudra certainement quelques semaine pour prendre mes marques... j'essaierai de poster le plus souvent possible mais je ne promet rien

Uchronos


rapide résumé de la prophétie : Il y a environ mille ans, le fondateur de la ligné Weasley a été victime d'une malédiction lancée par l'un des plus terribles mages noirs de l'époque mais dont le nom c'est perdu bien qu'on ait quelques doutes. Cette malédiction stipule qu'il ne naîtrait que des garçons mais lorsque sa lignée, celle du mage noir, serait près s'éteindre alors une fille naîtrait. Or à la même époque, une prophétie a été faite et elle aussi parle de la famille Weasley, elle dit que la première fille Weasley serait une faiseuse et que si jamais elle mourait avant d'accomplir sa destiné, la lignée Weasley s'éteindrait et le monde des sorciers connaîtrait une période de trouble sans fin.

Résumé de l'histoire : Lors de son arrivé à Grimmaurd Square, avant de sa sixième année, Harry apprends que la famille Weasley possède un livre de prophéties vieux de mille ans. Ron lui dévoile que d'après ce livre, la fille qui l'aime malgré lui prononcera des paroles qui sauveront sa soeur Ginny de qui Harry est tombé amoureux. Il lui révèle peu après qu'elle ai rompu d'avec Dean. De leur coté, Ron et Hermione jouent au chat et à la souris, Ron surprend une conversation qui ne lui était pas destinée entre Harry, Ginny et Hermione et croyant que celle-ci n'est pas amoureuse de lui, quitte le chateau juste avant le bal de Noël. Quand il revient, il traite froidement Hermione et va jusqu'à l'insutler mais tout rentre dans l'ordre après une discussion et ils commencent à sortir ensemble. Ils découvrent dans la bibliothèque, gravé sur la pierre, un autre livre d' Helga Poufsouffle qui leur indique comment peuvent être détruit les protections de Poudlard. Après que Ron ai fait une blague à Drago, Hermione reçoit une lettre de Krum qui prétends que Ron l'a insulté, Hermione le menace de le quitter s'il ne s'excuse pas mais Ron prétends qu'il n'y ai pour rien, ils se séparent


Chapitre 49

-Il faut tout de suite aller prévenir le professeur Dumbledore que Queudver traîne près du château, fit Hermione d'une voix stridente qui dévoilait ainsi sa peur.

-Non ! Rétorqua Harry d'un ton mauvais. Je vais m'en occuper moi-même ! Il ne s'échappera pas cette fois et il devra répondre de ses actions. Il devra laver Sirius de toutes ses actions mensongères…

-Il connaît tous les passages secret du château et si tout ce que tu m'as dit est vrai … fit Ginny en s'attirant ainsi un regard noir de la part d'Harry. Il y a de grandes chances que ce soit un piège et que des Mangemorts t'attendent dehors.

Harry bouillonnait de rage. L'homme qui avait trahi ses parents et causé l'emprisonnement injuste de son parrain était à porté de main et ses deux amies voulaient l'empêcher de les venger. Il se tourna vers Ron, lui comprendrait et l'aiderait à capturer Peter Pettigrow.

-Ecoute Harry, répondit son ami en rougissant. Hermione et Ginny ont raison, Dumbledore capturera Croutard plus efficacement que nous.

Harry dévisagea ses amis en cherchant un argument pour les convaincre de l'aider mais il réalisa qu'en réalité, c'est lui qu'il cherchait persuader. Sortir de Poudlard, alors que les attentats aussi bien parmi les sorciers que chez les Moldus se multipliaient à une vitesse effarante que rien et même pas l'ordre du Phénix ne semblait pouvoir arrêté, était plus que suicidaire.

-Vous avez raison, soupira-t-il.

-J'espère bien. Je ne me suis pas rangé de l'avis de Mione pour m'entendre dire que j'avais tort, lança le grand roux sur le ton de la plaisanterie.

Harry éclata de rire en voyant Hermione le frapper à l'épaule.

-En attendant, Harry, il faut que tu préviennes Dumbledore. Ça n'a peut-être aucun rapport avec le saccage de votre chambre mais je trouve ça étrange qu'un objet ayant appartenu à Sirius disparaisse au moment même où un am… ou quelqu'un qui l'a vu s'en servir fréquemment réapparaisse. Il est quand même fort à parier que les deux affaires sont liées, conclu-t-elle.

-J'irai demain avant le petit déjeuner ? Se résigna Harry.

-Pourquoi pas maintenant ? S'étonna Ginny.

-Rusard, Miss Teigne et tous les fantômes doivent patrouiller dans les couloirs et ils ont certainement l'ordre de signaler tous les élèves surpris se promenant, expliqua Ron. De toute manière, on voit tellement peu Dumbledore ces derniers temps que je ne suis pas certain qu'il passe beaucoup de temps dans le château et encore moins qu'il y dorme.

-Et vous, où allez-vous dormir ? S'inquiéta brusquement Hermione.

Harry et Ron échangèrent un bref sourire.

-Ici, répondit Ron en désignant la salle commune. McGonagall pense que nous y passons déjà la plupart de nos nuits.

Ginny se mit à rire en douce tandis qu'Hermione levait les yeux au ciel pestant.

-Tu penses vraiment que c'est Queudver qui a mis à sac notre chambre ? Demanda Harry en sortant de son mutisme.

-Je trouverais étonnant que ça ne soit pas le cas, répondit posément Hermione. Il devait chercher quelque chose de précis.

-Le Livre, fit Ron.

-Il y a de grande chance, acquiesça la jeune fille en s'excusant presque.

Le premier réflexe de Ron fut de se lever et de hurler mais quand il remarqua les regards des autres élèves, il se rassit précipitamment.

-Comment ce traître a-t-il su que Papa nous l'avait envoyé ? S'interrogea Ginny.

Hermione ouvrit et referma plusieurs fois la bouche comme si les mots ne parvenaient pas à sortir, ce fut Harry qui prononça ce qu'elle ne parvenait pas à exprimer.

-Vous faites partis de mes proches et pour cette raison, vous êtes espionné. Il est très probable qu'un professeur ou un élève est remarqué que Ron a reçu un paquet le lendemain du meurtre … Voldemort a du comprendre de quoi il en retournait et il a envoyé son rat domestique pour faire le sale boulot.

-Alors pourquoi ne l'a-t-il pas pris quand il en avait l'occasion ? Demanda Ron. Pourquoi le miroir et pas la carte qui révélait sa présence ou la cape ?

-Queudver a peut-être été dérangé ou alors il avait actuellement plus besoin du miroir que d'autre chose, postula Hermione. Et si c'est le cas, ça veut dire qu'il a trouvé quelque chose dans le château qui mérite qu'il court le risque de mettre à sac votre chambre pour miroir qu'il savait que Sirius donnerai à Harry mais je ne sais pas quoi …

-Tu penses à quelque chose en particulier ? Demande Ginny.

Hermione haussa les épaules en signes d'impuissance.

-Le professeur Dumbledore doit certainement en avoir une idée mais pour le moment, je sèche.

-Je sais que ce n'est pas drôle ni le moment pour ça mais entendre Hermione reconnaître qu'elle ne sait pas quelque chose vaut quand même son pesant de chocogrenouilles, dit Ron avec un sourire taquin.

Hermione lui tira la langue mais elle ne paraît pas se formaliser de la plaisanterie de son petit ami. Le reste de la soirée se passa calmement, la salle se vida lentement et à la fin, il ne resta plus que le quatuor et les trois garçons qui partageaient la chambre de Ron et Harry. Seamus, un peu mal à l'aise, s'approcha des deux couples qui sommeillaient devant l'âtre.

-Hermione, Ginny, ce n'est pas que vous nous déranger mais Dean, Neville et moi aimerions aller nous coucher.

-Bah, si on ne vous dérange pas, allez vous coucher, répondit du tac au tac Ginny.

-C'est que …

-Oui, fit Hermione en prenant un air intéressé.

-Enfin…

Les yeux du jeune homme se tournèrent vers Dean et Neville pour chercher de l'aide auprès d'eux mais ceux-ci firent comme s'ils n'avaient rien vu et il du se débrouiller seul.

-Alors ? S'impatienta Ginny.

-Enfin tout le monde sait ce que vous faites quand vous … dormez ici, répondit l'Irlandais d'un air paniqué.

Harry et Ron échangèrent un regard alarmé. Quand l'un ou l'autre revenait au petit matin après une nuit passée au coté de leur petite amie, ils subissaient un interrogatoire de la part de leurs camarades de chambrés mais Harry et Ron avaient décidé par un accord tacite de rien dire, autant par respect pour Hermione et Ginny que par pudeur ou parce qu'ils n'avaient surtout pas envie de savoir ce que l'autre faisait. Dean et Seamus avaient pris leur silence pour de la vantardise et ils s'étaient bien entendus fait des idées que Ron et Harry n'avaient pas jugé bon de démentir.

-Qui a bien pu te dire cela ? Demanda Hermione d'une voie glaciale en se tournant vers Ron qui essayait de paraître aussi choqué et étonné que possible par les propos de Seamus.

Ginny avait quitté les bras d'Harry pour le fixer mais le regard qu'elle lui adressait était plus amusé qu'autre chose. Le brun remercia intérieurement Merlin qu'elle soit aussi compréhensive ou tout du moins plus qu'Hermione. Quoiqu'il se demandait si elle ne jouait pas un peu la comédie pour impressionner Seamus et ses comparses mais surtout et principalement Ron.

-Moi, je vais te dire ce qui se passe la nuit ici ! Je dors et si Ron fait quelque chose d'autre, il le fait tout seul et il continuera à être seul un bon moment à mon avis, poursuivi la petite brune. Compris ?

Elle planta son regard dans celui de Seamus.

-Com… Compris, bégaya ce dernier en reculant avant de s'étaler sur le sofa le plus éloigné de la jeune fille.

-Mione, je te jure que je n'ai rien dit. Il a tout inventé, se défendit Ron quand sa petite amie se retourna à nouveau vers lui.

-Je te crois Ron, je te crois… Je suis crevée, je vais me coucher.

Ron se déplaça un peu, pensant certainement qu'Hermione allait passer la nuit à ses cotés mais elle l'embrassa rapidement sur la joue et pris la direction du dortoir des filles au grand étonnement de celui-ci.

-Tu viens Ginny ? Demanda Hermione en haut de l'escalier en se retournant vers son amie.

-J'arrives, répondit la rousse en embrassant à son tour son petit ami et de lui faire un clin d'œil.

Puis elle courut rejoindre son amie. Quand elles eurent disparu dans leurs chambres, les cinq garçons poussèrent un soupir de soulagement avant d'éclater d'un rire nerveux.

-Tu crois qu'Hermione va nous en vouloir longtemps ? Demanda Ron à Harry.

-Deux ou trois jours, répondit-il en haussant les épaules.

-Tu sais toi que je n'ai rien dit.

-Enfin si tu ne souriais pas bêtement à chaque fois que Dean te demande ce que tu as fait pendant la nuit, personne ne se ferait d'idée, murmura Harry.

-Ce n'est pas de ma faute si je me sens bien après avoir passé la nuit auprès d'Hermione… Et puis de toute manière, il ne s'est encore rien passé !

-Arrête Ron, je ne veux rien savoir sur Hermione et toi sinon je vais me sentir obligé de me confier sur Ginny et moi.

-Stop ! Dit précipitamment Ron. Je ne veux strictement rien savoir sur ce que vous faites ! Déjà que vous savoir ensemble dans une pièce m'inquiète, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer des choses alors si tu me racontes, ça va être encore pire.

-Tu n'es pas logique, tu sais, si je te raconte …

-Oui mais je saurais ce que vous allez faire alors !

Harry ne put se retenir de pouffer de rire devant le raisonnement de son meilleur ami qui le regardait un peu surpris avant de s'allonger sur un divan et de lui tourner le dos. Bien rapidement, Harry n'entendit plus que les bruits familiers du sommeil de ses camarades agrémentés de ceux de la salle commune. Lui n'arrivait pas à dormir, il repensait sans cesse à la phrase d'Hermione.

« …Queudver a trouvé quelque chose dans la château qui mérite la peine qu'il révèle sa présence… »

Il avait certainement était caché par Drago Malfoy dans ses dortoirs. Harry aurait bien demandé à Blaise Zabini s'il avait remarqué quelque chose mais ce dernier avait été étonnamment discret depuis la dérouillée qu'il avait reçu. Tout ce qu'Harry pouvait faire maintenant, c'était lister les raisons qui auraient pu pousser Queudver à agir ainsi.

-Il aurait pu le tuer

-Il aurait pu tuer Ginny

-Il aurait pu tuer Dumbledore

-Il aurait pu voler le Livre réunissant les prophéties concernant la famille Weasley

Mais tout ce qu'il avait fait, c'était volé un miroir à double sens … A moins que … A moins qu'il n'est découvert que Luna Lovegood était une descendante de la fille de Goddirc Gryffondor et d'Helga Poufsouffle et qu'elle possédait elle aussi un livre emplie de prophéties et si c'était le cas, elle était probablement en danger. Voldemort allait vraisemblablement tenter de se l'approprier par tous les moyens. Harry allait devoir la prévenir, elle et le professeur Dumbledore à ce sujet. Il envisagea un instant de se lever pour l'avertir mais il se souvint de l'heure qu'il était et du fait que les couloirs devaient grouiller de fantômes patrouillant dans le château à la recherche d'un être humain. Sans qu'il s'en rendre compte, la fatigue prit le dessus et il sombra dans un sommeil sans rêve.

Au petit matin, ce fut un doux baiser qui réveilla Harry. Quand il ouvrit les yeux, la première chose qu'il vit fut deux yeux noirs auréolés d'une chevelure rousse qui l'observaient.

-Alors le prince au bois dormant est réveillé ? Demanda la personne avec amusement.

Harry réprima un sourire.

-Ron, je t'ai déjà dit de ne pas me réveiller comme ça, préféra-t-il dire en se retournant pour cacher son amusement.

-Ah ! Ça fait plaisir d'apprendre que je ressemble tant que ça à mon frère, s'indigna Ginny.

-Gin ! Feignit de s'étonner Harry en se tournant vers elle. Bien sûr que tu ne ressembles pas à ton frère ! Tu es dix mille fois plus belle que lui.

-Mais bien entendu ! Et combien de fois Ron t'a-t-il réveillé comme ça ?

-Alors ça va faire six ans et demi que nous nous connaissons … si je prends en comptes les étés que j'ai passé au Terrier et que je soustrait les nuits que nous avons passés l'un et l'autre à l'infirmerie et ceux que j'ai passé chez les Dursley …

Ginny le dévisageait, semblant se demander si elle devait prendre ce qu'il disait pour argent comptant ou pas et il rallongea encore un peu ses calculs.

-… Jamais !

Ginny ne parut pas comprendre une seconde ou deux, Harry voyant sa tête explosa de rire, ce qui fit pousser à Ron un grognement endormi.

-Tu trouves ça drôle ? Murmura la jeune rousse avec un semblant de colère.

-Très !

-Si c'est comme ça, je ne te réveillerai plus jamais de cette manière, rétorqua-t-elle d'une voix ferme et assurée que démentait son regard pétillant.

-Tant pis pour moi, même si j'ai trouvé ce réveil très agréable, dit Harry d'un ton désinvolte. J'aurai du faire attention avant de parler.

-Tu penses m'avoir avec des compliments ?

-Entre autre ?

-N'oublie pas que tu dois aussi te faire pardonner pour avoir sous-entendu à tes copains que nous faisions des galipettes ici…

-Mais je n'oublie pas mon cœur.

-Tant mieux ! Maintenant file t'habiller ! Dit-elle d'un ton autoritaire.

-Pourquoi ?

Ginny poussa un soupir désabusé.

-Tu dois aller prévenir le professeur Dumbledore pour Queudver.

-Ecoute, Gin, je préférais y aller tout seul, dit Harry d'une voix grave.

La jeune rousse le regarda décontenancé avant que les traits de son visage ne se durcissent.

-Encore un de tes foutus secrets. Quand est-ce que tu comprendras que …

-Pas ici, Gin, pas maintenant !

-C'est à cause de ça que nous nous sommes séparés et tu n'as toujours pas compris…

-Très bien, je te dirais tout ce que tu voudras sur le chemin du bureau de Dumbledore, dit froidement Harry en finissant de se changer.

Il prit fermement Ginny par le bras et l'entraîna à sa suite en dehors de la Salle Commune.

-Alors par quoi veux tu que je commence ? Que je me doutais que quelqu'un de ta famille allait mourir ? Que Dumbledore est mourrant ? Qu'il existe un troisième livre de prophéties écrit par Helga Poufsouffle et que la personne qui le possède est en grand danger ? Alors, dis ce que tu veux savoir en premier ?

Ginny se figea au milieu du couloir.

-Tu savais que Maman et Percy allaient mourir et tu n'as rien fait pour les protéger !

-Je ne savais pas que c'étaient eux qui allaient mourir. En fait, j'étais persuadé que c'était Ron qui …

-Comment pouvais tu croire ça ?

-Après la dispute entre ta mère et Ron, si tu te rappelles, …

-Comment ne le pourrais-je pas ? Ironisa-t-elle.

-Ton père m'a pris à part et m'a demandé de parler à Ron et tu te doutes qu'il savait lui aussi… Il a d'ailleurs fait une remarque…

Il a dit qu'il n'aimerait pas voir mourir l'un ou l'autre avant Noël et juste avant le départ du Poudlard Express, il leur a dit que c'était la dernière fois qu'ils se voyaient… Mais jamais je n'ai cru que c'était ta mère. Pour moi, ça ne pouvait être que Ron, il a déjà frôlé la mort si souvent à cause de moi …

-Pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas dit ? J'aurai pu t'aider….

Harry repris sa marche mais quand il se retourna après quelques pas, il vit que Ginny n'avait pas bougé d'un pouce, il revient alors près d'elle et la serra contre lui.

-On ne saura jamais Gin. C'était peut être un mal nécessaire.

-Ma mère me manque, même Percy et ses airs pompeux me manquent. Qui est ce que j'irai embêter quand il travaillera sur ses dossiers ? A qui je demanderai conseils pour te faire à dîner ou pour élever nos enfants ?

-Tu pourras toujours venir m'embêter quand je travaillerai. Quant à nos enfants, c'est vrai que ta mère nous aurait été d'une grande aide mais il faudra faire sans, on improvisera et j'essaierai d'éviter de les faire faire du balai quand on partira en promenade et j'apprendrai à changer les couches sans vomir.

Ginny eut un petit rire entrecoupé de sanglots.

-Tu réalises ce que tu me promets en disant ça ?

-Que j'ai envie de passer ma vie à tes cotés ? Et bien ce n'est pas pour me déplaire.

Ginny pique un fard.

-Harry, je …

-Va voir tout le seul le professeur Dumbledore… Je comprends maintenant mieux pourquoi tu ne voulais rien me dire.

-Comme tu veux mais je pense maintenant que tu as le droit de tout savoir…

Un bruit de pas dans leurs dos les fit sursauter. Ils espèrent que ce n'étaient pas Rusard qui venait de les surprendre.

-Miss Weasley, M. Potter, vous me paraissez bien matinaux, fit le professeur Dumbledore d'une voix fatiguée. A moins qu'au contraire, que vous n'alliez vous coucher, ce qui signifierai que vous avez contrevenu au règlement mais je n'ose y croire de votre part et j'en aurai de toute manière été averti.

Les jeunes gens rougirent de concerts.

-Nous venions vous voir en fait, fit Harry pour expliquer leur présence. Nous croyons savoir qui a saccagé mon dortoir voire même pourquoi…

Le professeur Dumbledore le considéra de son regard perçant tandis que Ginny le fixait avec deux grands yeux ronds.

-Suivez-moi dans mon bureau, ordonna le directeur.

Il marcha rapidement devant Harry et Ginny qui devait presque courir pour rester à sa hauteur.

-Alors qui et pourquoi ? Demanda sèchement Dumbledore après avoir refermé la porte.

-Queudver … Peter Pettigrow, annonça Harry.

-Comment pouvez-vous être aussi affirmatif?

-Nous l'avons vu sur la carte du Maraudeur, l'informa Ginny.

-La fameuse carte du Maraudeur… dit rêveusement Dumbledore. Encore une chance que Peter n'aie volé qu'un simple miroir à double sens et non pas cette si précieuse carte… Où était-il quand vous l'avez vu ?

-Il se dirigeait vers Pré au Lard, répondit Harry.

-Il doit être loin maintenant. Vous m'avez dit que vous pensiez savoir connaître la raison qui l'avait poussé à saccager votre chambre.

-Il cherchait un moyen de communiquer rapidement la découverte qu'il venait de faire et il pensait avoir rejoint sa cache avant qu'on ne le remarque l'état du dortoir.

-Qu'a-t-il découvert de si important ?

-La personne qui détient le troisième livre prophétique d'Helga Poufsouffle…

-Il n'y a que deux livres, Harry, s'étonna Ginny.

Si le professeur Dumbledore fut surpris par la révélation, il ne le montre pas.

-Je suppose qu'il est en possession de l'identité du ou de la descendante de la fille de Gryffondor et de Poufsouffle et que cette personne est élève dans cette école.

Harry hocha la tête.

-C'est Luna, n'est ce pas ? L'interrogea Ginny.

-Miss Lovegood ? Dit placidement Dumbledore. Ce ne m'étonnerai guère que ce soit le cas. Avons-nous raison Harry ?

-Oui, répondit-il puis pressentant les questions qu'ils allaient inévitablement lui poser. Je l'ai découvert l'année dernière mais parce qu'elle pensait qu'elle serait plus en sécurité si cela ne s'ébruitait pas, j'ai respecté son choix et je n'en ai pas parlé.

-Uniquement pour cette raison ? Remarqua Dumbledore de façon sagace. Se pourrait-il qu'elle ai une mission à remplir et le fait que ce soit connu puisse être une gêne.

-C'est une possibilité, concéda à contre cœur Harry.

Il vit le directeur regarder rapidement dans la direction de Ginny et revenir sur lui comme pour le questionner si elle était, elle et sa famille, l'objectif de Luna, il cligna simplement des yeux pour le lui confirmer. La jeune fille n'avait pas remarqué le manège du directeur, trop occupée qu'elle était à fixer le brun, comme si elle comprenait quelque chose qui aurait du lui paraître évident depuis bien longtemps.

-Ginevra, votre père m'a affirmé qu'il avait envoyé à votre frère Ronald, votre exemplaire, l'a-t-il bien reçu ?

-Oui, oui, confirma-t-elle. Il est pour le moment caché dans …

-Chut ! Ne me le dites pas, si vous me renseignez sur son emplacement, je ne sais pas si j'aurai assez de force moral pour m'empêcher de le lire. Parcourir ainsi presque mille ans de l'histoire de votre famille serait à la fois une immense convoitise et un grand malheur. Si jamais je commençais à le faire car arrivé à l'époque actuelle, je ne sais pas si j'aurai le courage de ne pas en découvrir la fin de votre … enfin vous saisissez l'essence de mes propos confus, conclu le professeur d'un ton gêné.

Harry et Ginny échangèrent un regard mi-amusé, mi-interrogateur.

-Je vous remercie tous les deux de m'avoir prévenu, je vais en avertir Remus qui ira vérifier à Pré au Lard si Queudver est encore présent, ce dont je doute, tandis que Filius ira voir miss Lovegood et son père… Je suppose que vous n'avez encore pris votre petit déjeuner et je vais donc vous laisser vous rendre dans la Grande Salle.

Les deux jeunes gens quittèrent le bureau du directeur et prirent en silence la direction de la Grande Salle.

-Luna cherche à me protéger ? Demanda brusquement Ginny au bout de quelques pas.

Harry s'arrêta brutalement. Il savait que sa petite amie était perspicace mais il espérait q'elle ne lui poserait pas la question si rapidement, pas avant qu'il ne puisse en parler avec Luna.

-Pas uniquement toi, Gin, mais aussi toute ta famille, fit la voix absente de Luna en arrivant en face d'eux. Ceci dit, étant donné ma localisation pendant la majeure partie de l'année et mon age, je me charge tout partiellement de toi et de ton frère Ron.

-Luna, il faut que je te prévienne… commença Harry avant d'être interrompu par le regard de la blonde.

-Je sais, Harry, je sais, fit-elle d'une voix rêveuse.

-Pourquoi ne me l'as tu jamais dit ? La questionna Ginny.

-M'aurais-tu écouté si je t'avais prévenu de tes bonheurs ou tes malheurs ? De tout temps, mes ancêtres ont veillé sur les tiens, certaines, car seules les femmes avaient le droit de toucher au recueil de prophéties, ont suggéré à tes grands-parents quelques actions mais les mâles Weasley sont connus pour leurs esprits butés et leurs orgueils, tu dois bien le savoir, et donc cela ne donna rien. Crois-tu que cela aurait été différent pour toi ?

Ginny regarda perplexe son amie.

-Non, tu as raison. Je n'aime déjà pas qu'il existe un livre qui indique ce que va être ma vie, ce n'est pas pour apprécier qu'une amie les plus proches me dicte ce que je dois faire.

Luna tendis les mains vers elle comme pour lui dire « Qu'est ce que je disais ! »

-Tu as lu que tu étais en danger ? Demanda Harry.

-Je le sais depuis plusieurs mois. Ce que j'ai lu, c'était que Ginny allait apprendre qui j'étais en réalité.

-Ainsi donc tu es réellement une lointaine cousine. Ça va faire un choc à Papa, surtout que tu habites à quelques kilomètres seulement du Terrier, se réjouit la jeune Weasley.

-Ne leur dis pas ! Du moins pas avant que je ne te le dise, j'ai encore quelques prophéties à aider à réaliser…

-Si ça me concerne, j'aimerai que tu me le dises en face et que tu arrêtes de te servir d'Harry.

-Ecoute Gin, Luna ne s'est jamais servi de moi !

-Oh que si ! Depuis que tu as découvert mon secret, j'essaie de renforcer la confiance qu'à Ginny en l'amour que tu lui portes…