Bonjour ! :D
Je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui mis à part que la série Psycho-Pass m'a complètement happée et que j'ai failli en oublier la publication de ce chapitre... Oui, l'écrivain est aussi douée que ça. (Et ne parlons même pas de l'éditrice...)
Aussi non, j'ai remarqué que nous avons atteint une sorte de constance dans les reviews, c'est bien ! Continuez comme ça :D
Coconut : Merci beaucoup ! Prépare-toi à lire les souffrances de Purara ;D Et tu devrais te reposer, oser oublier le coin de la Stalker est un sacrilège :O Aussi non, bien essayé mais ce ne seront pas les parents de Tsubaki qui seront mis en avant. Dommage, ils ont une histoire d'amour passionnante XD Crois-moi, j'ai hâte d'écrire la rencontre Byakuran-Bernie mais ce n'est pas pour aujourd'hui. (Dommage...) Sur ce, n'oublie pas le coin de la Stalker cette fois-ci ;D
a.n'onyme : Si seulement... Si seulement je pouvais écrire sur le couple Akio-Hibari... Mais ce n'est pas aujourd'hui :D (Ni demain d'ailleurs.) Quant à la rencontre Bernie-Tsubaki, elle arrivera au moment où tu t'y attends le moins ;D
Comme toujours, n'oubliez pas de lire les notes en bas de page :D
Target 52 : La stalker découvre que sa famille n'est pas si innocente que ça.
Sans grande surprise, une fois que le type gigantissime fut abattu par les flammes orangées, j'entendis des bruits de pas et ne levais pas mes yeux de la guérison en cours de mon cousin. Cependant, lorsque un hoquet surpris résonna dans mon dos, je soupirais bruyamment et tournais lentement ma tête vers les personnes qui se trouvaient dans mon dos.
- Sakata-sempaï ! s'exclama Tsunaze en me regardant avec un air paniqué. Que faites-vous ici ?! Et que s'est-il passé avec le nouvel élève ?
Nouvel élève ? Je haussais un sourcil surpris avant de réaliser qu'il parlait de Natsume. Après tout, ce dernier avait un an de moins que moi et avait sans doute été mis dans la classe de Tsunaze. Ha, quelle belle coïncidence...
- Dommage collatéral, grommelais-je en continuant à utiliser les flammes jaunes pour accélérer la guérison de mon cousin.
Mes yeux captèrent alors un éclat écarlate dans le dos de mon dame-kohaï et je fronçais mes sourcils pour essayer de me rappeler d'où je pouvais bien connaître ce garçon rouge. Soudain, la lumière se fit dans mon esprit et je fis un large sourire.
- RED ! m'exclamais-je avec joie. Ça faisait longtemps !
Tsunaze sursauta (mon cri avait été plutôt puissant) et se retourna vivement pour vérifier qui se trouvait dans son dos. Ses yeux se posèrent sur Red mais il le mit bien vite de côté pour continuer à observer les alentours.
- Je pense qu'elle parle de moi, fit Red avec une voix si faible que je ne l'aurais pas entendu si je n'avais pas des oreilles entraînées à percevoir le pas presque inaudible de Kyouya-sama.
- Exactement, approuvais-je en hochant vivement la tête. Nous n'avons jamais eu le temps de nous présenter correctement ! Je suis Sakata Tsubaki, enchantée !
Red me regarda avec le même air neutre pendant que Tsunaze me jetait le regard que tout le monde qui me considérait tarée me lançait. Je pense que c'est parce que je venais de me présenter à son ami (à moins qu'il soit son petit-ami. Je sens une très bonne connexion entre ces deux-là...) alors que j'avais mon cousin blessé dans les bras.
- ... Kozato Enma, finit par dire le garçon qui ne s'appelait pas réellement Red (quel dommage, ça lui allait bien).
Il se tourna ensuite vers Tsunaze et j'en profitais pour écarter soigneusement et doucement une mèche (qui avait poussé extrêmement rapidement) qui recouvrait le front encore ensanglanté de mon cousin. Remarquant que la guérison était bien trop lente, je me concentrais un peu plus et la flamme de mon anneau se fit plus grande. Satisfaite, je déposais la tête de Natsume sur mes genoux (car j'étais assise sur ce qu'il restait du banc en bois) et lui ouvris calmement la chemise pour m'occuper des blessures sur son torse.
Pendant ce temps, Tsunaze vira au rouge pivoine lorsqu'il me vit agir si familièrement avec mon cousin et détourna sa tête pour regarder ailleurs, va savoir pourquoi...
- Vongola ? demanda subitement Enma en regardant curieusement le petit brun.
- Pardon ? fit ce dernier avec surprise.
- Elle est Vongola ? interrogea le roux en me désignant du menton.
Comme j'avais toujours fort à faire avec mon cousin, je ne réagis pas et continuais à m'occuper d'une sale blessure sur la clavicule droite de Natsume.
- N-Non, répondit aussitôt mon dame-kohaï en secouant vivement sa tête. Sakata-sempaï ne fait pas partie des Vongola ! Elle... Aïe !
Tsunaze fut subitement interrompu par le sale gosse qui venait d'atterrir sur la tête du pauvre garçon et je jetais un regard noir au bébé qui me le rendis aussitôt.
- Tsubaka, salua avec un sourire narquois le sale gosse.
- Sale Gosse, répliquais-je sèchement en passant au bras gauche de Natsume.
- Je suis désolé qu'un civil ait été touché suite à l'insouciance de mon élève, déclara le bébé en inclinant brièvement sa tête devant moi.
- J'ai aussi été touchée, rappelais-je en refermant ce qui restait de chemise à mon cousin et me levant après avoir vérifié que Natsume dormait paisiblement.
Et, maintenant que mon cousin n'était plus en danger de mort, je me concentrais sur mes propres blessures. J'avais un morceau de bois planté dans le ventre et du sang avait coulé à flot pendant tout ce temps. Cependant, comme j'étais habituée à souffrir (merci Kyouya-sama), je n'y avais pas vraiment prêté attention. Je baissais mes yeux sur le pieu (on peut l'appeler comme ça vu sa taille) qui me transperçait l'estomac et blanchit drastiquement.
- Ok, marmonnais-je en sentant ma tête tourner lorsque je réalisais que la petite mare de sang qui entourait le banc où j'avais été assise durant tout ce temps n'appartenait pas à Natsume. Ce n'était pas une petite entaille...
Le sale gosse claqua sa langue sèchement et baissa son chapeau hyper stylé pour cacher ses yeux sous l'ombre de celui-ci.
- Tsuna, fit-il avec sa voix aiguë. Appelle une ambulance.
Mon dame-kohaï couina faiblement et sortit son téléphone pour passer son appel. Pendant ce temps, j'augmentais la flamme sur mon anneau et inspirais profondément. Ça allait faire mal. Quoique, les tonfas de Kyouya-sama faisaient bien plus mal me convainquis-je tant bien que mal. Je posais ma main sans anneau sur le pieu dans mon estomac et le serrais avec force. Puis, d'un geste fluide, je l'arrachais de mon corps et poussais un hoquet de souffrance tout en tombant à genoux. Enfin, je plaquais ma main contre mon ventre et essayais du mieux que je pus de ne pas tomber dans les pommes pendant que les flammes jaunes s'occupaient de ma blessure.
- Tsubaka, fit la voix du bébé quelque part à travers la brume de pure souffrance qui m'entourait. Où as-tu eu cet anneau ?
Je grognais faiblement et cela dut lui paraître une réponse convenable car le sale gosse s'adressa à nouveau à Tsunaze.
- Changement de plan, dit-il. Appelle Ryohei.
Puis, après un petit silence, le bébé sembla se rappeler de quelque chose.
- Et préviens sa famille. Je suis certain qu'une vieille connaissance voudra être mise au courant...
Cependant, je cessais bien vite de me soucier de ce que pouvait bien vouloir dire le sale gosse car l'habituelle sensation désagréable qui annonçait mon évanouissement se fit malheureusement ressentir et je me mis à lutter contre celle-ci pour ne pas tomber dans les pommes.
Je sentis alors des mains sur mes épaules et parvins à redresser tant bien que mal ma tête pour croiser le regard neutre de Red (ah non, Kozato quelque chose... Emma?).
- Reste éveillée, me conseilla-t-il avec sa voix faible.
J'acquiesçais lentement et serrais mes dents tout en me concentrant sur la taille des flammes jaunes. Heureusement pour moi, Sasagawa arriva bien vite et mon état s'améliora rapidement car il utilisa une sorte de kangourou (je n'essaie même plus de comprendre pourquoi il a une boîte-arme kangourou avec les même flammes que moi) pour me soigner. Puis, une ambulance arriva à son tour et m'emmena (ainsi que Natsume) à un hôpital que je ne connaissais que vaguement (c'était celui dans lequel je m'étais réveillée dans la même chambre que Chrome).
Puis, une fois que toutes mes constantes vitales furent... eh bien, constantes, Tsunaze et cie furent autorisés à entrer dans ma chambre. Je les regardais en silence et constatais que mon dame-kohaï avait l'air plus que gêné pendant que Red (non, c'est Emma son nom) s'était contenté de s'asseoir sur un des tabourets pour les visiteurs.
- Alors, me décidais-je à dire pour briser le silence pesant de la chambre d'hôpital. Quelqu'un me fait le plaisir d'expliquer ce qui s'est passé ?
- Extrême, beugla Sasagawa en me rappelant subitement pourquoi je ne le supportais pas. Je me posais extrêmement la même question, Sakata !
Une fois que Tsunaze eut fini de couiner faiblement (car il avait été effrayé par les cris de Sasagawa...), je pus enfin recevoir les réponses que j'attendais. Et ce, de la bouche du sale gosse. Ça y est, ma journée avait été gâchée...
- La cérémonie de succession de Tsuna approche, me révéla le bébé en fronçant ses sourcils pendant que je le regardais avec un air bovin (sincèrement, qu'est-ce que j'en ai à cirer que Tsunaze va succéder quelqu'un?). Et il est la cible des mafieux qui ne veulent de lui...
- Donc, résumais-je calmement pendant que Sasagawa rugissait que ce n'était extrêmement pas fair-play de s'attaquer à Tsunaze sans le prévenir, Parce que Tsunaze va hériter quelque chose, des méchants en veulent à sa vie et l'attaquent par surprise. Et, parce qu'ils sont très méchants, ils ne font pas attention aux civils. Ce qui résulte en ma présence dans cette chambre d'hôpital...
Le sale gosse acquiesça, un sourire satisfait sur son détestable visage.
- Pour une fois, tu as réussi à comprendre, Tsubaka, déclara-t-il avec sa voix suraiguë qui me donnait envie de le balancer par la fenêtre (mais je ne l'avais jamais fait car je savais parfaitement qu'il se vengerait immédiatement). Tu n'es peut-être pas un cas irrécupérable...
Je grinçais des dents et voulus me lever pour lui balancer mon cathéter (on m'avait à nouveau donné trop d'anti-douleurs) mais fut aussitôt arrêtée par une main sur mon épaule et un cri de Sasagawa.
- Ne fais pas ça, Sakata ! Tu vas empirer à l'extrême ta blessure !
Je soupirais faiblement et me laissais retomber sur le matelas pendant que la main (qui appartenait à Redma) lâchait mon épaule. Puis, alors que je contemplais avec un air ennuyé mes visiteurs, j'eus subitement une illumination.
- Et Natsume ? demandais-je en me redressant à nouveau.
Tsunaze sursauta et me regarda avec curiosité pendant que Redma restait assis sur son tabouret et jetait de vagues coups d'œil vers moi.
- Natsume ? répéta mon dame-kohaï pendant que je soupirais face à son inutilité et que le sale gosse en faisait de même.
D'ailleurs, j'échangeais un regard avec le bébé et un bref moment de parfaite empathie nous traversa avant que je me rappelle que je le détestais.
- Le garçon qui était avec moi, rappelais-je en enlevant l'aiguille qui m'administrait les anti-douleurs.
Cette chose me faisait plus de mal que de bien. Après tout, j'avais les capacités des Sakata pour résister à la douleur. Ces produits chimiques ne faisaient que me donner la nausée et des hallucinations...
- Ah ! s'exclama Tsunaze avec un large sourire soulagé. Il est dans la chambre à côté.
Puis, comme s'il avait pensé à quelque chose de particulièrement gênant, son visage devint rouge pivoine et je ne pus m'empêcher de le regarder avec un sourire goguenard. Il était tout simplement impossible à ne pas ennuyer...
- Erm, hésita mon dame-kohaï pendant que je me demandais comment j'allais le rendre encore plus mal à l'aise, Sakata-sempaï...
Subitement, cela me rappela ma récente discussion avec Shou-chan et je décidais qu'il était temps que je raffermisse un peu mes liens avec Tsunaze. (Il était le boss de mon fiancé, ne l'oublions pas!)
- Tsubaki, déclarais-je avec un ton ferme. Appelle-moi Tsubaki. Et toi aussi, Redma !
Je me tournais ensuite vers le sale gosse qui était sur l'épaule de Sasagawa et étrécis mes yeux avec un air menaçant.
- Quant à vous deux, susurrais-je. Un peu de respect ne ferait pas de mal...
- Reçu, Tsubaka-san, répondit le sale gosse avec un rictus moqueur alors que je grinçais à nouveau des dents.
Remarquant sans doute que j'allais jaillir de mon lit (blessée ou pas), Tsunaze agita ses bras comme une poulet que l'on venait de décapiter et s'empressa de prendre la parole pour me changer les idées. Ha, je dois lui admettre cela, le gamin savait comment faire pour rester en vie...
- Tsubaki-sempaï, fit-il en déglutissant bruyamment (visiblement, il n'arrivait pas à se faire à l'idée de m'appeler par mon prénom...). Qui est ce garçon ? Votre... petit-ami ?
Bouche bée, je regardais mon dame-kohaï avec des yeux larges comme des soucoupes volantes et entendis vaguement une mouche passer dans la chambre. Je remarquais également que tous les garçons présents dans la chambre avaient gardé le silence, visiblement intrigués également par l'identité de mon cousin. Et, comme j'avais toujours apprécié jouer avec les esprits de Tsunaze, je refermais ma bouche pour ensuite faire un large sourire entendu.
- Ha~ chantonnais-je. Je me demande~ Natsume est Natsume, après tout...
Ce fut alors que, pendant que Tsunaze rougissait encore plus et que Redma le regardait avec une légère curiosité, la porte de ma chambre s'ouvrit pour révéler deux personnes auxquelles je ne me serais jamais attendues à voir ensembles.
- Fon ! criais-je avec un large sourire en tendant mes bras vers ma peluche.
Celle-ci sembla comprendre le message car il sauta agilement des bras de la deuxième personne qui venait d'entrer dans la chambre d'hôpital et atterrit dans les miens une seconde après. Ensuite, après avoir vérifié que Fon était confortablement installé dans mon giron, je raidis mon dos et toisais avec un visage vide d'expression le second nouveau-venu.
- Urarara, saluais-je froidement.
- Tsubaki, répondit-elle avec une voix bien plus glaciale. Je suis soulagée de voir que tu vas bien...
- Je n'en doute absolument pas, m'empressais-je de dire avec une intonation dégoulinante de sarcasme.
- Heu, fit la petite voix hésitante de mon dame-kohaï, Nous allons vérifier l'état de Natsume-san... Si vous avez besoin de nous, nous serons juste à côté...
Je ne leur accordais aucune attention lorsqu'ils sortirent de la chambre, mes yeux entièrement focalisés sur la jeune fille aux yeux glaciaux qui me dévisageait avec une animosité nullement cachée depuis qu'on était seules dans la pièce. Enfin, il y avait toujours Fon. Mais bon, il ne comptait pas vu qu'il était une peluche...
- Que fais-tu ici ? attaquais-je sitôt que la porte se fut refermée derrière Redma. Plus personne à manipuler ?
Urarara me fit un sourire adorable et alla s'asseoir sur le tabouret le plus éloigné du lit, ses yeux ne cessant de voyager des miens à ceux de Fon. Ah, semblerait qu'elle soit particulièrement prudente face à ma peluche. Je me demande pourquoi.
Enfin, c'était peut-être lié au fait qu'il l'avait propulsée dans une commode lorsqu'elle avait tenté de me tuer...
- C'était le dénommé Akai Hiiro ? demanda-t-elle en guise de répondre à mes interrogations.
Je pinçais mes lèvres avec agacement et gardais le silence en attendant qu'elle réponde enfin à ma question.
- Il n'a pas l'air franchement puissant, caqueta Urara en trahissant mes attentes splendidement. Tout au plus minable...
- Suffit, sifflais-je sèchement en resserrant mes doigts sur les draps immaculés de mon lit d'hôpital pendant que Fon bougeait légèrement sur mes genoux. Que fais-tu ici, Urara ?
Ma charmante cousine fronça ses sourcils et fit une moue ennuyée tout en jouant avec un bout de la jupe de son uniforme scolaire (qui, à mon avis, était bien trop courte. Comment saurait-elle grimper à un arbre pour éviter les tonfas de Kyouya-sama avec un morceau de tissus qui lui couvrait à peine les fesses?!).
- Je suis venue te prévenir, soupira-t-elle finalement pendant que l'adorable expression aimable disparaissait de ses traits charmants.
Ce fut comme si son masque était tombé en morceaux. Désormais, je n'avais plus devant moi une jeune fille modèle mais un démon au visage féminin.
- Me prévenir de quoi ? demandais-je avec précaution.
- Les anciens sont en ville, déclara-t-elle avec passion.
J'arquais un sourcil peu impressionné.
- Oh ? fis-je simplement. Et qu'ai-je à voir là-dedans ? Besoin d'aide pour changer leurs couches ?
- Ne fais pas l'idiote, se moqua Urara avec un mépris perceptible dans tout son être. Tu sais parfaitement de quoi je parle, Tsubaka ! Les anciens sont en ville et je te ferais enfin descendre de ton piédestal !
Je cillais une fois. Puis deux. Cependant, cela ne m'aida absolument pas à comprendre de quoi parlait ma cousine. Et, vu son air confiant, elle devait être convaincue que je faisais semblant de n'avoir rien saisi de son charabia.
Urara se leva brusquement, visiblement satisfaite de sa menace (si menace il y avait eu. Je n'en étais pas encore sûre...) et se dirigea vers la porte. Néanmoins, je ne la laissais pas faire. Me soulevant en ahanant d'effort (pendant que Fon bondissait sur le tabouret récemment abandonné par ma charmante cousine), je pris dans ma main tremblante mon cathéter (les anti-douleurs allaient enfin m'être utiles) et le balançais de toutes mes forces vers Urara.
Contrairement à ce que j'avais prévu, l'objet n'atteignit même pas la porte mais fit un bruit considérable qui arrêta net ma cousine. Celle-ci se tourna lentement vers moi, un sourcil arqué et ses mains sur ses hanches.
- Quoi ? aboya-t-elle sans aucune douceur. Tu vas me dire que je n'arriverais jamais à mes fins ?!
Je passais ma main dans ma chevelure emmêlée (d'ailleurs, je devais d'urgence prendre un bain. Mon sang avait séché...) et prit le meilleur air piteux que je pouvais faire face à ma Némésis. (Ce qui était difficile...)
- Heu... hésitais-je faiblement. Non... ? Je voulais juste te demander qui étaient les anciens dont tu n'arrêtes pas de parler...
Les yeux de mon interlocutrice s'écarquillèrent sous le choc de la révélation que j'étais bel et bien d'une ignorance crasse et elle ouvrit sa bouche pour m'injectiver.
- Tu veux vraiment dire que tu ne sais rien ? Rien de rien ?!
- Heu... Définis rien ? déclarais-je en riant nerveusement.
Un profond soupir exaspéré résonna dans la chambre d'hôpital et j'eus le grand plaisir de constater que, si je n'avais jamais battue Urara dans une discipline martiale, je n'en avais pas moins réussi à lui donner migraine rien qu'avec ma stupidité flagrante...
- Je n'y crois pas, marmonna-t-elle en se massant le front. Toutes ces années passées à me préparer pour mieux pouvoir te confronter et toi... Toi ! Tu te contentais de vivre en ignorant ton rôle dans notre famille !
Vu l'air plus qu'enragé de l'habituellement calme Urara, je me mis à songer à plusieurs phrases pour l'apaiser et finis par en choisir une qui, j'en étais certaine, réussirais à la tranquilliser et m'éviterais de mourir étranglée par un stéthoscope.
- Je suis désolée ? proposais-je piteusement avec un sourire hésitant.
La paupière gauche d'Urara se mit à palpiter et je compris qu'il me restais cinq secondes avant de mourir étranglée. Cependant, un son étrange et absolument imprévu résonna dans la chambre et je tournais mes yeux vers l'origine du bruit.
Fon.
Fon riait.
Fon riait et visiblement, il était amusé par ma brillante répartie.
- Fon ! me plaignis-je en croisant avec humeur mes bras pendant que ma cousine faisait une retraite discrète. Moi qui pensais, après tout ce que nous avons vécu ensemble, que tu me resterais fidèle ! C'est décidé ! Je demande le divorce !
Va savoir pourquoi, ma peluche cessa de rire et me regarda avec un air étrange.
Les séances (hautement dangereuses) de Bernard Lhermitte.
Bernie, officiellement nommé Bernard Lhermitte, avait vécu une vie remplie de décisions, quelles soient bonnes ou mauvaises.
Épouser sa femme ? Bonne. Divorcer ? Mauvaise. (ou le contraire, il lui arrivait de douter lorsqu'il devait lui téléphoner pour lui annoncer qu'il ne saurait lui verser de l'argent)
Déménager au Japon ? Mauvaise.
Accepter les rendez-vous des Hibari ? Très mauvaise.
Ouvrir la porte ce vendredi-là ? La pire décision de toute sa vie.
- Gokudera Hayato, salua Bernie avec une voix tirée (il n'avait pas dormi la veille en pensant à la session avec les invités d'Hibari). Pourquoi êtes-vous ici ? N'aviez-vous pas déjà eu votre séance ce mardi ?
L'adolescent aux cheveux gris rougit furieusement et fourra dans les bras du psychologue une chose plutôt pesante tout en répondant avec une voix puissante.
- Comme si j'en avais besoin ! J'en ai déjà assez d'entendre un vieil imbécile me parler de mes problèmes familiaux une fois par semaine ! Si le Dixième ne m'avait pas demandé d'y aller...
Bernie soupira et baissa ses yeux pour contempler la peluche qu'il avait dans ses bras. Celle-ci ressemblait à une petite vache et avait à la place d'une tête une touffe de poils noirs emmêlés. Était-ce un présent de la part de Gokudera ? (Après tout, le psychologue avait rapidement appris que ce dernier était un tsundere)
- Donc ? demanda l'adulte tout en examinant attentivement le visage rouge de l'adolescent. Quelle est la raison de votre présence aujourd'hui ?
Gokudera se ressaisit et toussa brièvement pour reprendre sa contenance.
- Le Dixième est occupé aujourd'hui et personne n'était disponible pour le garder, révéla-t-il en haussant ses épaules et en désignant la peluche.
Bernie sentit clairement son sourcil frémir et il resserra ses doigts autour de l'animal en peluche à un tel point que celui-ci poussa un couinement de douleur. Surpris, l'adulte baissa ses yeux et croisa le regard larmoyant d'un enfant âgé de cinq ans.
Oh non. Ils n'avaient pas osé...
- Vous me prenez pour une baby-sitter ? gronda Bernie avec une intonation menaçante.
Gokudera arqua un sourcil faussement impressionné et acquiesça calmement.
- C'est ça, répondit-il. Personne n'avait envie de se farcir la Vache Stupide aujourd'hui. Amusez-vous bien.
Sur ce, l'adolescent prit la poudre d'escampette et Bernie se retrouva seul avec un gamin qui pleurait à chaudes larmes.
Enfin, le pauvre enfant n'était pas responsable de la paresse de ses gardiens, il était sûrement un gosse innocent qui avait été mêlés aux activités néfastes de Sawada Tsunayoshi.
Le psychologue soupira bruyamment et déposa doucement le petit sur le canapé pour ensuite s'asseoir sur son fauteuil.
- Bonjour, commença-t-il avec une voix douce. Je suis Bernard Lhermitte mais tu peux m'appeler Bernie. Comment t'appelles-tu ?
- Gyahahahaha, ricana bruyamment le gamin en s'arrêtant immédiatement de pleurer. Lambo-sama est Lambo-sama ! Et désormais, tu seras son esclave ! Apporte-moi des bonbons aux raisins !
Bernie tiqua face aux paroles du dénommé Lambo et inspira profondément pour résister à son envie de flanquer une gifle au petit pour lui apprendre la modestie. (oui, il n'avait jamais été doué avec les enfants, l'une des raisons principales pour son divorce d'ailleurs...)
Cependant, il réussit à garder son calme en se disant que le pauvre petit n'était pas responsable de son comportement. La sombre influence de Sawada Tsunayoshi (et de Reborn. Et de Mukuro. Et de...) devait sans doute y être pour quelque chose...
Et lorsque Lambo sortit des grenades (roses remarqua avec intérêt Bernie) de sa chevelure affro pour les jeter dans tous les sens quand le psychologue lui annonça qu'il n'avait pas de bonbons, Bernie put confirmer son hypothèse.
Sawada Tsunayoshi avait décidément une mauvaise influence sur les enfants.
Les Faits Divers de Stalker della Nuvola : Pourquoi Urara portait-elle Fon dans ses bras dans ce chapitre si elle le craint ?
Alors, n'oubliez surtout pas que le coin de la Stalker apparaîtra la semaine prochaine donc envoyez vos questions (les plus farfelues possibles) à nos chers Sakata ;D
Aussi non, dernière question et je vous laisserais tranquilles : Qui sont les Anciens dont parlait Urara ?
