Falyla : j'en conviens, l'histoire a parfois des méandres dans lesquels on perd facilement du temps.
Lunenoire : J'ai pas pensé à prévenir pour les mouchoirs. désolé. Garde-les sous la main au cas où. Sinon, moi non plus je n'ai pas eu accès aux reviews pendant quelques jours.
marine : dans cette fic, on adore les haïr...
Wargate : sois pas vexé si je t'ai pas cité : je ne t'ai simplement pas vu : les reviews étaient bloquées...
popov : on dirait décidément qu'il y a eu des problème sur ffnet !
ET maintenant, bonne lecture à toutes et à tous pour la suite de ce chapitre...

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Ils revinrent à Pré-au-Lard depuis chez oncle Duncan par cheminette, s'étant entendu avec leurs locataires pour arriver dans la salle à manger de Bout du Lard. Personne ne semblait être là, bien que Harry remarque que les locataires avaient réorganisé un peu les meubles. Ils sortirent par la porte de devant et allèrent dans l'allée, trouvant les carrosses sans chevaux que le professeur MacGonagall leur avait envoyés. Ses parents montèrent dans un carrosse avec Simon, tandis que Jamie, Draco et Harry montèrent dans l'autre avec Sirius. Harry s'assit intentionnellement avec Jamie d'un côté, forçant Draco à s'asseoir à côté de Sirius.

Harry voulait parler à son parrain comme avant, facilement et sans retenue, mais d'une manière ou d'une autre, il semblait que ces jours étaient finis. J'ai moi-même un peu besoin de me réconcilier, pensa-t-il. Il semblait que ses parents s'étaient pas mal reposés l'un sur l'autre pendant que Stuart avait disparu, et puis après sa mort. Est-ce que leur réconciliation serait permanente ? Il n'en avait aucune idée.

Sirius n'avait pas l'air à l'aise non plus, et il essaya d'engager la conversation avec Jamie, mais elle était trop anéantie, appuyant sa tête contre l'épaule de Harry et gardant un mouchoir dans sa main, comme elle en avait souvent besoin. Harry souhaita encore pouvoir lui dire pour Ron et Ginny… Elle avait eu tant d'occasions de pleurer ces derniers temps… mais c'était hors de question. Alors il lui demanda quelque chose destiné à la réconforter.

« Jamie… Cela va bientôt être ton anniversaire. Que voudrais-tu ? »

Elle s'assit et considéra cela pendant un moment. « J'aimerais… que mon frère se souvienne vraiment de mon anniversaire. »

« Que veux-tu dire ? Je me suis toujours souvenu de ton anniversaire. »

« Oui et non. Tu t'es toujours souvenu de m'offrir quelque chose, mais chaque année, tu penses que mon anniversaire est le 21 février. Tu me donnes un cadeau, et puis c'est fini, et quand mon vrai anniversaire arrive quatre jours plus tard, cela a tout l'air d'être une déception, quelque chose de ridicule… »

Harry grimaça. « Désolé, James. Je ne sais pas ce qui ne va pas avec moi. »

Elle haussa les épaules. « Au moins, tu es cohérent. Tous les ans, tu te trompes de la même manière. »

Il lui sourit et elle posa à nouveau sa tête sur son épaule. « Bien, comme tu dis, au moins je suis cohérent, n'est-ce pas ? »

Elle hocha la tête, souriant tristement. « Oui. »

Elle reposa sa tête et ferma ses yeux. Harry passa son bras autour d'elle, et la laissa reposer sur son épaule. Draco avait l'air contrarié, comme s'il avait voulu la réconforter personnellement. Harry croisa le regard de Sirius et lui fit un signe de la tête. Je te pardonne, pensa-t-il, voulant que Sirius le comprenne. Il pouvait être aussi adulte que son papa. Ce n'était pas une période pour les rancœurs, pour les combats entre amis.

Quand ils furent de retour au château, Simon monta à l'aile du personnel avec leurs parents. Il allait vivre avec eux jusqu'à nouvel ordre. Harry se demanda si Jamie ne devrait pas aussi vivre avec ses parents, mais comme elle ne disait rien, il ne dit rien non plus. Cependant, s'inquiétait-il, cela avait été bien trop facile pour que quelqu'un puisse rentrer dans le dortoir des Serpentards et enlever Stuart. Bien qu'il n'ait pas été aussi malade que Stuart, une semaine dans le désert n'aurait pas fait plus de bien à Simon. Ni à Jamie.

Jamie raccompagna Harry et Draco dans le donjon jusqu'à la maison Serpentard, et ils allèrent tous au dortoir des garçons de sixième année, traînant des pieds avec apathie. Finalement, après être restés assis pendant vingt minutes à se regarder les uns les autres, Harry décida que puisque Zabini et Nott n'étaient pas là, il devrait finalement sortir le cadeau du peuple du lac et voir ce qu'ils lui avaient donné. Il n'en avait pas encore eu l'opportunité.

Harry sortit le sac étrangement tissé de sa malle, et le posa doucement sur le sol, puis s'agenouilla à côté de lui, sortant doucement du sac l'objet qui était dedans. Jamie vint et s'agenouilla à côté de lui.

« Où l'as-tu eu ? » lui demanda-t-elle, reniflant, puis se mouchant. Pour quelque raison, elle chuchotait.

« Le peuple du lac me l'a donné. » lui chuchota-t-il en réponse.

Cela ressemblait à une grosse pierre lisse et opaque, noire comme la nuit, mais ensuite, Harry remarqua les petits gongs sur le côté et réalisa que ce devait être une boîte de quelque sorte. Il regarda tout autour puis la secoua, mais il ne pouvait pas voir de trou de serrure. Il sortit sa baguette quand Draco remarqua ce qu'il faisait et alla vers eux.

Son meilleur ami fixa l'objet. « Qu'est-ce que c'est ? »

Harry secoua la tête. « Je ne sais pas. Je pense que c'est une boîte. Je vais essayer de l'ouvrir. Étant donné que cela vient du peuple du lac, cela pourrait hurler, ou quelque chose comme cela. Soyez prêts à vous boucher les oreilles. »

Draco fronça les sourcils. « Pourquoi penses-tu que cela pourrait hurler ? »

« Bien… c'est si cela a été enchanté pour parler la langue aquatique. La langue aquatique ressemble juste à un hurlement ou à un couinement quand on est sur terre. On doit l'écouter avec la tête sous l'eau pour le comprendre. »

« Comment tu le sais ? » demanda Jamie.

C'était encore la question. Depuis septembre, encore et toujours : comment tu le sais ?

« Peu importe. Essayons de l'ouvrir avec quelque chose de simple. » Il pointa sa baguette vers la pierre et dit « Alohomora ! »

Rien ne se produisit. « Ce n'est pas un sort d'ouverture générique, tu sais. » dit Draco avec dédain. « C'est pour les portes. Le mot 'mora' signifie 'mur'. C'est comme demander à un mur de s'ouvrir. »

Harry grimaça. « Je le savais. » Ce n'était pas le cas. « Je pensais juste que cela valait le coup d'essayer. Laisse moi réfléchir. » Ce n'était pas la première fois depuis septembre qu'il souhaitait que Hermione soit à ses côtés pour l'aider à trouver quelque chose… l'Hermione de son autre vie. Il s'assit pendant ce qui sembla un long moment, fixant le bout de sa baguette, essayant de penser à quelque chose, mais rien ne lui vint à l'esprit, excepté l'incantation pour faire apparaître les écritures cachées, Apparecium.

Jamie avait l'air ennuyée. « Oh, allez Harry. Faisons quelque chose. » Elle sortit sa propre baguette et la pointa vers la chose en disant « Aperiro cistum. »

Lentement, une fente apparut autour de la pierre lisse, similaire à une obsidienne. Elle se déplaça en une ligne droite et sûre comme si elle était découpée par le disque en diamant d'un tailleur. Harry tendit la main et glissa ses doigts dans l'étroite ouverture, se préparant à entendre le bruit qu'il avait entendu en ouvrant l'œuf d'or qui contenait l'indice pour la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Il réussit finalement à passer ses ongles dedans, mais les charnières résistèrent sur toute leur longueur, et cela sembla prendre une éternité, mais finalement, l'étrange boîte fut ouverte, et la pièce était encore complètement silencieuse. Les trois rapprochèrent leurs têtes ensemble, regardant dedans, retenant leur souffle.

On ne pouvait y voir qu'un objet. Une amulette sans chaîne. Elle reposait dans une petite dépression dans la moitié inférieure de la boîte, et Harry vit qu'il y avait une empreinte dans le couvercle de la boîte, comme si l'étrange pierre était en fait un moule pour le métal. Le métal fondu dont était fait le pendentif avait été versé dans la cavité, puis la boîte avait été fermée et scellée, et ils étaient les tous premiers êtres vivants à en voir le résultat.

Avec précaution, Harry tendit la main et sortit l'amulette, qui était d'un métal argenté et en forme de basilik. Il y avait même une petite pierre verte qui avait été incorporée dans le métal alors qu'il était encore fondu, parfaitement positionné pour servir d'œil à la créature de profil. En fait, si Harry n'en savait pas plus, il aurait dit que c'était exactement la même amulette du basilik que Ginny lui avait donnée pour son quinzième anniversaire, dans son autre vie. Peut-être que c'était la même. Il avait pu être créé il y a des années. Il le soupesa dans sa main. Il avait le même poids, la même chaleur sous sa main, et comme il le tenait, une image surgit dans sa tête : Ginny, abattue, assise sous une haute fenêtre, regardant le ciel avec nostalgie. Elle lui semblait assez réelle pour qu'il puisse la toucher en tendant la main… Il ouvrit la main et baissa les yeux vers le pendentif, les sourcils froncés. Il avait toujours pensé avant que tenir l'amulette lui faisait penser à Ginny parce qu'elle la lui avait donné, mais dans cette vie, elle provenait du peuple du lac, alors il y avait clairement autre chose que juste penser à celui qui avait fait le cadeau.

« Oh, comme c'est joli ! » s'exclama Jamie, se penchant au-dessus. « J'ai justement ce qui va avec. »

Elle se redressa et sortit en courant de la pièce, ayant l'air bien plus éveillée maintenant, revenant quelques minutes plus tard avec une chaîne en argent brillante. Elle la tendit à Harry, qui enfila la chaîne dans la boucle en haut de l'amulette. Il la mit autour de son cou, baissant les yeux, puis l'enveloppa de sa main encore, la sentant se réchauffer sous sa prise.

« Hey ! » dit Jamie, l'air déçue. « Je pensais que tu me l'aurais laissée. Après tout, c'est parfaitement aux couleurs de Serpentard : vert et argent. Et en plus c'est un serpent. »

« Non, ce n'est pas cela, » dit rapidement Harry. « C'est le roi des serpents. C'est un basilik. »

« Comment le sais-tu ? » demanda Draco.

« Qu'est-ce que tu as ? Tu as le disque rayé ? » grogna Harry, même si c'était Jamie qui avait posé cette question avant. Jamie et Harry se regardèrent, perplexes.

« C'est quoi un disque rayé ? » demandèrent-ils ensemble. Harry roula ses yeux. Cela continuait, sortir des expressions moldues de son ancienne vie. Il avait pourtant la certitude d'avoir entendu sa mère utiliser la même expression. Est-ce que Jamie n'y faisait pas attention ? »

« Peu importe » dit-il, sa vieille position de repli. Il espérait que lorsque les élèves nés de moldus commenceraient à arriver à l'école, le professeur MacGonagall remettrait l'étude des moldus au cursus.

« Désolé, James, mais le peuple du lac me l'a donné à moi. Merci pour la chaîne, cependant. »

Elle croisa ses bras, l'air grincheux. « Avec plaisir. » marmonna-t-elle, donnant l'impression que c'était tout sauf cela. Il baissa les yeux vers l'amulette, reposant sur son sternum. Puis soudain, une idée jaillit dans son cerveau. Il fixa encore plus fort l'amulette, pensant Basilik. Ginny. Basilik. Ginny. Pour quelque raison, il était sûr qu'il n'était pas loin d'une solution, d'un moyen pour rétablir le cours du temps. Voldemort ne serait jamais d'accord, pensa-t-il. Mais peut-être qu'il n'a pas à l'être.

Il regarda Draco, et puis il l'eut. Il savait comment il pouvait faire ! Cela pouvait marcher, vraiment. Il en était sûr ! Cependant… Il leva les yeux vers sa sœur et son meilleur ami. Il aurait besoin que quelqu'un d'autre se sacrifie. C'était un suicide. Il pouvait seulement imaginer quelqu'un pour qui il comptait beaucoup faire une chose aussi altruiste. Et cependant… comment pourrait-il jamais demander à quelqu'un qu'il aimait de faire une telle chose ? Harry baissa à nouveau les yeux vers son amulette, sentant la solution glisser entre ses doigts…

Zabini entra dans la pièce, et Harry glissa rapidement l'amulette à l'intérieur de sa chemise. L'autre garçon regarda le sac en algue et le moule de pierre ouvert. Ses yeux étaient plissés. « Qu'est-ce qui se passe ici, alors ? »

Harry referma la pierre et la remit dans le sac, puis le replaça dans sa malle, la bouclant avec précaution. « Ce ne sont pas tes affaires, Zabini. » Encore, Harry souhaitait avoir quelque idée de ce à quoi les parents de son camarade de chambrée pouvait ressembler, afin qu'il sache s'il les avait vu dans le cercle des Mangemorts. Il y avait un autre avantage à prendre le Poudlard Express pour venir à l'école. On pouvait voir les parents des autres élèves venus leur dire au revoir. Si les parents de Zabini avaient jamais été parmi les invités aux fêtes des Malfoy au fil des ans, ils n'avaient pas amené leur fils avec eux, Harry n'avait jamais entendu leurs noms connectés à leurs visages.

Harry conduisit sa sœur et son ami en dehors du dortoir, vers la pièce commune, regardant par dessus son épaule vers Zabini, qui, de façon inquiétante, croisa son regard. Il passa sa main dans sa chemise en avançant, tenant à nouveau l'amulette, laissant la paix se répandre dans son corps depuis sa main, la laissant calmer son esprit…

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