Alors, déjà, je suis ravie que vous soyez toujours là! Vos reviews m'ont fait très plaisir.
Ensuite vous voulez tous la suite, mais vous êtes beaucoup à ne pas vouloir que cette fic se termine... Je suis désolée, les deux ne vont pas être possibles... Ce que je peux répondre à ça c'est que je pense que ma fic fera 63 chapitres. Je suis en train d'écrire le 62e.
Enfin, voici le début du dîner de famille, qui j'espère vous plaira car il m'a donné du fil à retordre. Enfin bon, ce n'est vraiment que le début du dîner. Car il y a avant un peu de Tiva.
La suite arrivera... Quand elle arrivera, impossible de vous en dire plus. Mais avant 2012 en tout cas.
Bonne lecture, et vive les reviews!
Chapitre 54 : En retard.
Ziva, dans sa chambre, tout juste rentrée du NCIS, enfilait la petite robe noire qu'elle s'était achetée à Paris, dans une boutique de son quartier. À fines bretelles, elle s'arrêtait au dessus de ses genoux, et était faite d'un un tissu souple qui la moulait. Elle quitta sa chambre pour gagner son salon. Elle avisa la pile de cartons, contre le mur, qu'elle n'avait toujours pas déballé, et qu'apparemment elle ne déballerait pas de si tôt. Elle savait qu'elle possédait une paire de chaussures qui allait parfaitement avec cette robe. Cependant, il fallait encore qu'elle la trouve.
Elle se dirigea vers la pile de cartons et ouvrit le premier. Il ne semblait ne contenir que de la paperasse, ainsi que quelques livres. Elle souleva tant bien que mal le carton et le posa un peu plus loin sur le sol pour avoir accès au suivant. Elle l'ouvrit à son tour, et y découvrit divers objets, dont plusieurs paires de chaussures. Elle aurait dû se montrer plus méthodique lorsqu'elle avait emballé ses affaires, se dit-elle. Mais bon, de toute façon c'était trop tard. Ziva partit à la recherche de ses chaussures, alors que Tony sortait de la salle de bain.
Il la regarda dans sa petite robe noir, et s'approcha.
- Tu cherches quelque chose? Demanda-t-il en déposant un léger baiser sur son épaule dénudée.
- Mes chaussures. J'en avais des noires qui allaient très bien avec cette robe. Je crois qu'elles sont dans ce carton, mais je ne les trouve pas, répondit Ziva.
- Tu veux que je t'aide?
Ziva se retourna vers lui, prête à accepter. Mais ce qu'elle vit la convainquit rapidement de changer d'avis.
- Tony! Tu n'es toujours qu'en caleçon, râla la jeune femme en le détaillant. On va être en retard!
- Mais non, je n'en ai que pour deux secondes à m'habiller.
- Bien sûr… On est déjà pile à l'heure. Va t'habiller, je vais me débrouiller. Abby ne va pas être contente si on arrive en retard, ajouta Ziva.
- Je suis sûr qu'elle comprendra, dit Tony, une lueur de malice dans les yeux, en saisissant Ziva par la taille.
- Tony… Reprit Ziva en se laissant faire.
- Quoi? Tu n'es pas contente?
- On n'a pas le temps, dit-elle avant de déposer ses lèvres sur les siennes.
- Vraiment? Demanda l'italien avant de l'embrasser à son tour.
- Vraiment, dit-elle en s'écartant comme elle put. On devrait même déjà y être.
- Ok Zee-vah, concéda Tony, en prenant la direction de la salle de bain, où il avait laissé son jean et sa chemise de marque. Mais tu ne paies rien pour attendre, poursuivit-il alors qu'il disparaissait dans la petite pièce.
Ziva sourit en se replongeant dans ses cartons, d'où elle sortit enfin les chaussures qu'elle cherchait. Elle les enfila rapidement, en se dirigeant vers la salle de bain. Tony avait pris tellement de temps sous la douche qu'elle ne s'était même pas encore maquillée. Elle en poussa la porte et découvrit Tony qui boutonnait sa chemise.
- Je croyais que tu ne voulais pas de moi maintenant, dit-il d'un ton boudeur.
- Mais je ne veux toujours pas de toi Tony, répondit Ziva en s'approchant du lavabo, son pot de fond de teint à la main.
- Je veux simplement me maquiller, ajouta-t-elle en lui tapotant gentiment la joue.
- Je me vengerai, lâcha Tony.
- Je n'en doute pas, répondit Ziva.
Il jeta un œil à sa montre en la replaçant autour de son poignet. 20 h pile. Ziva avait raison, admit l'italien.
- Ah oui, on est en retard, reprit-il. Je pensais que tu disais ça uniquement pour me repousser, mais non, la taquina-t-il.
Ziva soupira.
- Comme si j'avais pu te repousser volontairement. J'ai déjà eu du mal à te dire non.
Tony lui adressa son plus beau sourire à travers le miroir.
- Les filles ne résistent jamais à un bel italien. Surtout lorsqu'il ne porte qu'un caleçon.
- Hum… Dans tes rêves, peut-être, répondit Ziva en refermant son tube de mascara. Elle ouvrit le tiroir du meuble à sa droite et y reposa le fond de teint et le mascara. Tony tendit alors la main et se saisit de l'unique tube de rouge à lèvres qui se trouvait dans le tiroir, se doutant que c'était ce quelle allait prendre maintenant.
- Tony… Reprit la jeune femme.
- Viens le chercher, dit-il d'un ton empli de malice. Il leva le bras pour placer le tube en hauteur, hors de portée de la jeune brune, qui restait plus petite que lui.
Ziva s'approcha doucement le plus près possible.
- Et qu'est-ce que je dois faire? Dit-elle en plongeant ses yeux dans les siens.
Elle posa sa main sur son torse.
- Tu pourrais commencer par m'embrasser…
- Tu n'en as jamais assez lui répondit Ziva avant de finalement lui obéir.
- C'est parce que je t'aime, prit le temps d'ajouter Tony avant de poser ses lèvres sur les siennes.
Ils se séparèrent quelques secondes plus tard, puis Tony lui rendit enfin son tube de rouge à lèvres. Ziva s'en saisit en souriant, puis finit de se maquiller. Tony quitta la salle de bain pour enfiler sa veste et partir à la recherche de ses clés de voiture. Ziva le rejoignit quelques instants plus tard, alors qu'il était toujours en train d'inspecter le salon. Elle semblait prête cette fois. Elle n'avait plus qu'à prendre son sac à main.
- Qu'est-ce que tu fais encore? Demanda-t-elle.
- Je cherches mes clés de voiture. Je ne sais plus où je les ai mises. Pourtant je les avais ce soir en rentrant du NCIS, répondit Tony en s'agitant, soulevant les coussins du canapé.
Ziva soupira. Tony, qui l'entendit, reprit la parole.
- Je t'interdis de soupirer. Tout ça, c'est de ta faute. C'est uniquement à cause de toi si on est en retard chez Gibbs.
- Et je peux savoir pourquoi? S'indigna Ziva en éteignant les lumières.
- Si tu n'étais pas aussi belle, et si tu étais plus organisée, autrement dit, si tes cartons étaient déballés et tes affaires rangées, on ne perdrait pas constamment toutes nos affaires.
- Bon allez, oublie tes clés, tu les retrouveras plus tard. On prend ma voiture, répondit Ziva en se saisissant de son sac à main et en en sortant les clés de sa voiture.
Tony se tourna vers elle, hésita un instant, puis accepta de la suivre.
- Je te préviens, ma mustang vaut une fortune, alors si demain soir je n'ai pas retrouvé mes clés, je mets ton appartement à sac, dit-il alors que Ziva fermait la porte derrière eux.
- Mais oui, c'est ça. Laisse moi te rappeler que si j'ai cessé de déballer mes cartons c'est parce que tu me l'as proposé, rétorqua Ziva alors qu'ils se dirigeaient vers les escaliers, au bout du couloir à droite.
- Dans ce cas dès demain matin j'achète le journal et je commence à lire les petites annonces à la recherche d'une maison qui contiendra suffisamment de rangements pour nous deux. Au moins comme ça j'aurai une chance de ne plus tout perdre, répondit Tony en prenant la main de Ziva dans la sienne.
- Je crois que c'est la meilleure des solutions, répondit-elle alors qu'ils commençaient à descendre les escaliers.
Ils se garèrent devant chez Gibbs dix minutes plus tard, alors que la montre de Tony affichait 20 h 20. Ils furent forcés de constater qu'ils étaient les derniers arrivés, toutes les autres voitures étant déjà là.
- Tu vois, je te l'avais dit. On est en retard, déclara Ziva alors qu'ils sortaient du véhicule.
- Et encore une fois, ça n'est pas de ma faute, répondit Tony en traversant la route.
- Attend moi au moins! Le héla Ziva, voyant que Tony poussait déjà le petit portail blanc.
- Tu vois, c'est encore moi qui t'attend! Dit-il en levant les mains en l'air, alors que Ziva traversait à son tour la chaussée. La nuit était déjà tombée, et il faisait sombre dans cette rue de banlieue.
- Cesse de te chercher des excuses, dit-elle en déposant un léger baiser sur ses lèvres alors qu'elle passait devant lui. Elle ne s'arrêta pas, et alla directement ouvrir la porte d'entrée de la maison de Gibbs.
- C'est moi qui t'attends cette fois mon petit derrière poilu.
Tony soupira avant de la rejoindre.
- Je me répète, je me vengerai, lui glissa-t-il à l'oreille, alors qu'ils venaient tout deux d'entrer, et que Ziva refermait la porte.
- J'ai hâte de voir ça, dit-elle en déposant, tout comme Tony, sa veste sur le portemanteaux qui se trouvait à l'entrée.
- Ah bah enfin! Abby commençait à s'inquiéter, dit Tim en s'avançant vers eux, alors que Tony et Ziva se retournaient tout deux pour faire face à leur ami.
Ils se regardèrent une seconde, se lançant un regard noir, puis sourirent à Tim.
- Si Tony avait trouvé les clés de sa voiture, on serait arrivé plus tôt, dit Ziva, alors qu'il lui lançait un autre regard noir.
- Vous n'avez pris qu'une voiture? Questionna Tim en accompagnant ses amis vers la salle à manger, où Gibbs et Ducky étaient en pleine discussion.
- Et bien… C'était plus simple, répondit Tony, avant de saluer son boss.
- Je vois. On ne va pas tarder à dîner, ajouta Tim en servant une coupe de champagne à ses amis.
- Du champagne! Carrément! Quand il s'agit de Ziva on ne fait pas les choses à moitié à ce que je vois, déclara Tony en se saisissant de la coupe que lui tendait Tim.
- Tu as fini maintenant, lâcha Ziva dans un soupir. Tu es pire qu'un gamin.
Ducky, Gibbs et Tim le regardèrent.
- J'ai décidé de la chamailler un peu ce soir, se justifia-t-il.
- Et en quel honneur Anthony? L'interrogea Ducky, qui commençait à se faire à l'idée de la présence de l'israélienne.
- Et bien… C'est compliqué, tenta-t-il d'expliquer. On était déjà un peu en retard, commença à raconter Tony. Mais je voulais…
- Je crois que vous préférez ne pas savoir, le coupa Ziva, l'empêchant de continuer plus longtemps. Sincèrement, ça ne vaut pas la peine d'être raconté, ajouta Ziva en lui lançant un énième regard noir, lui intimant fortement l'ordre de se taire. Elle se demandait toutefois jusqu'où il serait allé dans ses révélations si elle ne l'avait pas arrêté.
- Le jour où vous ne vous chamaillerez plus, il faudra vraiment que je m'inquiète, dit Gibbs, alors que le silence avait pris place. Ziva posa son sac à main sur sa chaise. Gibbs était heureux de les retrouver comme ils s'étaient quittés, même si leurs chamailleries pouvaient devenir agaçantes.
- Ça ne risque pas d'arriver, dit-elle. Tout le monde est déjà là? On est vraiment les derniers?
- Et oui, même Palmer vous a doublé sur ce coup, répondit Tim. Tout le monde est dans la cuisine.
- Qu'est-ce qu'Abby nous a concocté de bon? Demanda Tony.
- Des lasagnes je crois, dit Ducky.
- Je vais voir comment ils s'en sortent, répondit Ziva en prenant le chemin de la cuisine.
- Je t'accompagne, dit Tony. Je veux être là quand tu rencontreras Marta, la copine de Palmer. Au fait, J'ai cru voir la voiture d'Hélène dehors. Elle a pu venir finalement? Questionna Tony en se retournant en direction du trio masculin dans la salle à manger, où chacun savourait sa coupe de champagne.
- Oui. Elle est rentrée à Washington hier matin. Apparemment elle a écourté ses vacances à San Francisco. Elle ne supportait plus ses parents.
Tony sourit. Il savait qu'Hélène adorait sa famille, mais que rester une semaine complète chez eux pouvait être difficile. Il venait un moment où passer chaque instant en leur compagnie devenait insupportable, lui avait-elle dit un jour.
- Viens alors, je vais aussi te présenter Hélène, dit Tony à l'attention de Ziva, en posant une main dans le creux de ses reins pour doucement la pousser vers la cuisine.
- Le champagne est délicieux. Aussi bon que celui que j'ai bu en France, eut-elle toutefois le temps de dire.
- Merci ma chère, répondit Ducky. C'est moi qui l'ait amené.
Ziva lui adressa un petit sourire, avant de reprendre la parole.
- Au fait Tim, j'ai eu Sarah au téléphone, elle te donne le bonjour, dit-elle dans un petit sourire de malice.
Son sourire s'agrandit quand elle vit qu'elle avait réussi à mettre Tim on ne peut plus mal à l'aise, et que ses joues s'empourpraient doucement.
- Ah… Euh… Merci Ziva. Tu pourras la remercier à l'occasion.
La jeun femme lui sourit et acquiesça d'un signe de tête. Elle prit encore quelques secondes pour observer son malaise, ainsi que les regards inquisiteurs de Ducky et Gibbs. L'un d'eux au moins allait certainement le questionner songea-t-elle.
- Rassure-toi, j'ai pris le temps de lui dire que tu étais papa maintenant, ajouta Ziva avant de, poussée par Tony, prendre le chemin de la cuisine, d'où provenait déjà de bonnes odeurs.
- Je te préviens, Hélène, c'est la blonde, et Marta, c'est la rousse, lui souffla Tony au creux de l'oreille, pendant qu'ils avançaient dans le couloir et que Ziva jetait un dernier coup d'œil à Tim qui ne savait quelle attitude adopter.
- Merci, répondit-elle en frissonnant légèrement, sentant toujours le contact chaud de la paume de sa main sur son corps, et son souffle dans son cou.
Tony, derrière elle, sourit discrètement en constatant qu'il avait réussi son effet. Il venait de trouver comment il allait se venger. Elle avait voulu jouer à la plus maligne? Elle allait voir qui était le plus fort à ce jeu, se promit-il alors qu'ils entraient dans la cuisine. Et cette soirée allait être parfaite pour lui montrer qu'il avait plus d'un tour dans son sac.
