A Ça y est, on y est… le dernier chapitre de cette fic. Il reste un épilogue et je vous laisse enfin tranquille. Vous pourrez éteindre votre écran et reprendre des activités normales.
Un grand merci à celles d'entre vous qui m'ont suivie depuis le début :
- Sedinette Michaelis à qui vous devez une partie de cette fic, à l'insu de son plein gré.
- Princesslytherin, Lyxie (créé toi un compte !) et Claireobscur pour vos reviews déjantées et motivantes,
- Lilyjoke pour tes reviews toujours si construites et constructives (même si tu n'aimes pas mon Sirius, snif, snif)
- Stormtrooper pour ta fidélité impressionnante depuis le tout premier chapitre
- Et toutes celles qui me supportent depuis plusieurs fics ou sur celle-là, je suis vraiment impressionnée et touchée par votre fidélité : Claire1663, lalilou10, Liliween, leosam59, vh132, yamashita6, Expeliarmus, Harry-Snape-Malfoy, Sorciere6174, alixlouise , Dydy-Ramen, miniglace, history, Kawa-sensei, Kay snape, VladIII, Lorelei Black, bellasidouis, MyFairLadyRose, Paprika Star ; Alycia Panther, Minerve, blue, lalala1995, une lectrice.
Vos adorables reviews sont toujours une source de motivation et d'inspiration.
Et bien sur, merci à ma merveilleuse Louvy, déesse de la cohérence et de l'orthographe ( n'oubliez de la remerciez de travailler autant pour épargner vos yeux !
Bonne lecture.
Severus était épuisé, affamé et désespéré. Il savait ce qu'il faisait inutile, mais il ne voyait pas d'autres endroits où il pourrait se trouver.
Lorsqu'une silhouette se matérialisa au milieu des décombres, son esprit pourtant habituellement raisonnable lui donna un faux espoir. Aussi fut-il d'autant plus fou de rage en découvrant celui qui avait réussi à se sortir vivant du château. Certainement s'était-il planqué en attendant de pouvoir s'enfuir.
Severus Rogue s'approcha à grands pas du lâche qui cherchait à se cacher, prêt à passer sa rage sur ce sale traître.
- Sors de là, Pettigrow ! Et affronte ton destin pour une fois !
Pourquoi cet immonde petit rat avait-il réussi à s'en sortir alors que Sirius avait péri ?
La rage monta instantanément, et Severus mourrait d'envie de la faire passer sur cette ordure. S'il n'avait pas enlevé Harry, rien ne serait arrivé ! Non, il n'allait pas jouer les jeune veuves éplorées pendant des années et des années, mais il n'avait pas encore fait le deuil du seul homme à qui il se soit autant donné depuis des siècles. Et s'il avait quelqu'un sur qui se passer les nerfs, cela lui convenait parfaitement.
Peter rayonnait comme jamais. Il ne s'était pas senti aussi bien depuis des années. Non seulement il était à nouveau humain, mais en plus il était en accord avec lui-même. C'est dans cet état d'esprit qu'il avançait au milieu du château en ruines, ne se rendant nullement compte de la cible qu'il faisait.
Pour une fois, il était fier de lui et se fichait de n'avoir personne pour le féliciter. Il avait fait une bonne action, et il était certain que le jeune Potter serait fier de son choix… Enfin, s'il arrivait vivant jusqu'à lui.
Relevant soudainement la tête, il dressa l'oreille. Il avait cru entendre vaguement un cri furieux alors qu'il était perdu dans ses pensées… Non, décidemment il devenait paranoïaque.
Le petit rat se retourna et soupira en voyant la forme assise à plusieurs mètres de lui. C'est bon, il n'était pas sœur Térésa non plus! Il avait déjà fait sa bonne action. Qu'est-ce que croyait cet imbécile ? Qu'il allait le porter ?
Peter eut un nouveau soupir avant de commencer à faire marche arrière, changeant d'avis. S'il n'aidait pas jusqu'au bout, il aurait fait tout ça pour rien. Mais après cela, on ne pourrait pas dire qu'il n'y mettait pas du sien!
- Arrête-toi immédiatement, Pettigrow.
Le rat se figea, tremblant automatiquement en entendant la voix glaciale. Il l'avait immédiatement reconnue, et son propriétaire l'avait toujours terrifié. Puis il se rappela qu'il avait quelque chose d'important pour le jeune Potter, il n'avait donc rien à craindre. Il se redressa fièrement et se tourna pour faire face à Severus Rogue.
- Je suis sûr que le maître va être heureux de te voir… Tu as oublié de lui dire « aurevoir » quand tu es parti avec Mr Potter, déclara le scientifique d'une voix froide.
Peter perdit de sa superbe. Certes, Harry Potter l'avait pardonné— il lui avait même sauvé la vie ! — mais il ne fallait sûrement pas compter sur Lord Voldemort pour en faire autant. Non, finalement, il allait choisir l'option de la fuite.
- Écoute Rogue, je vais juste partir loin d'ici. Vous ne me reverrez plus jamais. Dis juste à Harry que nous sommes quittes.
Severus éclata d'un rire sans chaleur.
- « Quittes » ? Vous êtes quittes ? Tu ne pourras jamais rien faire de suffisamment important pour rattraper tous tes actes abjects !
Peter regarda un instant l'homme en face de lui. Il lui paraissait tellement différent… Est-ce que c'était le fait d'être redevenu mortel qui le rendait soudain plus… « humain »? Le rat ne l'avait jamais vu avec autant d'expressions sur le visage. La haine qui y apparaissait, il en avait l'habitude, mais le plus étonnant était cette fragilité et cette tristesse qui exsudaient de lui.
Rogue se rendit compte de cet examen ; la pitié qu'il lut dans les yeux du rat le rendit fou de rage. Il se jeta sur lui et le frappa violemment, l'envoyant rouler sur le sol.
Peter toussota et porta la main sur sa bouche en gémissant. Il tenta de se relever, néanmoins Rogue fut immédiatement sur lui, l'attrapant par le col de sa chemise. Leurs deux visages étaient très proches, et le rat frémit en voyant l'éclat de rage dans les yeux de son agresseur.
Cette touche de folie, il l'avait déjà vu.
Il allait le tuer.
Pettigrow ferma les yeux et attendit la douleur, priant un dieu auquel il n'avait jamais cru.
Severus regarda la chose avachie devant lui, le bras levé. Il n'était pas un meurtrier, mais il avait le plus grand mal à se retenir. Il hésitait encore lorsque son poignet fut doucement enserré. L'ancien vampire se dégagea brusquement en se retournant, prêt à en découdre avec l'importun.
- Je m'absente une heure, et regarde dans quel état tu es, murmura une voix fatiguée.
- …
- Ne me dis pas que tu m'as déjà oublié, beau brun ?
- C'est impossible, tu…tu es mort ! Je t'ai vu tomber !
- Désolé, pas encore… murmura Sirius avant de se laisser tomber en avant.
Severus n'était peut-être plus un vampire, mais il réagit suffisamment vite pour le rattraper. Il l'allongea sur lui et entreprit de l'examiner fébrilement. Il y avait beaucoup de sang et des entailles importantes à plusieurs endroits.
Rogue vérifia son poult, inquiet et heureux en même temps. Il ne comprenait pas comment son amant pouvait être encore en vie après sa chute…et avec autant de blessures loin d'être superficielles.
Il leva la tête pour voir Pettigrow tenter de s'enfuir. Il fut sur lui en quelques secondes, le tournant sans douceur vers lui.
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Pitié… pleurnicha Peter. Je ne savais pas qu'il était à toi. J'ai voulu… bien faire… pour montrer à Harry que je pouvais… faire quelque chosede bien.
Le rat se protégeait le visage de ses bras.
- Qu'est-ce que tu lui as fait? grogna à nouveau Rogue.
- Je… je lui ai fait boire mon sang…
Pettigrow leva de nouveau les bras, certain qu'il allait se faire battre suite à son aveu.
- Tu as fait quoi ?!
La voix de Rogue vibrait de colère, mais il ne frappa pas. Après tout, Sirius n'était pas mort, c'était déjà bien plus que ce qu'il avait espéré. Peter bénéficiait certainement du fait que Rogue n'était plus un vampire et que ses instincts étaient maintenant plus réduits.
- C'était pour l'aider. Mais si j'avais su que c'était ton compagnon, je n'y aurais pas touché.
Rogue le relâcha et le regarda.
- Tu as osé lui donner ton abject sang ? Comment as-tu osé ?!
- Il l'a fait pour me sauver, murmura Sirius en revenant à lui.
Severus se précipita vers son amant et l'aida à s'assoir.
- Reste calme, tu es très faible, ordonna Severus.
- Je savais que tu étais du style mère poule, darling, souffla Sirius.
- Tais-toi, idiot.
- Arrête les mots doux, tu me fais rougir, murmura le chasseur avant de fermer à nouveau les yeux.
L'ancien vampire laissa un petit sourire fleurir sur ses lèvres et s'autorisa à caresser la peau tendre de la joue de son amant. Cette peau qu'il avait été certain de ne plus jamais toucher… Il se tourna de nouveau vers Pettigrow, l'interrogeant du regard.
Le rat s'était détendu. Il voyait bien que le bras droit de Voldemort était beaucoup plus serein à présent. S'il avait imaginé voir cela un jour : le terrible Severus Rogue s'inquiétant et étant si tendre avec quelqu'un.
- Je veux des explications, et elles ont intérêt à être bonnes si tu veux rester en vie.
Peter déglutit. Décidemment, il préférait discuter avec Harry ou les siens, ils étaient largement plus ouverts et réceptifs. L'homme à face de rat s'adossa à un arbre et commença à raconter leur histoire.
- J'étais revenu sur mes pas pour aider Harry…
Severus leva un sourcil perplexe.
- Il m'a… en quelque sorte… sauvé la vie et donné une bonne leçon. J'ai eu envie d'essayer de faire quelque chose… Pour me rattraper, je pense, grimaça Peter.
Le bras droit de Voldemort lui fit signe de continuer ses explications.
- J'étais entrain de gravir les escaliers lorsqu'il y eut un éboulement. J'ai eu de la chance…
- Comme d'habitude, rétorqua méchamment Rogue.
- J'étais sur la partie supérieure des escaliers, qui étaient encore intacts, continua Peter sans prendre note de la remarque— il l'avait bien cherché après tout. Je me suis penché, et c'est là que je l'ai vu : Black se maintenait à bout de bras, le corps dans le vide. Harry m'avait tellement parlé de lui que j'ai su que je devais le sauver… pour lui. J'ai réussi à le hisser, mais il était dans un sale état, et je n'étais pas moi-même au mieux de ma forme.
Nouveau regard interrogateur.
- Albus n'est pas vraiment du genre reconnaissant, se contenta de dire le rat avant de poursuivre. J'ai aidé Black à avancer. Je voulais rejoindre la Grande Salle où Harry devait être, mais Black m'a dit de ne pas y aller. Que vous aviez déjà dû vider les lieux. Le château tremblait sans arrêt, il était évident qu'il n'allait pas tenir longtemps. Nous avons donc cherché un moyen de sortir. Mais je n'avais pas assez de forces pour le porter, et il a fini par perdre complètement conscience. Je ne suis pas médecin, mais il était évident qu'il n'allait pas survivre longtemps.
Pettigrow s'arrêta un instant. Il se triturait les doigts, clairement effrayé de poursuivre son récit.
- Continue, ordonna sèchement Rogue.
- Je sais que c'est un crime de mordre ou donner son sang à un lié, mais j'ignorais que Black était ton compagnon. Je voulais juste faire plaisir à Harry, et je ne voyais pas d'autre solution pour garder Black en vie… Je suis désolé. Quoique je fasse, c'est toujours la mauvaise chose… gémit Peter.
- Ce n'est pas mon compagnon… murmura Rogue.
- Quoi ?
- Ce n'est pas mon compagnon, et je ne suis plus un vampire, répéta Rogue. Et toi non plus.
- Oh… alors il n'y a pas de… problème, non ? demanda le rat dubitatif.
Pettegrow avait bien senti que quelque chose avait changé et il avait ressenti cette douleur en lui qui l'avait conduit à l'inconscience mais il ne pouvait croire que cela voulait dire qu'il n'était plus un monstre. Dans le doute, il trouvait plus prudent de ne pas contredire Rogue.
Severus se pencha et souleva Sirius. Il tangua un peu devant le poids de sa charge — heureusement qu'il restait encore maigre suite à ses années d'emprisonnement. Il commença à avancer vers le campement, heureux du poids bien vivant dans ses bras. Derrière lui, un Peter indécis le regardait s'éloigner.
Il s'arrêta et s'adressa à lui sans se retourner :
- Merci de l'avoir sauvé, Pettigrow. Pour te montrer ma reconnaissance, je vais te donner un conseil : fuis aussi loin que tu peux sans te retourner. Car si le maître remet un jour la main sur toi, rien ne pourra te sauver. Tu pourras secourir toutes les personnes de la Terre qu'il ne te pardonnera jamais ce que tu as fait à Harry. Bien entendu, si les informations sur ta destination passent par moi, il est fort possible que je les oublie.
Peter resta figé, regardant Severus Rogue partir.
Il avait espéré plus de reconnaissance pour son geste, mais à bien y réfléchir, il devait s'estimer heureux de cette presque immunité. C'était un nouveau départ pour lui et cette fois, il allait essayer de faire les choses correctement, sans se préoccuper du regard des autres.
- Tom… gémit Harry.
- Oui, mon petit serpent.
- Laisse-moi sortir, par pitié.
Un baiser mouillé descendit dans son cou et une langue taquine commença à le lécher doucement.
- Tu es encore trop faible pour bouger.
- Si tu arrêtais de me faire l'amour aussi…oh…sauvagement, j'aurais plus de force, lâcha Harry dans un souffle.
Un corps brûlant se posa sur le sien, frottant une partie déjà bien trop réveillée de son anatomie. Le brun maudit une fois de plus sa faiblesse. Dès que Tom commençait à le caresser, il cédait à toutes ses demandes. Il avait pensé que son appétit sexuel était lié à sa nature vampirique, mais vraisemblablement ce n'était pas le cas. Et Harry ne savait même pas combien de jours s'étaient passés depuis son retour au manoir Riddle.
Sans grande surprise, il s'était réveillé dans sa chambre de la tour. Ce qu'il avait craint s'était avéré exact : la jalousie et la possessivité de Tom étaient naturelles et n'avaient pas disparu quand il était redevenu humain.
L'ancien maître des vampires avait pris un soin extrême de lui, ne laissant personne à part Rogue pénétrer dans la pièce. S'il était prudent à l'extrême auparavant, il était maintenant carrément paranoïaque. Les premiers jours s'étaient relativement bien passés, puisque Harry avait besoin de récupérer. Il n'avait pas bénéficié suffisamment du statut de calice pour que ses blessures guérissent plus rapidement.
Le brun avait apprécié ces deux journées en tête en tête. Tom était aux petits soins pour lui, et ils avaient eu le temps de discuter. Son amant ne serait jamais un grand communicant, il ne serait jamais du style à faire des déclarations épiques, mais il avait au moins pris le temps de lui raconter ce qu'il s'était passé et son histoire avec Arianna. Il l'avait assuré qu'il n'éprouvait que de l'indifférence pour elle. Il n'avait certainement pas admis son amour pour lui, mais Harry le connaissait suffisamment pour savoir interpréter ses gestes.
C'est quand Harry avait commencé à se sentir mieux que les disputes avaient commencé. Il avait, fort logiquement, demandé à sortir se promener un peu, voir ses amis et sa famille. Un refus catégorique lui avait été présenté.
C'est alors qu'il avait repensé à la promesse — ou plutôt menace — de son amant de l'enfermer dans une tour. Il avait frémit. Il n'était quand même pas… sérieux, n'est-ce pas?
Depuis ce jour, dès que Harry demandait à sortir, Tom lui faisait l'amour. Tendrement, passionnément, ou violemment selon le moment et le niveau de la dispute. Il laissait le jeune homme épuisé, oubliant le pourquoi de sa demande.
Mais cette fois, Harry était bien décidé à gagner cette manche. Et s'il devait utiliser des moyens aussi perfides et bas que lui, il n'hésiterait pas un instant.
Il prit appui sur sa jambe droite pour basculer, entraînant son amant avec lui. Il se redressa légèrement, se tortillant pour que sa cuisse frotte avec l'érection de Tom. Puis il se pencha pour l'embrasser sensuellement, laissant sa langue pénétrer la bouche de son ancien vampire d'une façon explicite.
Ses mains se firent agiles pour caresser les zones sensibles de son amant, qui laissa passer ses premiers gémissements.
Malgré tout, Tom le repoussa légèrement, le regardant d'un œil suspicieux.
- Qu'est-ce que tu prépares, mon petit serpent ? demanda-t-il.
Harry lui offrit un grand sourire avant de descendre lentement sur son torse, le parsemant de petits baisers. Il aspira au passage une petite boule de chair qu'il tortura quelques secondes.
- Est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir quelques envies, moi aussi ?
- Humm…Je pensais que je m'occupais déjà suffisamment bien de toi… gémit Tom, heureux de profiter des attentions de son jeune amant mais toujours sur ses gardes.
Le brun grimaça en pensant à l'état de son arrière-train hier. Tom n'y était pas allé de main morte ! Cependant,à sa plus grand honte, il devait reconnaître qu'il se retrouvait tout de même excité dès qu'il s'approchait de lui. Son amant avait un don merveilleux pour l'attiser et l'amener à découvrir de nouvelles sensations. Il frémit en repensant à ce qu'ils avaient fait derrière les rosiers, quelques semaines auparavant.
Harry se secoua. Il devait rester maître de lui s'il voulait arriver à ses fins cette fois-ci.
Le jeune homme poursuivit sa lente descente s'arrêtant devant le membre déjà bien dressé qu'il lécha sur toute sa longueur. Les gémissements appréciateurs le firent sourire. Tom restait toujours très faible devant cette petite gâterie qu'il avait tellement eue peur de lui prodiguerau départ.
Il prit le membre complètement dans sa bouche et y appliqua de lents mouvements, avant de se retirer, obtenant un grognement mécontent.
Il remonta pour se retrouver à califourchon sur son amant, puis se pencha tout contre son oreille.
- Tu n'es pas le seul à avoir des envies, Tom, lui murmura-t-il en se soulevant.
- Et quelles sont tes… Ah !
L'ancien vampire ne put retenir un cri quand son amant s'empala brusquement sur son membre. Harry fit une courte pause avant de commencer à se mouvoir.
- Oh Tom, si tu savais tout ce que j'ai en tête, gémit-t-il. Si je ferme les yeux, je m'imagine que tu m'as attaché au milieu de notre salle de jeu.
Il sourit en sentant le membre tressauter en lui, signe que cette image ne déplaisait pas à son compagnon.
- Hum… Je suis complètement à ta merci, mes jambes sont écartées et mes fesses sont encore rouges à cause du fouet que tu tiens dans ta main. La douleur m'a excité, et je te supplie de t'enfoncer en moi.
Harry sentit son amant se mouvoir de plus en plus en fort en lui. Il amplifia donc ses mouvements en gémissant.
- Mais tu veux me torturer pendant des heures et des heures. Tu vas fouiller dans ton armoire et en sort un nouveau jouet. Tu l'enfonces doucement en moi, mais il est tellement gros… Oh, Tom…. Je ne sais pas si je vais pouvoir le prendre complètement en moi.
- Oh, Harry… gémit Tom. Tu vas… me rendre fou…
Le brun commençait à être plus qu'excité à force de murmurer ces choses à son amant. Il accéléra ses mouvements, s'empalant de plus en plus fort sur lui.
- Finalement… tu l'as fait rentrer complètement en moi. Et tu le fais bouger lentement… Il est tellement gros qu'il frotte ma prostate à chaque mouvement. J'ai l'impression que je vais jouir, mais je sais que tu ne le permettras pas. Et j'aime ça, oh oui j'aime ça ! J'aime que ce soit toi qui décides quand je pourrais enfin me libérer ! Tu manipules mes chaînes et je me retrouve à quatre pattes, les jambes écartées de façon indécente et cet énorme god vibrant en moi.
Le brun gémit de plaisir quand il sentit son amant perdre le contrôle en le renversant brusquement sur le dos. C'est dans un râle bestial qu'il se réintroduisit violemment en lui, le pilonnant sans aucune douceur. Harry aurait bien eu un petit cri de victoire s'il n'avait pas déjà été occupé à crier de plaisir.
- Ah… et puis tu enfonces ton sexe dans ma bouche… Ah… ah… Il est tellement gros que j'ai du mal à le prendre complètement mais… tu… tires sur mes cheveux pour m'obliger à te prendre si profondément… Aah… J'ai l'impression que tu me remplis de tous les côtés et…
Un long râle le coupa tandis qu'il laisse son orgasme éclater, pendant que Tom se déverse en lui en longs jets.
Harry n'avait pas cru que sa petite provocation aurait autant d'effet. Lorsqu'il vit le membre toujours dressé de son amant, il sut que la partie était presque gagnée. Il l'embrassa langoureusement.
- Oh, Tom… comme c'est dommage que cela ne reste qu'un fantasme…
Il sentit son amant se tendre contre lui.
- Mais nous pouvons le faire! répliqua vivement son compagnon.
On aurait dit un enfant à qui on retirait sa glace et c'était tellement mignon. Mais hors de question de craquer.
- Nous n'avons pas ce qu'il faut ici et… tu ne veux pas que je sorte.
- On peut faire une exception.
- Hors de question que je prenne le moindre risque, murmura tristement le jeune homme. Tu as raison, il faut être prudent.
Tom se redressa, brusquement.
- Mon manoir est parfaitement sécurisé. il n'y a aucun danger à se déplacer à l'intérieur.
- Oh… tu crois ? demanda innocemment le brun
- J'en suis certain ! répondit avidement Tom.
- Oh alors, dans ce cas je suppose…que tu vas enfin me laisser sortir d'ici,espèce de sale tyran ! hurla Harry. Soyons bien clair, mon amour : si tu ne me laisses pas un peu de liberté et voir mes amis, tu ne me toucheras plus !
Tom voulut répliquer, mais il fut coupé par son amant.
- Néanmoins, si tu fais preuve d'un peu plus de confiance, je serai détendu et certainement dans d'excellentes dispositions pour avoir envie de découvrir beaucoup, vraiment beaucoup, de choses dans notre chambre spéciale.
L'ancien maître des vampires se redressa brusquement et lança un regard noir sur son compagnon.
- Un instant, mon cœur… Est-ce que tu ne serais pas entrain de me faire un odieux chantage pour pouvoir sortir de là?
- C'est exactement cela ! admit fièrement le jeune homme.
- Mais ! C'est totalement immoral !
- Tiens, tu connais ce mot? s'amusa le plus jeune. En tout cas, cela n'est pas négociable. Tom, je n'en peux plus de rester enfermé ici ; cela ne peut pas continuer. Et je suis sûr que tu en es conscient.
Lord Voldemort se redressa, s'enveloppant dans un drap. Il se posa devant une fenêtre sans regarder le brun. Il n'était pas aussi obtus que certains le pensaient. Bien entendu qu'il savait que sa solution n'était pas pérenne, mais il avait essayé de garder son jeune amant pour lui le plus longtemps possible. Il avait eu tellement peur, beaucoup plus qu'il ne l'avouerait jamais et… et s'il était honnête, il avouerait aussi qu'il n'y avait pas que cela.
- Mais si je te laisse sortir, qu'est-ce qui m'assure que tu resteras… ? murmura l'ancien vampire sans le regarder.
Harry perdit son sourire taquin et se releva sans s'approcher de son amant.
- De quoi parles-tu ? interrogea le jeune homme.
- Et bien, je n'ai plus de pouvoirs et je n'ai plus d'empire. Pourquoi serais-tu obligé de rester mien ?
Le brun resta un instant sidéré.
- Juste parceque je t'aime, Tom. J'ai envie d'être avec toi à chaque seconde et depuis longtemps. Et je te rappelle que tes pouvoirs n'ont jamais fonctionné sur moi, cela ne change donc rien.
Harry hésita un instant.
- C'est plutôt moi qui devrait m'inquiéter, n'inverse pas les rôles.
- Tu es une merveilleuse personne, Harry. J'aimerais tellement que tu puisses te voir comme je te vois, comme tes amis te voient. Alors, tu ne douterais plus de ta valeur, ni de ta beauté.
Devant la moue du jeune homme, Tom lui adressa un sourire narquois. Harry se souvint alors de leur petite séance sur cette question et s'abstint de répliquer.
- Tu es beau, intelligent, et tu as cette force de caractère exceptionnelle qui te rend unique ! Je ne te laisserai jamais partir, mon cœur. Quoique tu dises ou tu fasses, tu n'arriveras jamais à te débarrasser de moi.
Harry sourit devant cette « menace ».
- Cela me convient parfaitement. Cependant, fais-moi suffisamment confiance. J'ai besoin de voir mes amis. Je suis curieux de voir comment ils cohabitent.
- Oh, tu ne vas pas être déçu, mon cœur. Et je peux t'assurer qu'après une journée avec eux, tu viendras de toi-même t'enfermer ici.
- À ce point-là ? s'inquiéta le brun.
- Et encore, ils se retiennent quand je suis là.
Harry sourit. Il était tellement heureux de les savoir tous en vie et en pleine santé. Il se dirigea vers les escaliers, suivant son amant. Néanmoins, Tom se retourna tout à coup juste avant qu'ils pénètrent dans le passage secret. Il caressa doucement la joue de Harry en lui disant d'un ton mielleux :
- Juste une chose, mon petit serpent : tu m'as peut-être manipulé habilement, mais si tu savais le nombre d'idées que tu m'as données, tu ne jubilerais pas autant. Je t'assure que tu ne vas pas pouvoir t'asseoir pendant plusieurs jours après notre prochaine séance.
Le jeune homme aurait pu être inquiet de cette menace, mais il préféra la prendre comme une promesse d'amour. En attendant, il se dirigea vers leurs amis, le cœur léger et la tête pleine d'idées pour l'avenir.
