#51 Clarke tombe sous le charme du très beau chauffeur de taxi. Elle va tout faire pour essayer de le revoir.


Clarke sort rapidement de chez elle. Elle ne pensait pas que le bureau allait l'appeler et lui dire de venir un jour de repos. Ils ne l'avaient jamais fait. Maintenant, il fait qu'elle attrape immédiatement un taxi et c'est très dur de faire ça sans avoir appelé au préalable. Il faut qu'elle essaye, sinon elle risque d'être virée. Elle débouche dans la rue et s'arrête sur le trottoir. Il y a pas mal de taxis dans sa ville mais il faut qu'ils soient assez proches pour voir son bras tendu. Elle fait signe à un taxi mais elle remarque qu'il est plein. Elle en voit un deuxième qui lui fait un signe négatif de la tête. Elle soupire en regardant sa montre. Elle en voit un qui est garé sur le côté et qui semble attendre quelqu'un… Elle sait que c'est mal mais elle n'a plus le choix. Il faut qu'elle aille au travail.

Elle se précipite vers lui et penche sa tête vers la vitre baissé. Le chauffeur sursaute en la voyant et s'apprête à ouvrir la bouche mais elle lui coupe immédiatement la parole.

— Écoutez, il faut absolument que j'aille au travail, autrement je vais me faire renvoyer. Vous devez absolument m'aider.

— Je suis désolé, c'est impossible, répond-il en s'excusant. Je suis là parce que quelqu'un m'a appelé. Vous auriez dû faire la même chose et…

— Je vous paye le trajet en double, dit-elle rapidement. Vous aurez beaucoup plus d'argent. Ça marche ?

Il a les yeux écarquillés et la bouche ouverte alors qu'elle continue à patienter. Elle n'a pas de temps à perdre donc elle ouvre la portière arrière de la voiture et s'installe. Elle sait qu'il va répondre oui. Elle sort son portefeuille et lui tend les premiers billets. Il semble débattre avec sa conscience quelques secondes et, finalement, prend l'argent dans sa main.

— Merci beaucoup, murmure-t-elle.

Il ne répond pas et démarre la voiture. Elle s'installe un peu plus confortablement dans son siège et commence enfin à se détendre. Elle en profite pour détailler un peu plus son chauffeur. Il est vraiment mignon, quand elle prend le temps de le regarder. Elle se mord la lèvre. Elle est désolée d'avoir fait ça, il n'a vraiment pas eu de chance de tomber sur elle. Elle est vraiment quelqu'un de tyrannique.

— Je m'excuse pour mon comportement, lui dit-elle alors qu'il la regarde à travers le rétroviseur. C'était vraiment irrespectueux.

— Ce n'est rien.

— C'est juste que… J'ai vraiment besoin de mon travail. Si j'arrive en retard, ils risquent de me renvoyer. Et ce n'est surtout pas ce que je cherche, puisque je viens juste de sortir de la fac.

— Je comprends, répond-il rapidement. Si j'étais dans votre cas j'aurais fait la même chose. C'est mon travail de conduire des gens d'un point A à un point B. Ça ne me dérange pas.

Elle hoche la tête et s'enfonce un peu plus dans son siège. La voix du chauffeur est grave et suave, elle pourrait presque l'endormir. Clarke scrute le tableau de bord et trouve son badge. Il s'appelle Bellamy Blake et a 25 ans. Peut-être tout droit sorti de la fac, lui aussi. Clarke regarde au-delà la fenêtre. Elle a un peu plus de 20 minutes de trajet pour arriver jusqu'à son travail.

— Où est-ce que tu travailles ? demande finalement le chauffeur.

— Je suis bête, je ne t'ai même pas donné l'adresse ! Je travaille à l'école primaire Paul Gernez.

— Je sais très bien le chemin, dit-il en souriant. C'est là où j'allais quand j'étais petit.

— C'est vrai ? Moi aussi ! Tu devais être dans une classe supérieure à la mienne.

— Donc tu as dû tomber avec ma petite sœur. Elle a 23 ans. Elle s'appelle Octavia Blake.

Clarke réfléchit quelques secondes. C'est vrai que ce nom lui dit grandement quelque chose. Elle se rappelle une petite fille avec une longue tresse brune dans le dos. Elle se rappelle du fait qu'elle était timide… Mais elle parlait de temps en temps avec elle. C'était très sympathique. Si Clarke avait su qu'elle allait avoir un frère aussi beau, peut-être qu'elle serait immédiatement devenue sa meilleure amie…

— Je me rappelle d'elle. Tu lui diras qu'elle a le bonjour de Clarke Griffin. Elle se souviendra peut-être de moi.

— Je lui demanderai quand je la verrai, répond-il avec un sourire au coin des lèvres.

Clarke lui demande des nouvelles d'Octavia alors qu'il lui raconte ce qu'elle est devenue. Apparemment elle travaille chez un fleuriste et elle adore son travail. Elle habite chez son petit ami depuis un peu plus d'un an. Lorsque Bellamy lui dit le nom de Lincoln, Clarke écarquille les yeux. Elle se rappelle de quelqu'un dans leur classe qui était tout le temps avec Octavia. Elle ne pensait pas qu'on pouvait rencontrer son âme sœur dans son école primaire…

— Assez parlé de ma sœur, dit finalement Bellamy. Parle-moi de toi. Elle sera contente d'avoir des nouvelles.

— Eh bien, je suis allée à la fac en sciences de l'éducation. J'ai fini il y a un peu plus d'un an mes cours. Pour l'instant je travaille en tant qu'assistante dans une école primaire. D'ici plusieurs mois, je pourrai enfin être enseignante.

— Tu as toujours aimé travailler avec des enfants ?

— C'est ma vocation, acquiesce-t-elle. J'ai toujours aimé le contact avec eux, c'était comme une évidence pour moi.

Il hoche la tête en souriant. Clarke essaye de penser à plusieurs questions mais une seule lui vient réellement à l'esprit, et ça concerne son travail. Elle vient de lui parler du sien donc elle a le droit, pas vrai ?

— Et toi ? demande-t-elle finalement. Comment est-ce que tu t'es retrouvé chauffeur de taxi ?

— Ce n'est pas ma vocation, je t'assure. Je fais ce métier en attendant d'en trouver un plus convenable dans ma branche. J'ai fait des études d'histoire et j'aimerais être archéologue… Mais les places coûtent chères. Je dois travailler une bonne année en tant que chauffeur si je veux pouvoir me payer mon école. Il faut savoir être patient pour exercer le métier de ses rêves.

Elle sourit doucement à l'arrière de la voiture. Il a raison, elle a dû être patiente elle aussi. Il a raison de prendre son temps et d'essayer de se faire de l'argent avant de commencer toute carrière professionnelle.

Bellamy tourne le volant et Clarke voit au loin l'école primaire. Le temps est réellement passé vite en sa compagnie. Il se gare juste devant alors qu'elle cherche dans son porte-monnaie. Elle lui tend l'argent restant avec un pourboire. Il fronce les sourcils.

— Non, je ne prends pas les pourboires normalement.

— Je m'en fiche, tu le gardes. Tu mettras ça de côté pour ton école d'architecture.

Il attend quelques secondes et, finalement, prend l'argent dans sa main. Il lui fait un sourire éclatant alors qu'elle sort de la voiture et se dirige vers l'école. Elle va tout faire pour le revoir. Elle ne sait pas comment est-ce qu'elle va faire, mais elle va le revoir.

[…]

Un taxi s'arrête juste en face de Clarke. Celle-ci s'abaisse au niveau de la vitre et pousse un long soupir en secouant la tête.

— Désolée monsieur, dit-elle. Je me suis trompée, je ne voulais pas faire de signes.

Le chauffeur fronce les sourcils et redémarre la voiture sans même lui dire au revoir. Clarke croise les bras. Cela fait 20 minutes qu'elle est là, et cela fait quatre taxis qu'elle reconduit. Oui, c'est complément dingue d'attendre seulement Bellamy. Elle le sait très bien. Mais elle n'a pas le choix.

Elle voit un taxi au loin et lève le bras. Elle commence à être désespérée par ce petit jeu. Elle attend que le taxi s'arrête en face d'elle et elle se baisse. Elle pousse un soupir, mais cette fois ci de soulagement. Elle vient de tomber sur Bellamy.

— Clarke, c'est ça ? demande-t-il en la regardant. Tu peux monter.

Elle hoche la tête et ouvre la portière de la voiture. Elle retrouve l'odeur de la dernière fois, une odeur de menthe et de cuir neuf. Elle s'installe un peu plus confortablement en redonnant son adresse à Bellamy.

— Tu viens de finir d'enseigner à ta classe ?

— Oui, je suis épuisée, dit-elle en fermant les yeux. Ces gamins sont insupportables le vendredi soir. Ils veulent simplement être en weekend donc ils sont vraiment turbulents. Je suis contente de rentrer chez moi.

— Tu es ma dernière cliente aujourd'hui, lui dit-il avec un léger sourire. C'est la première fois que je m'accorde une pause pour partir un peu plus tôt en weekend.

— Tu as des projets pour ce soir ?

Elle sait que c'est beaucoup trop rapide pour lui demande quelque chose comme ça, mais il a l'air réellement fatigué. Peut-être qu'un diner lui ferait un grand bien. Ou peut-être qu'il a simplement envie de dormir…

— Rien en particulier, répond-il en lui jetant un coup d'œil dans le rétroviseur. J'allais t'inviter quelque part.

Il hoche ses épaules dans un geste de nonchalance en lui accordant un léger sourire. Clarke commence à sentir de la chaleur dans tout son corps. Elle ne pensait pas qu'il allait faire la démarche lui-même. Elle lui sourit.

— En fait, j'allais moi-même te proposer de diner chez moi. Je voyais que tu avais l'air fatigué donc comme ça tu n'as pas à faire à manger. Ça te tente ?

— Bien-sûr, dit-il avec un grand sourire. Au moins je sais où tu habites.

Elle rit. Il lui dit de passer sur le siège avant à ses côtés, ce qu'elle fait immédiatement. Ses cuisses frôlent son bras mais elle se dépêche de s'assoir sur le siège passager. Ils commencent à parler naturellement, comme s'ils se connaissaient depuis déjà très longtemps. Clarke en apprend un peu plus sur ses habitudes et elle rit lorsqu'il lui raconte quelques anecdotes avec Octavia.

Ils arrivent en bas de son immeuble. Bellamy se gare sur le côté et la regarde.

— Tu es sûre que ça ne te dérange pas ? demande-t-il.

— Non, il n'y a aucun problème. Viens.

Il hoche la tête et ils sortent tous les deux de la voiture. Clarke tape le code de l'entrée et Bellamy la suit en regardant le hall de son immeuble. Clarke se dirige vers l'une des portes sur le côté et l'ouvre rapidement. Il entre chez elle et regarde autour de lui. Cet endroit semble petit mais confortable.

— Je ne sais absolument pas ce que je vais cuisiner, dit-elle en passant l'une de ses mains dans ses cheveux.

— Je peux t'aider, dit-il en lui offrant un sourire.

Ils décident au bout de quelques secondes d'un plat et commencent tous les deux à travailler, avec un peu de musique en fond. Ils plaisantent sur de nombreux sujets, sans qu'il n'y ait aucune gêne entre eux. Clarke le laisse finalement cuisiner seul, puisqu'il semble être à l'aise avec ça. Elle le regarde en souriant alors qu'il raconte son voyage en Italie il y a quelques années. Il touille la sauce tout en parlant, avec des yeux remplis de passion.

Elle pourrait bien s'imaginer avec lui, à le regarder cuisiner lorsqu'elle rentre.

— Clarke, tu m'écoutes ? demande-t-il.

— Quoi ? Je… Oui, bien sûr. Excuse-moi.

Il hausse les épaules et continue son récit alors que Clarke commence à mettre la table. Elle espère qu'il lui donnera plusieurs rendez-vous après cette soirée. Elle ne compte pas encore le lâcher.

(Ils sont ressortis deux fois ensemble avant qu'il se décide à l'embrasser pour la première fois)

(Octavia s'est souvenue de Clarke lorsqu'il lui a présenté, deux mois après. Elles sont rapidement redevenues amies)


Hello ! Pour une fois que je publie assez tôt un NDB, c'est tellement rare...

On arrive enfin au dernier chapitre de cette fiction... NON JE DÉCONNE ! Allez, avouez-le, vous avez eu peur... Bref. J'ai hésité m'arrêter au 50ème chapitre mais vous m'avez encore donné plein d'idées donc je me dois de les faire ! (même si j'ai des idées jusqu'au chapitre 83 environ...) Merci pour vos reviews, encore une fois ! Vous me donnez tout plein d'amour et c'est super adorable !

- Amandine.