Olalalalalalala, ça fait presque un an que vous attendez le chapitre! Pour m'excuser de ça, il est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès long
Merci vraiment pour les commentaires, Hisoka, Next Dream et Karuta, je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre!
Et Minorine, je sais pas si tu es allée plus loin dans ta lecture, mais merci en tout cas, ton message motive bien!
Là, on a un POV Killua donc on résume la situation:
On est en plein dans le King's game. Kurapika et Gon ont eu le gage de coucher ensemble avant la fin de la journée. Ils meurent s'ils ne le font pas car le King est en possession d'un Death Note. Donc là, les persos s'activent à trouver qui est le King pour pas qu'ils aient à faire le gage. Le meilleur moyen de faire parler les élèves: le Véritasérum!
Le prochain chapitre sera un POV Deidara, ça va être bien fun à faire!
POV Killua :
Euh…. Je suis où là ? Tout est blanc. Il fait froid. Je me sens faible. Je me souviens plus de grand-chose. J'ai mal à la tête. Analysons la situation. Je sais. J'ai besoin de…. Sucre. Oui, c'est ça. Je fais parfois des malaises quand mon taux de sucre dans le sang descend sous les 20 grammes. Il faut que je me relève. J'ai l'estomac en boule et des nausées aussi, je crois que… J'entends la voix de Gon.
« Oui mais euh… ton ami l'a fait sérieusement alors…
- Rien à branler. Allez, Kyle, dit-le que je suis le meilleur coup de l'univers ! Tu peux pas nier que t'as pris ton pied comme un porc quand je t'ai ligoté dans le nouveau four à pain de ma daronne !
- Putain tu vas fermer ta gueule connard ! Cette potion me force pas à répondre à tes questions de merde ! D'ailleurs je vois pas de quoi tu parles ! Sérieusement, les mecs, je me laisserais jamais…. Putain, jamais…. toucher par…. Oh putain…. ce gros lard qui… »
J'arrête d'écouter. Mon cœur bat à mille à l'heure. GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN !
Je crois que mes mots ont échappé ma pensée. Un silence s'installe de l'autre côté. Je me redresse difficilement. Je suis dans une salle de bain. Laquelle, je n'en ai aucune idée. Pas la mienne. Gon et cet enfoiré de Butters m'ont enfermé dans la salle de bain alors qu'ils s'occupent des interrogatoires de l'autre côté de la porte. Putain, les interrogatoires ! Tout allait lentement, beaucoup trop lentement ! Les sorciers hésitaient dans leur réponse ! Certains refusaient de prendre la potion ! Comment on pouvait espérer de moi que je reste calme face à ça ?!
« Cartman, boit cette merde ! Et Kyle, en rajoute pas, c'est bon, je suis déjà traumatisé pour les dix dernières années après cette révélation...
- S'il vous plait les copains. Ecoutez mon ami Gon. Il faut b… »
Et puis ce connard de Butters. J'ai tellement contenu ma rage pour ne pas lui arracher les entrailles aujourd'hui. J'en rêve encore. Je pourrais découper son abdomen d'un coup de griffes, je me débarrasserais de l'estomac en premier, j'ôterais doucement ses intestins pour les lui enserrer autour de la gorge et j'exploserais son cœur d'une poigne… Je bave à cette pensée. Mais non, je me suis pourtant contenu. Je n'ai rien fait de tout ça. Et j'ai tué personne. Parce-que putain, j'avais envie de faire subir ce traitement à tous les élèves interrogés. Ok, je crois que j'ai tabassé peut-être cinq ou six sorciers. Ils sont sûrement à l'infirmerie à l'heure actuelle. Mais je me suis tellement retenu ! On pourrait me féliciter plutôt que de me foutre un pain et m'enfermer dans une putain de salle de bain de meeeeeeeerde ! Même si, même si, même si c'était Gon. Gon dont la main d'ordinaire si douce, si tendre, m'a fait l'offrande d'un…. GU. Enfin, son attaque de nen. Il fallait minimum ça pour m'arrêter je crois. Gon, tu me connais si bien. Tu lis dans mes yeux quand mes pulsions meurtrières ressortent. Gon….
« Vraiment, Eric, tu n'y mets pas du tiens. »
Je serre les poings. J'ignore combien de temps j'ai dormi. Je n'ai pas l'heure. J'ai rien sur moi, même pas mon portable. Si ça se trouve, il ne reste plus qu'une heure. Je commence à ventiler. Je respire plus. Je respire plus. Je respire plus ! Putain je vais mourir. Je m'accroche à la conduite à côté de moi. Je fais de l'asthme ? Nan, je peux pas y croire. Je peux pas laisser faire ça. Des images me viennent en tête. Laisse pas. Entrer. Les. Images. Non, on se ressaisit Killua ! Toi seul peut empêcher ça ! Faut trouver ce connard de King et le buter. Je lui ferais avaler ses ongles un à un.
Ou alors, je tue Kurapika. Oui, ce sera beaucoup plus simple. Rapide. Facile. Anodin presque. Et je m'assure ainsi qu'il ne souillera pas Gon.
Mais si je fais ça, Gon mourra aussi.
Si Gon meurt. Je n'ai plus qu'à mourir aussi. Vraiment, quel sens a ma vie si elle est vécue sans lui ? Je l'ai toujours dit, mon but à moi, c'est de rester avec lui. Jusqu'à ce que je trouve ce que je veux faire. Mais je sais ce que je veux faire. Je veux continuer à pourchasser ce but jusqu'au bout. Je veux rester à ses côtés. Même si tu ne veux pas de moi Gon, je te promets que je veillerai toujours sur toi. Toujours. Et même si ça veut dire laisser Kurapika vivre et… et…
Je sens que mon visage est couvert de larmes qui ont remplacées ma respiration saccadée.
Non putain, y a pas moyen ! Pas moyen ! Je peux pas les laisser coucher ensemble ! Putain, mais noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon ! Je frappe la conduite de mon poing. Quelqu'un se plaint :
« Aïe. Putain, fait gaffe mec. »
What the fuck ? Qui parle ?! Je relève la tête vers le lavabo au-dessus de moi. Une scène des plus étranges s'offre à moi. Et pourtant j'en ai vu des choses étranges dans ma vie. Des ours-renards affectueux. Des ratons-renards qui prennent l'apparence des gens. Des aigles-tarentules qui pondent des œufs super bons mais pas assez sucrés. Des fourmis qui veulent dominer le monde. Des… Bon, enfin bref. Là, c'est encore plus étrange. Y a une tête qui sort du robinet. Juste une tête. Je crois que c'est elle qui s'est adressée à moi. La tête évoque une personne de sexe masculin. Aux cheveux blancs et yeux violets. Il me sourit de ses dents de requin. Je crois que Gon a frappé un peu trop fort. Je le regarde, ébahi, sans dire un mot. Il reprend :
« Salut mec. Dit, tu sais pas où est l'épée de Gryffondor ? »
L'épée… de Gryffondor… ? Mes pensées se troublent. Ces mots me semblent insensés. Je ne comprends pas. Et puis, pourquoi ? Comment ? Comment quelqu'un peut-il chercher quelque-chose, maintenant ? Pourquoi me demander à moi ? Comment peut-on se concentrer sur autre chose que de trouver le Roi ? Comment peut-on ne serait-ce que penser à autre chose qu'à ce drame imminent !? Pourquoi ?! Pourquoi ?! Il remarque pas que moi, mes soucis sont bien plus importants? Ma vie a pris une tournure des plus tragiques et on me parle de ça !
J'explose en larmes et cache ma tête dans mes mains.
« BARRE-TOI ! je hurle, entre deux sanglots.
- Putain, mais quelle école de tarlouze…. »
Le type s'apprête à rerentrer dans le robinet mais je réagis avant.
« Attend ! »
Sa tête ressort dans un plop.
« Quoi ? La mémoire t'es revenue ? »
J'utilise une énième fois les fruits de mon entraînement en tant qu'assassin et habilement, j'attrape son menton et le tire vers moi. Je suis alors couvert d'une flaque d'eau, sa tête toujours entre mes mains. J'allais quand même pas laisser repartir un mec qui se promène dans la tuyauterie de Poudlard et que pesonne n'a jamais vu. Ou alors il est en cours avec moi ? La mémoire des visages… Il grogne de mécontentement. C'est alors que l'eau qui était sur moi devient de plus en plus solide. Je détourne le regard. Le mec est maintenant debout en face de moi (qui suit toujours assis), complètement nu.
« QUOI ?! » Beugle-t-il.
Je me relève pour être à peu près à sa hauteur. Bon, enfin, mes yeux arrivent à son menton. Mais je me concentre sur ça. Ne baisse pas le regard, Killua, tiens bon. Je dois être hyper rouge. Putain, pire que l'autre pucelle de Kurapika. Je fronce les sourcils et reprend mes esprits à cette pensée.
« Qu'est-ce que tu sais sur le King's game ?
- Le quoi ?
- Le King's game.
- Ouai, j'avais entendu merci. Mais je vois pas de quoi tu me parles. Tu me fais perdre du temps par ailleurs, je me ca…
- Le King's game, merde ! Ce jeu où si tu fais pas les gages tu crèves !
- Mmmmh…. Dis-m'en plus ! Quels genres de gages ?
- Genre baiser avec le mec de ma vie sous quelques heures ! Il faut arrêter le King ! Si tu sais quoi que ce soit, dit-le moi !
- Hahahahaha, hardcore le jeu ! Y a des gens qui sont morts déjà ?
- Oui. Kayne, l'ex au connard qui doit souiller mon ange, et Nije ou un truc comme ça. Je connais pas. Mais l'heure est grave ! »
Je lui détaille alors toute l'histoire jusqu'à en arriver aux interrogatoires. Son visage n'exprime pas l'horreur et le désarroi comme je m'y attendais. Au lieu de cela, il semble amusé.
« Je n'ai aucune idée de qui est le King comme tu l'appelles mais ouf le mec quoi, c'est un géni, cette histoire me plait bien ! Je peux vous aider si vous voulez. Vous avez l'air d'avoir besoin de personnes en plus. Et au passage, j'en profiterai pour poser des questions sur l'épée de Gryffondor. J'aime beaucoup le concept de sérum de vérité.
- Ok. Mais là faut encore sortir.
- Dude, te fous pas de ma gueule ? Tu fais partie de ces gros faibles de moldus qui traînenent à l'école pour 0 raisons ou quoi ?
- Tu déconnes ! Je suis capable d'ouvrir la porte de notre jardin jusqu'au 7ème gond quand je suis vénère ! »
Cette phrase me fait l'effet d'un tilt. J'ai envie de me faire un face palm pour ma propre connerie là. Bon, on y va. On va trouver ce connard de roi. Je défonce la porte d'une main. Elle éclate en mille morceaux sous un « Ben voilà » de la part du mec aux dents de requin derrière moi.
Tous les regards sont tournés vers nous. Il y a un grand silence de bien 30 secondes rompu par un mec brun que j'ai déjà dû voir quelque-part.
« SUIGETSU ?!
- Yo mec, tu te souviens de mon prénom quoi ! J'hallucine. T'as vraiment dû bien kiffer ma « technique secrète ». Sinon, je tiens à te dire que t'es un fils de pute pour m'avoir menti. L'épée était pas du tout dans la chambre de l'autre mec là. Je suis déçu de toi.
Le brun fait une tête gêné. Il ne répond pas. Les trois mecs de South Park, ce connard de Butters et *soupir* Gon ont les yeux rivés sur nous. Butters est rouge comme une pivoine et Gon regarde légèrement à côté du corps nu, essayant de son mieux de garder sa contenance. C'est le gros qui prend la parole :
« C'est qui ce mec à poil ? »
Je pense qu'il est temps de montrer à Gon que moi aussi, je peux enquêter sur cette histoire, de façon calme et logique et que bordel de merde, si on m'enferme encore une fois quelque-part, je vais devenir dingue à l'idée de perdre du temps. A l'idée de ne pas pouvoir aider. A l'idée de voir Gon m'échapper. Gon et sa peau si blanche. Son sourire si radieux qu'il illuminerait le cœur des âmes les plus sombres. Son innocence et sa pureté si fragile que seul moi serait à même de prendre. Doucement. Comme on cueille une fleur. Je ne me sens même pas assez digne de ça. J'ai attendu si longtemps. Mais mes mains sont sales, tâchées de sang. Elles ne sont pas à la hauteur de Lui. Je m'en suis rendu compte il y a déjà plusieurs années. Au final, même moi je ne pourrais le prendre. Si je ne peux pas l'avoir, cependant, je refuse que d'autres mains souillées abîment mon précieux amour. Je refuse. Je ne peux même pas imaginer. Il est si beau. Si lumineux. Une étoile dans l'obscurité. Et cet infâme Kuruta…. Non. C'est la faute au Roi. Je tends ma main vers ma lumière. Ses yeux pétillent. Est-ce parce-qu'il me regarde ? Je me sens faible à nouveau. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, je vais le perdre à jamais. L'amour de ma vie. Volé par quelqu'un que je considérais comme un… ami. Gon et son éclat, sa brillance. Doucement, son visage se trouble. Je n'entends plus les questions des autres. Je n'entends plus la voix douce et angélique de mon âme sœur.
…..
Quelqu'un m'appelle pourtant. Mais qui est-ce ?
« Yo mec ! Mec ! Meeeec ! »
J'entreouvre les yeux. Je suis allongé. Quelqu'un me tient dans ses bras. Certainement Gon. Ce sont mes dernières heures et il m'accompagne dans mon voyage vers l'au-delà… Je peux me voir de l'autre côté. Mes cheveux blancs. Ma silhouette longiligne. Mes yeux violets… Hein ?
« Putain mec ! Tu fais quoi là ? T'imagine pas comme j'ai l'air coupable si tu dis rien ! »
C'est le mec liquide de tout à l'heure. Je tourne la tête, trop étourdi pour réaliser que je suis sur un mec nu comme un ver dont je pourrais sentir les attributs contre moi si j'étais plus éveillé, Butters me menace d'une baguette magique (la blague !) et Gon de son poing. En fait non. Ils semblent menacer le type qui me tient. Pourquoi je suis au sol ? Je me suis évanoui ?! La douce voix de mon amour se fait entendre :
« Killua, tu n'es pas en état de faire quoi que ce soit. »
Il… il se fait du souci pour moi ? Oui, c'est ça. Il s'inquiète. Il n'est donc pas totalement indifférent à mon existence.
« Ce type est louche mais il est clean je pense. » Dit le mec de South Park suicidaire.
« Merci, Stan. Tu seras récompensé comme il se doit. » réplique le mec aux cheveux blancs d'un clin d'œil. Il en vient alors à expliquer cette histoire d'épée en trois mots et le fait qu'il veut participer à l'enquête tandis que je me relève. Gon nous fait alors don de sa voix pour le compte rendu de leur avancée :
« Alors en fait on a interrogé des sorciers qui ne sont visiblement pas les méchants. Là, Kyle et Stan ont bu le véritasérum. On leur a demandé si ils savaient qui était le Roi et si ils savaient comment annuler un ordre. Ils savent pas. On veut donner la potion à Cartman mais il veut pas. Alors on sait plus quoi faire. »
Je me sens faible à nouveau. J'aimerais tant le forcer mais je risque de me faire assommer à nouveau. Suikasu (ou quelque-chose comme ça ?), lui, ne se laisse pas démonter puisqu'il arrache le sérum des mains de Gon, saute sur le gros et lui enfonce le goulot dans l'œsophage. Le type s'étouffe en avalant et finit par geindre et pleurer qu'on lui a fait mal et que sa mère va téléphoner au directeur de l'école et le faire renvoyer.
« Cartman, ça te fait kiffer de te travestir en Britney Spears et trémousser ton cul contre une poupée gonflable de Justin Timberlake ? Dis Trou-duc, c'est vrai que t'as fait une branlette à Ben Affleck ?
- Je… mmh… je… oui…. Je… Putain, sale juif, ta gueule, ta gueule, ta gueule ! »
Il se mord la bouche pour s'empêcher de parler. Après quelques minutes de questions que je ne comprends pas, le gros connard de Butters parvient à poser les questions exigées par Kurapika. Le gros garçon est innocenté.
« Suigetsu. Je te remercie vivement d'avoir fait avancer l'enquête. Mais maintenant, c'est à toi de répondre aux questions. Boit, s'il te plaît ! »
- Ok ! »
Il prend la fiole des mains de Gon et la vide d'une traite. Butters attache ses bras dans son dos, pour donner l'illusion d'une enquête sérieuse sans doute, sachant que le mec peut se liquéfier à tout moment.
« Tu as fait quoi dans l'école depuis ton arrivée ?
- Mmmmh…. Pas grand-chose. En fait, Kisame m'a envoyé un mail il y a quelques semaines pour me dire qu'il avait entendu une rumeur sur une épée super cool et que comme il sait que je les collectionne, il tenait à m'en parler. Par contre, ce con avait zéro idée de où elle était et se sentait visiblement pas de la chercher vu qu'il est apparemment trop stone toute la journée pour faire quoi que ce soit à part se taper des sorcières. Donc bref, je me suis dit « pourquoi pas ? » et je suis venu. Y avait une vieille légende d'un serpent qui se promenait dans les conduits ici et qu'apparemment ils étaient super spacieux et permettaient d'aller partout donc je m'y suis faufilé, histoire de visiter toutes les pièces. Mais sérieux les mecs, ce château c'est un vrai labyrinthe. Mais j'ai vu des trucs drôles. Cette école a l'air délire. J'ai maté des gens somnanbules tailler des pipes, des mecs s'éjaculer dessus et je me suis même tapé un mec suicidaire dans une baignoire. Sérieux, je pensais pas le revoir de si tôt d'ailleurs. Mais jamais entendu parlé de King. Et je sais pas comment annuler un ordre. »
Le roux fusille le brun du regard. Celui-ci commence à se justifier mais est interrompu par Butters qui prend les devants ( ?!) et propose de les détacher et d'aller interroger Kiba, Shikamaru et Naruto dans leur chambre.
[…]
MAIS PUTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIINNNNNNN ! Ils sont où ces connards !? J'arrête pas de répeter qu'on a qu'à interroger d'autres gens vu qu'on trouve pas ces trois glandus qui ont décidé justement aujourd'hui de ne pas rester plantés dans leur chambre et geeker, chose extrêmement rare, mais nooooon, d'après Gon et Butters il faut suivre minutieusement la liste, et là c'est au tour des trois plus gros connards de l'univers (après Butters) qui bien sûûûûûûr ne sont pas là où on les cherche. Mais on s'en branle de cette liste sérieux. Ca fait bien 30 minutes qu'on cherche. Ou une heure qui sait. Ou peut-être même plus. A ce rythme, on s'en sortira pas, c'est impossible. Et puis sérieusement, je doute qu'aucun de ces trois là ne soit suffisamment brillant ou motivé pour mettre en place un tel jeu. Et j'arrête pas de le répeter mais je me fais remettre à ma place. Je perds patience à nouveau. Je veux pas qu'on m'enferme. Mais ça n'avance pas. C'est lent. Lent. Lent. Lent. On perd du temps ! A ce rythme…
« Excuse-moi ? Tu aurais l'heure s'il te plaît ? »
C'était quoi ça ?! L'heure ? L'heure ?! L'heure ?!
Je ne réfléchis pas. Ce n'était pas moi. C'était une pulsion. Un instinct ou peut-être un réflexe. C'était pas moi. J'ai pas réfléchi. J'avais les nerfs à fleur de peau. Je regrette.
Ca s'est passé vite. Très vite. Une odeur de sang envahit mes narines. Mon visage en est également éclaboussé. J'ai sorti les griffes comme un chat qu'on dérange alors qu'il est occupé. Alors qu'il est… nerveux, stressé, à cran. C'était juste le mauvais moment. La mauvaise question.
Le bruit de quelque-chose de lourd qui heurte un sol dur résonne. Un bruit sourd. Le bruit d'une tête fraîchement tranchée qui tombe mollement.
NOIR
[…]
Je ne suis pas dans une salle de bain cette fois-ci. Tout est noir. Il n'y a pas l'once d'un rayon de lumière. Je ne peux pas bouger. C'est trop étroit. Je suis dans… un cercueil ? Suis-je mort ? Gon m'a-t-il tué car à nouveau je n'étais pas en conformité avec ses principes moraux (comme celui de ne pas tuer) ? Ou peut-être, peut-être qu'on m'a enterré en pensant que j'étais mort ? Ou peut-être était-ce volontaire ? C'est cela ma punition ? Mieux vaut mourir que de vivre dans un monde où Gon couche avec Kur… A cette pensée, je pars en sanglot. Seul dans mon cercueil. Sans que personne ne puisse m'entendre. Je veux mourir avant que cela ne se passe. Je veux mourir avant que ce monde ne soit réel. Je veux pouvoir me dire que j'aurais vécu dans un monde où Gon était pur et où j'aurais pu être son seul, son unique amour. Jamais personne ne l'aimera comme je l'aurais aimé.
« C'est bon il est réveillé. On le fait sortir ? Mais doucement ?
- Ah enfin ! On aurait pu le faire sortir avant aussi.
- Ouai mais fallait qu'il ait un peu de temps pour méditer, une connerie comme ça. C'est pas moi qui décide.
- Mon pauvre petit Killua, on va te faire sortir de là. »
Je connais ces voix. Je suis alors aveuglé par la lumière. Une lumière artificielle. Je sors du cerceuil pour me retrouver dans une chambre. Ce n'était pas un cerceuil mais… une boîte ? Je connais cette boîte ? C'est la boîte à marionnette de Sasori. Je balaie la chambre du regard. Il est là et me sourie. Comment peut-on sourire dans une telle situation ? Il y a aussi Itachi qui se tortille les doigts, l'esprit visiblement ailleurs.
Cette fois-ci, je ne serais pas si stupide. Je cours vers la porte et, concentrant mes forces de mon poing, la défonce sans difficulté… Quoi ? La porte ne bouge pas. Ma main me fait mal. Je donne un nouveau coup. J'essaie d'user le poids de mon corps. Une deuxième fois. Troisième. Dixième. La porte doit être ensorcellée. Je vais utilser l'éléctricité pour la brûler. Je me concentre. Plus fort. Je me calme. Respire. Rien ne se passse. Pourquoi je ne peux pas utiliser mon nen ? Et… c'est moi qui suis faible ?
« Killu… Ta persévérance m'a manquée. »
Je ne connais cette voix que trop bien. Je me retourne. Je vois alors sortir de l'ombre une silhouette filiforme. De longs cheveux noirs, une peau encore plus pâle que la mienne. Et des yeux, des yeux si grands et si vides qu'ils aspirent tout espoir. Je suis paralysé. Je dois être en plein cauchemar. Comment peut-il être là, en face de moi. Comment peut-il me regarder avec de tels yeux ? Je ne peux pas parler. Je ne peux rien faire. Mon cœur bat tellement vite et fort que je suis sûr qu'il peut l'entendre. J'ai peur. Plus peur que jamais.
« Je t'ai implanté une aiguille qui non seulement t'empêche d'utilser ton nen mais aussi réduit ta force à 1% de ce qu'elle est. C'est pour ton bien mon frère. »
Il s'approche de moi. Si près. Si près que je peux sentir son souffle dans mon oreille alors qu'il me murmure :
« Il est temps à présent. Temps que tu te rende compte que tu n'as pas de vrais amis. Je t'aime Killu. Et je suis la seule personne en ce monde cruel qui t'aime. Je serais toujours là pour toi. Pense à ceux que tu considères comme tes « amis ». Ils te trahiront s'ils ne l'ont pas déjà fait. Ils ne font qu'au mieux t'utilser, au pire subir ta présence. Au fond de toi, tu sais bien que personne ne t'aime vraiment. Moi, je suis là, mon tendre petit frère. Toujours. Quand tu réaliseras qu'ici, personne ne veut de toi, tu reviendras. Je t'aime. »
Il m'embrasse doucement sur la joue. Je suis pétrifié. Son aura immense et pesante m'ensevellit tout entier. Empêchant tout mouvement. Ce n'est pas l'aiguille en moi. C'est sa présence, son intensité. Illumi.
Il s'éloigne de moi. Ouvre la porte. Il sait bien que je n'essaierai pas de sortir tant qu'il sera là. Que je ne me permettrai pas. Que je n'oserai même pas m'approcher de lui. En sortant, il ajoute :
« Oh sérieux les mecs ! C'était super cool aujourd'hui ! Franchement Itachi, Sasori, distance high five ! »
Il fait des signes étranges de la main !
« Ah oui, et pour continuer sur les histoires honteuses de mon frère : une fois lors d'une séance de torture de 72 heures, il s'est pissé dessus trois fois ! La te-hon quoi ! Il avait 3 ans quand même déjà ! Nan mais sérieux, j'étais tellement mort de rire que limite moi j'aurais pu me pisser dessus aussi. Allez, ciao ! Quand vous voulez vous m'appellez pour une bière de nouveau ! »
Il part sur ces mots en emmenant le peu d'espoir qu'il me restait. J'entends le cliqueti de la porte qu'on ferme à clé de l'extérieur.
« Putain, Killua, ton frère il est trop coooooooool ! Et non mais sérieux il nous a dit des bons trucs sur toi ! Mais là le dernier truc, abusé dude, tu t'es pissé dessus quoi ! Il nous a aussi dit qu'une fois t'avais mangé une crotte de chien parce-qu'il t'a dit que…»
Je n'écoute plus. Tout se brouille. Sasori est mort de rire. Lui et Itachi font alors l'apologie des qualités de conteur de mon frère et de son humour hors pair, me blâmant pour ne jamais leur avoit dit à quel point il était cool.
Je fonds en larmes. C'est la pire journée de ma vie. Je m'effondre à genoux au sol puis me balance en arrière pour m'appuyer sur la porte. Les jambes balantes devant moi. Je regarde le vide. Je peux sentir les larmes couler sur mes joues. Je ferme les yeux et c'est alors que je sens quelque-chose de mou sur moi. Ou plutôt quelqu'un.
« Killua chéri choooou ! »
Sasori me prend dans ses bras et me caresse la tête. Je n'ai pas la force de me débattre ou de faire quoique ce soit. On reste plusieurs minutes je pense comme ça. Je ne pense à rien. Le vide complet. J'entends alors une porte se fermer. Je relève la tête et ouvre enfin les yeux. C'est Itachi qui sort de la salle de bain. Il fait assez sombre dans la pièce malgré la lumière allumée. La lumière allumée ?! Quoi ? C'est le soir ? Le soleil s'est couché ? Non non non non non je peux pas y croire ! Je reprends mes esprits et la situation me frappe de plein fouet ! Je me relève brusquement.
« Il faut que je sorte ! Il est quelle heure ? »
Sasori se lève à son tour en soupirant.
« Y a pas de montre ici. Les rideaux sont tirés pour que tu ne puisses pas deviner. Ils viendront nous chercher quand c'est fait. »
Je laisse échapper un petit rire. Puis un plus gros. Finalement j'éclate de rire. Ca y est, c'est ça ? On m'enferme dans une pièce à nouveau, cette fois-ci non plus pour que j'interrompe les interrogatoires, mais pour pas que j'interrompe l'amour de ma vie et mon pote baiser ensemble ?! Je ne m'arrête plus de rire, j'ai mal aux côtes. On ne peut pas tomber plus bas. Et qui est là avec moi ? Sasori, le mec qui me harcèle depuis quelques semaines, allez savoir pourquoi, et Itachi, le premier mec à Poudlard qui m'a fait détourné mes yeux de Gon. Les deux n'étant pas mes amis. Un veut juste me mettre dans son lit et l'autre n'a jamais eu aucun regard pour moi, il avait d'ailleurs peur de moi à une période, je n'ai aucune idée de la raison de sa présence. Et Gon n'y mettait pas franchement du sien aux interrogatoires. J'aurais presque envie de croire qu'il voulait coucher avec Kurapika. Oui c'est ça. En fait, les deux n'ont aucun problème avec ce gage depuis le début. Le plus dur était juste de me faire croire qu'ils étaient mes amis et tenaient compte de ma rage pour finalement m'enfermer et accomplir cette tâche si « difficile » que de se donner du plaisir mutuellement. Ca fait peut-être même plusieurs années qu'ils se tournent autour. Gon a toujours dit du bien de Kuruta alors même qu'il était jamais là. Sérieux c'est évident que ce mec a jamais été mon ami d'ailleurs, on a jamais franchement passé de temps ensemble. Il a toujours vagabondé de son côté, jusqu'à ce qu'on se revoit à Poudlard. Je suis bon qu'à éponger ses blessures quand il se fait casser la gueule. Et Gon aussi d'ailleurs, combien de fois il faisait son chemin seul. Je le suivais. Il ne m'a jamais demandé de venir avec lui. Si j'étais parti de mon côté, il ne m'aurait certainement pas suivi.
Et en début d'année…
En début d'année, il a….
Il a dit ces choses horribles à mon sujet. Il m'a rejeté, moi, mon amitié et mon amour pour lui de la pire des manières.
Ensuite ou plutôt en même temps est venu Gaara, que mon amour pour Gon ne m'a pas fait aimé à sa juste valeur. Qu'est-ce que je raconte ? Lui aussi voulait certainement juste me baiser. J'avais un petit pincement de cœur pour Itachi qui lui n'en a jamais rien eu à foutre de ma gueule. Ensuite est venu Tobi….. Tobi était si gentil et si doux. Mais il m'a abandonné. Lâchement. Comme tout le monde. Illumi a bien raison. Ils finiront tous par m'abandonner. Et pour la trahison, c'est déjà fait en partie.
Mon visage est le reflet de mes pensées. Il passe de l'hilarité à la colère en passant par la tristesse et le désespoir. Je prends enfin la parole, d'une voix cassée par les sanglots que je contiens :
« Et, pourquoi c'est vous deux qui me surveillez ? »
Un petit silence s'installe. Ils doivent hésiter, ne sachant pas qui devrait prendre la parole en premier pour me dire d'aller me faire foutre. J'ai bien compris. C'est Itachi, tremblant, qui se lance :
« Hum, ben je peux pas regader de… de…. d'écran et en fait Deidara poussait si loin que même Kisame ne tenait plus donc ils se sont dit qu'ils m'enfermeraient ici aussi, en en en enlevant la télé et l'ordi. Et que comme ça, je pouvais aussi te surveiller, vu que je suis pas mal fort. Y a juste Sasori qui a son portable pour vérifier quand l'ordre sera executé. »
Je dégultis, essayant tant bien que mal de ne pas flancher à l'idée du message reçu. Sasori continue :
« Et moi j'ai choisi de venir. Je voulais qu'on discute un peu. Est-ce que tu acceptes de m'écouter Killua ? »
Je le regarde froidement et hoche la tête. Je n'ai visiblement rien de mieux à faire. Le roux s'approche de moi à nouveau, me prend la main et m'invite à m'asseoir au sol, dos au lit (je n'ai d'ailleurs aucune idée d'à qui est cette chambre). Itachi ouvre la porte d'un mini frigo et en sort une bouteille. C'est sûrement de l'alcool. Il s'asseoit en face, appuyé sur le mur opposé. Sasori reprend :
« Ecoute Killua. Je sais à quel point tu aimes Gon. Ton cœur lui appartient et je l'accepte. Le lien spirituel qui unie deux êtres est précieux et important. »
J'ai du mal à croire que c'est lui qui parle. Il continue :
« Un acte sexuel n'est qu'une liaison des corps. Ca n'a aucune signification si on décide de ne pas en donner. Ils n'ont pas de relation spirituelle, on peut choisir de lier notre corps à quelqu'un mais l'âme est beaucoup plus difficile à enchaîner. Kurapika aura eu le corps de Gon mais pas son cœur. Toi, tu es lié à Gon. Et malheureusement ce lien semble être à sens unique. Et tu le sais. Mais tu l'aimes et tu as encore de l'espoir et ça je l'accepte. J'attendrai le temps qu'il faut Killua. Tout le temps qu'il faut pour que tu tombe amoureux de moi. »
En disant ces derniers mots, il prend ma main et plonge ses yeux dans les miens. Le voir si sérieux est particulièrement perturbant. Ses dires me sont extrêmement confus tant ils contrastent avec son discours habituel. Je peux pas détacher mes yeux des siens. Je pense avoir l'air ultra gêné. Je suis gêné. J'ai eu à la fois un couteau dans le cœur à entendre quelqu'un mettre des mots sur un acte entre Gon et Kurapika, mais aussi… je rêve ou il m'a fait une déclaration d'amour là ?
« Euh dude, oublie pas que je suis là aussi ! »
On se tourne tous les deux vers Itachi qui commence à verser de la vodka dans trois verres, se justifiant qu'il faut bien passer le temps même si c'est pas dans ses habitudes de boire et qu'il a plus qu'à passer son addiction des écrans pour de l'alcool. On trinque sans dire un mot et on boit cul sec le premier verre. Bonne chose. L'alcool m'aidera à ne plus penser à rien. A ne plus penser à G…. Sasori et Itachi discutent.
« Ok, Itach', fallait que j'te demande quand même ! T'as couché avec Kenny, sérieux ?! C'est quoi ce choix pour ton dépucelage ?! Et surtout, surtout, euh… c'est quoi le délire ? Tu sors avec Pain merde ! Vous avez déjà rompu !? »
Itachi est en couple avec Pain alors. Il y a tellement de couples qui se forment à Poudlard. Je crois qu'il n'y a que moi qui suis désespéremment seul. Je soupire.
« Non, non, non ! C'est Pain qui a fait un pari avec Kenny pour savoir lequel me dépucelerait en premier ! J'ai pas du tout apprécié l'idée, donc j'ai pris une fake photo avec Kenny pour dire que c'est lui qui a gagné ! Dans ton cul Pain, pour faire des paris sur moi, il s'y attendait pas à ça ! » Itachi est bien vénère.
« Mais pourquoi vous dites pas aux autres que vous êtes ensemble ? Et puis d'ailleurs, c'est vraiment sérieux votre truc ou pas ? »
« C'est sérieux. Enfin, je pense. Pain l'a cherché aussi, en pariant ! Maintenant, il est vraiment énervé par contre, et je vais lui dire que c'était pour de faux je pense. Mais est-ce qu'il va me croire ? Ca je sais pas. C'est bizarre hein ? Tu nous aurais pas imaginé ensemble, je pense ! Je sais pas pourquoi mais… je tiens vraiment à lui. Je pourrais même aller jusqu'à… jusqu'à dire que je l'aime tu vois. Je m'en veux de lui avoir fait ce coup là, mais c'est un peu sa faute ! Et, on finira par le dire aux autres, c'est juste que j'ai la trouille du jugement des autres... »
J'écoute à moitié. Les histoires des autres ne m'intéressent pas. Mais je relève la tête lorsque j'entends mon prénom dans la bouche de Sasori.
« Moi, si j'étais en couple avec Killua. Jamais ce genre de choses se passeraient. J'aurais d'yeux que pour lui. Je lui servirais le petit-déjeuner au lit tous les matins. On se donnerait la main dans les couloirs de l'école, sans aucune honte que tout le monde le sache. Après quelques mois, je rencontrerais sa famille. Son frère a l'air déjà bien cool donc je suis optimiste. On ferait l'amour passionnément tous les soirs. Je lui banderais les yeux pour….
- C'est bon Sasori. J'ai compris.
- Oh trop mignon Killu-chou, t'es tout rouge ! »
Je plaque mes mains sur le visage. Effectivement, il est bien chaud. J'ai d'autant plus honte maintenant.
« C'est l'alcool. D'ailleurs ressert-moi un verre ! »
Itachi s'exécute. Je reprends :
« Et ensuite tu finirais par me tromper avec un mec plus jeune ».
Sasori porte la main sur son cœur dans un mouvement théâtrale et s'exclame d'une voix faussement outrée :
« Moi ? Jamais je ne ferais cela ! Les hommes jeunes, très peu pour moi. »
Tout le monde explose de rire. Enfin pas moi. Donc en fait, juste deux. On continue notre beuverie. Après quelques verres, Itachi est effondré au sol. Sasori et moi tenons bien. Il faut dire que le roux a bien l'habitude et moi, ben l'alcool c'est comme le poison, mon corps ne l'absorbe pas franchement. Il me faut en boire beaucoup plus pour en sentir les effets. Bon, je les sens un tout petit peu je dois dire. Mais à peine là, vraiment. Vraiment.
Je sens la main de Sasori se détacher de la mienne pour venir se placer sur ma jambe. Il tourne son visage vers le miens.
« Il reste que nous deux dans la course. Encore un verre ? »
Je déglutis et refuse d'un signe de tête. Je crois que je tremble un peu. Il est vraiment proche de moi là. Et ce qu'il a dit avant m'a un peu troublé je dois dire. Surtout qu'il renchaîne :
« Killua… Je suis vraiment sérieux en ce qui te concerne. »
Je dois faire une tête terrible tellement je suis paniqué. C'est l'alcool ça quand même, c'est sûr.
« Tu sais, le premier jour où je t'ai vu déjà j'ai eu une révélation. Puis j'ai remarqué que c'était différent de ton côté, que t'étais déjà sur quelqu'un, alors je me suis dit qu'être potes ça suffirait et que je te taquinerais la-dessus de temps en temps. Mais ça suffit plus. »
Il me plaque au sol. J'ai un arrière goût de déjà vu là. Mon corps est tout excité et ma tête lutte à me faire garder mes esprits. Je le repousse faiblement, je ne suis même pas sûr qu'il le remarque. Son visage est à deux centimètres du miens. Je sens son souffle chaud sur mes lèvres. Gon. Go-go-go-gon ! Go-gon ! Gon ! Je dois penser à Gon. On se recentre sur GON ! Mes yeux sont grand ouverts. Je vois bien que c'est pas Gon. Et Gon m'aurait jamais plaqué au sol comme ça. Quelques mèches de ses cheveux roux caressent mon front. C'est dingue comme sa peau est blanche à lui aussi. D'aussi près, je vois bien qu'il a aucune ride. Il ferait presque un peu plus jeune que moi. Mais un peu plus grand et plus expérimenté. Est-ce que sa peau est souple ? Est-ce que… ? Et ces lèvres là, devant moi, elles ont l'air si douces, si tendres. J'ai toujours entendu les autres le vanner sur d'éventuelles termites qui pourraient le dévorer. Il est vraiment en bois ? Et si… et si…. Et si je le laissais m'embrasser juste dans un but scientifique. Afin de vérifier l'hypothèse de la marionnette de chair. Ca compte pas si c'est pour la science ? En même temps, Gon m'a rejeté si souvent, et j'ai fait assez de merde entre temps pour plus avoir besoin de me justifier. Et, est-ce qu'il s'en soucierait ? Il en a jamais rien eu à foutre de ma gueule au final ! Allez, j'y v… Non, mais si je fais ça maintenant, je perds toute crédibilité. C'est l'occasion où jamais de regagner son amour, en le sauvant des bras de Kurapika le pervers qui veut juste son cul. En tuant le roi. D'ailleurs, pourquoi je suis pas en train d'enquêter sur le roi déjà… ? Si je tue le roi en m…
« Killua… »
Mes yeux reviennent sur la personne qui a prononcé ces mots. Le beau roux qui est en pleine tentative de baiser. Seul un son ressemblant vaguement à un « mmh ? » est produit par ma gorge.
« Killua… je peux…. ?
Je dois dire que je suis plutôt surpris qu'il me demande. A nouveau, ma bouche reste scellée, seul un faible son d'acquiescement se fait entendre. Il ne se fait pas attendre. Je sens une légère pression sur mes lèvres. C'est tendre. S'il est en bois, de la chair recouvre son corps. La science a parlée. Il presse un peu plus son baiser alors que je continue de le dévisager, les bras ballants. Merde, j'ai fait ça plein de fois pourtant. Oh et puis aussi, je devrais arrêter, le stopper, réagir ! J'ai vérifié mon hypothèse, merde. Une langue intrusive s'infiltre. J'entrouvre légèrement les lèvres pour lui laisser faire son chemin. Je me prends même, automatiquement, à jouer avec elle à mon tour. Je sens alors la main droite du marionnetiste qui se glisse sous mon t-shirt, l'autre est toujours au-dessous de moi, à porter mon corps. Gon-gon-go-go-gon ! Gon ! Go-gon ! Go-go-gon ! Je veux visualiser son sourire si séduisant. La journée devrait être consacrée à le sauver. A sauver sa virginité ! Voire à sauver sa vie ! Pas à prendre du bon temps comme ça, pas à se fa… Eeeeeet voilà qu'il joue avec mon téton. Je détache enfin mon visage du siens, malheureusement non pas pour le rejeter mais pour pousser un gémissement de tapette. Je dois me ressaisir. Putain, mais l'adolescence, quelle plaie. J'ai les hormones au taquet, je sacrifie la vie de mon meilleur ami qui est aussi mon premier et seul amour pour des caresses. Il semblerait que l'auteur indirect du crime lise dans mes pensées car il s'éloigne de moi. Je me redresse un peu, m'apprêtant à dire que c'est mieux d'arrêter en effet, lorsque je constate qu'il s'est simplement reculé pour pouvoir ôter son haut. Oh merde…. Il est vraiment lancé. J'ai la puberté à combattre maintenant pour ne pas céder. J'ai déjà perdu la bataille. Quelle énemie de longue date, celle-là, elle m'avait laminée dans les toilettes avec Gaara, me faisant perdre ma précieuse amitié avec Gon. Et là, j'ose à peine imaginer tout ce qu'elle emportera dans sa victoire. Aussi inattendu soit-il, je parviens à plaquer mes bras contre mon corps, en une barrière de protection précaire.
« Sasori, non, c'est pas une bonne idée. »
Je dis ça le regard non pas porté sur ses yeux mais sur son torse nu. Je crois qu'un filet de bave coule sur mon menton. Il ignore complètement ma remarque, penche la tête sur le côté, esquissant un sourire espiègle. Il semble prendre un grand plaisir à me voir déchiré intérieurement. Il se rapproche de moi, pose sa main sur ma joue. J'ai chaud. J'ai vraiment chaud. Il se glisse vers moi encore davantage et me murmure à l'oreille, tout en caressant mes cheveux :
« Killua ? Je peux fabriquer une marionnette à partir de ton image ? »
Euh… J'ai bien entendu là ? Je réponds rien. Visiblement, ça ne le perturbe pas le moins du monde puisqu'il commence à m'embrasser dans la nuque, ce qui me fout des putains de frissons. Il glisse à nouveau ses mains sous mon t-shirt et d'un geste habile, le soulève, m'incitant à lever les bras pour découvrir ainsi mon torse nu. Il s'éloigne alors un instant de mon cou pour…. Regarder mon corps. Ses yeux trahissent son avidité. C'est trop tard. Il fera pas marche arrière. Et de toute façon, c'est pas moi qui vais l'arrêter là. Ca y est. Je vais perdre ma virginité avant Kurapika.
De peu.
Oh putain, mais non mais non mais Kurapika va coucher avec Gon si on les arrête pas !
Voilà que Sasori se met à lécher mon torse. Là tout de suite, je me rends compte que je participe pas du tout. Je fais l'étoile de mer en mode passif. Il va pas se souvenir de moi comme d'un bon coup pour les préliminaires, ça c'est sûr.
Euh bon quand je dis passif, je veux dire…. Oh non… putain, mais je vais être passif là c'est sûr. J'ai déjà tout le comportement d'un passif. J'halète sous sa langue et je rougis comme une pucelle. J'étais pas comme ça avec Gaara dans les chiottes en début d'année. Où est passée ma fougue active du mec qui prend les choses en main là ? Avec Gon, j'aurais été passif aussi ? Etrangement, autant j'aime Gon (*ooooh Gon*) du plus profond de mon être, autant je n'ai jamais réfléchi à cette question. Il est si pur, si innocent. J'ai rêvé tant de fois de pouvoir l'embrasser, le toucher, le caresser, le serrer contre moi, dormir à ses côtés. Pourtant, je ne me suis jamais pris à imaginer la partie pénétration de nos ébats. Et avec Kurapika, ce sera qui le passif ? Avec sa gueule de meuf là, il va quand même pas pénétrer mon petit Gon…. Oh non, pitié sortez moi cette image de la tête ! Il faut que j'intervienne. Il faut que je les arrête ! Tuons le roi !
Ah ça y est, je bande.
Il faut dire que le marionnetiste vient de s'attaquer à mes têtons là, à coups de langue et ils sont, il faut le dire, hyper sensibles. Et j'ai lâché un gémissement ridicule, par ailleurs.
Je sais pas si c'est le fait d'avoir une érection qui me pousse enfin au changement, mais je me décide à laisser mes mains le caresser à mon tour. Je le tire ensuite à nouveau vers ma bouche pour l'embrasser goulument. Il paraît surpris. L'excitation monte là, j'en veux plus. Plus! PLUS ! C'est à mon tour de couvrir sa tête de baisers. Je parcours sa nuque et m'attarde sur son oreille, le plaquant un peu plus contre moi. Il glisse sa main libre dans mon short :
« Sa, sa-sasoRII ! »
Oh non, j'ai pas dit ça ?! Et c'était quoi cette voix aigue de merde là ?! Non mais il caresse ma teub là, habilement et tout. Je vais exploser. Il commence des mouvements de va-et-vient. Ses doigts sont chauds. Il abandonne sa tâche un instant pour faire tomber mon short et mon caleçon par la même occasion. L'injustice. Me voilà à poil devant lui alors qu'il est seulement torse nu. Il reprend là où il en était. J'halète de plus en plus fort. J'ai des papillons dans le ventre, la tête en feu et des frissons sur tout le corps.
« Sa… saso… »
Il me regarde et me sourit. Ca ne fait qu'augmenter mon excitation. J'en veux plus, putain ! PLUUUS !
« V… Va… Vas-y… »
Je vais perdre ma virginité. Ca y est ! Il insère un doigt. Je sursaute légèrement. J'ai un peu de mal à m'habituer à la sensation. Il attend quelques secondes avant de commencer à bouger. Je sais pas trop quoi penser. Mon excitation est un peu redescendue. Je dois tellement avoir l'air d'une grosse tarlouze passive là avec le doigt d'un mec dans le cul. C'est pas franchement agréable. Un peu gênant je dois dire. Genre, il est pas censé y avoir un tru… « AH ! » Oh putain, c'était quoi ça ! Oh merde j'ai cru que j'allais éjaculer sur le coup, c'était limite ! Sasori remonte vers mon oreille et me demande si j'aime quand il touche cet endroit. J'ai trop honte. Je murmure un « oui » à peine audible et voilà qu'il fout un autre doigt. Du coup, celui-ci passe déjà mieux. Je m'habitue à la sensation et « AH » ! Mais putain ! Ouai, en fait, je comprends sans problèmes pourquoi des mecs acceptent de se faire prendre par derrière ! Il se penche vers moi et me mordille le téton gauche tout en caressant mon intérieur. Je gémis plus fort que jamais. Je veux le sentir en moi. Je veux Sasori en moi. Je veux son corps entier !
« Vas…..y »
Je suis rouge comme une pivoine. Il me regarde alors plus avidement que jamais. Il ôte ses doigts pour déboutonner son pantalon et je peux alors voir sa teub en érection à lui aussi. Je peux pas m'empêcher de détourner le regard à ce moment là. Il revient vers moi, m'embrasse une dernière fois dans le cou puis se met à la hauteur de mes genoux qu'il caresse doucement. Il écarte mes jambes, embrasse mes cuisses un instant. Je ferme les yeux. Je suis prêt. Ca y est. On y est. Putain j'aurais pas pensé en début d'année que ce serait avec Sasori que je me dépucelerai. Même y a deux heures, j'aurais pas encore pensé ça. Mais là, je suis prêt.
« Killua. »
Je rouvre les yeux. Il grimace et s'explique :
« J'ai débandé. »
HEIN ?!
« Je suis désolé mec. Mais attend, attend. Je sais pas, ça doit être le stress. Putainnnnn ! »
Vision glamour. Vlà que Sasori commence à se branler devant moi, pour remedier à ce problème. Je devrais faire quoi moi ? Euh l'embrasser ? Lui donner un coup de main (littéralement) ? Mais comment ça il a débandé ? Je dois me sentir comment là moi ? Le mec il est au taquet et il s'apprête à me pénétrer qu'il devient mou ! Et puis merde, c'est quoi cette ironie du mec en bois qui bande mou !? Je suis pas assez attirant pour lui, c'est ça ?!
« PUTAIN MAIS POURQUOI ?! »
Oups, j'ai crié ça vachement fort. Je dois avoir l'air bien énervé. Sasori abandonne sa tentative de redurcir dans un soupir.
« Tant pis. Ce sera pour une autre fois...
- UNE AUTRE FOIS ?! MAIS KURAPIKA VA SE DEPUCELER AVANT MOI SI ON LE FAIT PAS MAINTENANT ! »
Le visage de Sasori passe par la suprise avant de s'assombrir.
« Non mais… »
Putain maintenant il va croire que j'étais prêt à coucher avec lui que pour ça. Quelle raison de gamin en plus. Il ne dit plus rien et se relève. Je le retiens par le bras.
« Sasori…. »
Je sais pas quoi dire. Il a franchement l'air déçu. En même temps, il m'a chauffé à fond là, j'étais plus moi-même, et pouf tout ça pour rien. Il faut que je trouve un truc à répliquer…
« La… la prochaine fois alors… »
J'esquisse un sourire. Le visage du marionnétiste se radoucit. Il m'ébourriffe les cheveux et me gratifie d'un clin d'œil.
« Euh…. Pourquoi vous êtes à poil les mecs… ? »
PUTAIN ! J'avais complètement oublié Itachi. Il se redresse en se frottant la tête pour finalement retomber comme une masse sur le sol. Il aura sans doute oublié demain. Je me rhabille. Sasori aussi. Il me propose d'aller sur le lit un peu, ce sera plus confortable. Je le suis. On fera rien, je sais déjà. Il s'allonge et je viens me blottir contre lui. Il est à peine plus grand que moi en fait. Peut-être d'un centimètre. J'aime la chaleur qu'il dégage. Je ferme les yeux. Je me sens apaisé, là tout de suite. Tout ce stress, toutes ces émotions. Elles se calment enfin, un peu. On reste ainsi plusieurs minutes. Sans dire un mot. Nos battements de cœur à l'unisson.
« Bi-bi-bip Bip Bip Bi-bi-bip. «
Le portable de Sasori. Une sonnerie courte. Celle d'un message. Le message du King pour dire que la mission a été effectuée. Certainement. Il me serre un peu plus fort dans ses bras. Une larme coule le long de ma joue, suivie d'une autre. Elles n'ont pas le temps de sécher que je m'endors. Le corps et l'esprit poussés à l'épuisement.
