Hey les pioupious!
Ouais, je vous refais le coup du chapitre posté à la suite de précédent. Que de folie! Bah oui, je suis encore malade, donc j'ai rien d'autre à faire... A part jouer à la DS. Du coup j'alterne.
Un chapitre un peu plus court (je suis malade, vous dis-je! Un peu d'indulgence, que diable) certes, mais un chapitre qui, je l'espère, vous plaira! La suite devrait mettre plus de temps à venir, je le crains. Même si je sais à peu près ce que je veux faire pour les prochaines chapitres, j'ai peur que le temps ne me manque. Je vais avoir un weekend chargé, et je reprends le travail lundi. Ouais je sais, c'est trop triste. Mais bon, si je trouve de la motivation, peut-être que j'aurais le courage d'écrire rapidement la suite :)
Merci encore pour toutes vos reviews, vous êtes des amours ^^ J'adore lire (et relire) vos petits mots d'encouragement, ça me remonte toujours le moral (et les meilleurs je les montre à tout le monde genre "t'as vu t'as vu! Les gens m'aiment, c'est ouf!" tellement je kiffe avec des petits cœurs partout et tout). Vous êtes tous tip top trop cool.
Plein de bisous!
(PS : mon correcteur automatique a voulu me remplacer "Etait-il" par "Petit-lait". Non vraiment, je ne comprends pas.)
Amy engloutit son repas en un temps record ce midi-là. Même Laura fut impressionnée par la vitesse à laquelle elle ingurgitait les aliments qui ne faisait que passer dans son assiette. Amanda avait beau la prévenir qu'elle risquait d'avoir mal au ventre si elle mangeait aussi vite, la jeune fille ne semblait pas l'écouter. En à peine un quart d'heure, la Poufsouffle avait déjà fini de déjeuner et laissa ses amies terminer de manger pour se rendre dans le Hall, à l'entrée de la Grande Salle. Elle voulait être sûre de ne pas rater Sirius. Une partie d'elle s'en voulait encore d'avoir oublié leur rendez-vous, alors elle voulait à tout prix éviter de le faire attendre, et tant pis si elle-même devait patienter vingt minutes avant qu'il arrive. C'est ainsi qu'elle se posta sur le côté de la large porte, de manière à voir qui sortait de la pièce tout en étant discrète.
Après seulement quelques minutes d'attente seulement, elle reconnut la silhouette de Sirius quitter la Grande Salle et s'avancer dans le hall. Amy resta immobile un moment, attendant de voir s'il allait la repérer ou non. Le Gryffondor, de dos, semblait observer autour de lui sans bouger. D'un pas lent et discret, la jeune fille se rapprocha de lui en essayant de ne pas se faire voir. Arrivée à sa hauteur, elle se plaça derrière lui, se mit sur la pointe des pieds et plaça d'un geste rapide ses deux mains sur les yeux du garçon.
« Devine qui c'est ! » Rit-elle en sentant le corps du jeune homme sursauter.
Sans mouvements brusques, Sirius dégagea les mains de l'adolescente de son visage avant de se tourner vers elle, la mine déconfite.
« Ça va pas non ? » Lui souffla-t-il. « Tu m'as fichu la trouille ! »
Amy ne put retenir son rire. Elle était très fière d'elle, non seulement pour avoir fait peur à son petit ami, mais également de se sentir aussi spontanée avec lui. Jamais, auparavant, elle n'aurait pris ce genre d'initiative avec un garçon. Lors de sa précédente histoire avec Sirius, elle se sentait encore trop intimidée pour cela. Et avec Cooper, elle n'en avait tout simplement jamais eu envie. Non, c'était bel et bien la première fois qu'elle se sentait aussi naturelle avec quelqu'un, en dehors de ses amis ou de sa famille. Et cela lui était incroyablement agréable.
« Excuse-moi, c'était trop tentant. » Se justifia-t-elle en souriant.
Le jeune homme soupira en prenant un faux air exaspéré, puis enlaça la taille d'Amy de ses bras.
« Alors, il y a quelque chose que tu veux faire en particulier ? » Lui demanda-t-il doucement.
Amy fit mine de réfléchir, bien qu'elle sache exactement ce qu'elle avait envie de faire de leur temps perdu.
« Hum, il fait plutôt beau, on pourrait aller s'installer au bord du lac et en profiter ? » Proposa-t-elle alors.
Sirius acquiesça en souriant doucement, avant de prendre doucement la main d'Amy dans la sienne et de se diriger avec elle vers la sortie du château.
…
Sur les rives du lac bordant Poudlard, allongé sur le dos dans l'herbe, Sirius observait avec attention les moindres gestes d'Amy, assise près de lui. De son côté la jeune fille, les manches de sa veste retroussées, était affairée à défaire les lacets de ses chaussures afin de les retirer. Une fois la chose faite, elle put alors se délecter de la sensation de l'herbe légèrement humide sur ses pieds, et soupira doucement. Il ne faisait pas froid ce jour-là, et les rayons de soleil qui venaient percer au travers des nuages déposaient sur la peau de ses bras nus de petites tâches claires et chaudes.
« … Tu ne viens pas t'allonger avec moi ? » Susurra le Gryffondor en se rapprochant légèrement d'elle.
Amy tourna la tête vers lui. Allongé ainsi, ses bras calés derrière sa tête, il était vrai que la tentation de venir se blottir contre le corps du jeune homme était grande. Essayant de résister de toutes ses forces contre son envie de se jeter sur lui, Amy esquissa un sourire en fronçant le nez, et hocha la tête négativement.
« Hum, l'herbe est un peu mouillée, j'ai peur que ça n'abime mes vêtements... » Souffla-t-elle avant de reporter son attention sur la surface lisse du lac.
« T'es pas joueuse. » Bouda Sirius.
Ne pas aller trop vite. Ne pas se précipiter. C'était ce qu'elle voulait. Au moins le temps qu'elle arrive à faire le point sur ses sentiments. Elle se permettait déjà quelques fantaisies avec lui, il ne fallait pas qu'elle se risque à aller trop loin. Elle ne voulait pas se montrer trop entreprenante, elle ne voulait pas céder facilement.
Perdue dans ses pensées, Amy ne vit pas la main de Sirius quitter l'arrière de sa tête pour venir lentement se rapprocher d'elle. Ce n'est que lorsqu'elle sentit les doigts du garçon contre ses côtes qu'elle poussa un petit cri de stupeur qui se transforma rapidement en un éclat de rire alors que les chatouilles se faisaient plus vives.
« Arrête ! » Parvint-elle difficilement à articuler entre deux rires.
« Jamais ! » Répondit Sirius en s'attaquant alors plus vigoureusement à son flanc.
Sur la défensive, Amy tenta de lui faire lâcher prise en se débattant. C'était sans compter sur la persévérance du Gryffondor qui, pour s'assurer une meilleure prise, se redressa et, de sa main gauche, essaya de bloquer les mouvements de ses bras pour avoir le champ libre. La bataille dura encore quelques secondes, jusqu'à ce que pris dans leur élan, les deux adolescents ne basculent et ne se retrouvent étalés dans l'herbe, essoufflés.
« C'est bon, t'as gagné ! » Abdiqua Amy en plaçant ses bras devant son ventre pour éviter une deuxième vague de chatouilles.
Satisfait, Sirius afficha un sourire vainqueur avant de se placer de nouveau sur le dos. Amy poussa un soupir. Ce garçon avait eu raison de toutes les résolutions qu'elle avait bien pu prendre. Secouant la tête, elle lui lança un petit regard réprobateur.
« T'es vraiment têtu quand tu t'y mets. » Fit-elle remarquer.
« Toi aussi. » Lança-t-il en tournant ses yeux gris vers elle.
« Si j'attrape froid ce sera ta faute. » Ajouta-t-elle en se plaçant sur son flanc gauche.
« Je viendrai te rendre visite à l'infirmerie, c'est promis. » Répondit-il en basculant sur le côté de manière à lui faire face.
Amy lui tira la langue. Sirius lui répondit d'un demi-sourire moqueur. Amy afficha à son tour un léger sourire alors qu'une brise faisait voleter les pointes de ses cheveux. Lentement, la main de Sirius vint à se rapprocher du visage d'Amy et, d'un geste tendre, repoussa une mèche bouclée de son font. Amy frissonna doucement au contact des doigts de Sirius effleurant sa peau. La main de Sirius se cala alors dans le creux de son cou, ses doigts entremêlés à ses longs cheveux foncés, son pouce caressant sa joue. Amy sentit alors son estomac se tordre alors que, lentement, les lèvres de Sirius se rapprochaient des siennes. Elle sentit tout son corps se tendre quand elles entrèrent enfin en contact. Un long frisson de plaisir parcouru son dos le long de son échine au moment où leurs langues se rencontrèrent. Elle ne put empêcher sa main de remonter jusqu'à la nuque de Sirius pour venir perdre ses doigts dans ses épais cheveux noir. L'instant sembla durer une seconde et une éternité à la fois.
Au bout d'un moment, leurs lèvres se détachèrent avec une once de regret, sans oser trop s'éloigner de peur que l'autre ne disparaisse. Amy ouvrit lentement les yeux, son regard croisa celui de Sirius qui souriait tendrement. A cet instant précis, Amy se demanda pourquoi elle s'obstinait tant à résister. A cet instant précis, elle se sentait bien, apaisée… Heureuse.
Elle avait toujours rêvé, depuis son enfance, pouvoir vivre un jour une folle histoire d'amour pleine de passion comme elle avait pu en lire dans des livres ou en voir au cinéma. Mais en grandissant, elle avait pris conscience que ce genre d'aventures n'existait que dans les fictions, et ne pensait pas qu'elle pourrait être l'héroïne de l'une d'elle. Et ses quelques expériences l'avaient confortée dans cette idée.
Mais aujourd'hui elle était là, allongée dans l'herbe avec Sirius Black. Et elle était heureuse.
« A quoi tu penses ? » Demanda Sirius d'une voix faible, faisant sortir Amy de sa rêverie.
La jeune fille prit quelques secondes de réflexion.
« A rien de particulier… Je me demandais juste comme un garçon comme toi a bien pu remarquer une fille comme moi… » Chuchota-t-elle.
Sirius la regarda avec étonnement. Il s'écarta légèrement pour mieux la voir.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
Amy hésita. Elle se demandait si elle n'avait pas eu tort de se lancer sur ce terrain. D'un geste incertain, elle dégagea ses cheveux en bataille de son visage.
« Et bien… Toi, tu es quelqu'un de très populaire, la quasi-totalité de l'école te connait et t'apprécie, alors que moi je suis quelqu'un de banal. »
Les yeux de Sirius s'élargirent à cette affirmation.
« Alors ça, c'est n'importe quoi. » Affirma le jeune homme. « Tu peux être sûre que tu es loin d'être aussi banale que tu le penses. »
« Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? » L'interrogea-t-elle, curieuse.
Quelque part au fond d'elle, Amy eut une impression de déjà-vu. C'était comme si elle se retrouvait presque un an et demi en arrière, à cette fameuse soirée du nouvel an chez les Potter. Déjà, à l'époque, elle lui avait fait une remarque du même genre. Elle se souvenait encore de la réponse du jeune homme qui l'avait laissée stupéfaite.
« Tu as du caractère, de l'humour, un sacré sens de la répartie. Tu es amusante, pleine de vie. Et de ce que j'en sais, tu as également un grand sens de l'amitié. Et puis… » Il marqua une pause, durant laquelle il avança sa main vers le visage de la Poufsouffle, avant de toucher la pointe de son nez du bout de son index. « Tu es toi, et rien que ça suffit à te rendre unique. »
Amy resta interdite. Ce garçon était décidément très fort en séduction. Elle se demanda un instant s'il était vraiment sincère avec elle, ou si c'était le genre de discourt qu'il ressortait à chaque nouvelle conquête. Ses interrogations s'envolèrent quand elle vit Sirius se pencher de nouveau vers elle, et accueillit son baiser avec plaisir. Un baiser doux, empli de tendresse.
« Ok, je suis unique. » Conclut-elle une fois leur baiser terminé. « Mais chacun d'entre nous est unique, si on va dans ce sens. » Fit-elle alors remarquer. « Alors, qu'est-ce qui fait que tu m'as repérée dans la foule, moi plutôt qu'une autre ? »
Le Gryffondor la fixait à présent d'un air hébété. Amy, essayant difficilement de masquer sa satisfaction, affichait un petit sourire pincé alors qu'elle attendait une réponse.
« J'en sais rien. » Lança-t-il alors un peu trop rapidement pour que cela soit vraiment convainquant. « Est-ce que c'est vraiment important ? »
Amy hésita à répondre. Elle sentait que la conversation commençait à s'envenimer, et n'avait pas envie d'aggraver la situation. Elle se contenta alors de planter son regard dans celui de Sirius.
« Tu as raison. Excuse-moi. » Répondit-elle simplement.
Le jeune homme soupira lentement avant de détourner les yeux et de s'installer de nouveau sur le dos. Suivant le mouvement, Amy se laissa aller à s'allonger contre lui et posa sa tête sur l'épaule musclée du Gryffondor. Tous deux restèrent plusieurs minutes ainsi, silencieux, à regarder les nuages passer au-dessus d'eux. Amy se mit alors à sourire. C'était exactement le genre de moment qu'elle aimait passer. Se prélasser au soleil et ne rien faire : c'était ça, la vraie vie !
« On est pas bien, là ? » Lança Sirius.
Est-ce que ce garçon lisait dans ses pensées ?
« Oui, il ne me manque que mon baladeur cassette et ce serait parfait ! » Ricana la jeune fille.
« Ton quoi ? » Demanda le Gryffondor en tournant sa tête vers elle.
« Rien, un machin moldu pour écouter de la musique. » Lui répondit-elle en riant, ayant presque oublié que le grand Sirius Black était un novice en matière d'objets moldus.
« Ah oui, je vois ce que c'est, James m'en a parlé une fois ! » Annonça-t-il alors, triomphant.
« Ah ? Il sait ce que c'est ? » S'étonna Amy.
« Oui, il a pris l'option Étude des Moldus cette année pour en apprendre plus sur Evans. »
Amy éclata dans un fou rire qu'elle eut du mal à contrôler.
« Il est vraiment prêt à tout, c'est dingue ! » Finit-elle par dire une fois la crise passée. « Mais il est au courant que c'est totalement stupide ? »
« On lui a dit, mais que veux-tu, l'amour rend aveugle ! »
« … Il l'aime vraiment tant que ça ? » Demanda finalement la jeune fille après un instant de silence.
« Je crois bien, ouais… » Souffla Sirius. « Au fait, il faudra que tu me le montres ton machin, là, pour la musique ! »
« Quoi, mon baladeur ? Euh oui, si tu veux, mais je le laisse chez moi en général, étant donné que de toute façon il ne fonctionnerait pas ici… c'est bien dommage d'ailleurs, parce que c'est quand même super cool comme truc ! »
Sirius lui adressa un sourire, puis resserra son étreinte autour d'Amy pour la forcer à se coller un peu plus à lui.
« … ça ne te pose vraiment aucun problème ? » Demanda-t-elle soudain.
« De quoi tu parles ? »
« Du fait que j'ai des origines moldue… »
Elle avait hésité un moment avant d'oser poser cette question, qui lui trottait pourtant depuis un bon moment dans la tête. Sirius lui lança un regard étonné, avant de lui adresser un sourire tendre.
« Pourquoi ça me gênerait ? Ça ne change pas la personne que tu es. »
Amy esquissa un sourire soulagé.
« Oui, enfin… C'est plutôt pour ta famille que ça risque d'être embêtant, non ? » Ajouta-t-elle alors, plus soucieuse.
« Bof, ils se fichent bien de ce que je fais de ma vie, alors ça ne les intéressera certainement pas de savoir avec qui je sors. Et puis, ils n'ont pas tellement leur mot à dire sur la question. » Lança le jeune homme avec une pointe de dédain dans la voix.
La Poufsouffle se mordit la lèvre inférieure. Il était vrai qu'elle s'inquiétait de savoir ce que penserait la famille Black s'ils apprenaient que leur fils ainé s'était entiché d'une sang-mêlé… Connaissant leur fascination pour la supériorité du sang-pur, elle sentait que ça finirait forcement par bloquer quelque part.
« Désolée, je ne voulais pas t'énerver… Mais je me disais juste, je veux dire, si jamais ça… » Bredouilla-t-elle en cherchant ses mots. « Si jamais ça dure entre nous, tu comptes le leur cacher pendant tout l'été ? »
« Ah non mais de toute façon, je ne retourne pas là-bas cet été, alors la question est réglée. » Fit-il alors remarquer.
« Tu ne retournes pas chez toi cet été ? » S'étonna Amy en se redressant légèrement pour mieux voir le visage de Sirius. « Pourquoi ? »
« Je me suis enfuit de chez mes parents l'été dernier, ce n'est sûrement pas pour y revenir ! » Balança-t-il alors en riant.
Amy resta figée, stupéfaite. Elle se releva encore un peu plus, se plaçant presque au-dessus de lui, et fixa le garçon avec un air profondément surpris.
« … Tu t'es enfuit de chez toi ?! » Répéta-t-elle, presque à bout de souffle, encore sous le choc de cette révélation.
« Bah, oui. » Répondit simplement Sirius, apparemment étonné. « Tu n'étais pas au courant ? »
« Et comment j'aurais pu le savoir, exactement ? » Lui fit-elle remarquer. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Sirius se redressa à son tour, et se retrouva assis aux côté d'Amy qui le fixait avec un regard entre l'inquiétude et la curiosité.
« Rien de particulier. Disons que ça a été la dispute de trop avec ma mère. Je ne suis pas le fils parfait dont elle aurait rêvé. Alors j'ai préféré partir. Je suis allé vivre chez James un moment, ses parents m'ont accueilli pendant tout le reste de l'été. »
« Et tu vas retourner chez eux cet été aussi ? » Demanda Amy, pendue aux lèvres de Sirius.
« Non, non ! » Se mit-il à rire. « J'ai un oncle qui m'aide financièrement, je vais me prendre un appartement sur le chemin de traverse. A moi la liberté ! » Annonça-t-il en levant les bras en l'air. « D'ailleurs, tu pourras venir m'y rendre une petite visite si le cœur t'en dit. » Ajouta-t-il en adressant un clin d'œil à sa petite amie.
Amy lui répondit avec un petit sourire, avant d'être de nouveau entrainée dans ses bras alors que le Gryffondor se laissait tomber en arrière pour retourner à sa précédente position. Dans sa tête, la jeune fille essayait de faire le point sur ce qu'elle venait d'apprendre. Sirius avait quitté sa famille. Il s'était clairement, physiquement détaché d'eux. Au fond, elle ne savait pas vraiment quelle valeur donner à cette information, mais elle sentait au fond d'elle-même qu'elle n'était pas à prendre à la légère. Malgré son air détaché, elle se doutait que ça n'avait pas dû être aussi simple pour Sirius de tout abandonner sur un coup de tête, comme ça, du jour au lendemain. Et elle se dit qu'au final, elle était plutôt contente qu'il ait eu des amis comme Potter pour le soutenir.
Ce garçon n'était peut-être pas aussi égoïste qu'elle ne le pensait.
Pensive, elle se cala un peu plus contre Sirius, et ferma les yeux un moment. Le bruit du vent autour d'elle l'apaisait, elle se sentait calme, reposée. Ils restèrent un moment comme ça, à profiter, jusqu'à ce que Sirius ne regarde sa montre pour constater alors que leur prochain court n'était plus que dans dix minutes. Un peu pris de paniques, les deux adolescents se relevèrent aussitôt et récupérèrent leurs affaires, avant de reprendre la route vers le château.
…
Le weekend suivant, Amy et Lily s'étaient organisé une petite séance de révision ensemble le samedi matin. Tout en se préparant, Amy se torturait quelque peu l'esprit. Elle mourrait d'envie de raconter son après-midi de jeudi à sa meilleure amie, mais se demandait en même temps si cela était vraiment une bonne idée. Elle avait pourtant nombre de questions qu'elle souhaitait partager avec elle, et ignorait si elle serait capable de tout garder pour elle jusqu'à la fin de la matinée. Elle voulait lui parler de ce qu'elle avait appris sur Sirius, la fuite de chez ses parents, son futur appartement. Elle voulait lui parler de ses sentiments, de ses questions et de ses interrogations. Et puis surtout, elle voulait lui parler de Potter.
Amy savait parfaitement ce que Lily pensait de lui. Que c'était un sale type, arrogant et insupportable, qui n'avait rien trouvé de mieux pour lui pourrir la vie que de tomber amoureux d'elle et de la harceler pour qu'elle cède à ses avances et qu'elle sorte avec lui. Et il était vrai que c'était totalement l'image qu'il donnait. Mais de son côté, la Poufsouffle commençait à se poser pas mal de question à son sujet. Était-il vraiment si amoureux de Lily, ou n'était-ce qu'un prétexte pour la faire tourner en bourrique ? Depuis qu'elle était avec Sirius, elle avait eu un écho totalement différent de la personne que pouvait être James Potter. C'était apparemment un garçon prêt à tout pour ses amis, et les rares fois où elle lui avait parlé, il lui avait paru plutôt avenant. Mais elle se doutait que son point de vue ne ferait pas le poids face à ce que Lily devait vivre au quotidien.
Amy soupira alors qu'elle attachait ses cheveux derrière sa tête. Lancer ce sujet n'allait sans doute pas être facile, et elle pensa même à abandonner avant même d'avoir essayé. Elle pensa même en parler à Sirius avant d'en discuter directement avec Lily, ne serait-ce que pour savoir ce qu'il en pensait. Oui, elle ferait sans doute comme ça. Elle en parlerait avec Sirius. Car elle sentait bien qu'au bout du compte, il fallait que cette situation se débloque.
Quelques minutes plus tard, la jeune fille quittait sa salle commune d'un pas déterminé pour se rendre vers la Grande Salle.
