Seb vient dans une semaine. Seb vient dans une semaine ! Je me dis pour me rassurer. Mais merde non ! Juste non !

Une nouvelle école, ok ! Mais pas ça ! Pas ça !

Rappelez-moi pourquoi je n'ai pas accepté que Billy parle avec le directeur !

La ferme ! Je n'ai pas besoin qu'on me rappelle que ma putain de fierté sera ma perte. Je vous hais monde cruel.

Je hais la Push, je hais les petites villes !

Je hais Forks et je hais tous ces pecnots attardé ! Je les hais tous de toutes mes forces !

- Maya, arrête je suis pratiquement entrain de voir la fumée sortir de tes oreilles, grimace Angie.

- Je les hais tous, je grince.

J'entends quelqu'un s'esclaffer et vois que c'est le gros balaise du nid de vampires adossé contre une Ford. Enculé ! Je rétrécis les yeux et me place devant ma sœur dans un geste purement défensif. Barbie siffle pour faire bonne mesure et je grogne bas. Celui avec un bâton dans le cul se tend immédiatement et froisse son nez.

- Viens Angie, il y a de mauvaise odeur ici, je la tire consciente qu'ils peuvent très bien m'entendre.

Angie regarde vers les sangsues et se colle immédiatement à moi. Blondie fronce les sourcils comme si elle était offusquée du geste, je mets mon bras dans celui de ma petite sœur qui maintenant que je le remarque est plus grande que moi. Je la regarde de ses bottes plates à son chignon. Elle me dépasse de 5 bons centimètres.

Elle me regarde avec de grands yeux effrayés et je la tire vers l'entrer. Maudit mon 1m 63 ! Ce n'est vraiment pas ma journée. Des élèves tentent de nous faire des sourires que j'ignore royalement. Je veux prendre mon emploi du temps et puis basta. Pourquoi maman à insister pour qu'on reprend les cours aussi rapidement.

Il y a un ricanement, je serre les dents en me rendant compte que c'est encore Donkey Kong.

- Et si tu allais briller ailleurs princesse pétillante ? Je chuchote.

Cette fois-ci il rit haut et fort. Est-ce qu'il y absolument aucune insulte qui l'atteint ? Il y a un sifflement, Barbie. Je sens que je vais allumer une guerre moi. J'ouvre la porte et l'odeur agresse mon nez. Une putain de chance qu'ils sont une année au-dessus de moi parce que je suis certaine qu'on m'aurait foutu dans la même classe.

Le télépathe est juste en face de moi avec Bella. Il me regarde de haut, je veux dire comme s'il était supérieur à moi. Non, juste non. Je ne suis pas d'accord. Je n'ai jamais mais alors jamais laissé un vampire me donnait ce regard. Aucun vampire n'a vécu suffisamment longtemps pour se permettre de le faire.

- Pousses-toi ! Je crache.

Il arque un sourcil et fait une drôle de grimace. Bella tente un sourire vers Angie qui est reçu par un visage extrêmement vide. Mon nez et mes poumons me brûlent, c'est insupportable. Vous avez déjà senti quelqu'un qui a vidé le flacon de parfum sur lui ? C'est pareil à des niveaux très différents. Mon odora est en miettes.

Mon instinct me hurle de lui arracher la gorge. C'est si fort que mes mains en tremble. Angie met sa main dans la mienne dans un geste calmant.

- Nous devons parler, il dit calmement.

- Va te faire foutre et dégage ! Je rétorque.

Il rétrécit les yeux et fait un pas en arrière tandis que j'en fais de même pour laisser passer une fille brune qui envoie un regard sale à Bella, j'en profite pour passer en tirant Angie avec moi. Une main glacée se pose sur mon bras. Je me fige sur place.

Erreur. Très grosse erreur.

Rien à foutre de ceux qui sont susceptibles de regarder. On ne peut pas aller indéfiniment contre son instinct. Je lâche Angie et attrape le vampire à la gorge pour le poussé contre le mur. J'entends distinctement Bella glapir.

- Tu veux allumer une guerre ? Aucun problème ! Je crache.

La chose garde ses deux mains en l'air, signe de paix.

- Maya, gémit Angie.

- Rien de tout cela n'est mon attention, il dit calmement. Il y a certaines choses que vous devriez savoir.

Mon cœur bat la chamade, mon sang bouillonne. Je goûte la peur de Bella sur mon palais et les pupilles du suceur de sang sont noirs comme son âme. Une autre odeur me frappe. Aie, mon nez !

- Ne vous approchez pas d'elle, sangsue, je crache. Ou je vous jure que vous le regretterez !

- Nous ne voulons pas de mal, dit une voix cristalline.

Je lâche celui aux cheveux de bronze et me mets devant ma sœur tout en gardant un œil au nid qui s'est rassemblé. Il commence à avoir des gens qui nous donnent des regards curieux. Les vampires veulent quelques choses. Quoi qu'ils veuillent, ils l'auront seulement sur mon cadavre.

- Nous avons besoin de ton expertise et de celle de ton cousin, dit la naine.

- Il y a des choses que vous ignorez, oh grandes et merveilleuses créatures pour venir demander de l'aide à une créature inférieure comme moi ? Je ricane.

Le lutin ouvre la bouche et elle fait la connaissance de mon doigt. Celui du milieu pour être plus précise.


Y a cette fille qui parle. Encore et encore. Et elle parle encore. Son nom est Jessica. Elle est agaçante avec sa voix de dessin animé. Elle m'explose le cerveau.

Elle parle. Encore. De Mike Newton, qui je l'avoue avec honte savoir qui c'est puisqu'il est en train de me mater de l'autre côté du réfectoire. Oh merde, il vient à cette table. Je ne veux pas bouger, on est à la table la plus éloignée de la salle à l'opposé de celle des Cullen. Ouf, il s'installe avec une fille qui m'est vaguement familière et un asiat.

Je dois vous dire une chose importante. Le lycée de Forks est différent de la Push. Je n'arrive pas à croire que je vais le dire mais c'est un soulagement. Oui, il y a l'effet être nouvelle mais qu'elle paix. Les profs ne me regardent pas de travers parce que ma peau est trop claire ou ne se demandent pas ce que je fous là.

Ça fait mal et pitié à quel point la tradition est pratiquement mêlée au racisme. A quel point les préjugées peuvent faire des ravages. Ouai, Forks à ces propres problèmes mais c'est minimes par rapport au lycée triballe. Et je me rends compte pourquoi les anciens on tant pousser les jeunes à aller à l'université, le contraste entre la réserve et la ville est saisissant. Comme si la Push s'empêcher d'évoluer, que si elle le faisait elle deviendrait blanche, qu'elle cesserait d'être indienne.

- Et tu m'écoutes ? Demande Jessica.

- Non, je dis de but en blanc.

Quelqu'un tente caché son reniflement, c'est très faible et éloigner. Je me mords la lèvre. La fille fait une drôle de tête et je lui souris gentiment.

- Qu'est-ce que tu penses du gros balaise derrière nous ? Je chuchote sur un ton conspirateur.

Elle relève la tête et Angie fronce les yeux.

- Ne regarde pas, je crache vers Jessica.

- Emmett ?

- C'est pour ça que je ne t'écoutais pas, je mens, il n'arrête pas de te mater.

- Quoi ? Elle sursaute.

Angie ouvre de grands yeux et une autre fille s'assoie avec nous. Les yeux de Jessica passent de moi à la table d'Emmett frénétiquement. Je peux sentir toute la table du nid tendu. Je suis certaine que si je me retourne ils seront figés comme des statues.

- Lauren, Maya est en train de me dire qu'Emmett Cullen n'arrête pas de me regarder, elle chuchote vers la nouvelle venue.

La soi-disant Lauren regarde distraitement vers les cadavres et je peux voir dans la vitre qu'en effet maintenant ils nous regardent.

- Il te matte, répond Lauren en se méprenant.

Dans la vitre je vois le grand ours mort se frappé le front contre la table qui tremble et Barbie se tasser dans la chaise en sifflant. Bâton dans le cul à le visage tellement pincé que j'ai l'impression que son visage a été sucé de l'intérieur.

- Oh mon Dieu, je fais quoi ? Je fais quoi ? Demande Jessica.

- Maya, gémit Angie.

- Ne t'inquiète pas, je réponds en ignorant ma sœur. Tu ne fais rien pour l'instant, tu laisses faire, Ok ?

- Il ne sort pas avec Rosalie ? Demande Lauren.

- Si ça se trouve c'est un couple libre ? Je fais valoir.

Il y a une tonne de sifflement qui me fait sourire. Je joue des sourcils en me levant et le couple m'envoient un regard d'hyène. Je fais un cœur avec mes doigts et le lutin éclate de rire devant la tête des victimes. Angie me tire vers la sortie du réfectoire en soufflant.

Je suis une salope, si j'ai bien appris du peu que j'ai vu, Jessica ne va pas laisser passer ça. Et faire chier les cadavres. Je souris stupidement toute la journée.

- Tu étais obligé de faire ça ? Ronchonne Angie en entrant dans la voiture.

- Eh bien… je m'arrête quand une odeur particulière me titille les narines.

Je tourne la tête vers le côté du bâtiment.

- Angie, enfermes-toi dans la voiture, j'ordonne.

Elle ouvre la bouche mais fait ce que je dis devant mon regard. Je retrousse les manches de ma tunique et avance prudemment. Il y a un seul cœur qui bat, tout le monde est déjà parti même les vampires, si la brise ne m'avait pas apporté l'odeur je n'aurais rien senti. Le prof de littérature m'a gardé après la classe pour me faire une liste de lecture, le programme étant très différent de celui que j'avais avant.

Un autre coup de vent qui m'apporte une autre bouffée de cette odeur. Un mâle, maintenant j'en suis sûr. Depuis quand il est là ?

Il y a un geste sur mon côté et avant que je ne puisse faire quoique ce soit je suis plaqué au mur la gorge broyer par une poigne de fer, les pieds à 10ctm du sol. Je mets une main sur son poignet pour tenter de briser sa brise alors que je le pousse de l'autre. Il m'attrape la main qui est sur sa poitrine pour la plaquer contre le mur et il ploque mon coup de pied dans les couilles avec ses genoux. Joli mouvement je dirais si l'air ne commençait pas à me manquer.

- Depuis quand les nôtres chasse les petites filles ? Il crache dans mon oreille.