Whao!! Je crois que je me suis laissé emballé cette fois lol...Bon , j'admet la fin est un peu guimauve, lol, mais faut se remettre dfans le contexte ...J'écoutais la bande son du quatrième film et j'en était à la mort de Cedric donc...LOL
C normal si c'est triste...IT's not my fault!! I'm not Guilty!!
Bon bonn lecture et encore une fois merci...Ha oui...J'oubliais...Warning, l'heure de la revélation approche!!
Cela fait un moment qu'il n'a plus entendu Ginny et il se prend à espérer à encore entendre sa voix. Juste une dernière fois. Car dans son esprit, nul doute n'est encore permis, il va bientôt mourir.
Il n'a pas peur. Pas peur de la mort. Pourquoi devrait-il en avoir peur ? Elle l'a accompagné tout le long de sa vie, engloutissant petit à petit les personnes qu'il aimait. Il était tout à fait logique qu'elle finisse par le prendre en tout bonne faucheuse qu'elle était. Il n'avait jamais saisi pourquoi les gens perdaient leur temps à avoir peur d'une chose inéluctable. A quoi cela pourraient bien servir d'en avoir peur, cela surviendra de toute manière à un moment ou un autre ? Non la mort ne lui faisait absolument pas peur. Il l'accueillerait bien volontiers si cela ne tenait qu'a lui. Mais voila. Cela ne dépendait absolument pas uniquement de lui. La mort de toute personne provoque de la peine pour ses proches, pour sa famille, ses amis. Sa mort provoquerait le désespoir de tout un peuple. Lourd à porter vous croyez ?
De plus, il se souvenait bien de ce qu'il avait ressenti à la mort de son parrain et ne voulait faire subir cela à personne. Personne. Il ne voulait pas abandonner Ginny. La laisser seul au milieu de la haine du monde actuel. Il ne voulait pas non plus laisser ses amis Ron, Drago, Hermione et les autres….Tant était déjà parti .Et chaque perte de plus était un coup au cœur comme au moral. Ils avaient perdu Neville, il y a à peine deux semaines et tout le monde avait été affecté. Qui n'aimait pas Neville, joviale, généreux et courageux ?
Mais la mort présente certain avantage. La mort ne connait pas la douleur, elle n'en saisi même pas le concept. La mort c'est le repos éternel. Et là, juste à l'instant, il aurait bien aimé ne plus avoir mal. Cela faisait il ne savait plus combien de temps qu'il était couché sur le sol froid de sa cellule, immobile, trop engourdis pour bouger. Bellatrix était revenus rapidement après l'avoir laissé accroché au plafond, elle l'avait laissé pendre à peu près cinq heures. Elle avait juste ôtés les chaînes d'un coup de baguette et il s'était écroulé dans son propre sang. Elle était revenue depuis. Souvent. Alternant les bains d'eau glacée et d'eau bouillante, le fouet, les légères décharges magiques ressemblant à peu près aux décharges électriques sans oublier l'insupportable torture qu'elle faisait subir à ses oreilles en riant à gorge déployée de son rire suraigu de bébé.
Il ne savait pas du tout depuis combien de temps il était enfermé ici. Depuis combien de temps avaient-ils été capturés ? Cela aurait pu être une année ou une décennie qu'il n'aurait pas vu la différence…Il s'était fait à l'idée que personne ne viendrait. Personne. Et bizarrement cela ne l'affectait pas plus que cela. En fait, cela n'avait fait que faire ressurgir de vieux démons. Surtout un en fait. Le démon qui l'avait accaparé suite à sa quatrième année et presque anéantis après sa cinquième. Le démon qu'il s'était efforcé de combattre dans les bras de Ginny et avec le soutien de ses frères de cœur. La culpabilité. Horrible sentiment. Très collant. On croit s'en être débarrassé mais il revient à la première occasion.
Mais tout à une fin, n'est-ce pas ? La captivité aussi.
-Harry ?
-….
-Harry, réveilles-toi, on a pas le temps…..On doit se grouiller, ils ne vont pas tarder à arriver….
-Harry ouvre doucement les yeux, et aperçoit des cheveux blancs….Non, blond. Se crispant d'abord, il se relaxe subitement quand il reconnait la voix de son ami.
-Dr…Dray ? Souffle-t-il.
-Oui, allez, Harry…
-Ginny…..
-Oui…..Elle est à côté, on va allez la chercher….
-Dépêche-toi, Drago…..Murmure une voix plus grave.
-Il ne saurait pas bouger et encore moins marcher. Répond le blondinet.
-Je vais le porter. Lance alors l'autre voix qu'Harry a réussi à identifier comme celle de Sev'.
Harry se sent soulever brusquement. Severus est quelqu'un de très sympathique mais la douceur n'a jamais été une de ses qualités principales. Il retient ses gémissements de douleur, ils savent très bien qu'il a mal pas besoin de leur montrer à quel point. Stupide fierté Gryffondoresque.
Il sent Severus se raidir et s'arrêter, l'air lui semble plus lourd, plus froid, plus morbide. Il ouvre les yeux et si tout à une fin, il découvre que la douleur aussi. Car il ne pense même plus à celle-ci quand il voit le corps de Ginny ensanglanté sur le sol crasseux du cachot, il voit Ron aussi, les yeux grands ouverts fixant le vide avec une telle simplicité que seule la mort peut envisager….
Et si tout à une fin, l'amour aussi. Tout comme la vie. Et l'enfance. Et l'espoir.
Tout s'écroule un jour ou l'autre. Il saute des bras de Severus et s'écrase lamentablement sur le sol. Qu'importe. Il rampe jusqu'au corps inanimé de la rouquine et l'étreint. L'embrasse. Jure vengeance.
Mais au moins, il est rassuré. Car la mort ne connait pas la douleur. C'est surement cela l'obscénité de la guerre. Quand un enfant arrive à penser que la mort a des avantages.
Gabriel ouvre soudainement les yeux. L'image de Ginny reste imprimée sur ses rétines quelques secondes, trop longtemps. Il referme ses yeux tout de suite. C'est pas comme s'il voyait quelque chose. En effet, il fait noir. Un noir d'encre. Et après son rêve, tout son être lui crie où il se trouve. Tous les cachots ont la même odeur mêlant le sang, l'humidité, la saleté, la peur et la mort. Et ici, cela empeste. Il sent sous ses doigts le sol rugueux et froid, sol qui doit être régulièrement recouvert de sang.
Pendant un court instant, une vague de panique le submerge. Il est de nouveau dans les cachots….Dans des flash douloureux, il revit toutes ses tortures. Il ne veut plus revivre cela. Jamais. Il peut supporter la douleur, il a appris. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, n'est-ce pas ? Mais il ne veut plus revivre ça. Sa respiration s'accélère et ses iris se dilatent d'appréhension. Il ne saurait pas revivre ça…La douleur si intense qu'elle en devient absolue, la peur si épaisse qu'elle en devient étouffante, le doute constant en soi et en les siens, la culpabilité qui s'écrase sur vos épaules, le désire blasphématoire de la mort. Et le rire du bourreau qui résonne, et résonne, et résonne….. La panique ne mène à rien. La panique ne mène à rien. La panique ne mène à rien. La panique ne mène à rien. Il soupire. Sa respiration se calme doucement. Il ne revivrait plus cela. C'était passé. Il avait changé. Bellatrix était morte. Il l'avait tué. Il ne revivrait plus ça, c'était révolu, fini, derrière lui.
Il ne se rappelle plus très bien pourquoi il est ici et surtout comment. Il se rappelle de la foule. De Kingsley. Des cris. De la peur. Il avait essayé de retrouver ses parents dans la foule mais c'est seulement en entendant James crier qu'il l'avait repéré. Harry. Harry avait été pris aussi. Il sentit son cœur se serrer. Il ne pouvait pas échouer si près du but. Il ne pouvait pas.
Il rouvrit les yeux et demeura un moment sans bouger, juste pour s'habituer à la pénombre du lieu. Il n'avait mal nulle part, juste un léger mal de tête. Rien de bien méchant.
-Tu es réveillé ? Lança une voix familière derrière lui.
Il sentit son cœur se serrer pour la deuxième fois en moins de dix minutes. Il devenait trop vieux pour ses conneries….Il se retourna vivement pour découvrir Remus adossé contre le mur du cachot avec Harry dans ses bras.
-Tu es blessé ? Lança-t-il à son oncle en se relevant.
-Non…..Répondit le lycan d'une voix fatiguée.
-Et Harry ? Il va bien ? Demanda-t-il encore avec un ton légèrement inquiet.
-Oui, oui, ca va….Il a un joli hématome sur la joue et je crois qu'il a une côte fêlée….Ils ne l'ont pas ménagé en le jetant dans la cellule. Lâcha-t-il avec amertume. Il dort pour l'instant, il était terrorisé.
-Une côte fêlée ? Répéta-t-il sentant la colère monté.
Mais aucune aura ne se forma autour de lui. Aucune. Aucune onde de puissance ne se dissipa dans l'air. Rien ne fit vibrer l'atmosphère. Gabriel fronça les sourcils. Cela n'était pas normal. Il s'approcha d'Harry et tenta de guérir son hématome avec la magie sans baguette. Mais là encore rien ne se passa. L'hématome restait là, à le narguer de sa couleur mauve.
-Cela ne sert à rien, James. Cracha une voix traînante.
Gabriel n'avait pas besoin de regarder pour savoir de qui il s'agissait. Une seule personne pouvait avoir cette voix traînante et froide : Lucius Malefoy.
-Malefoy !! Rétorqua-t-il ne cachant pas sa haine.
-Tu me connais ? Je suis flatté. Céda l'autre avec un sourire mesquin.
-Je te connais en effet. De la même manière que je connaissais Bella. Répondit-il narquois.
Lucius le darda de son regard argent, si comparable à celui de son fils. C'est fou comme Drago a hérité du physique de son père alors qu'il est diamétralement opposé à sa morale qui brillait par son absence, soit dit en passant. A cette pensée, un fin sourire s'étire sur les lèvres du jeune homme.
-Cela te fait rire, le balafré ?! Crache littéralement le blondinet.
Et Gabriel ne peut plus se retenir. Car il n'avait plus peur de Lucius Malefoy depuis sa deuxième année. Car Drago avait sûrement tenu cette insulte de son père. Au moins, le fils ressemblait au père quand il s'agissait d'insulter….Il éclata d'un rire nerveux, sonore. Un rire qu'on ne s'attend pas à entendre dans des cachots. Et encore moins quand on est prisonnier de Voldemort.
-Tu as perdu la tête….Lâche Lucius en tournant les talons.
Gabriel reprend peu à peu sa respiration alors que Lucius s'éloigne. Bien. La magie sans baguette ne fonctionne pas. Il n'a pas plus sa baguette.
-Ils t'ont pris ta baguette, Remus ?
-Oui….
-Gaby ?! Lance une petite voix fluette.
Gabriel regarda l'enfant qui était entrain de se mettre debout et rencontra les deux perles émeraude. Il ne fut jamais aussi sur de n'avoir jamais été cet enfant. Et que l'enfant ne deviendra jamais lui. Jamais. Les deux orbes le regardaient avec un regard qui n'était pas blasé, qui ne connaissait pas le doute ou le poids de la douleur, un regard rempli d'innocence et de confiance aveugle…En lui, en Remus et en la vie. Confiance qu'il n'avait jamais partagée. Il n'avait jamais cru en la vie. Pourquoi l'aurait-il fait ? Il y avait cru pourtant l'espace d'un instant à Poudlard. Il repensa furtivement à Cédric. Début de sa descente dans l'obscurité. Cédric. La première victime pour ainsi dire. Il ne rêvait plus de lui mais y pensait encore souvent.
Les deux perles vertes continuaient de le fixer et il ne savait tout simplement pas quoi dire. Les mots restaient bloqués dans sa gorge alors qu'il contemplait l'enfant qu'il aurait pu être, l'enfant qui lui renvoyait en pleine face l'enfance qu'il n'avait pas eu mais aussi celle qu'il avait eue. Il ne pouvait s'empêcher de comparer les gestes tendres et aimants de Lily à ceux mille fois calculés et distants de Pétunia, l'amour dans les yeux de James au dégout dans ceux de Vernon, les rires joyeux de Sirius et Remus à ceux moqueur de Dudley et Piers. Car l'enfance est le berceau de notre vie, on peut l'accepter, l'ignorer ou la nier mais on ne pourra jamais l'oublier. Parce que même si on digère la pilule, elle aura toujours du mal à passer. Parce qu'on se construit par rapport à elle, à ce qu'elle nous a enseigné. Il avait appris à se méfier, à avoir peur, à ne pas avoir confiance, à travailler pour travailler, à être rabaissé et insulté. A n'être rien. Et il s'y était fait. Parce que l'enfance se fait à tout. Même au pire.
Et il ne la retrouverait plus jamais cette innocence, elle était belle et bien perdue. Pour toujours. Jamais plus il n'aura confiance en la vie. Elle lui avait tant pris, s'était jouée de lui en reprenant ce qu'elle est lui avait donné plutôt, s'était moqué de sa souffrance.
Ce fut sans s'en rendre compte qu'il avait reculé contre le mur et s'y s'était laissé glisser. Il était à présent assis, le dos au mur, et pour la première fois depuis bien longtemps, il senti un liquide chaud lui dévorer les yeux et brouiller sa vue.
Il pleurait.
Remus s'était attendu à tout sauf à cette réaction-là. Il ne comprit pas pourquoi Gabriel ne répondait pas à Harry, il ne comprit pas non plus pourquoi ses yeux reflétèrent tant de peine et de détresse. Il ne comprit toujours pas quand le jeune homme recula contre le mur et se laissa glisser contre lui. Et encore moins quand il se mit à pleurer doucement, ho, seulement une ou deux larmes mais des larmes tout de même. Par contre, il comprit que cela n'était pas sensé être quand Gabriel essuya une larme doucement et la regarda étrangement.
Harry le regarda interrogateur, il se leva alors, lui fit signe de l'attendre et s'installa au côté de Gabriel contre le mur. Gardant un instant le silence, il le brisa pourtant:
-Ce n'est pas si terrible que ça, tu sais ?! On va venir nous chercher….Lança-t-il vainement pour le réconforter.
Mais Gabriel eut un sourire sans joie, et il lui répondit sans même le regarder.
-Il ne s'agit pas de ça, Remus….
-Alors quoi ? Enchaîna l'autre.
-Bordel…Souffla-t-il….Je n'ai plus pleuré depuis que tu…Gabriel s'arrêta dans un soupir.
Remus fut intrigué mais ne tenta rien pour en savoir plus, cela n'était pas le moment et il respectait assez Gabriel pour passer au-dessus de ses sentiments.
-Tout le monde à le droit de pleurer….Lâcha Remus. Pourquoi ? Redemanda-t-il
-Je ne sais pas. Je crois qu'il fallait juste que je lâche la pression. Mentit à moitié Gabriel.
-Tu portes trop sur tes épaules, Gabriel, tout le monde peut le voir. Commenta le lycan.
-Je croyais pouvoir….
-Quoi ?
Me battre. Encore. Je croyais que cela ne me ferais rien. Mais cela a rouvert de vieilles blessures que je croyais refermées.
-Pourquoi te battre ne te ferait rien ?
-Je me suis toujours battu Remus. Toute ma vie. Toujours. Que se soit pour un stupide repas ou un peu d'attention, que se soit pour qu'on m'aime un tant soit peu ou pour qu'au contraire on me laisse respirer. Pour survivre. Pour eux. Pour eux tous. Avec de la hargne, avec des mots ou une baguette. Je me suis toujours battu. Et je crois que je me suis perdu en chemin…
Remus ne répondit rien. Qu'aurait-il pu répondre ?
-Je suis fatigué, je crois ….Mais le temps n'est pas encore venu. Compléta-t-il.
-Pas venu pour quoi ?
-Pour m'arrêter. Pour cesser de combattre.
-Je ne comprends pas. Tenta-t-il doucement. Ce n'est pas ton monde, pourquoi t'investit-tu autant ?
Gabriel le regarda étrangement avant de reporter son regard sur Harry qui attendait à l'autre bout de la cellule tranquillement.
-Tu as déjà pris la peine de regarder ses yeux ? interrogea soudainement Gabriel.
-Hum…..Oui. Répondit Remus prit au dépourvu.
-Tu y a vu quoi ?
-Hummm……
-Je vais te dire ce que j'y vois….De l'innocence, de la confiance, de l'espoir, de l'amour et la certitude d'être aimé. Tous ce qu'il faut pour créer quelqu'un de bien. Je me suis juré qu'il en aurait l'opportunité.
-Pourquoi ? Il ne l'aura pas ? S'inquiéta directement Remus.
-Pas dans mon monde.
-Il ne…..Il n'est pas devenu quelqu'un de bien ? Hésita Remus.
-Non. Répondit Gabriel sans hésiter.
-Mais pourquoi cela te préoccupe-t-il ? Je sais que c'était ton ami mais….
-C'est donc purement égoïste. Compléta Gabriel.
-Non ! Mais…Je ne comprends pas….Ce n'est pas du tout égoïste mais si tu faisais tout cela pour lui, tu ne perdrais pas ton temps à essayer de nous sauver tous…
-Il tient à vous. Répondit simplement Gabriel.
-Ne ment pas. Je t'ai vu, tu sais, quand Sirius est tombé au ministère…
Les mots Sirius et Ministère ont de suite fait réagir Gabriel, un long frisson parcourus son échine.
-Tu tiens à nous. Ajouta Remus.
-C'est donc d'autant plus égoïste. Je reconnais que vous….Signifiez quelque chose pour moi mais je jure qu'Harry n'aura pas à assumer…
-Quoi ?
-Rien.
-Même si c'est ton ami, cela n'explique pas ta dévotion. Parce que c'est ce que c'est, tu sais ? De la dévotion.
-Hummm….Je dirais plus narcissisme mais bon. Ajouta ironiquement Gabriel.
-Pardon ?
Gabriel pencha la tête sur le côté en regardant Remus. Il était tenté de lui dire. Vraiment. Remus. Son frère. Son oncle. Il soupira et décida rapidement de la meilleure tactique à adopter.
-On m'a toujours dit que j'avais les yeux de ma mère…..
