Ce chapitre a été écrit par Natacha
A mon réveil, le soleil nous tape dans le visage. Je grimace et réveil Thomas.
— Mmmh.
— Thomas debout ! On doit partir rapidement avant que l'observatoire ouvre et que les visites commencent !
Il se redresse brusquement et pousse un cri de douleur. J'avais oublié que c'était son dépucelage hier. Il était plutôt pas mal.
— J'ai mal aux reins !
Je me lève et me rhabille. Pas le temps pour mes explications. Il me regarde et essaye de faire de même.
Je le laisse un peu se débrouiller le temps de ranger les emballages de nourriture, les déchets et la couverture dans mon sac avant de finalement finir de l'habiller.
On dirait un handicapé à qui on est obligé de l'assister h24. Je me baisse et lui montre mon dos.
— Monte sur mon dos que je te porte jusqu'à mon appartement.
— Sur ton dos ?
— Bah oui tu ne vas pas monter sur le mur Thomas ! L'observatoire va ouvrir et on doit vite sortir, s'il te plaît. Tu seras gêné de monter sur mon dos après, d'accord ?
— D'accord...
Je sens ses mains se mettre contre mes épaules et je le positionne correctement sur mon dos. Je me lève, prend le sac, puis part de l'observatoire sans que personne ne nous voie.
Pendant le chemin, j'entends Thomas geindre légèrement de douleur.
— C'est normal que tu aies si mal. C'était ta première fois.
— C'était obligatoire ?
— Bien sûr que oui, j'ai martyrisé tes reins et ta prostate jusqu'à te pousser à la jouissance. Alors oui, c'est normal que tu aies mal, mais ça passera avec les heures.
— Comment je vais faire pour l'université ? J'ai cours. Et toi aussi d'ailleurs.
Je marque un temps d'arrêt. Je réfléchis. Qu'est-ce que pourrait dire Rodrigo s'il voit que Thomas et moi sommes absents en même temps ? Bah, je lui donnerai une excuse pourrie et de toute façon, tant que Thomas sera encore en vie, il ne pourra rien faire. Je suis le seul tueur à gages qui est le plus proche de lui et qui travaille dans son réseau.
— On va rester à l'appartement aujourd'hui. Je donnerais une excuse pour mon absence au directeur et toi, une autre bien différente de la mienne. Ça marchera, ne t'inquiète pas.
— Mais tu es sûr ? Il ne va pas se douter de quelque chose ?
— C'est pour ça que j'ai précisé bien différente de la mienne.
Il hoche la tête et met la tête dans mon cou. Ce qui me fait frissonner. Je le tiens correctement contre moi et je rentre tranquillement.
— Les gens nous regardent Ian ?
— Et alors ? Ça te gêne ? Tu as honte d'être vu avec moi ?
— Pas du tout. Mais s'il y a quelqu'un de l'université qui nous voit ?
— Il est 6 h 30 du matin. Personne de l'université ne se promène vers le quartier d'Hawaï où j'habite. Et si vraiment il nous voit, je donnerai l'excuse que tu t'es blessé, que je t'ai trouvé et que nous cherchons l'hôpital.
— C'est un peu pété comme excuse.
— Tu as mieux monsieur je sais tout ?
Ça le fait gentiment rire. Je ne l'ai pas dit sur un ton froid ni méchant, donc il le prend pour une plaisanterie. Mais moi, ça ne me fait pas rire.
Bizarrement, là je n'ai pas envie de rentrer à l'appartement, mais de le laisser tomber sur le coin de la rue pour le laisser pourrir. Je ne le supporte pas.
J'ai dû le baiser et maintenant, je dois m'en occuper encore une journée sans même avoir un moment de répit.
Ce n'est pas lui que je vais tuer, c'est moi.
