Hey, salut ! Je suis vraiment vraiment désolée, j'ai été pas mal débordée et j'avoue avoir un peu laissé tomber l'écriture. Mais je vais me rattraper et recommencer à essayer de poster les nouveaux chapitres le plus vite possible. Vos messages me font toujours autant plaisir et me motivent à continuer

Voilà un assez long chapitre pour me faire pardonner !

Discussions ouvertes :

Après avoir fouillé dans le congélateur d'Elena, Claire retourna dans la cuisine avec trois malheureuses poches de sang.

- Il m'en faut plus, commenta Kol en se saisissant faiblement la première.

- Il n'y avait que ça, répondit-elle.

- Eh ben, va m'en chercher plus, rétorqua Kol en engloutissant la poche.

Bon, au moins elle était sûre qu'il était en train de guérir, il avait déjà retrouvé toutes ses mauvaises manières. Elle sortit de la maison dans l'idée d'aller chez Caroline qui était la plus proche. Elle savait que par « sang frais » il s'attendait à ce qu'elle lui amène une victime bien vivante, mais il en était totalement hors de question. Il ferait le sale boulot tout seul. Devant la maison de Caroline, elle sonna mais personne ne lui répondit. Un peu gênée, elle entra quand même et prit ce dont elle avait besoin. Elle ressortit pensive.

« Driiiiiiing », la sonnerie stridente de son natel lui fit faire un tel bond qu'elle faillit lâcher le sac rempli de poche de sang. Tout en le rattrapant, elle répondit au natel qui continuait à sonner.

- Allô ?

- C'est Stéphane.

Aussitôt elle se raidit et s'arrêta. Le silence dura quelques secondes.

- Nous partons chercher la cure, finit par annoncer Stéphane d'une voix neutre. Jérémy a complété son tatouage malgré le léger... contretemps. C'est ta dernière chance, ajouta-t-il.

- Dernière chance pour quoi ?

- Viens avec nous et laisse-le tomber. Sa voix s'était faite plus dure.

Spontanément et sans réfléchir, Claire répondit :

- Non.

- Tu ne peux pas rester avec lui Claire, ouvre les yeux !

- Si je peux !

- Tu vas le regretter.

- Peut-être bien, mais mon choix est fait. Contrairement à vous, Kol ne m'a jamais demandé de choisir entre vous et lui.

Nouveau silence. « Et ouais. »

- Pourquoi tu l'a sauvé ?

- Si je n'avais rien fait, je serais morte. Elle savait que ce n'était pas toute la vérité, mais elle ne pouvait pas avouer à Stéphane ce qu'elle n'osait pas s'avouer à elle-même. « Je fais partie de sa lignée, son destin est lié au mien. Si Jérémy l'avait tué, il m'aurait tué aussi. Comment avez-vous pu l'oublier ? s'emporta alors la jeune fille. »

Mais seul le silence lui répondit et Claire sentit son sang se glacer.

- Vous n'avez pas oublié, comprit-elle dans un moment de lucidité terrible, vous... je... Stéphane...

- Claire, ce n'était pas mon idée, dit-il soudainement paniqué. Je su...

Mais Claire raccrocha elle ne voulait plus rien entendre. Elle resta plantée au milieu du trottoir abasourdie. « Ce n'était pas vrai, ce n'était pas possible. Oh s'il vous plait, faites que ce soit une lamentable erreur. » Le natel sonna à nouveau. Immédiatement elle le lança le plus loin possible d'elle et il alla s'éclater contre le mur d'une maison à une centaine de mètres de là. Puis toujours sous le choc, elle reprit sa route. Après la stupéfaction, c'est la rage qui commença à monter et elle se mit à trembler. Elle arriva chez Elena et posa le sac plein de provision devant Kol, attablé, sans dire un mot. Puis elle s'assit sans le regarder. Il avait déjà commencé à fouiller dans le sac, quand il se tourna vers elle.

- Qu'est-ce qu'il y a, mon petit chat ? demanda-t-il, de sa voix douceâtre.

- Rien.

Il attrapa le bord de sa chaise et la tira brusquement à côté de la sienne avant de plonger son regard dans les yeux de Claire qui se recula.

- Tu mens.

- C'est bon Kol, fit-elle sèchement. Fiche-moi la paix !

Il la regarda encore deux secondes, puis se détourna en haussant les épaules et en levant les yeux au ciel. Il recommença à se remplir de sang. Après quelques instants, Claire ouvrit la bouche.

- Ils ont complété la carte, ils vont chercher la cure.

Kol s'arrêta et ses yeux se plissèrent d'inquiétude. Sa réaction instantanée provoqua un pincement au cœur de la jeune fille. Il n'avait que cette fichue cure en tête. Il posa la poche de sang qu'il avait à peine entamée et se leva.

- Merde ! s'écria-t-il. On ne peut pas les laisser faire. Il faut les en empêcher ! On y va.

Mais Claire ne bougea pas.

- Pourquoi Kol ? Pourquoi as-tu tellement peur de Silas ? Si ça se trouve, il n'existe même pas. Tu viens presque de te faire tuer. Alors à quoi bon ? Laisse-les se débrouiller et s'il leur arrive quelque chose... ils le méritent de toute façon.

C'était de la rancœur et de l'amertume qui perçait dans sa voix, Kol s'en rendit tout à fait compte, mais ne releva pas.

- Si je les laisse faire, répondit-il, dans six mois, la Terre ne sera devenu que chaos et poussière, je ne serais probablement plus là, ni aucun vampires d'ailleurs. J'ai des projets et je ne compte pas mourir à cause d'une bande de dégénéré qui ne pense au bien être que d'une seule personne.

- Je reste là. Je suis fatiguée de toute cette histoire, répondit Claire sans le regarder.

- Je vois bien que quelque chose ne va pas. Tu ne veux pas en parler ?

Mais elle resta silencieuse.

« Tu ne vas pas laisser tomber maintenant, pas vrai ? Ni me laisser tomber ? » Il s'introduisit dans son esprit pendant qu'il l'observait. Claire voulut fermer son esprit, mais elle abandonna.

- J'imagine que non, soupira-t-elle.

- Parfait ! Chez Klaus.

Claire eut un petit rire nerveux et un mouvement de recul.

- Je peux t'attendre dans la voiture ?

Kol se contenta de se retourner et de lui jeter un regard noir.

- J'imagine que ça veut dire non, soupira-t-elle à nouveau.

Quelques minutes plus tard, ils étaient devant la maison de Klaus.

- Tu es sûr que tu ne veux pas que je t'attende là ? demanda-t-elle, à nouveau, sans se détacher. Ne sait-on jamais peut-être, allait-il être gentil.

Il se contenta de la tirer par le bras. Sans s'annoncer, Kol ouvrit la porte et entra. Klaus, assis sur un canapé dans la salle de séjour semblait les attendre. Dans un coin, Caroline et Tyler les attendaient eux-aussi, debout.

- Caroline, s'écria Claire, étonnée mais contente.

- Mais regardez qui vient me rendre visite dans ma prison, mon très cher frère et son jouet ambulant.

Claire se pinça les lèvres et ne réagit pas. Il leva un sourcil ironique en lui adressant un petit signe de tête qui signifiait « je vois que quelqu'un a appris à contrôler ses pulsions ».

- Nous avons pour ordre de surveiller Klaus, expliqua Tyler. Pendant que les autres trouvent la cure. Bonnie a jeté un sort, il ne peut sortir de la maison, mais vu comme il est retors, il fallait que quelqu'un reste en arrière.

Kol hocha la tête sans le regarder. Il continua à hocher la tête pendant qu'il réfléchissait, puis il leva les yeux sur Klaus et s'emporta :

- Comment est-ce que tu... ?

Mais Claire lui écrasa le pied. Il se retourna furieux.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » hurla-t-il dans ses pensées.

Elle faillit tomber devant la violence de son cri. « Réfléchis Kol, parvint-elle néanmoins à formuler, ils sont avec Stéphane, Damon et tout. Si tu leur dis ce que tu veux faire, ils vont t'emprisonner aussi. Ils n'ont pas l'air d'être au courant de la tentative de meurtre sur toi, tu veux quand même pas leur relever que tu es contre leur projet ? »

Kol revint à la raison et sortit de ses pensées, mais Tyler ne fut pas dupe.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il agressivement.

- Je ne comprends juste pas comment mon frère si puissant et imbu de lui-même s'est laissé enfermer pour cette cure, répliqua Kol sans se départir de son calme. Alors, tu en avais marre d'être au premier plan ? Ou peut-être es-tu en train de te fatiguer ?

Son frère lui lança un regard noir, puis se mit à parler dans une langue qui leur était inconnue. Kol répondit dans la même langue et les trois autres se regardaient complétement perdus. Kol et Klaus semblèrent passablement s'énerver l'un et l'autre. Avec un feulement de dépit finalement Kol tourna les talons et lança à Claire « Viens, on s'en va ! ». Elle eut à peine le temps de tourner les talons qu'elle sentit quelque chose transpercer son sternum et elle s'écroula. La douleur irradiait dans tout son corps et elle avait du mal à respirer. Caroline hurla et Kol se rua sur Klaus qui l'évita d'un simple pas sans quitter Claire du regard. Il lui lança :

- Comme ça on est quitte.

Puis retourna s'asseoir comme si de rien n'était. Caroline avait retiré le pied de chaise dont Klaus s'était servi comme arme et déjà la plaie commençait à se refermer. Claire regarda sa poitrine stupéfaite. Caroline enleva son pull et le lui donna. Claire l'enfila en rougissant. Son cœur menaçait de briser ses côtes et elle tremblait sous l'adrénaline qui était montée d'un seul coup. D'un mouvement sec, Kol la remit debout, puis après avoir lancer un terrible regard à son frère qui s'était plongé dans un livre comme si de rien n'était, l'entraîna avec lui dehors. Claire eut à peine le temps de faire un geste rassurant à Caroline et Tyler. Sans un mot, ils montèrent dans la voiture et Kol se mit à conduire vite. Très vite.

- Kol ? demanda timidement la jeune fille, le cœur battant encore à tout rompre. On fait quoi maintenant ?

Il planta violement sur les freins et Claire crut que le pare-brise était pour sa tête. Elle se tourna choquée vers lui.

- On peut arrêter les sensations fortes là ? cria-t-elle. Je...

Mais il la regardait avec des yeux brûlants qui la troublèrent et elle ne sut plus quoi dire.

- On fait ça, lui dit-il.

Puis il se pencha sans crier gare et l'embrassa passionnément.