Merci à Wado21, Mikashita98, deryous50, Chachila et Ellis Ravenwood pour vos reviews.
Bonne lecture.
*Attention, ce chapitre contient un lemon.*
Chapitre 50
Un peu, beaucoup, passionnément
En cette fin de matinée, Zoro pénétra dans la cuisine et fronça le nez. Une odeur de sucre envahissait toute la pièce mais ce n'était pas étonnant : partout sur la table et sur le comptoir s'étalaient des pâtisseries et des gâteaux en tout genre, rendant l'atmosphère à la fois chaude et sirupeuse.
"Cuistot, on peut même plus boire peinard", lui reprocha-t-il en se dirigeant vers la réserve de bouteilles.
Le blond continua de siffloter tandis qu'il mélangeait sa préparation sur le feu et lorsque le sabreur revint vers lui avec sa boisson, il s'étonna de sa bonne humeur.
"C'est pour quoi toute cette bouffe? Tu vas ouvrir une pâtisserie?"
Sanji secoua la tête en souriant avant de déposer sa cuillère en bois sur la casserole et de se tourner vers son compagnon.
"C'est pour les orphelins de la ville! lui expliqua-t-il avec excitation. Nami est d'accord pour qu'on liquide le stock de pommes et j'ai parlé avec la directrice de l'institution, on va organiser une grande distribution!"
Depuis la veille, le chapeau de paille et ses amis avaient en effet débarqué sur une île très peu peuplée et campagnarde. Ses habitants étaient généreux mais très pauvres et aucun membre de l'équipage n'avait voulu abuser en acceptant plus de dons que les locaux ne pouvaient offrir sans se mettre eux-mêmes en danger.
Tout en se baladant sur la petite île, le cuisinier avait remarqué l'orphelinat et la directrice lui avait expliqué que leurs ressources étant très limitées, beaucoup d'adultes mourraient en tentant de partir en mer pour pêcher. Nombre d'enfants atterrissaient ainsi entre ces murs et le village peinait à nourrir tout le monde malgré l'entraide.
Sanji n'avait pas été long à retrouver la navigatrice et à lui exposer son idée. La jeune femme avait accepté étant donné la bonté des habitants et le blond s'était précipité en cuisine tandis que ses camarades continuaient l'exploration de l'île ou se reposaient sur le Sunny.
Zoro contempla ainsi les dizaines de chaussons aux pommes, tartelettes, cakes, flans, crumbles, muffins et autres pommes d'amour éparpillés jusque sur la banquette.
"Tu vas les rendre malades, il y en a trop, se contenta-t-il de répondre.
- Peu importe si l'un d'eux a mal au ventre quelques heures, tête d'algue. Tu te rends compte? Ils ont à peine de quoi leur filer à bouffer ici alors des sucreries, ils en mangent jamais!"
Sanji repartit gaiement surveiller le contenu de sa casserole et l'escrimeur sortit en esquissant un sourire. Lorsque le cuistot s'adonnait à son art pour nourrir ceux qui en avaient besoin, rien ne pouvait l'atteindre.
"Tout le monde est prêt? lança la navigatrice après le déjeuner. Alors on y va!"
Les membres de l'équipage se dirigèrent joyeusement vers l'orphelinat, les bras chargés de pâtisseries délicieusement odorantes. Même Luffy tenait un énorme plateau de tartelettes. Il avait fait le serment à son cuisinier de ne pas y toucher et en voyant le bonheur que lui procurait la perspective d'offrir à manger à ces enfants, le capitaine savait qu'il ne dérogerait pas à sa parole et il avançait avec enthousiasme. Seul Zoro traînait un peu des pieds à l'arrière. Il avait été réquisitionné au vu du nombre de plats à porter mais si ça n'avait tenu qu'à lui, il serait resté ronfler sur le pont du Sunny.
Devant lui, Brook et Chopper humaient l'air avec délice, espérant obtenir une part à leur arrivée. A quelques pas, Robin portait plusieurs assiettes grâce à ses multiples mains et discutait tranquillement avec Nami. Enfin, Sanji, Franky et Ussop ouvraient la marche, tout aussi chargés que les autres et visiblement excités à l'idée de rencontrer les bambins.
Arrivés devant les grilles de l'orphelinat, ils se rendirent dans la cour où de nombreux tréteaux avaient été installés pour qu'ils puissent déposer leurs douceurs. Peu de temps après, la directrice vint les saluer et les remercia chaudement au vu de l'étalage de nourriture. Elle prévint ensuite les généreux donateurs que l'après-midi s'organiserait autour de jeux et du goûter.
Absolument ravis à cette idée, Luffy et Franky offrirent immédiatement de se joindre à l'animation et rapidement, tout l'équipage se dispersa à son tour au milieu des enfants qui arrivaient en trombe.
Sanji déposa une part de tarte dans l'assiette d'une petite fille dont les yeux illuminés auraient pu rivaliser avec ceux de Luffy devant la viande.
"Si tu en veux encore, il y en a d'autres, lui montra-t-il en souriant.
- Et si un des garçons veut te piquer ta part, vise l'entrejambe", ajouta Nami avec sérieux.
La petite fille hocha fermement la tête avant de s'enfuir en riant pour retrouver ses amies un peu plus loin. Nami servit une autre petite fille et le cuisinier rassembla ce qu'il restait de ses pâtisseries. Leur nombre avait bien diminué depuis deux heures qu'ils étaient là mais il en restait encore largement alors il revint avec une assiette débordante et la présenta à la navigatrice.
"Choisis ce qui te fait envie, Nami-chérie!" lui offrit-il, les yeux en coeur.
La jeune femme hésita quelques secondes devant l'abondance de choix avant de se saisir d'un muffin. Elle décida ensuite de rester pour servir les enfants qui se présentaient régulièrement à la table principale et le chef cuisinier partit avec son assiette en direction de Robin et de Chopper qui amusaient un groupe en les lançant dans les airs pour qu'ils soient ensuite rattrapés par les multiples mains de l'archéologue.
"Robin d'amour, tu as bien mérité une douceur! s'extasia le blond en lui tendant son plat lorsqu'il fut arrivé à sa hauteur.
- Je te remercie."
Robin utilisa une nouvelle main pour attraper un chausson aux pommes tandis qu'une autre encore tendait une pomme d'amour à Chopper qui l'accepta, ravi.
Le blond distribua de son côté quelques sucreries aux enfants autour d'eux avant de s'approcher de Brook qui contait une histoire rythmée par les notes de son violon. Son auditoire était suspendu à ses lèvres et personne ne semblait s'effrayer de son apparence de squelette vivant. Au contraire, certains gamins s'étaient même installés sur ses genoux et l'observaient, fascinés. Sanji donna donc un assortiment de gâteaux à la directrice qui écoutait également le musicien pour qu'elle puisse les leur proposer après le conte.
Il se dirigea ensuite vers Franky, Ussop et Luffy. Le cyborg avait construit des mini robots et Ussop gonflait des ballons à tour de bras avant de leur donner la forme d'animaux et de les distribuer. Luffy avait rejoint le rang des enfants et alternait entre émerveillement face aux petits robots du cyborg et ébahissement devant les ballons du sniper.
A l'arrivée du cuisinier cependant, il fut le premier à se relever, brûlant d'excitation.
"C'est la pause-goûter!" hurla-t-il.
Aussitôt, tous les gamins s'agglutinèrent autour de lui et l'imitèrent en parfaite synchronisation.
"C'est la pause-goûter!
- On a faim, Sanji! reprit le capitaine sur le même ton.
- On a faim, Sanji!"
Le blond éclata de rire.
"J'ai l'impression d'avoir une armée de petits Luffy affamés!"
Il offrit donc parts de cakes, gâteaux et pâtisseries aux gourmands et les observa ensuite avec attendrissement tandis que tous dégustaient leurs goûters avec délectation. Le cuisinier soupira de bien-être. C'est ainsi qu'il aimait voir les gens autour de lui : comblés et rassasiés.
Sanji remarqua alors l'absence du bretteur de l'équipage et il tourna sur lui-même pour le chercher des yeux. Il le découvrit bientôt à l'ombre du mur de la cour, assis sur un banc de pierres et visiblement profondément endormi. Le cuisinier ne put s'empêcher de rire en constatant que l'escrimeur avait lui aussi de la compagnie puisque des enfants visiblement épuisés avait désigné l'endroit comme point de sieste officiel et la tête d'algue était entouré d'une dizaine de bambins au pays des rêves.
"Qui a faim?" lança le blond d'une voix enjouée lorsqu'il arriva à leur hauteur, les tirant doucement du sommeil.
- Moi!
- Moi aussi!"
Sanji distribua ses friandises tout en constatant que le sabreur se relevait péniblement à son tour en s'étirant. Tandis que les petits filaient ensuite rejoindre les différents ateliers de jeux, à présent plein d'énergie, le cuisinier s'approcha de son compagnon.
"Toi aussi tu y as droit. Tu as bien travaillé, ton espace sieste a eu un succès fou!"
Le blond lui tendit une pomme d'amour et Zoro fronça les sourcils.
"Arrête, sourcil en vrille.
- Ne fais pas ta mauvaise tête. Je sais que c'est pas ton truc mais fais-moi plaisir et participe. Goûte! insista-t-il gentiment.
- J'aime pas ça, maugréa le sabreur en éloignant le fruit enrobé de sucre.
- S'il te plait, juste une bouchée. Je l'ai faite avec amour, tu sais."
Zoro soupira. Il savait que le cuistot n'allait pas le lâcher et cet imbécile était tellement heureux depuis le début de l'après-midi que même lui ne se sentait pas le coeur de lui gâcher ce moment. Encore maintenant, un sourire sincère illuminait tout son visage et l'escrimeur haussa finalement les épaules.
"D'accord…"
Il mordit dans le fruit devant lui et mastiqua rapidement avant d'avaler en grimaçant. Comme il s'y était attendu, il détesta : c'était beaucoup trop sucré. Sanji croqua alors dans le fruit face à lui, rayonnant. Il passa sa langue rougie de sucre sur ses lèvres en un geste aguicheur, les yeux rivés à ceux de l'épéiste.
"Pour la peine, tu pourras me demander ce que tu veux ce soir…"
Zoro haussa un sourcil surpris et le cuisinier eut un petit rire. Il se tourna ensuite un instant vers Ussop qui l'appelait et il lui fit signe qu'il arrivait. Il croqua à nouveau dans la pomme puis déposa un rapide baiser collant sur les lèvres du sabreur.
"Merci, tête d'algue."
Ce dernier le regarda s'éloigner, perplexe. Décidément, cette histoire de pouvoir donner de la bouffe à des gosses lui retournait le cerveau. Ou bien était-ce les sourires de ces enfants qui l'émerveillaient et le rendaient d'aussi bonne humeur? Le bretteur le vit ainsi distribuer de nouveaux muffins, l'oeil pétillant, et il se rassit sur le banc de pierres avec un soupir de contentement. Même si le cuistot paraissait encore plus farfelu que d'habitude, il n'avait aucun doute sur le fait qu'il soit heureux en ce moment. Et étrangement, ce sentiment le satisfaisait lui aussi.
Le retour sur le Sunny s'était effectué en début de soirée, l'équipage ayant prolongé jusqu'au maximum cette expérience de joie et de solidarité. Tout le monde était rentré d'excellente humeur et le cuisinier avait préparé des pizzas pour le dîner, ce qui avait fini par classer cette journée dans le top cinq des meilleures journées jamais vécues selon Ussop, Chopper et Luffy.
Chacun s'était ensuite dispersé tranquillement à ses occupations. Le Log-Pose avait fini de recharger dans l'après-midi mais l'île était si paisible que l'équipage avait décidé à l'unanimité de profiter de la soirée sur place. Ainsi, Franky et Brook avaient décidé de refaire un tour en ville pendant que Nami et Robin s'occupaient des mandariniers et que le sniper, le médecin et le capitaine riaient sur la plage au pied du bateau.
Les deux derniers membres de l'équipage s'étaient quant à eux rapidement éclipsés et enfermés dans leur chambre, pressés de se retrouver enfin seuls.
Sanji observa les yeux clos et le visage détendu du sabreur au-dessus de lui. La main du cuisinier caressait lentement le membre de son amant dont les avant-bras commençaient à trembler sous le coup de l'effort et du plaisir. Le blond ferma les yeux à son tour, heureux de constater l'abandon de l'épéiste contre lui. La simple vue de son compagnon si relâché le comblait. Peut-être l'ambiance radieuse de la journée y était-elle pour quelque chose mais en tout cas, il avait l'impression que Zoro se laissait réellement aller dans ses bras ce soir.
Entendant son souffle s'alourdir encore contre son oreille, le cuisinier en profita pour accélérer ses mouvements, ce qui lui valut un gémissement rauque qui troubla sa propre respiration. Zoro déposa sa tête dans son cou pour le couvrir de baisers et le cuisinier se cambra légèrement, l'accompagnant de son autre main contre sa nuque humide.
Les mouvements de hanche de l'escrimeur devinrent bientôt fébriles dans sa main et Sanji sut qu'il en voulait davantage, ce qui lui convenait parfaitement. Il suspendit son geste sur le sexe palpitant de son amant et lorsque celui-ci releva la tête, les yeux embrumés de désir, il l'embrassa passionnément. Zoro y répondit avec la même fougue, l'enserrant puissamment dans ses bras, et le blond se sentit aspirer par son étreinte. A cet instant, l'escrimeur n'était pas brutal, ses muscles ne le plaquaient pas violemment contre le matelas. Il le tenait contre lui intensément mais agréablement. Il l'invitait à partager avec lui l'ardeur qu'il ressentait, tout simplement.
Sanji mit fin au baiser bien malgré lui quelques dizaines de secondes plus tard pour récupérer son souffle, sa poitrine gonflée par l'émotion. Zoro se rendait-il seulement compte de ce qu'il lui donnait ce soir? Pas sûr au vu de son regard trouble qui semblait l'implorer de reprendre où il s'était arrêté...
Le cuisinier répondit donc immédiatement à sa demande, se sentant lui-même transporté. Il fit glisser ses jambes sur les hanches du bretteur, lui signifiant qu'il était prêt. Zoro se saisit alors du gel lubrifiant à ses côtés et en déposa maladroitement sur ses doigts, trop empressé pour prendre le temps de ne pas en répandre sur le lit. Il se redressa ensuite entre les jambes de son amant avant de le pénétrer de ses doigts sans le quitter des yeux. Le blond retint sa respiration devant son regard embrasé et rapidement, il fit comprendre au sabreur qu'il ne pouvait plus attendre.
Ce dernier pressa de nouveau la petite bouteille et le gel froid s'étala grossièrement sur son membre. Il s'approcha ensuite de l'intimité de son amant et après un dernier échange visuel pour l'en informer, il poussa lentement jusqu'à ce qu'il soit entièrement en lui. Sanji avait de nouveau le souffle court, mais il avait du mal à savoir si c'était à cause de la douleur ou de l'intensité du regard de son compagnon sur lui. Remarquant son émoi, l'épéiste se pencha vers lui et déposa un léger baiser sur ses lèvres.
Enfin, Sanji noua ses jambes autour de la taille du bretteur pour lui intimer de bouger et celui-ci s'exécuta aussitôt, laissant ses mains frôler le visage du cuisinier dont les lèvres entrouvertes laissaient échapper des gémissements de plus en plus intenses.
Le blond finit par se plaquer contre le torse de son amant, enfonçant ses doigts dans son dos tandis qu'ils partageaient un baiser violent. Zoro accéléra alors mécaniquement ses mouvements de hanche rendus précipités par l'imminence de l'orgasme et celui-ci ne tarda pas à les terrasser tous les deux, les laissant s'échouer l'un contre l'autre, la respiration saccadée et le corps trempé de sueur.
Ouvrant difficilement les yeux quelques instants plus tard, Sanji embrassa langoureusement le sabreur toujours au-dessus de lui. Son compagnon lui rendit son baiser avec ferveur, le souffle encore court, et le cuisinier finit par reposer la tête contre l'oreiller tandis que Zoro se glissait à ses côtés.
Le blond se cala ensuite contre son épaule et ferma les yeux, le sourire aux lèvres. Cette nuit avait définitivement eu un goût particulier, celui de la tendresse et de la passion, et il aurait voulu que le soleil ne se lève jamais.
Sanji avait fermé les paupières depuis ce qui lui semblait être quelques minutes seulement - en réalité plus de trois heures - quand sa main se retrouva brutalement privée du ventre chaud du sabreur sur laquelle elle reposait. Le mouvement le sortit de sa torpeur et il ouvrit un oeil, remarquant que Zoro s'était relevé et se dirigeait vers la porte.
"Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda-t-il d'une voix ensommeillée.
- J'ai plus envie de dormir."
Le blond aurait pu se contenter de sa réponse si le fait d'accoler le nom de Zoro au fait qu'il n'ait pas sommeil après trois heures de repos n'était pas si dément. Sanji voulut se redresser davantage pour lui demander plus d'explication mais le sabreur avait déjà disparu.
Le cuisinier s'étira longuement puis repoussa finalement les draps pour se lever à son tour. Il avait encore la tête et le coeur emplis des émotions de la veille et il enfila son pantalon et sa chemise avant de partir à la recherche de son compagnon d'un pas tranquille.
Il le découvrit non loin de la chambre, accoudé au bastingage et contemplant les eaux assombries de la mer d'un air absent sous le ciel encore noir de la nuit.
"Qu'est-ce qui t'arrives, tête d'algue? lui demanda-t-il en s'approchant.
- Rien."
Sanji prit le temps d'allumer une précieuse cigarette et de s'accouder à ses côtés avant de répondre.
"J'veux pas jouer au psy mais si t'arrives pas à dormir, c'est sûrement que quelque chose te tracasse.
- Ou que j'ai pas sommeil, grogna Zoro.
- Ca m'étonnerait.
- Laisse tomber, cuistot.
- D'accord."
Le blond souffla doucement la fumée qui s'envola vers le large et se tourna vers le sabreur. Son corps était visiblement tendu et ses gestes nerveux, ce qui le surpris car ça ne lui ressemblait pas. Peut-être était-ce dû à la nuit qu'ils venaient de partager mais Sanji eut soudain envie de le réconforter.
"Et si j'essayais de te proposer quelque chose? s'enquit-il d'un air détaché.
- Comme quoi?
- Je suis partant pour t'occuper l'esprit le temps que tu chasses tes idées noires", lui glissa-t-il alors à l'oreille d'une voix suave.
Zoro se tourna à son tour vers lui avant de secouer doucement la tête.
"T'es crevé, lui fit-il remarquer en désignant ses cernes. Et tu vas pas tarder à devoir faire le petit-dej'.
- Et alors? continua lascivement le cuisinier en faisant courir ses doigts sur ses bras nus. Ca nous laisse plus d'une heure…
- J'ai pas envie."
Le cuisinier le dévisagea une seconde. Non pas parce que Zoro repoussait ses avances auxquelles il avait pourtant l'habitude de répondre si promptement mais à cause du ton qu'il avait employé. Ses mots avaient résonné d'une manière étrangement résignée et totalement inhabituelle.
Sanji était maintenant persuadé que le sabreur était préoccupé mais s'il ne voulait pas lui en parler, il en avait le droit. Il n'était pas devenu son confident exclusif lorsqu'ils s'étaient mis ensemble et il devait respecter son choix.
"Comme tu veux."
Le blond s'éloigna lentement et reprit la direction de leur chambre, bien décidé à profiter de quelques instants supplémentaires de sommeil finalement.
Il est rare que l'équipage ait la possibilité de profiter de tels moments de joie et de tranquillité alors je voulais qu'ils en profitent. J'ai voulu faire un chapitre à la fois paisible et profondément intense. J'espère que c'est réussi.
Bien sûr, comme vous le pressentez avec la fin, ça ne durera pas...
