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Merci pour vos commentaires.

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Chapitre 44 : 4ème PARTIE : partie sans procès

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PARTIE B

Mardi 19 septembre 2006 fin d'après-midi

Tony avait fait un travail exemplaire, démantelant tout trafic réduisant à néant l'organisation des deux frères, pour ce qui était de la drogue, des armes, de la prostitution tout avait été réglé, malgré le fait que beaucoup de clients ou d'amis de Costa avaient pu passer entre les mailles du filet, n'apparaissant, pas sous leur nom réel sur les livres de toute transaction. Le cas des garçons et filles restait encore en suspens.

Pour qu'il y ait offre, il fallait qu'il y ait demande et en 1998 les preuves manquaient, à présent Forrest les possédaient.

Après tout ce temps pouvait-il rouvrir l'enquête ? Les témoignages n'étaient plus concordants 48 heures après les faits, alors 8 ans ??? En face de lui Toumaï le fixait intensément, attendant le verdict.

« Tu es sur de vouloir le faire ? »

« J'ai déjà mis quelques hommes dessus, ils trient les vidéos, photos, plusieurs personnes ont été identifiées. Pour nous ce sera plus difficile ; combien d'entre nous sont encore vivants ? Accepteront-ils de venir témoigner ? »

« Tu veux aller jusqu'au bout ? »

« … »

« Tu es prêt à prendre le risque ? »

Le jour où ils avaient découvert le sous-sol d'Alysson Kuvaz, les photos et les vidéos Toumaï : un des jeunes libéré grâce à Tony, n'avait qu'une idée en tête faire payer les coupables. Les mettre en prison, briser leur vie comme ils avaient brisé non pas la sienne, mais leur vie.

« Il ne sera pas inquiété, il n'apparaît sur aucune des vidéos ou photos concernées, mais nous en avons encore trouvé d'autres qui n'ont pas encore visionné.»

Ducky qui frappait à la porte depuis quelques minutes venait d'entrer et avait assisté au dernier échange.

« Désolé directeur, mais ce dernier point est inexact, Tony a été filmé au moins une fois, il me l'a avoué. Quant à l'endroit où se trouve cette vidéo, mystère…»

« Quoi ? » les deux hommes s'étaient tournés simultanément vers lui.

« Tony m'a confessé beaucoup de ses faits et gestes lors de cette fameuse mission sous couverture, un jour alors que j'avais un certain Matt Spek sur ma table d'autopsie… » Ducky leur tendit un double du dossier. « Tony m'a avoué l'avoir connu… hum… intimement… au moins… disons une nuit.»

Forrest s'arrêta de lire le rapport, il tremblait de colère.

« Il avait à peine seize ans en 1998. »

« Je sais et ce n'est pas la chose dont Tony soit le plus fière. »

Toumaï réfléchissait enfin ce dernier prit alors la parole.

«Je sais exactement ce qui s'est passé cette nuit là. Je sais qui sont les responsables, je ne pensais pas que cela concernait DiNozzo... Je me souviens très bien de Matt. Il… » L'émotion serrait la gorge du jeune homme. « C'est DiNozzo qui l'a… tué ?»

«Il était condamné il mourrait à petit feu, il prenait de la drogue empoisonné, c'était un cas de légitime défense. M. Forrest j'ai obtenu le dossier médical de Tony lorsqu'il s'est évadé vous savez très bien que petit à petit il était devenu dépendant d'une certaine drogue, il était obligé pour rendre sa couverture plus crédible. Il ne peut pas être tenu entièrement responsable de ce qu'il a fait là-bas. Mais si vous allez jusqu'au procès il sera détruit. Costa l'a fait en 1998 et en 2000, cette fois-ci encore il a bien faillit y parvenir, ne prenez pas le relais, il a confiance en vous vous êtes son ami et se serait terrible pour lui. M. Toumaï vous avez dit tout à l'heure que vous connaissiez les responsables.»

« Je sais qui il est, il s'en ait souvent vanté. Il est en tête de liste des hommes à rechercher. Il a acheté la vidéo un prix d'or comme trophée, il travaillait pour March et venait une fois par mois, entre nous nous l'appelions le tatoueur chaque enfant qui arrivait était tatoué, il se mit en maillot de corps sur son épaule gauche il y avait un numéro et une lettre, quand Costa faisait ses rotations il savait toujours où nous étions, il notait scrupuleusement sur son registre, Tony avait photographié ce registre c'est comme cela que nous avons été tous sauvés. Si nous retrouvons cet homme nous trouverons la vidéo. »

Forrest regarda alternativement les deux hommes, réfléchit longuement, puis enfin s'adressa au plus jeune.

« Fais ce que tu as à faire. » Forrest lui offrait un «chèque en blanc. »

Toumaï se leva.

« Parfait je te tiens au courant. » Puis il se tourna vers Ducky « Docteur Mallard je n'oublie pas ce que Tony a fait pour moi, pour nous tous. Nous savions pourquoi il avait été puni, mais si ce n'était pas lui c'était un autre. Je ne ferai rien qui pourrait lui nuire.»

« Malheureusement mon cher ami j'ai bien peur que le mal ne soit déjà fait. »

« Vous veniez pour quoi Ducky ? »

« Gibbs n'est pas en bas je vous apporte le double du rapport préliminaire des deux cadavres de notre dernière affaire. »

« Bien laissez-le ici je le regarderai plus tard. »

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Toumaï ressortit à moitié satisfait, un mois et demi c'était mieux que rien. Il était resté en contact avec quelques jeunes : 5 faisaient partie de son unité d'élite, ils n'avaient pas besoin d'être nombreux pour la tache qu'ils avaient à accomplir. Grâce à la technologie qui était à leur disposition il progressait mais, il leur fallait un nom, un seul qui leur en livrerait un autre, ainsi de suite. Il vérifia que l'enveloppe était bien dans sa poche 14 photos 2 femmes et 12 hommes. Ce n'était qu'un début. Il atteignait son véhicule lorsque qu'une voiture s'approcha doucement et se gara à quelques mètres seulement. Le conducteur sorti.

« Toumaï . »

« Monsieur. »

« Du nouveau ? »

« Nous progressons mais pas assez vite. Et vous ? »

« Après deux semaines de recherches j'ai trouvé l'homme qu'il nous faut. Il habite Boston. Il sera discret, il faisait partie de mon unité. A mon signal il part immédiatement.»

« Splendide. » Il lui tendit l'enveloppe. Son interlocuteur l'ouvrit détailla chaque photo, puis lui tendit l'une d'entre elle.

« Je l'a connais. » Une seconde il fouilla dans sa poche son calepin le feuilleta rapidement et trouva enfin.

« Mme Hélène March : elle habite Naperville, ville au 1024 N Ewing St. Je savais que je l'avais déjà vu. Dès que March a été tué la surveillance de sa maison a été levé, mais méfiez-vous quand même. »

« La machine est en route, à partir de maintenant nous n'aurons plus de contact. Nous savons chacun ce que nous avons à faire, si nous nous faisons prendre cette conversation n'aura jamais eut lieu. »

« Cela me convient. Soyez prudent. »

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Le mercredi 20 septembre un peu avant 14h00.

Tony avait bouclé son sac, rangé ses affaires, il attendait à l'accueil en train de plaisanter. Sur son agenda il avait soigneusement noté les visites chez le Docteur Beauce, tous les mardis et jeudis matin 10h00.

Il ne se retourna pas lorsqu'il entendit les portes automatiques s'ouvrirent.

« C'est une gentille vieille dame un peu dérangée mais exquise, elle est défendue par une meute de corniauds. »

Clac.

« Aie ! » Il sursauta mais n'osa pas se retourner.

« Ce ne sont pas des corniauds DiNozzo ce sont des Welsh Corgis. »

« Patron ? »

«Qui veux-tu que ce soit ? Tout le monde est occupé.»

Tony se retourna doucement, entre sourire et grimace.

«Mais tu… enfin… tu vois… j'ai cru que… »

« Vous êtes surs qu'il peut sortir, il ne me semble pas trop cohérent ? »

« Je suis juste surpris de te voir. »

« Dépêches toi tu ne dois pas rester trop longtemps debout. Je te conduis chez toi pour prendre tes affaires, ensuite chez Ducky.»

Il leur faudrait une demie heure pour rejoindre l'appartement de Tony, Gibbs conduisait lentement, à ses côtés Tony le fixait en silence.

« Tu n'as rien à me dire DiNozzo ? »

« Pourquoi n'es-tu pas venu me voir pendant toutes ces semaines. »

« Trop de travail. »

« Et le tétéphone ? »

« … »

« Je suis désolé. »

« DiNozzo ! »

« Je sais c'est une marque de faiblesse, j'ai même rêvé que tu m'avais envoyé au NCIS d'Anchorage. »

« L'Alaska aurait été plus indiqué. »

« Mais c'est en Alaska. »

« Je sais où est Anchorage. »

« Je n'en doute pas. »

« … »

« Je t'ai déçu… »

« … »

« Trahi ta confiance, ton amitié… »

« … »

« Désobéi… »

« … »

La voiture stoppa sur le bas côté. Gibbs se tourna doucement vers lui.

« Bon sang Tony depuis tout ce temps, tu me connais, pourquoi ne pas avoir demandé de l'aide ?»

« C'était une affaire privée. »

« Qui a mis sens dessus-dessous des rangers, le NCIS, le FBI et le truc de Forrest. »

« La DIAF. »

« Je m'en fous de son nom. Bravo pour la discrétion. Sais-tu combien de personnes sont mortes par ta faute. Le temps qu'on a perdu à te rechercher, à te protéger, à enquêter. »

« J'ai lu le rapport. »

« McGee a été blessé deux fois, Jenny a été mutée, on ne sais pas où. Ta négligence, ton absence nous pénalisent, l'agent Lee est tellement bleu qu'elle en est blanche. Bon sang tu as pensé à quoi ? »

« Je ne sais pas. »

« Il serait temps que tu grandisses. Même si tu réussis les tests tu ne seras plus agent de terrain avant longtemps, avant que je te fasses à nouveau confiance.»

«Je comprends. Tu as du te poser des questions ? »

« DiNozzo si tu me refais un coup pareil, je te colle derrière un bureau, jusqu'à ce qu'il te pousse de la corne aux fesses. »

« Cela ne se reproduira plus. » Il avait la tête baissée depuis un moment.

« Tony regarde moi. » Le jeune agent leva la tête. « Je sais que c'est dur de vivre avec de tels souvenirs, tu a traversé de terribles épreuves, laisses les morts reposer en paix. »

« Toi qu'as-tu fait à celui qui avait tué ta femme et ta fille ? »

« Je l'ai tué. »

« Moi je n'ai même pas eut cette satisfaction. »

« Il est seul maintenant, inoffensif pour le moment. »

« Patron je ne veux pas me lever chaque matin en me demandant ce qui va m'arriver, il va changer de nom, peut-être même de visage, il recommencera jusqu'à ce qu'il y parvienne. »

« Ne t'inquiètes pas on trouvera une solution, pour l'instant tu es à l'abri Ducky est d'accord pour t'héberger le temps qu'il faudra, et Mme Mallard sans doute encore plus. Sans compter leurs adorables toutous. »

« Si encore c'était des chiens de garde, j'ai honte de me promener dans la rue avec eux, tout le monde se moque de moi. »

« Tu n'es jamais content. »

La voiture reprit doucement la route. Une heure après le véhicule s'arrêtait devant la maison du légiste du NCIS.

« Te voilà arrivé. Bon courage. »

Mme Mallard entendit le bruit de moteur, elle prit sa canne, se leva, ouvrit la porte, et plusieurs « adorables » boules de poils sortirent en aboyant tout ce qu'ils savaient, et se mirent à faire la fête à Tony qu'ils reconnaissaient.

« Tu es sur que c'est vraiment nécessaire ? » Il semblait vraiment mal à l'aise. « Ils vont me faire tomber. J'ai déjà plein de poils. Gibbs non pitié. »

« C'est cela où je te reconduis à l'hôpital. »

Le jeune agent céda fit un dernier signe, et entra dans la maison suivit pas la meute. Il fut rapidement accueillit pas Mme Mallard et son impressionnant couteau de cuisine qu'elle lui planta sous la gorge.

« Qui êtes-vous. »

« Anthony DiNozzo. Je viens habiter chez vous pendant quelques jours.»

« Vous êtes italien, un gigolo. Anthony est un prénom italien.»

Il détourna fermement mais prudemment le couteau. Puis referma la porte derrière lui. Et refit face à la vieille dame qui le menaça à nouveau.

« Mais enfin qui êtes-vous ? »

« Tony DiNozzo un gigolo italien. »

« Je suis armée vous ne me toucherez pas. »

Un instant il se demanda si ce n'était pas trop tard pour rappeler Gibbs et lui dire qu'il préférait retourner à l'hôpital, mais ce dernier était déjà parti. Tony avisa un fauteuil dans l'entrée et s'assit doucement.

Quand le jeune agent avait fermé la porte, Gibbs l'observait assez pensif.

«Tu t'occupes de toi, et nous du reste. »

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Lundi 09 octobre 2006

Le procès de Yassou et de ses acolytes en était à sa 7ème semaine, maintenant allait commencer les réquisitoires, et probablement début semaine suivante la sentence serait donnée. Costa était l'un des rares témoins à être appelé régulièrement pour tel ou tel accusé, de ce fait il n'avait pas encore quitté Washington. Les agences fédérales se relayaient pour sa sécurité, même le NCIS. Ce qui n'enchantait pas tout le monde.

Le docteur Beauce était très satisfaite des progrès de Tony, si au début il se renfermait facilement à présent il s'ouvrait d'avantage, parlant de son enfance, sa jeunesse, Ducky était venu la rencontrer régulièrement et ils avaient décidé tous les deux de la conduite à tenir, des sujets très sensibles qu'il ne fallait mieux pas aborder, même si ceux-ci devaient l'être un jour. Tony devait reprendre confiance en lui avant tout, extérioriser sa culpabilité. Après chaque séance le docteur Beauce faisait un compte rendu prédis et détaillé de leur entretien et l'envoyait par la poste, parallèlement Ducky faisait la même chose avec Forrest.

« Elle pense qu'il pourrait reprendre le travail dans moins d'un mois. Il pourrait passer évaluation psychologique assez vite, et les tests de terrain plus tard. »

« Docteur Mallard voulez-vous m'apprendre mon travail ? »

« Non mais cela lui ferait du bien de se replonger dans l'ambiance du bureau. »

« Je verrais. Mais rien ne l'oblige à rester chez vous. »

Depuis 15 jours déjà Tony il avait l'autorisation de conduire sa voiture, de ce fait il était plus indépendant et également d'avantage au service de Mme Mallard, qui usait et abusait de sa gentillesse, il leur était redevable et cédait facilement aux caprices de la vieille dame. Il prenait part à leurs soirées, jouait au bridge, au scrabble, regardait des séries à l'eau de rose, et leur lisait des romans d'Agatha Christie. Une certaine complicité existait entre la vieille dame et l'agent du NCIS elle lui imposait des règles plus strictes que celle de Gibbs auxquelles il pliait volontiers. Dans la semaine Tony décida qu'il était temps pour lui de regagner son appartement, il n'alla pas jusqu'à inviter les vieilles chez lui, (c'était un appartement de célibataire) mais leur promis de faire un effort, et de venir au moins une fois par semaine dans la mesure où son emploi du temps lui permettait, de toute façon pour l'instant il était à leur disponibilité.

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La lecture du verdict était prévu pour le lendemain mardi 17 octobre à l'ouverture de l'audience soit environ 09h00.

Le tribunal serait sous haute surveillance par crainte d'émeute, Gibbs et son équipe avait été demandés en renfort, ils surveillaient la salle lorsque l'annonce du verdict le lendemain fut annoncée.

« Je rentre au bureau j'ai un rapport à faire, vous trois, rentrez chez vous, rendez-vous ici demain à 7h00. »

« Bonsoir Monsieur. »

« Patron. »

« Gibbs. »

Il rentra à son bureau, prit le téléphone à carte qu'il avait acheté il y a peu de temps et composa un numéro.

« C'est pour demain. Je t'ai trouvé l'endroit idéal. Tu n'as pas changé d'avis ?

« Quelle distance. »

« Environ 750 mètres ce n'est pas possible plus prêt pour ta sécurité. »

« J'ai l'arme qu'il me faut mon vieux M24 Sniper Weapon System. »

« Les instructions et le règlement se trouveront à la poste centrale dans une consigne n° 14B. La combinaison est le 9.5.3.»

« Je serais prêt. »

« Merci. »

En rentrant chez lui il s'arrêta près d'une décharge et se débarrassa du combiné.

Aux informations le lendemain le reporter annonça le verdict du tribunal et ensuite :

« Un des témoin clefs M. Costa Damien a trouvé la mort ce matin victime d'un snipper, à la sortie. Du tribunal, l'enquête a été confié au FBI qui était déjà sur place, pour l'instant aucune piste n'est privilégiée.» Fornell ou Sacks avait bien une idée mais Tony était à son rendez-vous à l'hôpital, et toute l'équipe du NCIS sur place en mission de protection. L'enquête ne devait jamais aboutir…

La menace Costa éliminée chacun put enfin respirer.

Tony reprit le chemin du NCIS le 13 novembre apte à reprendre ses fonctions d'agent de terrain, mais il savait qu'il lui faudrait attendre.

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Contenu sensible

Toumaï faisait son rapport quotidiennement à Forrest, le nom que lui avait donné Gibbs l'avait aidé énormément dans ces recherches, il les avait tous retrouvés, menacés, torturés pour avoir les informations, le nom des complices, récupérer les films et même photos manquantes, ils étaient déchaînés, n'eurent aucune pitié, ils n'avaient pas besoin de tribunal où leurs bourreaux pouvaient s'en sortir en payant des pots de vins. Et comme Forrest l'avait fait à une époque ils les exécutèrent, les uns après les autres. Tuant celui-ci afin qu'il ne prévienne pas celui-là.

Le jeune homme venait d'apprendre la mort du « Français ».

La maison d'Hélène March leur servait de QG, ils l'épargneraient peut-être, 2 hommes la gardaient en permanence, elle leur avait promis de leur donner tout ce qu'elle avait même ce qu'elle n'avait pas, c'était la seule qui connaissait l'adresse du tatoueur dont le véritable nom était Réno Salers.

Il habitait une villa à Péoria, dans le plus beau quartier, s'il en existait un… c'était une maison magnifique, il était absent, après avoir neutralisé l'alarme et les caméras. Cagoulés ils entrèrent dans une maison sortie de l'antiquité, elle semblait avoir été construite sur le modèle des maisons romaines avec un nombre important de pièce, un patio ombragé, une piscine intérieure immense, et un jacuzzi gigantesque, la chambre était impressionnante, un grand lit d'au moins 3 mètres sur 3, avec des barreaux à la tête et pied de lit, auxquels étaient attachées des menottes en fer,des miroirs au plafond, sur les côtés, une télévision 16/9, avec lecteur de DVD, la pièce semblait être équipée d'appareils vidéos modernes.

« Il arrive. »

L'homme n'eut le temps de faire que quelques pas, il fut capturé traîné à la chambre, ligoté et jeté sur le lit.

« Qui êtes-vous ? »

Toumaï enleva son gilet et sa chemise et lui montra son tatouage. « 1998 cela ne te rappelle rien. Les films de Costa. » L'homme blanchit. «Tous ceux d'entre nous avec lesquels tu t'amusait, tous ceux que tu filmais quand c'était leur première fois, le policier Alan Watts, de son véritable nom Anthony DiNozzo. Tu dois t'en souvenir, de celui-là, car lui ne t'a pas oublié.»

« Ce n'est pas moi vous vous trompez. »

Un des hommes sortis un DVD, un montage, alluma la télé et lança la lecture. Si ce n'est pas toi c'est ton clone. Les scènes s'enchaînaient.

« Que voulez-vous ? »

« Toutes tes vidéos, et photos de cette époque. »

« Elles sont dans un coffre à ma banque. »

«Allez-y, attachez-le avec les menottes, on va s'amuser un peu.»

L'homme paniqua.

« Pitié de faites pas cela.»

« Commence à filmer »

« Je vous en supplie. »

« Descends lui le pantalon. Tu te souviens de ce qu'ils disaient. »

« Tout est ici dans le coffre derrière le miroir à droite. » Toumaï trouva le coffre.

« La combinaison. »

« C'est le 11 à gauche, 7 à droite, ensuite le 2 à gauche, et le 10 à droite. »

Le coffre s'ouvrit, facilement, il y avait 4 DVD, et des photos,

« Ce sont des DVD ou sont les K7. »

« Elles ne sont pas fiables je les ais brûlées. »

Ils les visionnèrent en accéléré, c'était celles qu'ils cherchaient. Les dernières qui manquaient.

Toumaï récupéra les enregistrements et quitta la pièce.

« Attends que faisons-nous de lui. »

« Il est à vous. »

Il sorti sur le porche, peut de temps après il entendit des hurlements, les mêmes que ceux qu'il entendait autrefois, et qu'il s'était promis de ne plus jamais entendre. Il se retourna et vomit.

Quand Forrest reçu le rapport ce soir-là, il était satisfait, il descendit au bureau Tony travaillait encore, il était seul, c'était le mercredi 30 novembre il était près de 19 heures. Gibbs implacable lui faisait rattraper toutes les heures qu'il ne faisait pas, ses retards et il faut bien dire qu'il y en avait un certain nombre d'accumulés. Tony devait aller chez le docteur Marion Beauce pour la dernière fois le lendemain, juste une formalité. Il avait en main le rapport préliminaire du médecin. Cela suffirait-il ? Dès le premier jour Jenny avait contacté le médecin lui avait expliqué la situation, de son côté elle se posait la même question. Tout deux auraient la réponse la semaine de Noël.

« Tony rentres je m'arrangerais avec Gibbs. »

« J'ai presque finit. Que se passe-t-il ? »

« Rien, tu veux venir avec moi, en haut. »

Tony suivit Forrest jusqu'à son bureau, il ouvrit le coffre, et lui montra les vidéos, les photos.

«Toumaï a retrouvé les derniers enregistrements il les apportera demain. L'affaire est finie Tony,

on va tout brûler. Ceux-là et tous les autres.»

« Tu es sur ? »

« Tu veux postuler pour un récompense cinématographique ? »

« Non mais c'est que. Pourquoi ? Comment ? »

clac

« Aie… » Perdu dans ses pensées il n'avait pas entendu Gibbs arriver derrière lui.

« DiNozzo arrête de faire le gamin. C'est une histoire finie. »

Doucement des larmes se mirent à couler le long des joues du jeune agent.

«J'ai eu tellement peur, que toi, tous vous me rejetiez. J… » Ses jambes tremblèrent, il serait tombé si Forrest ne l'avait pas retenu.

« Tu entends personne n'en parlera plus. Trop de personnes sont mortes et ont souffert, il est temps de laisser les morts reposer en paix. De chasser les fantômes. »

Dans les jours qui suivirent Jenny reprit sa place de directeur du NCIS.

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Le lendemain matin Tony prit la route n° 395, en chemin il s'arrêta chez un fleuriste acheter une composition. Il stoppa sa voiture, le long du mur d'un petit cimetière, en bordure d'un bois de sapins, sur le plan il chercha l'emplacement qui l'intéressait. Sur la pierre était gravé un nom Bettina Leds, il fit un rapide signe de croix, récita une prière, dit quelques mots, et déposa les fleurs. Perdu dans ses pensées il n'entendit pas le portail s'ouvrir dans un horrible grincement. La femme qui entra, stoppa surprise, puis pris une allée opposée. Depuis qu'ils avaient réenménagés à Annandale elle venait tous les jours c'était la première qu'elle le voyait.

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Le dimanche 24 décembre 2006

Forrest et Jenny étaient inquiets, ils auraient du recevoir un courrier cette semaine et rien.

Le dirigeant avait prévu de passer le réveillon de Noël au NCIS, comme chaque année, Toumaï était avec lui, les bureaux avaient été déplacés la table mise, un sapin trônait en plein milieu, il était tellement haut que le sommet avait été placé sans difficultés depuis l'étage du MTAC.

Comme à son habitude Tony était en retard, cadeaux de dernière minute.

Il arriva tout essoufflé, et mit ses derniers cadeaux avec les autres.

Le bureau état animé. L'heure et approchait et chacun commençait à regarder les nom sur les étiquettes, secouer le paquet et essayer de devenir ce qui était à l'intérieur.

« Il faut attendre minuit pour ouvrir les cadeaux. »

Tout le monde sursauta, c'était une voix inconnue, sauf pour Forrest et vaguement Tony.

L'ex directeur du NCIS s'avança au-devant d'une femme que personne ne connaissait.

« Mme Leds c'est une surprise inattendue. »

A l'évocation du nom, Tony se retourna brusquement sans trop oser y croire, il était là, son fils : Liam.

« Mon mari est encore en voyage à l'étranger, comme nous étions seuls j'ai pensé que ce serait sympa de partager Noël avec vous. » Elle fixa Tony qui semblait tétaniser. « Si vous nous acceptez. »

Gibbs passa derrière Tony et lui colla une claque maison, qui eut peut d'effet.

Jenny s'avança à la rencontre du garçon et de sa grand-mère, et les embrassa.

« Bien sur qu'il y a une place pour vous. Alors c'est toi Liam. »

« Vous me connaissez ? »

« Monsieur Forrest m'a parlé de toi. »

Mme Leds s'approcha de Tony, et lui tendit une lettre.

Abby prit le garçon par la main.

« Vient avec moi tu veux visiter ? »

« Oui, je peux maman ? »

«Sois sage. Elle attendit un peu qu'ils se soient éloignés. Tony, nous avions fait les papiers pour adopter Liam, M. Forrest le contestait, nous avions fait ajouter une clause au document, si vous vous faisiez soigner, et qu'un psychologue vous jugeait apte à vous occuper d'un enfant, nous vous accorderions un droit de visite, et peut-être par la suite un week-end par mois, pour commencer. M. Forrest et Mme Sheppard ont présenté un dossier favorable, le juge a accepté. Mon mari et moi ne l'avons pas contesté. Je vous demande pardon pour tout le mal que nous vous avons fait, mais nous avons réalisé que vous aimiez réellement Bettina et votre fils, et je voudrais que vous nous accordiez une seconde chance. » Elle s'avança et l'embrassa sur la joue, il répondit mais timidement. « C'est votre week-end, profitez-en. » Il en restait sans voix.

« Merci. »

Mme Leds avait apporté quelques cadeaux, notamment ceux de Liam qu'il aurait du trouver sous le sapin et un « de Tony » à son fils, car elle savait que c'était une surprise.

Tony avait prit sa position préférée sur sa chaise, de là il avait une vue circulaire sur le bureau. Tous riaient, ouvraient des cadeaux, chantaient Noël, il se mit à fredonner une chanson « sur le chemin de pierre. »
C'était un petit chemin, qui sentait bon le foin,

Au milieu de ses pierres, coulait une rivière,

Et les petits poissons, apprenaient une leçon.

…/…

« Comment tu connais « le chemin de pierre ? »

Il faillit chuter, Liam le regardait fixement.

« Pourquoi ? »

« Mon papa m'a donné un chalet musical, quand je l'ouvre j'entends la chanson, elle se remonte avec une petite clef.

« Je l'ai entendu dans un magasin. »

« Papa dit que c'est une pièce unique. »

Samantha s'était approché.

« Liam laisse nous. Va te laver les mains ont va bientôt passer à table. » Les yeux du garçon allaient de l'un à l'autre cherchant à comprendre. Puis tourna les talons.

Ils fixèrent un instant le garçon s'éloigner.

« Vous avez conservé la boîte à musique ? »

« Il avait beaucoup de mal à s'endormir lorsque nous l'avons recueillit, puis je me suis souvenue que vous lui faisiez entendre cette chanson pour qu'il dorme lorsque Bettina n'était pas là. Il l'écoute encore de temps en temps. »

Liam revint et monta sur les genoux de ton père, avec un livre pour enfant.

« Tu veux me raconter une histoire. »

D'une main il l'enlaçait, de l'autre il tenait le livre, et il embrassa la tête de son fils. Chacun y alla de sa larme. Enfin il commença. Après quelques lignes, submergé par les émotions, ils s'endormirent le père et le fils enfin réunis.

« A table. » Abby tapa dans ses mains.

Samantha Leds observa longuement Tony, il avait beaucoup changé.

« Pensez-vous qu'il faille les réveiller ? »

« Ne vous inquiétez pas je n'ai encore jamais vu Tony manquer un bon repas.»

Jenny et Gibbs sortirent du MTAC et observèrent Tony et Liam qui dormaient.

« Jethro c'est Noël, le jour des miracles, ils ont enfin réunis même si ce n'est qu'éphémère, profitons de cet instant magique qui nous est offert.
Il l'embrassa sur la joue.

« Encore un peu et je croirais au Père Noël. »

« Tony va redevenir agent de terrain dès lundi. Il a été assez puni. »

« C'est étrange je n'aurais jamais qu'il pourrait aimer quelqu'un à ce point. »

« On a souvent qu'un seul grand amour dans sa vie. » Il lui fit un clin d'œil.

FIN

Merci de votre fidélité et à bientôt.