Kouen : 17 ans
Koumei : 15 ans
Dans les couloirs du lycée, Koumei chancelait sous une pile de document. A la fin du cours, le professeur l'avait alpagué afin qu'il porte ces papiers à la vie scolaire.
- Tient, j'ai les lacets défait, nota Koumei en descendant les escaliers. Je les referais plus tard ...
Finalement, arrivé à la dernière volée d'escalier, une fille lui fit remarquer qu'il avait les lacets défait. Koumei, malgré son air dans la lune, ne l'était pas toujours et voulant répondre à la fille, il tourna sa tête dans sa direction mais mal lui en prit. Il marcha sur l'un de ses lacets et chuta en bas des escaliers.
- Koumei ! s'exclama la demoiselle. Même s'ils ne se connaissaient pas personnellement, personne ignorait à quoi ressemblaient les frères Ren.
- C'est bon, je n'ai rien, répondit le concerné à quatre pattes pour ramasser les feuilles qui avaient volée partout.
- Heu ... viens quand même. Je t'emmène à l'infirmerie, insista-t-elle.
- Mais c'est bon ...
C'est là que la fille se souvint de quelque chose, le cadet Ren était toujours respectueux et obéissant avec ses aînés.
- Je suis en terminal et en tant qu'aînée, je dis que tu vas venir à l'infirmerie avec moi, affirma celle-ci avec moins d'assurance qu'elle en montrait.
Le frère aîné savait que Koumei était très obéissant envers les plus âgés et donc, dès qu'il avait vent que quelqu'un se servait de son frère... Même lui donner un petit ordre pour l'aider, pouvait être fatal. On ne touchait pas au cadet Ren, sous aucun prétexte.
Koumei suivit donc la terminale en laissant un autre élève ramasser les papiers.
- Tu devrais peut être refaire tes lacets maintenant.
- Mais non, c'est bo-
Koumei marcha à nouveau sur son lacet et se ramassa devant l'infirmerie.
- Aïe ! Maintenant j'ai vraiment mal à la cheville, constata Koumei en essayant de se relever.
La jeune fille, toute pale, l'aida tout de même à sautiller jusque dans l'infirmerie avant de sortir quelques minutes plus tard. Elle espérait fortement ne pas croiser Kouen mais le hasard faisait bien les choses. Alors en le croisant, elle lui expliqua la situation, après tout, faute avouée est à moitié pardonnée. Elle crut que la fin du monde allait lui tomber dessus quand elle vit la colère et le sourire de l'aîné.
- Bien fait pour lui ! Combien de fois lui dis-je de faire ses lacets et qu'il ne m'écoute pas. Merci des infos !
Et Kouen partie en direction de l'infirmerie en laissant la terminal toute pantelante.
Bon, je devrais m'excuser pour ma longue absence inexcusable. Sauf pour la période des examens... Bon...
Hirony : Merci ! Et voici la suite !
