CIEL, MAIS QUE VOIS-JE UN NOUVEAU CHAPITRE?!
Je suis vraiment navrée d'avoir prit tant de temps loin de vous les amis, à vrai dire je pensais arrêter complètement de poster ce genre de ff, j'ai traversé une période assez dure qui m'empêchait (et m'empêche encore un peu de rêver) mais bon, par hasard j'ai rouvert mes mails et mon Wattpad, beaucoup d'entre vous attendait la suite, et donc... Voilà ! Après une (très) longue attente, voici la suite de L'Ombre de Harry. J'espère qu'elle va vous plaire.
J'espère que ce chapitre va vous plaire. Ca reprend tout en douceur, si vous ne vous rappelez plus trop d'où on en était vous pouvez relire le dernier chapitre ou m'envoyer un mail pour que je sache !
Enjoyez ;) !
Le lendemain matin, Hayden se réveilla en même temps que Ginny et Hermione. Elles descendirent toutes les deux dans la salle de bain, se poussant un peu pour pouvoir se laver le visage. Hayden, comme à son habitude, avait du mal à joindre les deux bouts pour un matin. Mais Hermione était toute excitée et très rapide dans ses gestes, ce qui, d'une certaine manière, semblait fatiguer Hayden encore plus.
Ginny aussi était fatiguée, mais elle paraissait bien plus normale que Hayden qui traînait des pieds et tenta 3 fois de s'attacher les cheveux avant de se rappeler qu'ils étaient courts maintenant.
Baillant fortement, elle suivit les autres filles dans la cuisine et à peine fut-elle assise sur la chaise de la salle à manger qu'elle posa ses bras sur la table et reposa sa tête dessus.
– Fatiguée, Hayden ? dit Charlie dans un sourire.
La jeune fille répondit par un grognement alors que les deux garçons se dirigèrent dans la cuisine, tous les deux ébouriffèrent les cheveux de Hayden et de Ginny en passant. Les faisant grogner toutes les deux.
– Vous avez bien dormi les filles ? dit Mrs Weasley en servant du lait.
– Oh oui ! répondit Hermione avec entrain. Merci beaucoup Mrs Weasley.
Ginny répondit par un petit 'oui, oui' et Hayden hocha de la tête, toujours cachée derrière son coude.
– Tant mieux, vous avez beaucoup à faire aujourd'hui et –
– Molly !
Hayden releva brusquement la tête ce qui l'étourdie un peu, elle connaissait cette voix ! Mrs Weasley aussi s'était retournée et c'est alors que Hayden trouva Mr Diggory, la tête enflammée au dessus d'une bougie.
La jeune fille écarquilla les yeux, puis les ferma, puis les rouvrit, elle les plissa puis finit par faire une grimace d'incompréhension.
– Amos ? Que se passe-t-il ?
– Je suis désolée de vous importuner comme ça si tôt le matin mais, il y a une urgence. Maugrey a encore fait des siennes et nous avons besoin de l'aide d'Arthur de tout urgence !
Mrs Weasley blêmit en entendant cela, elle se pencha sur le côté et hurla :
– Arthur ! Arthur ! Un message urgent du ministère !
Hayden avait toujours sa grimace sur le visage et Mr Diggory se tourna vers elle, et son visage s'illumina (?) lorsqu'il la vit.
– Hayden ! Quel plaisir de te revoir ! Comment vas-tu ?
Hayden haussa les sourcils, les yeux toujours plissés.
– Eh bien… Je ne brûle pas.
Sans comprendre pourquoi, Amos ria jusqu'à ce que Mr Weasley arrive en alarme. Il semblerait que ce Maugrey Fol Oeil ait ensorcelé ses poubelles pour une quelconque raison et avait l'impression d'être menacé. Paranoïaque d'après eux. Hayden trouvait qu'on était jamais trop prudent, et c'était justement une raison en plus pour se méfier de cette personne.
La bouche pleine de toast beurré, Amos disparut de la bougie et la flamme devint une flamme normale à nouveau.
Mr Weasley partit donc s'occuper de cette affaire, laissant Mrs Weasley avec les enfants. Bill et Charlie arrivèrent alors comme des fleurs.
– Quelqu'un a parlé de Fol Œil? demanda Bill. Qu'est-ce qu'il a encore fait ?
– Il dit que quelqu'un a essayé de s'introduire chez lui la nuit dernière, répondit Mrs Weasley.
– Maugrey Fol Œil ? dit George d'un air songeur en étalant de la marmelade sur un toast. Ce n'est pas ce cinglé…
– Ton père a beaucoup d'estime pour lui, dit Mrs Weasley d'un ton grave.
– Oui, d'accord, mais papa collectionne bien les prises de courant, non ? fit Fred à voix basse tandis que Mrs Weasley sortait de la cuisine.
Hayden tenta de cacher son sourire sans grand succès.
– Maugrey a été un grand sorcier en son temps, dit Bill.
– C'est un vieil ami de Dumbledore, je crois ? dit Charlie.
– Justement, Dumbledore n'est pas vraiment quelqu'un qu'on pourrait qualifier de normal, déclara Fred. Je sais bien que c'est un génie, mais…
– Qui est Fol Œil ?
Fred et George soufflèrent bruyamment. Trois fois d'affilé qu'ils se faisaient coupé la parole ! Ce qui fit légèrement rire Hayden.
– C'était un Aurore, expliqua Charlie. Un chasseur de mages noirs. La moitié des prisonniers d'Azkaban sont là-bas grâce à lui.
'Grâce ou à cause' pensa Hayden, tout dépendant de quel point de vue on se pose.
– Mais bien sûr, il s'est fait des quantités d'ennemis… Surtout les familles des gens qu'il a capturé… Et j'ai entendu dire qu'il était devenu nettement paranoïaque sur ses vieux jours. Il ne fait plus confiance à personne. Il voit des mages noirs partout.
Hayden eut un rire et tout le monde se tourna vers elle.
– Il y a de quoi ! Sérieusement, si la moitié des Mages Noirs -même à Azkaban- et leurs familles essayait de m'attraper, croyez-moi, vous ne verrez même pas le bout de mon nez sortir de chez moi. Surtout si j'étais vieille et impuissante.
C'est alors que Hayden fut prise d'une soudaine réalisation. Si Voldemort, ou Tom Jedusor avait parlé d'elle aux autres Mangemorts, Mage Noir ou peu importe qui, il y avait de grande chose que elle aussi était fortement recherché !
Bill haussa les épaules, et Charlie eut une grimace d'accord. La pluie se mit alors à tomber. Au plus grand soulagement de Hayden. Elle n'aimait pas les matins trop ensoleillés et joyeux. Ça ne collait pas avec son humeur. Elle chassa l'idée de Mangemort à ses trousses en secouant la main et prit un toast au beurre elle aussi.
Bill et Charlie décidèrent de les accompagner à la gare de King's Cross, mais Percy, se répandant en excuses, déclara qu'il devait absolument aller travailler .
Mrs Weasley avait téléphoné, au bureau de poste du village, et avait demandé trois taxis pour les conduire à Londres.
Donc, à 9h30, ils étaient tous devant la porte de la maison, attendant sous la pluie que les trois chauffeurs montent leur malle. Et alors que le dernier chauffeur montait la dernière malle en grommelant bruyamment, il écarquilla les yeux en voyant Hayden.
– Mrs Palmer ! Je ne vous avais pas reconnu !
Hayden haussa un sourcil alors que l'homme s'approchait d'elle. Il était très blanc de peau et avait les cheveux noirs et graisseux, un sourire tordu et sa casquette cachait ses yeux. Il la retira en signe de respect et tendit sa main à Hayden d'un air honoré.
– Ça fait si longtemps que je ne vous ai pas vu ! Excusez-moi pour mon comportement, je ne savais pas que vous étiez là. Vous avez changé de coupe ! Très joli !
Lorsqu'il retira sa casquette, Hayden le reconnu vaguement, il était au service de Léo à Lilcoln Avenue, il était souvent derrière les personnages importants à les suivre tel un rat, cherchant à attraper les restes. En le reconnaissant, par réflexe, Hayden construit son mur de glace autour d'elle, elle leva la tête, cessa de sourire, l'air sûre, comme elle l'avait fait en présence de Cédric la dernière fois. L'aura autour d'elle était devenu menaçant alors qu'elle regardait la main que cet homme lui tendait avec dédain.
Les Weasley et Harry la regardèrent avec des gros yeux, même les autres taxis cessèrent de parler. Son aura de reine était revenu, et alors, levant le coin de la lèvre dans un sourire presque moqueur, elle serra la main vaguement la main de l'homme qui tressaillit de peur lorsque le contacte physique fut fait.
Les yeux de Hayden brillaient alors d'une flamme menaçante.
– M-Mrs Palmer, je voulais juste vous dire que depuis votre départ de Lilcoln Avenue, Mr Léo vous cherche partout. Il n'a pas réussi à trouver une seule trace de vous et commence à se faire du soucis.
– Eh bien, tu lui diras que je suis en vie.
– Il veut vous voir, mrs.
Hayden eut un léger spasme au niveau du sourcil. Elle ne voulait pas le voir, pas maintenant. Elle avait encore cette rancœur et cette colère injustifiée au plus profond d'elle-même.
– Il attendra. J'ai d'autres choses à faire en attendant, comme tu le vois. D'autres lieux à voir, aussi, et j'ai mes cours qui commence, alors ne perdons pas plus de temps.
Elle croisa les bras, attendant qu'il réagisse, il hésita un instant mais finit par faire une légère courbette.
– Très bien, mrs. Allons-y.
Hayden passa en première, s'asseyant sur la banquette arrière et laissant la banquette avant à quelqu'un de physiquement plus grand. L'air toujours sûr d'elle alors que son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle passa devant le regard étonné de Bill, Charlie et Mrs Weasley, le regard choqué, presque effrayé de Hermione et Harry, le regard incompréhensif de Ron et le regard admiratif et amusée de Ginny, George et Fred.
Charlie monta devant et Fred et George s'assirent de part et d'autres de Hayden.
– C'était quoi ça ?! chuchota Fred toujours aussi amusé et émerveillé
– Depuis quand tu parles comme ça ? fit George tout aussi discrètement.
Hayden leur pinça les cuisses à tous les deux et ils retinrent un cri de douleur.
– Je vous expliquerai à la gare, dit-elle dans un souffle.
Une fois arrivée à King's Cross, l'homme déchargea les valises et Hayden remercia vaguement l'homme, elle prit sa valise dans les mains, imités par Fred et Georges, elle s'apprêtait à partir mais avant d'entrer au quai, elle se retourna subitement. Les garçons la regardèrent d'un œil curieux.
Elle se dirigea vers le chauffeur d'un air précipité et se planta devant lui, croisant les bras.
– Que fais-tu ici ?
L'homme semblait perdu, il regarda autour de lui comme pour chercher un échappatoire.
– J-Je viens de vous déposer à la gare, je m'apprêtais à partir.
Fred et George avaient rejoint Hayden, et les autres commençaient à s'approcher aussi.
– Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je voulais dire. Depuis quand est-ce que tu es chauffeur ? Et pourquoi est-ce que tu es venu me chercher ?!
Les regards fuyants étaient de plus en plus nombreux et l'homme regardait ses mains d'un air paniqué.
Hayden se tourna alors vers le reste de la famille.
– Ouvrez vos bagages et cherchez dans les valises. Il doit avoir déposer un mouchard quelque part.
L'homme blêmit d'autant plus, ce que Hayden ne croyait pas possible. Elle prit sa valise et l'ouvrit en grand, cherchant dans ses chaussettes, dans les livres, dans les poches de ses deux jeans et elle avait raison. Au coin de la valise, bien au fond, caché dans celui-ci, il y avait un petit objet mécanique noir.
Hayden le prit dans sa main, elle se tourna vers les Weasley.
– Cherchez quelque chose comme ça, tous la regardèrent les yeux écarquillés.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Ginny.
– C'est un mouchard et je crois même, oui, qu'il y a un petit micro dessus. Léo ne vous a pas demandé de me retrouver, n'est-ce pas ? Il vous a demandé de m'espionner. Tu savais où j'étais. Tu attendais juste le bon moment pour te montrer.
Hayden écrasa l'objet entre ses deux doigts et jeta les débris au visage de l'homme.
– Tu diras à Léo que la prochaine fois qu'il me 'cherche', il n'a qu'à se mettre ces petits objets là où je pense et après on pourra peut-être parler.
L'homme hocha vivement de la tête, évitant toujours de regarder le visage rouge de colère de Hayden. La tête baissée, il monta dans sa voiture, tout tremblant, et démarra au quart de tour, laissant les autres chauffeurs dans l'incompréhension la plus totale.
– Je ne l'ai même pas payé, dit Mrs Weasley, complètement perdue.
– C'était quoi ça ? fit George en attrapant le bras de Hayden.
– C'était Mr Ducomty, fit Peter de sa petite voix. Il est bizarre, mais il obéit toujours à Léo.
Hayden sentait la colère lui montait aux oreilles.
– J'en ai trouvé un ! fit Ginny.
– Écrase-le, dit Hayden d'une voix blanche.
Ginny observa Hayden un instant mais finit par obéir, au final, ils en trouvèrent quatre autres. Une sur la valise de Fred, une autre dans la cage de Coq, encore une sur la veste de Bill et une dernière dans la poche de Charlie.
– Comment est-ce qu'il a trouvé le temps de les mettre tous ?
– C'est un professionnel, dit Hayden entre ses dents, faisant de son mieux pour cacher sa colère.
Elle prit sa valise et se dirigea vers le quai, les oreilles presque fumantes.
– Elle n'est pas contente, dit Charlie.
– Non, elle n'est pas contente du tout.
Lorsqu'ils passèrent la barrière vers le quai 9 3/4, le Poudlard Express était déjà là. Projetant des panaches de fumée qui transformaient les élèves et les parents présents sur le quai en silhouettes sombres et fantomatiques. Hayden monta dans son compartiment, suivit de tous les autres, elle avait toujours du mal à s'y habituer mais elle n'avait pas le choix. Tous étaient dans son compartiments et ils allaient être plutôt serrer.
Après avoir déposés leurs bagages, ils ressortirent pour dire au revoir à Mrs Weasley ainsi qu'à Bill et à Charlie. Hayden embrassa Peter de toutes ses forces. C'était la première fois qu'elle pouvait lui dire au revoir en bonne et dû forme. Mrs Weasley avait promis de s'occuper de lui, elle avait juré que c'était le plus grand plaisir qu'elle ait, et ça suffisait pour Hayden.
– On se verra peut-être plus tôt que tu ne le penses, dit Charlie avec un sourire en serrant Ginny dans ses bras.
– Pourquoi ? demanda Fred avec curiosité.
– Tu verras, répondit Charlie. Mais surtout, ne dis pas à Percy que je vous en ai parlé. Après tout, « C'est une information classée confidentielle jusqu'à ce que le ministère décide de la rendre publique ».
– Moi, j'aimerai bien retourner à Poudlard, cette année, dit Bill, les mains dans les poches en regardant le train d'un air presque nostalgique.
– Pourquoi ? demanda Ron d'un ton impatient.
– Vous allez avoir une année vraiment intéressante, dit Bill, les yeux brillants. Peut-être même que je prendrai un peu de temps libre pour venir voir ça…
– Voir quoi ? insista Ron.
Mais à ce moment, un coup de sifflet retentit et Mrs Weasley les poussa vers le train. Hayden s'apprêtait à entrer la première mais ce ne fut pas sans que Bill et Charlie ne lui décoiffent les cheveux à nouveaux.
– On se retrouve bientôt petite Haydi ! Fais gaffe à toi, et aux gens avec qui tu traîne !
Hayden savait très bien qu'ils faisaient référence à ce qui s'était passé tout à l'heure, mais elle ne fit que hausser les épaules.
La jeune fille secoua à nouveaux ses habits une fois monter dans le train pour s'assurer que rien ne restait des mouchards, mais elle fut distraite par les cris de Ron.
– Vous le saurez certainement ce soir, dit Mrs Weasley en souriant. Vous allez voir, ce sera passionnant. Et je suis bien contente qu'ils aient modifié les règles…
– Quelles règles ? demandèrent d'une même voix Harry, Hayden, Ron, George et Fred.
– Le professeur Dumbledore vous expliquera tout, j'en suis sûre… Et ne faites pas de bêtises, n'est-ce pas ? N'est-ce pas, Fred ? Et toi, George ? Toi aussi Hayden ?
– Moi ?! s'écria la jeune fille presque scandalisée.
Lorsque le train s'éloigna enfin, Hayden poussa un soupir et se dirigea vers le compartiment, suivant Hermione, Ron et Harry mais Fred et George lui attrapèrent le bras, Ginny était avec eux.
– Qu'est-ce que… ?
– C'était quoi ça tout à l'heure ? fit Fred.
– C'est quoi des mouchards ? demanda George.
– Pourquoi est-ce que ce gars te suit ? finit Ginny.
Hayden les regarda un par un et la ressemblance de ces trois là la frappa alors d'un seul coup. Ils étaient définitivement frères et sœur.
La jeune fille poussa un soupir et passa la main dans ses cheveux déjà ébouriffés.
– Léo est mon voisin, je laisse souvent Peter chez sa mère elle s'occupe très bien de lui et d'après lui, Léo est… un ami d'enfance ? Je ne sais pas trop, je ne me rappelle pas de cette période. Le fait est que j'étais restée chez eux jusqu'à mes 5 ou 6 ans. Et il est le chef d'une grande…
Les trois frangins regardaient Hayden les yeux brillants.
– D'une grande.. ?! dirent-il impatient.
– D'une grande entreprise de technologie, répondit rapidement Hayden. Et, pour faire simple, je lui ai demandé de l'aide, il n'a pas répondu et maintenant, je crois qu'il essaie de se faire pardonner en m'espionnant. Je ne sais pas à quoi ça rime, ni qu'est-ce qu'il cherche mais il commence sérieusement à me taper sur les nerfs.
Les jumeaux lui lâchèrent le bras.
– Tu as l'air de beaucoup lui en vouloir, dit Ginny.
Hayden retroussa les lèvres par réflexe.
– Pas vraiment, dit-elle en tripotant son bracelet.
– Léo, dit Fred, c'est le gars qui était devant l'hôpital quand on est parti voir ta mère qui n'était pas ta mère ?
La jeune fille hocha de la tête.
– Il est aussi venu te chercher au dernier moment, lorsque...
Nouvel hochement de tête, plus vif que le précédent.
– Il n'a pas l'air très commode, mais il t'aime bien, dit Fred avec une grimace amer.
Hayden répondit presque avec la même grimace.
– Tu parles, il y a plusieurs choses qui prouvent que non…
Notamment le fait de se faire lâchement abandonné quand elle en avait le plus besoin. D'ailleurs, Hayden se rappela subitement que malgré tout, elle n'avait toujours pas reçue de lettre de réponse de la part de Remus et Jily n'était toujours pas rentré de son voyage, elle qui était censé être si rapide…
L'esprit ailleurs, Hayden se dirigea vers son compartiment réservé, Fred et George se dirigèrent vers Lee qui les appelait dans un autre compartiment et Ginny décida d'aller voir des amis de son âge.
– Haydi !
La jeune fille se tourna brusquement pour trouver Leslie, la peau toujours bronzé et un sourire malicieux sur les lèvres. Le visage de Hayden retrouva alors soudain plus de joie.
– Wow ! Je t'avais pas reconnu, tu t'es coupé les cheveux !
– Oui, c'est Bill Weasley qui s'en est chargé.
Leslie pencha la tête sur le côté, observant Hayden.
– C'est… différent. Bref ! Tu sais ce qu'il s'est passé lors de la Coupe du Monde ? J'étais en première loge, c'était assez surprenant. Et bizarre.
– Et effrayant, dit Hayden.
– Tais-toi, j'ai pas eu peur. Et moi qui m'attendait à te voir apparaître d'un seul coup ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? J'ai toujours cru qu'il y avait des soucis partout où tu te trouvais ! Imagine ma surprise quand j'ai su que tu n'étais même pas venu !
Hayden ne put s'empêcher de rire et Leslie lui prit le bras.
– Cédric arrive demain, je crois qu'il a eu des trucs à faire avec sa mère ou son père. Alors, où sont ton frère et ses petits démons ?
La jeune fille tourna la tête de droite à gauche en signe de désapprobation.
– Pourquoi est-ce qu'on irait pas plutôt avec… Lee ?
Leslie tourna brusquement au rouge pivoine alors que le sourire de Hayden se fit encore plus grand, elle pointa alors son index vers Leslie, une expression de surprise et de joie en même temps.
– J'en étais sûre ! s'écria-t-elle. Je savais qu'il y avait quelque chose depuis les grandes vacances ! Je-
Leslie tapa brusquement l'index de Hayden, alors qu'elle avait le visage toujours aussi rouge.
– Tais-toi, il va t'entendre ! Comment est-ce que tu l'as su ?
– Facile, dit Hayden beaucoup plus. Tu faisais tout pour éviter le sujet de Lee Jordan.
Leslie se mordit l'intérieur de la joue, gênée.
– Surtout, tu ne dis rien à personne. On est pas en couple, pour l'instant. On va dire que… Ce n'est pas encore réciproque.
– Tu lui as dit tes sentiments ?
Leslie tourna violemment la tête de droite à gauche.
– Non mais ça va pas ! J'attends d'être sûre que ces sentiments soient reciproque avant de dire quoi que ce soit. Je ne veux pas être rejeter !
– Sérieusement ?!
Leslie rejeta ses cheveux en arrière, un sourire fier sur les lèvres.
– Ce n'est qu'une question de temps, dit-elle.
Hayden explosa de rire, se dirigeant toujours vers le compartiment, c'est lorsqu'elles arrivèrent devant celui-ci qu'elles entendirent Malefoy rire à gorge déployée, les deux amis échangèrent un regard de frustration et de colère et instinctivement, Hayden prit le même air hautain et menaçant qu'elle avait lorsqu'elle était à Lilcoln Avenue mais l'effet était amoindri. Leslie, à côté d'elle, eut exactement la même réaction et il se dégagea des deux filles une aura des plus dangereuse.
Lorsqu'elle arrivèrent au compartiment, elles se reposèrent chacune sur un côté de la porte, fusillant Malfoy du regard. Il était de dos mais Goyle et Crabbe avaient définitivement vu les deux amies.
– Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant ? s'écria-t-il d'un ton ravi. Weasley, tu as un père et un frère qui travaillent au ministère et tu ne sais même pas ? Mon Dieu, mais mon père m'en a parlé il y a une éternité… C'est Cornélius Fudge qui le lui a dit. Évidemment, mon père a toujours affaire aux plus hauts représentants du ministère… Peut-être que ton père à toi n'est pas à un niveau suffisamment élevé pour être au courant de ces choses-là, Weasley…. Oui, ça doit être ça, ils n'abordent sûrement pas de sujets importants devant lui…
Goyle tira le manche de Malfoy qui se retourna avec colère.
– Qu'est-ce qu'il y a ?! Pourquoi tu m'interromps…
Il croisa alors le regard des deux jeunes filles. Hayden ne souriait aucunement, le menton levé, la façon dont il avait parlé de Mr Weasley lui donnait envie de l'étrangler, et à côté, Leslie avait un sourire presque sadique sur le visage, rien d'amusant, juste diabolique.
– On dirait qu'en effet, ton père a à faire avec beaucoup de gens importants, dit Leslie le sourire toujours aussi menaçant.
– Tu veux savoir à qui tu vas avoir à faire, toi, si tu ne fous pas le camps d'ici maintenant ?
Cette fois, ce fut Malefoy qui tourna au rouge.
– Regarde-moi ça, Hayden, dit Leslie dans un rire jaune. Il est aussi rouge que l'an dernier. Pourtant, on a jeté aucun sort jusque-là.
Malefoy, la langue plaquer contre le palet d'une peur et d'une colère qu'il ne pouvait décrire, fit signe à Crabbe et Goyle de partir qui ne tardèrent pas à le suivre, passant devant Hayden et Leslie les yeux apeurés. Ron se leva et referma la porte du compartiment avec tant de force que la vitre se brisa.
– Ron ! dit Hermione.
Elle sortit sa baguette magique et marmonna :
– Reparo.
Le garçon se rassit les yeux pleins de colère, pestant contre Malefoy et son père. Hayden et Leslie avaient quitté leurs airs menaçant pour s'échanger un regard inquiet. Elles n'aimaient pas beaucoup l'idée que quelque chose de nouveau comme ça se pointe à Poudlard, ça ne finit jamais bien.
