Titre Original : Comes Out of Darkness Morn.
Titre en français : À la sortie de l'aube
Auteur : Lightning on the Wave
Bêta Traductrice : Remus James Lupin
Bêta Correctrice : Welva
État de la fic anglaise : Terminé (51)
État de la fic française : 44; Traduit : FINI
Chapitre traduit par : Ju-chan et Mimi-chan
Disclaimer: Les personnages, événements et lieux reconnaissables de cette histoire ne m'appartiennent pas mais à J. K. Rowling. Je ne compte pas m'approprier les droits d'auteur et ne me fait aucun argent grâce à cette histoire.
Avertissement : Violence, langage violent, allusion aux viols et tortures, Problème psychologique, mort de personnages plus tard dans cette histoire et dans les autres fics de la série.
Résumé : Univers Alternatif de Prisonnier d'Azkaban. Harry lutte pour se reconstruire après les événements désastreux de sa deuxième année. Il apprendra finalement les vérités dont il a besoin pour savoir mais qui arriveront de manières peu agréables. 3ème Tome
Merci pour toutes les reviews
Bonne lecture pour ce avant dernier chapitre.
Eni et Onarluca
Chapitre 44 Une voix dans les ténèbres
« Es-tu sûr ? » Les yeux de Connor étaient écarquillés, et la main qu'il serrait sur le bord du lit le secoua légèrement. "Il a réussi à tout arranger dans notre vie jusqu'ici. Je ne pense pas qu'il serait de retour et se rendrait juste parce que nous allons à lui avec un plan."
« Je sais » déclara Harry. Il jeta ses jambes hors du lit et testa avec précaution comment il pouvait tenir. Bien, comme ça allait aussi longtemps qu'il tendait avec quelques crampes avant d'essayer de marcher. Le voyage dehors avec Narcissa la nuit dernière avait été un test pour sa force, et son esprit conservait toujours le sentiment de purification, qu'est-ce qu'il lui ferait plus de bien qu'une quantité de repos physique. « Mais je vais lui offrir quelques appâts empoisonnés qu'il ne sera pas en mesure de résister à prendre. »
Connor tressaillit. « Tu me fais peur quand tu parles comme un Serpentard » Mais il se leva et suivit Harry vers la porte de l'aile de l'hôpital.
« Parfois je me fais peur moi-même » admit Harry; Il s'arrêta à la porte, et sourit à son frère.
« Prêt à aller voir Dumbledore ? »
« Vous aviez prévu de vous arrêter aux donjons sur votre chemin, je suppose, Harry ? » demanda une voix derrière lui.
Surpris, Harry se retourna et dû se supporter lui-même au mur. Il leva son menton.
"Professeur Snape, monsieur. Je pensais que vous dîniez."
« Je savais à propos de la promesse que vous avez fait à Mr Malfoy, Harry. » Le visage de Snape était totalement dépourvu d'amusement. "N'allez nul part sans moi ou lui."
« J'allais avec Connor… » commença Harry.
Les yeux de Snape le transpercèrent. Harry baissa la tête, et sentit ses joues rougir. Il avait déjà rompu sa promesse la nuit dernière quand il était parti avec Narcissa, et sans vraiment y penser, en vérité. Il savait qu'il était parfaitement en sécurité avec Narcissa, et pourquoi Draco ou Snape devaient être contre quand son compagnon était son frère ?
Il ne pouvait se mentir pendant longtemps sur ça, cependant. Snape n'était pas contre parce qu'il était avec Connor. Il s'opposait à ce que Harry aille voir le Directeur sans lui ou Draco à ses cotés, cependant.
« Je suis désolé » murmura-t-il. « Je- je ne pensais pas que vous dîniez. »
« Si je le faisais, alors le Directeur était susceptible de dîner aussi» lui rappela Snape. « Je suis certain qu'il vient juste de retourner à son bureau, en fait. » Il pencha la tête sur le côté. Harry vit ses yeux scintiller de mépris évident en voyant Connor. Cela le gênait. Snape devra s'habituer à penser à mon frère comme un probable garçon-qui-a-survécu, bientôt. J'aurais besoin de son aide pour l'entraînement. « Le Directeur et moi en avons discuté, la dernière fois que je l'ai vu. Je ne lui confierai pas votre sécurité. »
Harry laissa échapper sa respiration. Eh bien, si il insiste, le moins qu'il puisse faire est d'être un gardien pour les deux.
Snape fronça les sourcils.
Harry l'ignora. Tôt ou tard, Snape apprendrait qu'Harry restait avec son frère et qu'il était inutile d'essayer de les séparer. Harry regarda Connor, et fit de son mieux pour ramener le brave sourire que la présence de Snape semblait avoir banni.
« Prêt, Connor ? » demanda t-il.
Connor acquiesça lentement. « Je pense. Autant que je puisse l'être. »
« Ce qui n'est pas beaucoup » dit Snape, juste assez fort pour que Harry l'entende.
Harry leva la tête, mais gardait un oeil sur Snape comme il sortait de la chambre. S'il m'aime, alors il devrait se moquer quand je lui demande de petites choses. Et une de ces choses serait d'arrêter de dénigrer l'intelligence de Connor. Honnêtement, c'est un homme cultivé, un professeur, un ex-Mangemort qui a vu plus le monde que Connor. Ne serait-il pas temps pour lui de dépasser sa rancune?
§*&o&*§
Albus commença lorsqu'on frappa à la porte du bureau. Il s'y attendait, bien sur, depuis que Severus avait balayé l'école en tenant Harry dans ses bras, avec Connor boitant derrière lui, et une terrible expression sur son visage. En fait, il avait senti l'aura magique des sorciers en question comme elles montaient jusqu'à son escalier mobile. Mais rien ne pouvait tout à fait le préparer à cette confrontation, il semblait.
Il précipita une main sur sa barbe et soupira. « Entrez. » Il était inutile d'essayer de ressembler à l'image de la sagesse de grand-père avec eux trois. Connor était le seul qui puisse croire ce simulacre, et son frère et Severus pourrait le détromper de la notion assez tôt.
La porte s'ouvrit. Severus vint le premier, ses yeux et sa démarche tranchants. Il ne s'embarrassa de rien, sauf d'un air renfrogné. Albus l'admit, s'étant résigné à ça maintenant. Depuis leur dispute sur Sirius la nuit de sa mort, il savait que toute la réclamation qu'il pourrait avoir sur la loyauté du jeune sorcier était pour toujours et irrévocablement partie.
Connor Potter vint ensuite. Albus l'examina aussi neutralement qu'il le put. Le Garçon-qui-a-survécu était pâle, et ne semblait pas encore entièrement bien.
Derrière lui vint son frère.
La magie qui entra dans la pièce avec Harry n'était pas de celle qu'on croit. Rationnellement, Albus savait qu'il n'avait pas augmenté en puissance ; bien que Harry ait mangé de la magie la nuit du retour de Voldemort, il ne l'avait pas transformé en une part de lui-même comme il l'avait fait l'an dernier, mais il l'avait jeté de nouveau avant de devenir tellement intègre.
Mais il se sentait plus fort, car cette fois, il était déterminer à choisir. Si ce n'était pour son propre pouvoir, Albus était sûr qu'il aurait été d'accord avec Harry. Le chant de sirène de sa magie était incroyablement attirant, et si Harry avait été hors de l'aile de l'hôpital avant ça, il aurait attiré beaucoup plus de regard et d'attentions qu'il n'avait déjà.
Albus savait qu'il avait en face un Seigneur naît, et plus que ça, un jeune Vates. Les détraqueurs étaient partis, et surprenant, il n'y avait aucun rapport d'attaque d'où que ce soit en Grande-Bretagne.
D'une certaine façon, Harry avait fait l'impossible.
Albus devait faire la paix et une trêve avec lui, pour l'avenir du monde sorcier.
« Directeur » dit Harry, en prenant le siège central face au bureau. Severus et Connor s'assirent de chaque côté. Albus avait invoqué trois sièges, tous à la bonne taille. Il était inutile de prétendre qu'il ne savait pas qu'ils venaient, ou jouer au plus fin ; les forçant à grimper et à paraître étrange.
Harry, bien sûr, s'adressait toujours à lui par le titre mais Albus n'en avait pas espéré moins. C'était la façon des Serpentard, les crocs du serpent repliés jusqu'à ce qu'ils soient utiles.
Il regarda les yeux de Harry intensément. « Harry. »
Harry pencha la tête sur le côté, et un faible sourire apparu sur son visage. Albus cligna des yeux avant de pouvoir s'en empêcher. Il s'était attendu à une longue liste de demandes, pas ce regard presque timide.
« Vous n'avez pas vu la pensine de Voldemort, n'est-ce pas ? » demanda Harry.
Albus garda un visage de marbre comme il dit, « Severus n'a pas cru bon de me faire savoir l'information sur la Pensine. » Snape parut béat à cela. C'était seulement un petit geste, mais Severus n'avait jamais appris à arrêter les lignes autour de sa bouche de tirer quand il essayait de contenir un sourire. Albus n'avait pas l'intention de l'éclairer sur ça, non plus. D'abord, ce n'était pas important, et à présent, c'était un des quelques avantages qu'il avait.
S'il s'était permis d'y penser, Albus savait qu'il aurait été sidéré par le peu d'avantage qu'il avait dans cette situation. Pas même la jeunesse de Harry n'en était un, comme cela l'aurait été avec tout autre enfant.
Il rosit devant la peur, la força à s'éloigner, l'enferma. Il avait pris de mauvaises décisions plus tôt dans l'année quand il avait presque réagi. Cette fois, trop accroché à ce qu'il faisait pour céder aux émotions. Il attendit.
« La Pensine montre la nuit où Voldemort a attaqué notre maison » dit Harry brusquement. « Il avait lancé deux Sorts Tueurs, comme vous le supposez, mais le premier m'a frappé. Je le lui ai renvoyé pendant qu'il était toujours occupé à envoyer le Sort Tueur à Connor. Le second a eu le temps de graver la cicatrice de mon frère, mais rien de plus. »
Les yeux de Albus se fermèrent involontairement.
Il s'était dit qu'il n'y avait pas d'espoir, pas après qu'il sut que Harry et Connor eurent appris l'entière vérité, mais il savait que c'était un mensonge. Quelques lointaines parts de lui avaient espéré que la prophétie était encore un guide digne de confiance, était encore le chemin signifiant la meilleure issue pour le monde sorcier. Et maintenant, il savait que non. Harry était celui qui avait défié Voldemort, celui que Voldemort avait marqué.
Peut-être pas, murmurèrent ses impatientes pensées. Il y a encore la phrase sur le coeur étant marqué. Et la cicatrice de Harry n'est assurément pas un coeur.
Mais, même si c'était vrai, ce n'était pas la certitude que ça avait été quand Harry avait été sous l'influence de la toile du phénix et remplissait une multitude de lignes de la prophétie. C'était un faible et ténu fil auquel accrocher l'espoir du monde sorcier.
Peut-être est-ce tout ce que je mérite, cependant, comme j'ai échoué à débarrasser le monde de Tom, et ai laissé un enfant le faire.
Albus força ses yeux à s'ouvrir, et regarda Connor. « Et tu as vu ça aussi ? » demanda-t-il. « Tu es d'accord avec ça ? »
Il vit le flash de la nostalgie dans les yeux du jeune garçon. Il voulait le nier, oh oui, et tourner le dos à la vérité. Ca aurait été plus facile. Cela aurait signifié qu'il pouvait continuer à être le Garçon-qui-a-survécu, et ne pas confronter ce que Lily et Albus avaient fait. Ca aurait concordé avec l'interprétation des événements qu'il avait connu toute sa vie. Pendant un moment, Albus retint même son souffle. Une fissure entre les deux jumeaux aujourd'hui pourrait s'avérer être l'anéantissement final de leur relation. Ce n'était pas l'idéal, mais si Albus pouvait faire que Connor soit tenu loin de l'influence de son frère et s'assurer qu'il passerait son temps à s'entraîner aux sorts que les sorciers de Lumière utilisaient, alors il pourrait encore faire de Connor la pierre angulaire de la prophétie.
Et alors Connor Potter montra pourquoi il avait été Assigné à Gryffondor.
« Oui » dit-il doucement, mais entièrement clair. « Je sais ce que j'ai vu. Je suis d'accord avec Harry qu'il - qu'il est celui qui a reflété le Sortilège de Mort. » Il déglutit. « Peter nous a dit que n'importe lequel d'entre nous pouvait être celui de la prophétie, et je suis d'accord. C'était trop vague. » Il regarda Albus, et il y eu la première étincelle de trahison dans son regard. « Je n'ai jamais su que c'était si vague. Maman m'a toujours dit que c'était réglé. Je n'ai jamais su qu'il y avait tant de mots qui pouvaient signifier deux choses différentes. »
Albus surprit le regard de Harry, et vu la fierté et le plaisir et le triomphe sur son visage comme il regardait son frère. Il vit aussi le dégoût sur le visage de Severus, mais il le connaissait mieux pour le prendre pour une menace. Pour l'instant, du moins, Severus était servilement dévoué à Harry, et ferait ce que le garçon lui demanderait- y compris accepter un jumeau de Gryffondor.
« Et vous avez mis nos vies en danger » dit Connor abruptement, se penchant. « Comment avez-vous pu faire ça ? Les puissants sorciers ne sont pas supposés mettre des bébés en danger. Les sorciers de la lumière ne font pas ça. »
Albus cligna des yeux. Il n'avait pas pensé que Connor arriverait à ce niveau d'accusation si vite. Rétrospectivement, il supposa avoir été stupide de ne pas l'avoir vu. Connor avait été rapide à accepter ce qu'il lui été appris par les adultes en qui il croyait. A présent, il semblait qu'il ne restait plus aucun adulte qu'il cru, et qu'il accepterait ce que Harry lui dirait.
« C'était nécessaire » dit-il. « Nous devions savoir qui la prophétie choisirait. C'était notre meilleure façon de la limiter à seulement deux candidats, pas à trois ou plus. » Son regard revint vers Harry, et il se souvint encore de ce que ça avait été d'entré dans cette chambre à moitié brisé, et de sentir le puissant hurlement autour du jumeau à la cicatrice en forme d'éclair. « Et il y a des circonstances que vous ne connaissez pas… »
« Nous savons » dit Harry, clignant des yeux. « Peter a entendu votre conversation, plus tard, avec Maman, quand vous pensiez être en sécurité, et il nous l'a dit. Je sais que j'ai pris un peu des pouvoirs de Voldemort, ou du moins sa capacité à avaler la magie et quelques autres de ses pouvoirs, et c'est pourquoi je suis comme je suis. Je sais que je suis un Fourchelangue car il l'était, et je suis capable de me nourrir des autres sorciers car il le pouvait. Je sais tout, Directeur. Je sais que vous aviez prévu de m'élever comme protecteur de mon frère car vous avez peur de moi. C'était pour la même raison que vous aviez placé la toile du phénix, à la fin. Je ne pense pas que ce soit une coïncidence. »
Une terreur comme il n'en avait pas connu depuis longtemps traversa le corps d'Albus. Il avait cru au caractère essentiel de Harry, risqué comme ça aurait pu l'être, même après qu'il eu pris les pouvoirs de Lily avec le rituel de justice. Mais le garçon le regardait à présent froidement, considérant que les yeux pourraient tout aussi bien être ceux de Tom Jedusor.
Il tendit la main pas réflexe, essayant instinctivement de calmer cette colère et de l'éloigner de lui.
Il rencontra les boucliers empilés sur les boucliers, magie brute et Occlumancie et une série de protections que le garçon semblait avoir tissé sur toute la surface de sa peau. Puis un grand serpent glissant ouvrit un oeil, et Albus senti la magie-avaleuse du garçon restaurer son corps. Dans cet état d'esprit, il savait que Harry ne se débarrasserait pas simplement du pouvoir qu'il avait avalé, le vomissant quand il en avait une utilité immédiate. Il l'absorberait en lui, de la façon dont il l'avait fait plus tôt dans l'année. Harry pourrait devenir le plus puissant sorcier du monde ainsi, si il le voulait.
« N'essayez pas ça de nouveau » dit Harry, sa voix devenant froide et lointaine. « Je ne veux pas vous drainer, Directeur, mais essayez de me contrôler moi ou mon frère, et je le ferais. »
Il y eu des crocs de serpent, puis, ils disparurent. Albus sut qu'il ne pouvait espérer aucune aide. C'était un Vates. C'était un sorcier entré pleinement en possession de ses pouvoirs, et de son indépendance, et beaucoup trop jeune.
C'est le fléau que nous avons oublié, pensa-t-il, son regard fixé sur le visage de Harry, Lily et moi.
Et il vit la même réalisation dans les yeux de Harry, mêlé non d'horreur, mais simplement d'acceptation, et il sut alors pourquoi Harry lui avait apporté la vérité. Harry le prévenait, lui montrant les chemins possibles de l'avenir et les fermant un par un. Il avait l'intention de bloquer Albus contre une falaise, puis le laisser choisir entre sauter ou une alliance.
Je choisirai l'alliance, pensa Albus. S'il est le Garçon-qui-a-survécu, je n'ai pas le choix. S'il est un Seigneur des ténèbres, je dois le réflexe assez bien pour le combattre. S'il est un Seigneur de lumière, je dois être son mentor. Et s'il est un Vates...
S'il est un Vates, je dois être prêt à chevaucher la tempête.
« Tu as ma parole, Harry, au nom de Merlin que ça n'arrivera plus » dit-il tout fort. « Bien sur, tu sais que ta mère est folle de vous, et espère revoir ses fils. »
« Ça n'arrivera plus » La voix de Harry était calme et assurée, sans trace de sarcasme.
« Connor restera avec moi pendant l'été. Il a besoin d'apprendre des choses qu'il aurait dû apprendre il y a longtemps. »
C'est logique, pensa Albus, comme une autre porte claquait, et qui pourrait objecter? Nous l'avons si bien entraîné. Bien sur, il est celui qui peut le mieux entraîner son frère, celui qui comprend le mieux l'épreuve que son frère affronte.
« Peux-tu être certain que ce soit sur ? » demanda Albus, car, fermant les possibilités ou pas, il jouerait à ce jeu jusqu'à la toute fin. Harry était toujours jeune, et n'avait peut-être pas pensé à tout. Une faiblesse mortelle, que beaucoup de Serpentard avaient, était l'urgence de démontrer leur propre intelligence, leur propre subtilité. Pris dans le désir de le faire, Harry avait peut-être laissé des ouvertures qu'il supposait que son ennemi était trop stupide pour trouver. « Il pourrait toujours y avoir beaucoup de danger. Les Détraqueurs par exemple, à présent qu'ils sont libres des chaînes les liant à Azkaban... »
« Les Détraqueurs viennent des cauchemars pour commencer » interrompit Harry. « Ils me l'ont dit. Je les ai renvoyés dans les cauchemars. Je les ai renvoyés à la maison. »
Albus senti ses yeux se fermés de nouveau, mais cette fois, il se restreignit à un long et lent clignement. « Ils sont partis ? »
« Ils sont partis » dit Harry fermement. « Pour toujours. Le Ministère va devoir trouver une nouvelle façon de garder Azkaban. » Il sourit à Albus, toutes dents dehors, d'une façon disant qu'il comprenait toutes les conséquences pour le futur et s'en moquait.
Albus chercha les nouvelles qu'il avait l'intention de sauver. A présent, alors que le jeu se déroulait, se serait la seule chance qu'il aurait de sortir Harry de ses gonds. « Le Ministère ne sera pas content de toi, Harry » dit-il. « Ils sont dans l'esprit de détruire les créatures des ténèbres, pas de les voir libres. Ils ont fait passer la loi anti-loup-garous, tu le savais ? Comme au solstice d'été, aucun loup-garou ne pourra avoir un métier payé, avoir la garde d'enfant, sa propre propriété, voter, ou faire beaucoup d'autres choses. »
Le calme de Harry ne vacilla même pas. « Alors je devrais travailler pour changer ça aussi » dit-il. « Mais je suis sur, Directeur. Les Détraqueurs sont aussi parti que la magie de ma mère, irrémédiablement. »
Albus plissa les yeux. Temps de tirer dans sa formation. Il ignora la voix de son vieux mentor dans sa tête, celle qui disait qu'attaquer les dires d'un ennemi était le dernier refuge des désespérés. « Tu dis qu'ils t'ont dit qu'ils venaient des cauchemars? Auraient-ils pu mentir ? »
« Ils m'ont parlé comme à un Vates » dit Harry. « Et ils se sont assez rapidement évanouis quand je les ai relâché. »
« Relâcher ? »
« Détruit leurs toiles. »
Il peut voir les toiles. Il peut voir les fixations. Albus put à peine respirer à cause de la peur. Quelle toile décidera-t-il de détruire la prochaine fois, juste parce qu'il le peut?
Harry releva un peu ses lèvres, pas vraiment comme un O, mais un geste exprimant du mépris quand même. « Vous n'avez pas à vous inquiéter, Directeur » dit-il. « Je sais qu'il y a d'autres toiles dans le monde sorcier, mais je n'ai pas l'intention de les arracher simplement de leurs propriétaire sans avoir correctement considérer les conséquences. Cela inclus les toiles sur les Elfes de maison, sur les phénix, sur les licornes, sur les dragons, sur toutes les autres créatures. Si j'ai pu me souvenir de considérer les conséquences quand j'étais à moitié mort d'épuisement, alors je peux me souvenir de considérer les conséquences à d'autres moments. »
Il a enlevé la toile des Détraqueurs quand il état à moitié mort d'épuisement.
Et Albus tourna au coin, et trouva la vérité l'attendant, la vérité qu'il n'avait pas pu fuir très longtemps.
Harry n'était pas juste un Vates, il était quelqu'un qui avait de très grandes chances d'être un Vates réussi.
Il avait une chance de réussir vu que Albus avait échoué.
La lumière qu'Albus avait considérée comme un enfer à distance pourrait être un lever de soleil.
Il rencontra les yeux de Harry, et cette fois vit l'enfant infernal sourire, comme s'il pouvait lire la vérité sur le visage du Directeur. Pour tout ce que Albus savait, c'était quelque chose que Severus lui avait appris.
S'il n'avait pas lutté pour empêcher cet événement depuis si longtemps, Albus pensa qu'il aurait peut-être même accueilli ce mince espoir comme un fort.
En tout cas, il avait fait une erreur, l'équivalent de plusieurs dizaines d'erreurs, en traitant Harry comme un ennemi. Ca devait finir à présent, et pas seulement parce que Albus voulait avoir accès aux deux garçons. Il avait une fois tué un Seigneur Noir pour l'amour qu'il portait au monde sorcier. Il voulait être une part de ce futur, et, aimerait ça ou non, Harry allait être une énorme partie de cet avenir.
« Je suis enclin à croire ton jugement en ce domaine, Harry » dit-il, s'assurant de garder sa voix grave. « Que veux-tu de moi ? »
« Le peu que vous ne voudrez pas me donner. » Les yeux de Harry étaient directs, sa voix vigoureuse. « Je ne veux pas que vous parliez à quelqu'un de la possible vérité de la prophétie, pas encore. Nous ne savons pas encore lequel de nous cela va être. Mais je veux que vous disiez à tous que les Détraqueurs ne reviendront assurément pas. Je veux que vous nous aidiez à faire la paix avec le Ministère. Je veux que vous disiez à maman qu'aucun de nous ne reviendra à moins qu'elle parvienne à gagner un contrôle sur sa folie, et je veux que vous arrêtiez d'essayer de nous contraindre ou nous forcer à retourner sous son contrôle légal ou mental. Je veux que vous arrêtiez de menacer Connor, et moi, et le Professeur Snape, et les autres personnes qui sont nos alliés. Je veux que vous ôtiez la toile du phénix pour la mettre sur Peter. Je veux que vous arrêtiez d'encourager les subtils préjugés contre la Maison des Serpentards. Je veux que vous recherchiez pourquoi le Voldemort que nous avons affronté pouvait avoir des souvenirs de la nuit où son ancien lui à attaquer le spectre de Godric. » Il prit une grande inspiration. « Ça sera tout pour commencer. »
Albus acquiesça lentement. Là était la liste des demandes qu'il avait attendues, mais elles étaient plus raisonnables que ce qu'il avait pensé qu'elles seraient. « Et en retour ? » demanda-t-il calmement.
« Je travaillerai avec vous pour comprendre les liens du monde sorcier, et quelles sont les conséquences à être un Vates » dit Harry, son regard ouvert, et calme et claire. « Je travaillerai pour utiliser des moyens juridiques pour parvenir à libérer où je peux, et ne pas être ouverte contre le Ministère ; nous avons besoin d'eux pour gagner cette guerre. J'aiderai à entraîner Connor. Si et quand maman regagnera son contrôle d'elle-même, j'essayerai ouvertement de me réconcilier avec elle. Je ne vous menacerais pas ou vos alliés, et je me battrais pour vous défendre. Je garderais certaines choses que vous voulez garder secrètes, les toiles du phénix, et la vérité sur ce qui est arrivé au silencieux Sirius. » Il pencha la tête. « Si ça revient, je serais le Garçon-qui-a-survécu, ou le gardien du Garçon-qui-a-survécu, et un guerrier contre Voldemort, et je mourrais dans les combats contre lui. Si on en arrive à ça. J'ai l'intention de me battre. »
Severus se déplaça. Les yeux de Albus dévièrent sur lui, et il vit l'expression mécontente sur le visage de l'homme. Harry n'avait pas parlé à son gardien avant que cette liste sorte, et Severus n'aimait pas ça. Severus avait toujours détesté être exclue de quelque chose d'important.
Ca pourrait être une faiblesse que je pourrais utiliser plus tard, alors, pensa Albus, mais pour l'instant il continua. « Je suis d'accord » dit-il fort. « Et, comme c'est arrivé, je peux répondre à l'une de tes demandes immédiatement. »
« Vous pouvez ? »Harry semblait méfiant, mais intéressé.
« Oui » dit Albus, essayant d'ignorer combien Harry ressemblait à un sorcier de sang pur à l'éducation classique, et combien ça le perturber. Nous l'avons fait ainsi, Lily et moi. « Je crois savoir pourquoi le jeune Voldemort pouvait voir ses souvenirs. Tom Jedusor, comme je le connais, avait toujours eu plus de facilité avec les sondes agressives dans les esprits des autres - la Legilimencie – ainsi que l'occlumencie. C'est une des raisons pour lesquelles Severus a pu survivre comme espion car il était le meilleur Occlumens. » Du côté droit de Harry, Severus acquiesça avec réticence. « Il est très possible que son ancien lui, comme il est à présent, n'a pas senti ses autres lui-même le cherchant et lui soutirant quelques informations de son esprit. Ils avaient des capacités mentales pour le faire et le lieu nécessaire pour le permettre. » Il se pencha et rencontra le regard de Harry, car c'était une autre chose qu'il voulait savoir. « As-tu une telle connexion avec lui avec ta cicatrice ? »
Une brève étincelle dans ses yeux vers la droite. C'était bien que le garçon puisse encore être surpris, pensa Albus. « Oui » dit Harry. « Rêves prophétiques, surtout. Cauchemars. »
Albus eut le sentiment que Harry ne lui disait pas toute la vérité, mais décida de ne pas le pousser. Il acquiesça. « Je ne suis pas surpris. Si et quand Voldemort se rendra compte du lien entre vous, il l'utilisera à bon escient, mais un drainage passif depuis son esprit sera infortunement remarqué à certain moment. » Il laissa échappé un souffle. « Nous avons une bonne arme pour cette guerre. »
« Harry n'est pas une arme »
Albus sursauta. Il n'avait jamais entendu Severus aussi en colère. Les mots étaient presque inaudibles.
« J'ai dit que je me battrai » rappela Harry à son gardien.
« Tu n'es pas une arme » dit Snape. Ses yeux n'avaient pas quitté Albus. « Tu es un combattant, un chef. Il y a une différence. Et je sais combien est difficile et dangereux de combattre sur le champ de bataille de l'esprit. Je serais celui qui prendra la décision finale sur comment tu utiliseras ce lien entre toi et Voldemort. »
Albus inclina la tête. Pas tant une faiblesse. Je vais devoir le surveiller. « Je suis assez d'accord, Severus » dit-il légèrement. « Comme vous surveillerez Harry cet été, vous devriez prendre une telle décision. »
Severus se réinstalla dans son siège avec une vicieuse expression triomphale.
« Ça n'a pas encore été décidé » protesta Harry, semblant chagrin pour la première fois. « Et je suis un combattant, Monsieur. Pas un chef. »
Albus se maudit pour ne pas l'avoir vu avant. C'était sa faiblesse.
A présent, il se ralliera à Harry. Les demandes de Harry étaient raisonnables. Il semblait peu probable qu'il perde le contrôle de lui-même ou de son frère, et tous deux étaient nécessaires pour le futur du monde sorcier. Albus avait joué une part en faisant de lui ce qu'il était, et pouvait se repentir pour ça, il était juste qu'il écoute Harry. Il y avait même un espoir que Harry soit exactement ce que le Ministère, Poudlard, les sorciers de sang pur, et tous les autres avaient besoin.
Mais si il ne l'était pas...
Harry avait une force inhabituelle en ne se souciant pas d'être sur le devant, dans le regard collectif et le culte du monde sorcier.
C'était aussi une faille naturelle. Presser dessus assez fort, et Albus pensait pouvoir gagner le contrôle si jamais il en avait besoin.
Mieux vaut en faire la publicité, se conseilla-t-il, comme Harry et lui firent leurs voeux sur le nom de Merlin. Beaucoup mieux d'encourager subtilement Harry dans l'ombre en cas de besoin.
§*&o&*§
Harry s'arrêta et regarda le portrait de la Grosse Dame. « Je sais que Hermione m'a pardonné » dit-il, « mais comment le reste de tes colocataires se sentent par rapport à moi en ce moment, Connor? Je ne veux pas être dans un nid de Gryffondor convaincu que tout les Serpentards sont des serpents visqueux. »
Connor renifla et secoua la tête. « Quelqu'un l'a dit l'autre jour, et Hermione les a grondé jusqu'à ce qu'ils se taisent. » Il tira sur le bras de Harry. « Viens. Snape a dit que je pouvais passer du temps avec toi. » Connor fronça les sourcils à cela, et Harry le fit aussi. Snape était encore complètement déraisonnable, et dire qu'il voulait que Harry passe l'été avec lui, et Draco en plus, alors que Connor irait n'importe où, sans que cela pose problème, tant que ce ne serait pas Poudlard. « Et je ne me sens pas aussi à l'aise dans les donjons ou l'aile de l'hôpital que je le suis dans la tour de Gryffondor. »
Bien, c'était compréhensible. Harry acquiesça, et Connor murmura, « Hoenybee ! » au portrait, qui s'ouvrit.
Il apparut rapidement évident, comme ils marchaient au milieu de la salle commune de Gryffondor, qu'un Serpentard seul ne serait d'aucune préoccupation. A la place, la plupart des Gryffondors regardaient avec fascination comme la famille Weasley s'attaquait apparemment entre elle.
« Comment as-tu pu faire ça, Percy ! » Le visage de Ron était aussi rouge que ses cheveux. « Tu sais que Papa essayait vraiment d'avoir cette position pour toi, et… »
« Cette position ne vaut pas ce qu'il aurait payé pour elle, si il avait actuellement eu l'argent » interrompit Percy. Harry n'avait jamais entendu sa voix si froide et distante. Certes, il ne connaissait pas le troisième frère Weasley assez bien, mais Percy avait toujours paru passionné quand il grondait les gens pour avoir briser les règles. Ça sonnait comme s'il essayait d'imiter Draco. « Mr Crouch m'a offert une très bonne position. Tester l'épaisseur des fons de chaudrons est très important. »
« Tu es un super-important bâtard pour l'accepter quand tu as refusé le job de Papa ! » hurla Ron, et son visage devint plus rouge encore.
C'était comme s'il voulait s'élancer sur Percy, mais les jumeaux arrivèrent les premiers. Un charme tout bas d'un des jumeaux, Harry pensa que c'était Fred Weasley, et une lumière pourpre brillant entoura le corps de Percy et rétrécit ses vêtements. Devant l'expression du léger strabique sur le visage de Percy, ils reculèrent absolument partout.
« Je n'ai pas le temps de me disputer avec vous » dit Percy, dans un ton sec un peu ruiné par son essoufflement. « Je ne m'attendais pas à ce que tu comprennes Ron, ou vous non plus Fred et George. » Il se tourna et regarda d'un côté à l'autre de la salle commune. « Je pensais que Ginny peut-être. »
Harry se tourna pour regarder la plus jeune des Weasley, qui était assise au bas de l'escalier qui menait aux chambres des filles. Elle leva son menton à toute l'attention portée, mais étonnamment, ne rougit pas.
« La famille compte pour moi, Percy » dit-elle calmement. « Je ne vois pas comment tu peux tourner le dos à Papa. »
« C'est seulement parce que personne ne comprend l'importance de la position qui m'a été offerte! » Les doigts de Percy tremblaient comme il tripotait son badge de préfet. « Vous voyez ça ? J'ai la chance de faire des choses que personne d'autre dans la famille n'a jamais fait avant, monter plus haut que Papa ne pourra jamais, coincé au Détournement des Artefacts Moldus le reste de sa vie… »
« Tu parles comme un Serpentard, Percy » dit Ginny.
Le visage de Percy devint pâle, puis rougit, et enfin il ferma sa bouche. Il tourna le dos et marcha hors de la salle poussant le portrait ouvert sous un cri indigné de la Grosse Dame. Harry entendit le clapotement de ses pas dans le hall un moment avant qu'ils ne s'évanouissent.
Harry ferma à demi ses yeux. Percy avait parlé comme un Serpentard, mais il avait aussi sonné comme s'il était sous pression, comme si poursuivre son ambition lui avait coûté quelque chose, ce qui était quelque chose qu'un Serpentard ne ferait pas.
« Je vais aller après lui » murmura-t-il à Connor.
« Mais… » protesta Connor.
Harry désigna Ron, qui semblait prêt à mettre son poing contre le mur. « Je pense que Ron a besoin de toi maintenant » dit-il. « Je reviendrais juste après avoir parlé à Percy, je te le promets. Mais quelque chose ne va pas. »
Connor acquiesça à contrecoeur, et puis alla réconforter Ron. Harry marcha à travers le trou du portrait, prenant le temps de s'excuser auprès de la Grosse Dame pour la façon rude dont il avait ouvert, et puis regarda partout dans le hall.
Il vit l'ombre de Percy disparaître près de l'angle à droite, et se dépêcha après lui. Il le rattrapa sur un tournant de l'escalier. Percy marchait vite, sa tête basse et les joues en feu et les mains crispées tellement fort à ses côtés que ses ongles tiraient du sang de ses paumes.
Lançant sa voix pour sonner fort, Harry déclara « Je ne sais pas si quelqu'un d'autre réfléchira à ça, mais je ne suis pas convaincu par ta performance là-dedans… »
Percy sursauta, broncha et lentement se retourna. Son visage était si égaré que Harry acquiesça. C'était une performance, rien d'autre. Bien sur, alors il avait à penser pourquoi un Weasley voudrait s'aliéner sa famille.
Harry sut la réponse aussitôt qu'il se rappela le fait que Dumbledore avait confier à Percy le soin de l'espionner l'année dernière, et le fait que Percy l'avait sans effort amené au bureau du Directeur au moment où il soupçonnait Harry d'actes répréhensibles.
« Dumbledore t'a demandé de le faire, n'est-ce pas ? »
Peut-être parce qu'il ne l'avait pas posé en question, Percy se rendit simplement. Son corps s'affaissa contre le mur, et il fit courir sa main dans ses cheveux, un geste désordonné que Ron était plus accoutumé à faire, dans l'expérience de Harry. « Oui » souffla-t-il, regardant au loin.
Harry secoua légèrement sa tête. « Pourquoi ? »
« Le Ministère sévit contre tout le monde » murmura Percy. « Dumbledore a vu les premiers signes de ça l'an dernier, avant même l'été de l'année dernière, et commença à m'envoyer en poste. Il m'a demandé si je pouvais prétendre d'abandonner ma famille pour le besoin d'un poste au Ministère, s'ils me l'offraient. Et ils l'ont fait. » Il rit sans humour. « Mon père a une réputation là-bas, tu sais, et personne ne pourra penser à moi comme autre chose qu'un Weasley si je ne me détachais pas moi-même de lui. Personne ne pourrait même me croire, jamais déverser des secrets avec moi autour. Mais un Weasley qui veut se faire un nom par lui-même... Eh bien, bien sur c'est compréhensible. Ma famille est pauvre. Bien sur ils pourront penser que je voulais être plus riche, et abandonner un nom qui ne signifie rien à part une stupide réputation de courage et d'honneur. » Percy ferma fort ses yeux. « Et être l'assistant de Mr Crouch est un plausible pas pour un jeune homme qui veut se faire un nom. Il a une réputation, aussi, et c'est en général une bonne. Et c'est un plausible premier pas pour un espion sous couverture pour l'Ordre du Phénix, que Dumbledore m'a demandé d'être. »
Harry sentait la colère fouetter la vie en lui. Un autre sacrifice. Est-ce que Dumbledore ne s'arrêta jamais ?
« Tu pourrais dire à ta famille ce qui se passe réellement » suggéra-t-il. « Je suis sur qu'ils comprendraient. »
Percy secoua une fois la tête. « Les jumeaux, Ron et Ginny sont trop jeunes pour comprendre pourquoi c'est nécessaire » murmura-t-il. « Et ma mère, je sais que tu l'as rencontré seulement une fois, Harry, mais peux-tu honnêtement la voir être d'accord de me traiter froidement quand il est évident que je n'ai jamais rien fait pour la blesser ? Peux-tu la voir être d'accord d'arrêter de m'envoyer des cadeaux pour Noël, ou m'inviter à la maison pour les vacances ? »
Harry dut, à contrecoeur, secouer la tête. C'était vrai qu'il avait rencontré Mrs Weasley seulement une fois, mais elle ne l'avait pas marqué comme étant une bonne actrice.
« Mon père est aussi transparent que la glace » dit Percy. « Il ne peut garder aucune émotion hors de son visage. C'est l'une des raisons qui fait qu'il n'a pas évolué. Il ne pourrait pas arrêter de me sourire et de me faire des clins d'oeil. »
« Bill et Charlie pourraient comprendre, et je pourrais le leur dire, mais je dois attendre et voir. Si rien d'autre, en étant en communication avec eux, ne risquerait de trop nuire à ma réputation. Ils sont toujours des Weasley. » Percy soupira et frotta ses yeux, qui étaient marqués par trop de nuits sans sommeil. « Alors, pour le moment, je ne le dis à personne. Je vais être sous couverture, et semblait absolument et totalement digne de confiance, ainsi Dumbledore peut avoir des yeux au Ministère. »
Harry prit un profond souffle. Il devait savoir. « Percy, est-ce que Dumbledore a jamais utilisé la toile du phénix sur toi ? »
Percy secoua une fois la tête. « Non. Seulement la persuasion. C'est pourquoi cela m'a pris si longtemps. J'ai du débattre pendant presque deux ans avant de pouvoir me convaincre d'abandonner ma famille pour la cause de l'Ordre. » Il sourit tristement. « Ça sonne terrible, n'est-ce pas? Mais c'est ce que j'ai décidé de faire. »
Il regarda directement Harry. « Ne leur dis pas, s'il te plait. »
Harry acquiesça. Il comprenait pourquoi Percy avait pâlit au commentaire de Ginny sur Serpentard. Il était un Gryffondor, choisissant la route solitaire du courage de ses convictions, mais il ne pouvait pas dire ça à sa famille.
Percy se retourna et commença à descendre de nouveau les escaliers, puis s'arrêta. « Tu as vu V-Voldemort » dit-il, forçant le nom à sortir. « Il est revenu, n'est-ce pas ? »
Harry acquiesça de nouveau.
Percy le regarda par-dessus son épaule. « Bien, alors » dit-il. « Je suis en quelque sorte un grand sorcier de bataille. Ma plus grande habilité est l'observation. Si je peux aider la Seconde Guerre en étant un espion, je le ferai. »
Il descendit les escaliers.
Harry posa sa tête contre le mur et ferma les yeux un instant. Il se demandait ce qu'il devait faire de cette nouvelle information. D'un côté, il avait promis de ne pas interférer ou menacer des alliés de Dumbledore, et cela tombait définitivement dans cette catégorie. Et Harry n'avait aucune raison d'être particulièrement content du Ministère, dernièrement.
D'un autre côté, c'était la fuite de Dumbledore au Ministère, de nouveau, et Harry connaissait quelqu'un qui serait très, très intéressé par cette information.
Et Percy avait été sacrifié, si Dumbledore pouvait arranger d'une autre façon, ce serait plus facile pour l'esprit et le coeur de Percy.
Harry sourit un peu, tristement, comme il se redressa. Il enverrait une lettre à Scrimgeour, l'avertissant de surveiller Percy, et verrait s'il pouvait le persuader d'essayer différentes tactiques, plutôt que de l'exposer comme espion ou lui fournissant de fausses informations. Dumbledore serait sans doute ravi d'avoir un espion à l'Office des Aurors. Percy croirait qu'il allait quelque part. Scrimgeour serait d'où vint la fuite et serait capable d'agir à sa discrétion.
Tout le monde y gagne, pensa Harry, et il retourna à la Tour de Gryffondor, et son jumeau.
§*&o&*§
« Je suis vraiment désolé, Remus. »
Remus envoya un faible sourire à Harry comme il emballait ses affaires. « Il n'y avait rien que tu puisses faire, Harry » dit-il, semblant comme s'il voulait faire comprendre à Harry qu'il ne le blâmait pas. « Le Ministère a voté la loi pendant la nuit, utilisant une réunion secrète de ses supporters, le genre qui n'a pas été appelé depuis un siècle. Tous avaient oublié que cette loi était dans les livres. » Il soupira. « Et maintenant, je ne vais plus pouvoir enseigner ici, non plus. »
Ou avoir un autre travail payé, pensa Harry, et enrageant silencieusement devant l'injustice de tout ça. Si il n'y avait rien d'autre, il était sûr que Dumbledore essaierait d'utiliser Remus comme espion et pour des menus travaux, juste pour qu'il puisse se sentir utile à l'Ordre.
« Remus, à propos de Sirius… » commença-t-il.
« J'ai fait mon deuil déjà, Harry » interrompit Remus, sa voix calme mais ferme. « S'il te plait. Je suis sorti pendant la pleine lune et courut jusqu'à épuisement. » Ses yeux rencontrèrent ceux de Harry, demandant en silence à Harry de laisser tomber. Harry acquiesça, et Remus continua, « Je suis plus inquiet pour toi, et Connor. Comment vas-tu avec la mort de Sirius ? »
Harry soupira. Il avait promis d'être plus ouvert à ses émotions, mais c'était avec Draco et Snape. D'un autre côté, Remus s'inquiétait pour lui et voulait parler, pour une fois.
« C'est dur » dit-il calmement. « J'espère tourner à un coin et le voir venir vers moi. Et puis je me retrouve à penser à lui comme un ennemi, et voulant le détruire. »
« Ne t'inquiètes pas, Harry » dit Remus. "Il aurait compris. Et il a fait quelques bonnes choses avec sa mort. » Harry s'était assuré que Remus comprenne l'histoire complète de la Cabane Hurlante, tant la mort de Sirius que ce qui était arrivé avec le spectre de Godric. "Il a fait son possible pour que tu saches la vérité. » Les yeux de Remus brillaient. « Je pense qu'il aurait adoré ce qui se passe en ce moment, avec toi et Connor plus en accord, et Dumbledore empêchait de vous donner l'aide qui a été si inefficace avec Sirius. »
Harry acquiesça. « Merci, Remus. » Et un peu de douleur s'atténua. « Que sais-tu sur sa vie ? »
Remus secoua la tête. « Un bon morceau de son enfance. Et Regulus, bien sur. Mais rien sur les dernières années, qu'il souffrait de cauchemars, ou que la malédiction n'a jamais été ôté. » Remus soupira et ferma les yeux brièvement. Harry put voir les marques de fatigue de la pleine lune, deux nuits avant, clairement sur son visage. « Je peux voir pourquoi il ne voulait pas me le dire. Ca lui aurait pris une éternité pour me le dire la vérité sur la nuit où il s'est enfui de la maison et alla à la maison de James. »
« Pourquoi ? » murmura Harry. « Qu'est-il arrivé ? »
« Ses parents ont essayé de l'enrôler aux Mangemorts » dit Remus. « Il s'est libéré des chaînes et des contraintes mentales, et blessa sa mère- assez méchamment pour qu'elle soit clouée au lit pour le reste de sa vie- et couru. »
Harry tressaillit. Et à la fin, il fut un Mangemort, en quelque sorte.
Il repoussa de force la pensée. Sirius reposait en paix à présent, et c'était tout ce qui comptait.
« Je veux que tu restes avec nous cet été » dit-il à Remus, pour sortir son esprit de ces choses.
Remus renifla comme il plaçait une carte illustrée des phases de la lune avec précaution dans son coffre. « Et quelqu'un a-t-il décidé où tu resterais pour l'été ? »
Harry rougit. Non, il ne l'avait pas fait. Il avait insisté pour que Connor reste avec lui. Snape avait été également insistant sur le fait qu'il n'accueillerait aucun gamin Potter dans ses quartiers, à part si c'était l'enfant Potter dont il avait la garde, et Draco avait fait froidement et clairement comprendre que l'invitation de ses parents s'étendait seulement à Harry. C'était le dernier jour d'école demain, le jour où tous partiraient normalement par le Poudlard Express, et rien encore n'avait été décidé.
Remus rigola. « Je ne pense pas. Si tu décides d'un endroit, préviens-moi, Harry. Pour l'instant, j'ai certains endroits où aller à Londres, et ils serviront pour quelques semaines. »
« Quel genre d'endroit ? » demanda Harry, intéressé.
Les yeux de Remus glissèrent sur lui. « Ce n'est pas un secret, Harry » dit-il. « Des endroits de loups-garous. »
Harry acquiesça, comprenant et laissant passer. Il n'était pas un loup-garou, et ne pouvait pas vraiment comprendre ce que c'était, d'avoir cette contrainte- une bête folle rugissante en lui. Si Remus avait quelques contacts parmi les loups-garous qu'il ne sentait pas de partager, Harry respecterait sa vie privée. « Je te préviendrais » dit-il, et se leva et se dirigea vers la porte.
Je m'en rappellerai.
Harry cligna des yeux. La voix au fond de sa tête n'avait pas parlé depuis plusieurs jours, et il pensait qu'elle l'avait laissé. Mais non, elle était encore là, et, à présent, parlait rapidement, ses mots crachés les uns sur les autres.
Il y a eu tant de cris. Il y a eu tant de douleur. Puis, la magie a éclaté, et j'ai su que quelqu'un avait été paralysé. Je ne savais pas qui.
C'est ça. C'était ça. Je connais mon nom à présent! Mon nom est Regulus Black.
Harry eut le souffle coupé et du s'appuyer contre le mur. Il entendit la question anxieuse de Remus, « Harry ? Harry, ça va ? » mais il ne pût répondre, le regard stupéfait comme la voix de Regulus murmurait rapidement pour lui-même.
J'ai volé le médaillon du Seigneur des Ténèbres, mais je ne suis pas allé très loin. J'ai juste eu le temps de le cacher au 12, Square Grimmauld, pas de le détruire. Il m'a capturé et m'a fait souffrir avec la malédiction, et a laissé Sirius le sentir. Oh, la douleur. Harry put sentir le frisson mental, et espéra que Regulus n'allait pas devenir fou ou replonger dans la douleur de nouveau, mais Regulus se calma après un moment et persévéra.
J'ai souffert des années. Je ne sais pas où je suis, mais j'ai souffert. Le Seigneur des Ténèbres ne m'avait pas tué, mais m'a enfermé et m'a laissé vivre pour souffrir. C'est ce que Sirius sentait. C'est pourquoi c'était si intense.
Mais, alors, l'autre Fragment du Seigneur des Ténèbres a pris possession de l'esprit de Sirius depuis le médaillon et m'a rejeté, car j'étais un lien à son ancien lui et il n'avait plus besoin de moi. Ma toile avait été détruite, et j'étais à la dérive. J'ai été attiré par ton esprit, et celui de Snape, et celui de Peter, et celui de ton frère, et ceux d'autres personnes, parce qu'ils avaient un lien avec le Seigneur des Ténèbres, mais la douleur était si intense que je ne pouvais me souvenir de rien depuis longtemps.
Mais, maintenant, si. Maintenant, je me souviens.
Harry déglutit, et s'arrangea pour se re-concentrer. Au moins, un mystère mineur avait été résolut. Toutes les pièces du 12, Square Grimmauld avaient été fermé et verrouillé car Regulus, l'héritier choisi de la famille, était encore en vie, et il n'avait pas donné la permission à son coussin d'accéder à la maison.
Savez-vous où vous êtes? demanda-t-il.
Il y eut un long silence, et puis un embarrassé Hum. Non. C'est juste noir, où que ce soit.
Etes-vous blessé pour le moment ? demanda Harry. Nous devons vous sortir de là. Pourquoi n'êtes-vous pas mort de faim?
Les sorts du Seigneur des Ténèbres. Regulus semblait presque dédaigneux. Ils m'ont gardé en vie, et je ne suis pas blessé pour l'instant. Je n'ai pas été blessé depuis que le seigneur des Ténèbres m'a éjecté de l'esprit de mon frère. Sa voix se rauqua brusquement. Mon frère est mort.
« Nous vous trouverons » murmura Harry. « Nous ferons ce que nous pourrons pour vous trouver. »
« Harry ? A qui parles-tu ? »
Harry regarda Remus dans les yeux, et sourit un peu. « Regulus. »
Après la venue infernale d'un tas d'explication, et le rapatriement de Snape, qui cria, et Draco, qui cria encore plus, et Connor, qui trouva toute la chose bizarre. Mais Harry avait fait une promesse, et il voulait la tenir. Il allait trouver. Regulus, et il allait le libérer.
J'ai promis, pensa-t-il, et Regulus répondit avec une note avide et nostalgique dans la voix.
Ce serait bien de revoir le soleil.
§*&o& *§
Harry se réveilla lentement. Quelqu'un lui secouait l'épaule, et c'était le milieu de la nuit. Il s'assit, se frotta les yeux, et entendit Fumseck gazouillait de dégoût comme le lit changeait, plongeant la tête plus loin sous son aile.
« Harry » Le visage de Draco était pâle, avec une note de tension dans la voix que Harry ne comprit pas jusqu'aux mots d'après. « Ton père est là. Il aimerait te voir. »
À suivre… pour le dernier chapitre de cette troisième année.
