Euh... Hello ?

Y a-t-il quelqu'un ?...

Bon après tout, s'il n'y a personne , je ne peux que m'en prendre qu'à moi-même pour ne pas avoir publié depuis plusieurs mois. Et au contraire s'il des gens qui lisent encore, alors je suis heureuse de pouvoir vous annoncer que le chapitre 50 de Il ragazzo est enfin sorti !

Je m'excuse énormément pour vous avoir fait autant attendre. Aussi pour me faire pardonner et pour fêter ce premier chapitre de l'année, je vous en ai fait un long ! Après je suis certaine que vous allez tous vouloir me tuer à la fin de ce chapitre...

Je ne possède aucun droit sur Katekyo Hitman Reborn ni sur ses personnages, ils ont été créés par Akira Amano, que je remercie avec toutes les louanges qu'elle mérite pour ce bijou !

Je remercie ceux qui posté une review lors de la dernière publication :yukiko-yu, Guest, Heyli13, Kedy Ichyo, yoh-nee, Tsuki Banritt, Yuukitsune, Koyukii-chan, tahury, Aria, Asuna-imagine, Mayonaise, Chochocolat, Karo et Merry

Merci également à fanais, aranley, addaline, Reima-chan, Minimiste, Fiane-Fiamma, Dixia, Himutsu-chan, Hebihime, Zeyra K, Tomokachan76, anastasia172, Lecfan, Izanami97, Alycia Panther, Yuki-Jiji, fuonhicali, Anonimo XD, mary6987, lupine13, manga-fic-love-sissi, amelieprosper, Akayui, lulue79, Tiffou, amiedu13, , Luce Li, Walarisse, Kyara17, Ekana, neko-chan L, neko-chan200, sacheliane, Caliste, yukixvongola, charlesdoudou, Riddikuluss, Mia Ako-nee, Elrika, Loucat, Sacha Tsukiya, PetitCrapaudBaveux, Minami12, inukag9, Audragon, ao no oni, Blihioma, tahury, Hikari0005, , ninolola, , Naidja, Llamas del Cielo, Ms Akabane, Noxerea, Marou83, Akuma-no-Kitsune, SinaKalissa, Nahel, tisha2803, jilie084, jevierita, Kyona-sama, Rebornx3, TheLadySoul, hiey, HarukaN, misa2, belkeirmed, Naelye, MissSexyBaby, Nama2902, Bottled Memories, history, Akuuma Tsukeshine, JuriiGothic, melamariannie, Darkounette, Cristalya, Dollwing, tsuukuun, Mimi et Neko, 444dodo444, Anlovi, Tsubaki-chan99, Sharo-chan, Natsume1111, Yaml, Sylcian Sph Legacy, yukiko-yu, Reizen. , Nunu c moi, erikadu19, Miss Green Rabbit, Ellewyl, meads, giannesky2305, freddyman, shinomena, Alexandra919, Parax et Gwenaelle7, tamarahc, tenshihouou, ShawolY, La Banshee Blihioma, Akashi-chan, Sealunis, Dayvis D. Pumpkin's Luys, manon.a.6, YamInari, Ondie-Yoko, kuroyukihime28, manga-fic-love-sissi, Denshitoakuma, yaoi-chan-poowa, missymanga, Complicate, Kikuue, avion en papier, maiko59, Aube Crepusculaire, Rikka Yomi, TheDevilOn, Kuroko23, alyss au pays de l'abyss, Psycho67, 3004, Wispers-Write, Olympe2, LOORELAI3, Balzud Anna-chan17, nekoko50, Guargante, Syt the Evil Angel, tsuni182718, Abana Shale, roxiyaoi, soratomoyo-chan, Heyli13, wellona, Mihide, .n, Lady Ree, Whintney, Yuuri81, Astropia, BloupBloup, misakiayumu, Akira Makkuro, wellona, valentin01988, Yumebaka, Lehna Black Amber, Sephra, Mangetsuko, Aliana lougia, Tsuki Sawada Hibari, 24Irinia, Elwenfeyn, Daidaiiro30, Chimamire no hebi, Lynnah O'Crazy, Anna27tsu, Zeneida262, chloedangelo84, Cassandre Potter, Princessefic, Kuromy RokuIchiku, Kinimitsu Kyoko, AdictaMoon, ryoma0310yugi, ellenvanlilie, testarossalea, NaomiDiPiuma, Alfader, Unknown by everyone, emimiecrazy, Revaan, megumi59, carolima777, Bachii, Byakan, kuro sora wa, himechu95670, Who known me, onedream54, Lei-An Natsume honeywitch, Nom-Provisoir, Naxxya, Kuro. , Deldom, Barukku-sama, Ombre-sama, Martinie Simon, ealine, mangas281, Yushiroko, Kuroko-SenPaille, Deponia, La mangeuse de livre, yoh-nee, vgfgf, Fricat P, larounette, clopidu49, la folie et je vais t'attraper, Kuurogi, himehimi, XIII-Van, Yuki manga, Seiya288, arala87, azerty73, Yanncat9853, Mizu Fullbuster, Amnesia Riku, IceMagnolia, Bokasuka, MikoSei'-San, angicat, Megdelfia, Shoto31, , EternityDream, Kyouya-Gaobu, LOVEMANGAANDDRARRY, katakumine, griffontard, Shin no panda, AkiHime20, Luciane Fernandes, Haku132, Kurikaa, Yuukitsune, raysuka, , marjo1607, Just-Sky, Amber Woods, SenseiFujuki, Coton-de-Loup, kyona-saye, Linola, Kiriho, keina1808, Koyukii-chan, Nobuca, La mangeuse de livre, Mliaa, Annoying Sublime Flower, Claraseth, Susukara, Oshurei, Nadeshiko666, Tsuki Banritt, Enelica, Walarisse, Lokasena, Judy1997, Cynthia Dossat, Lyraneko, Lilia Cristal Ramos, Hikari0005, prigentenora, DarkMoonOfShadow, Yuiu, tsuna1610, mangamanie, angel-944, Fannonyme, FionaTouki, akaisafire137, Mlo78, Solane Helsalrogo, Sora and Roxas, Ches134, , .1996, mahon5971, FunestiNoctu121, Aqualyne, Selena Psycho, Yuki4869 aka Maja, Sasam Moon, Blakotaku, lobalunallena, hneen898, Cosmos Asma, Plume d'Akusa, Minihold, La-flemmance, jukiji, neko-chan pathique, Tsukiyo-chan, sarayberrios2003, Malami-chan, Eve Cross, LyraAraBlack, miko-chan27, Sylosse, Asunaforever3, Cosmos Asma, Manon Hells, Idoray, yoesasu, KokyuShiro Aoi, Aiiwa, Zanna-san, LyraGates, Lesmeal, Assenavira, DaPowaOfNeo et rokamostafa232 pour avoir mis en favoris ou suivre cette fic !

Réponses aux reviewer anonymes :

Guest : Merci pour la review ! Sache très chère que je réponds toujours à mes lecteurs même ceux anonymes ! Bon ok on va dire 95% du temps... J'ai dû louper de le faire une ou deux fois... Honte à moi ! Et moi en relisant ma réponse j'ai été gênée également. J'avais l'impression qu'on pourrait croire que je fais de la fausse modestie. Sache que je suis touchée par tes compliments et ceux de tous mes lecteurs, mais quelle idée d'embarquer les auteurs du siècle dernier, laissons les reposer en paix xD En tout cas je suis ravie que tu ais autant d'estime dans mes écrits aussi je ferais de mon mieux pour ne pas te décevoir. Là par contre, c'est toi qui me fait bugger... (O/O) C'est un énorme compliment pour un auteur de voir un lecteur qui réagit ainsi à son écrit et d'arriver à lui faire ressentir tout ce que tu as décrit quand on lit ses écrits. Merci pour tes encouragements ! J'ai eu pas mal de panne d'inspiration ces derniers mois (c'est d'ailleurs pour ça qu'il arrive aussi tard!) Bonne lecture !

Aria : Merci pour ta review tant espérée dans ce cas ^^ Non sérieusement je suis heureuse que tu ais passé le cap. Merci pour tous tes compliments. Heureuse que tous mes chapitres sont réussis au point que tu ne puisses en choisir. Moi-même en tant qu'auteure je ne pourrai pas en choisir un. Même si je pourrai citer quelques uns auxquels j'ai pris plus plaisir à écrire ^^ XD je fais aussi pour les fics que je lis ! Fais attention à ne pas trop les relire, sinon tu vas te dégoûter de ma fic... ce que je n'espère pas ! Combien ? Avec celui que je suis en train de poster, je dirais une petit dizaine avant la fin. Et voilà la chapitre tant attendu. J'espère que tu l'apprécieras come tous les autres. Je te souhaite une bonne lecture !

Asuna-imagine : Merci pour la review ! Non c'est vrai mais ça n'a empêché que Tsuna a eut pas mal de difficultés à s'en dépêtrer ! Et crois-moi ce n'est pas fini. La suite est plus bas ! Bonne lecture !

Mayonaise : Je te remercie pour ton commentaire ! Eh oui je suis une sadique ^^ Mais ça va je ne vous ai pas mis en scène un trop gros cliffhanger. Pas contre je ne dirais pas ça pour ce chapitre. Accroches-toi ! Tsuna mêle la mignognitude des enfants et la classe des adultes xD Et G... Bah c'est G ^^ Mais vous inquiétez pas il va finir par s'améliorer. Oui c'est vrai mais en même temps, il a beaucoup de questionnement que ça soit Tsuna ou l'attaque des Verredicci, ou même le bouleversement de tout ce qu'il croyait être vrai. Alors, oui, peut-être que Giotto est un peu passif sur ce coup-là mais, comme pour G, ça va s'améliorer. En ce qui concerne la révélation de la vérité ça va attendre encore un peu tandis que pour la rencontre entre la 1G et la 10G... tu vas bien voir ^^ (Et oui malheureusement...) Merci pour tes encouragements. XD N'oublie pas de dormir quand même. J'espère que tu passeras un bon temps en lisant le prochain chapitre.

Chochocolat : Hey ! Merci pour ton commentaire ! Je suis ravie que le chapitre t'ait plu. Et l'aventure n'est pas finie. XD Je te laisse découvrir tout ça ! Je te souhait une bonne lecture.

Karo : Merci pour la review ! Merci pour le compliment ! Ah ça... Je me pose la même question honnêtement ^^ La suite est arrivée alors je te souhaite une bonne lecture !

Merry : Hey ! Merci pour la review. Je suis contente qu'elle te plaise en tout cas ^^ C'était fait pour ! Dans ce cas je te laisse avec le nouveau alors ^^ je te souhaite de passer un bon moment.

Bon je n'ai rien à ajouter et je pense avoir assez blablaté.

Enjoy !

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Tsuna hocha la tête.

-Dans ce cas, restez derrière moi. Ces hommes en ont près votre vie. Ils ne doivent ni y arriver ni à mettre la main sur vos anneaux Vongola. Oui, interrompit-il en voyant le Primo ouvrir la bouche, un regard ébahi sur le visage, oui je connais la nature de vos anneaux. Mais je vous jure de tout vous dire, alors d'ici là, prenez vos questions en patience. (...)

-Tu pourrais au moins nous dire ton véritable prénom ! « Tsuna » n'est pas le vrai, non ?(...)

-(…) Mais si vous insistez, sachez que mon nom, celui que ma mère m'a donné à ma naissance, est Tsunayoshi.

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Chapter 50 : Premier contact.

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

-Tsunayoshi ? répéta Giotto, pour être certain d'avoir bien entendu.

Le plus jeune hocha la tête.

-Pas de nom de famille ? renchérit Alaude.

-Le nom de famille de mon paternel ne vous dira rien. Quant au nom qui m'a été accordé il y a quelque mois risque fort de vous étonner : vous auriez plus de questions. Et je préfère les éviter pour l'instant. Nous avons mieux à faire.

Sur ces mots, Tsuna leur indiqua de les suivre, remettant la capuche et s'engouffra dans les ruelles, la première génération sur ses talons. Pendant plusieurs minutes, ils ne virent plus personne, mais entendaient parfois les claquements de semelles sur la pierre pavée. Soudain Tsuna s'arrêta une demi-seconde avant de tourner vers une ruelle à sa gauche. Giotto avait remarqué que ce n'était pas la première fois qu'il agissait ainsi et cela l'intriguait au possible. Quand il jeta un coup d'œil par dessus son épaule, il put voir un groupe d'hommes derrière eux qui arrivait non pas de la ruelle opposée mais d'une ruelle plus haute, tandis qu'un autre groupe débarquait de celle qu'il venait de quitter. Si Tsuna avait emprunté la rue à leur droite, ils auraient été pris en tenaille entre les deux groupes d'individus !

Giotto reporta son regard sur le dos de leur jeune guide de la journée, croisant pendant une demi-seconde le regard d'Alaude qui avait lui aussi remarqué la situation la situation dans laquelle ils avaient failli être empêtrés, avant que les yeux de son gardien du Nuage ne devinrent des feintes.

Comment Tsuna avait-il su ? Connaissait-il ces hommes ? Connaissait-il leur mode opératoire ou leurs stratégies ? Était-ce pour cela qu'il arrivait à les éviter sans hésiter la moindre seconde ? Étaient-ils ses ennemis ? Ou bien avait-il une sorte de sens développé, un peu à la manière de Deamon ou de son Hyper-Intuition ou repérer les forces de ses adversaires ? Cette explication pourrait se tenir s'il mettait en parallèle sa fuite dans la forêt quand il essayait de leur échapper... Mais cela ne pouvait pas être possible. Il n'avait jamais rencontré personne qui possédait le même sens inné que lui. Il pensait avoir été le seul. N'était-ce pas le cas ?...

A cet instant, Giotto était frustré d'avoir fait la promesse avant poser ses questions. Deamon et Alaude avaient raison : le plus jeune devenait de plus en plus intéressant et il avait beaucoup de question à lui poser.

-Merda...

Giotto regarda Tsuna qui s'était arrêté devant un carrefour, sur son visage une expression inquiète était figé. Il n'avait encore jamais entendu Tsuna jurer, sans compter que le mot vulgaire sonnait différemment par rapport à quand G le disait.

-Tsunayoshi ? appela Giotto.

Ce dernier sursauta et se tourna vers le Primo Vongola, une expression surprise peinte sur le visage. Puis il sourit.

-Je vous en prie, Giotto-san, appelez-moi Tsuna. J'ai toujours eu l'impression que mon nom complet était bien trop formel.

Giotto lui retourna le sourire, sentant que la distance qui s'était installée entre eux depuis près de vingt-quatre heures, s'était amoindrie avant de reprendre son sérieux.

-Que se passe-t-il ?

Tsuna se mordit légèrement la lèvre tout en reportant son attention devant lui, comme s'il pouvait sentir que lui seul pouvait percevoir.

-Ne le sentez-vous pas ? Ils deviennent de plus en plus nombreux...

Giotto leva un sourcil étonné avant de se fustiger mentalement. Les événements récents étaient passés tellement rapidement et il avait une nouvelle fois été trop concentré sur les mystères dont étaient entourés Tsuna pour écouter son Hyper-Intuition. Il se rendit d'ailleurs compte qu'il s'agissait de la première fois que le plus jeune faisait référence à son don sensoriel. Se pourrait-il qu'il connaisse son existence ? Se pourrait-il qu'il ait le même ? Giotto secoua la tête pour éviter de digresser encore plus longtemps et se concentra sur son entourage. En effet, il pouvait à présent sentir comme un étau qui se resserrait. Il comprenait ce que cela voulait dire.

-Ils veulent nous piéger, continua-t-il avant de s'exclamer. Ils vont nous piéger !

-Malheureusement... répondit Tsuna. Je voulais au maximum éviter d'entrer en contact mais ça devient difficile.

-Où va-t-on alors ? grommela G, qui n'avait rien perdu de la conversation entre eux deux, tout comme Alaude et Deamon.

A peine avait-il fini de parler que des cris retentirent derrière eux, les faisait tourner la tête dans la direction d'où venait les bruits. Certains hommes, les poursuivant, les avaient rattrapés et se dirigeaient à présent vers eux.

-Attirons-les, décida à toute vitesse Tsuna en recommençant à courir.

Mais ils avaient à peine couru pendant quelques minutes qu'ils firent face à un impasse.

-Merda ! s'exclama G en tapant du poing sur le mur qui les empêchait de continuer avant de faire volte-face et continua. Et maintenant ?

-Maintenant on leur fait face.

-Quoi ? Mais je pensais que tu...

-Les voilà, interrompit Tsuna.

G grogna en direction des hommes qui bientôt se tinrent devant eux. Beaucoup avaient déjà sorti leurs armes, pointant leurs canons sur la première génération, plus particulièrement sur Giotto dont les yeux s'étrécirent. En voyant cela, G sortit son arc de nul part et enflammant son bras, sortit des flèches qu'il arma et se plaça devant son ami. A son mouvement, Deamon fit apparaître sa faux tandis qu'Alaude fit promener une paire de menotte sur son doigts tendu dans un cliquetis sourd et menaçant. Giotto fit enflammer ses gants et son front avant de déclarer d'une voix calme et grave.

-De quelle famiglia venez-vous ? Pourquoi nous pourchassez-vous ?

Il jeta un regard en arrière à Tsuna, espérant que celui-ci ne lui tienne pas rigueur de ces interrogations. A son grand soulagement, Tsuna hocha imperceptiblement la tête. Il avait vu juste : il fallait distraire leur adversaire.

-Les morts n'ont pas besoin de savoir.

-Vous pensez être de taille pour vous mesurez à nous ?

-Pour quelle autre raison vous enfuirez-vous comme des lâches ? rit l'homme.

-Cela s'appelle une retraire stratégique.

-Magnifique stratégie, rit-il de plus belle. Vous êtes coincés, dos à une impasse avec devant vous plus d'un cinquantaine d'ennemis ! Nous avons beau n'avoir que quelques uns qui peuvent utiliser ce pouvoir étrange, nous sommes bien assez contre vous !

-C'était tout ce que je voulais savoir... déclara Tsuna avant de disparaître.

L'homme n'eut pas le temps de s'en étonner avant de se plier en deux de douleur au sol, sous le coup de porté par Tsuna. La troupe réagit alors de façon désordonné à la présence trop proche de l'enfant qui eut alors tout le loisir de repérer tout ceux qui portaient des bagues conductrices de flammes. Ils furent ses prochaines cibles. La première génération n'était pas en reste : alors que Giotto, frappaient un endroit de la nuque pour les envoyer à terre rapidement, G protégeaient son boss en lançant des flèches de flammes de la Tempête, qui s'enfonçaient dans la chair de leurs ennemis, qui hurlèrent de douleur. Deamon emprisonna plusieurs hommes dans ses illusions, et Alaude ne retenaient pas ses coups, comme Tsuna, ciblant plus particulièrement ceux qui possèdent les étranges bagues. Les ennemis voulurent se défendre, mais leur trop grand nombre, les empêchant de bien se mouvoir, contrairement à Tsuna qui évitait avec agilité leurs attaques maladroites.

-Midori tanabiku... Namimori no...

Le chant, aigu dans les airs, suspendit les combats quelques instants. La première génération froncèrent les sourcils face à cette langue étrangère avant de reconnaître le japonais. Aussitôt tout se passa très vite.

Certains de leurs adversaires laissant alors entrevoir toute la terreur que ce chant guilleret leur provoquait, rendant perplexe la première génération, mais aussi certains de leurs ennemis.

-Le démon...

-Le démon arrive !

-Qui ?

-De qui parlez-vous ?

-Fuyez !

-Hibird ? souffla Tsuna en reconnaissant la chanson de Namimori.

-Dai naku shou naku nami ga ii... Tsunayoshi ! Tsunayoshi !

Un petit oiseau ressemblant à une boule de plumes jaunes descendit alors vers Tsuna avant de s'installer sur la capuche de Tsuna. Il picora alors dans le vêtement comme s'il cherchait quelque chose en dessous avant de piailler à nouveau.

-Tsunayoshi trouvé ! Trouvé !

Avant même que les hommes puissent rebrousser chemin, une voix résonna derrière eux, calme et catégorique.

-Je vais vous mordre à mort.

A peine avait-elle été fini d'être prononcée que beaucoup de leurs ennemis se retournèrent paniqués, et de ce fait permettant à la première génération et à leur jeune charge de voir la raison de cette terreur profonde. Un homme d'origine asiatique, des cheveux noirs tombant pratiquement sur ses yeux gris acier lançant présentement des éclairs à la troupe face à lui se tenait au bout de la ruelle, droit et fier. Ses poings étaient refermés sur des tonfas.

Ni Giotto, ni aucun de ses gardiens n'eurent le temps de demander quoique soit que les tonfas furent immédiatement recouvertes de flammes violettes. La première génération assista, surprise par ce nouvel élément, à un déchaînement de violence mais méthodique de la part du nouveau venu. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il avait littéralement massacré leur poursuivants laissant derrière un enchevêtrement de corps inconscients, des bras ou des jambes tordus, les bouches ouvertes en des cris de douleur maintenant silencieux, des ecchymoses parsemant la peau, accompagnées de contusions plus ou moins importantes alors qu'il s'avançait vers eux. Il les toisa froidement, s'arrêtant à quelque mètres de leur groupe. Pendant que ses gardiens gardaient leur posture de défense, Giotto s'adressa à l'homme.

-Merci beaucoup signore. Vous nous...

-Kyouya...

Giotto et les autres tournèrent alors leur attention et leur surprise vers la voix qui n'appartient à personne d'autre que Tsuna. Celui-ci regardait l'asiatique aux yeux gris acier avec un mélange de soulagement et de joie. Avant qu'il ne purent lui demander s'il ne connaissait, leur jeune compagnon se précipita vers le dénommé Kyouya et l'enlaça au niveau de la taille là où, de sa petite taille, ses bras pouvaient l'atteindre.

-Kyouya ! cria Tsuna

Hibari fronça les sourcils, puis tiqua quand le plus jeune osa l'enlacer. Son regard devint polaire sur le regard scrutateur de la première génération qui devient vite horrifié en le voyant lever un des tonfas au-dessus de la tête du plus jeune. Ils allaient l'en empêcher quand la voix de Tsuna retentit à nouveau, suspendant dans le même temps le geste de Hibari.

-Ne refais plus jamais ça ! J'ai cru que je ne reverrai plus jamais aucun d'entre vous !

Les yeux du plus vieux s'écarquillèrent légèrement avant qu'il ne les ferma et prit une légère inspiration laissant son bras et ses épaules retomber. Puis il rouvrit les yeux et parla d'une voix calme. Peut-être trop calme...

-Omnivore, lâche-moi.

Tsuna se tendit, sentant le ton menaçant, embarrassé par sa propre audace. Mais il n'avait pas pu s'en empêcher ! Le fait de revoir un de ses amis après ces derniers jours de stress, d'inquiétude et de tension avait juste fait éclater la bulle dans laquelle il s'était terré pour cacher sa fatigue. Il sentit les larmes qui menaçaient à tout moment de s'échapper de ses yeux. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en Hibari pour sortir de l'embuscade des Verredicci il y a plusieurs jours, mais il n'avait pas été capable de s'empêcher de se demander « et si... »... Il redoutait plus que tout de sous-estimer les Verredicci, futur et passé, et que ses gardiens et la première génération des Vongola en paient le prix. S'il avait confiance en ses gardiens, il n'avait en revanche pas confiance en leurs ennemis et encore moins à la haine que ceux-ci leur portaient.

Lentement, il ferma les yeux pour en chasser l'humidité, avant de desserrer son étreinte, puis de lâcher son gardien du Nuage.

-Désolé... Hibari... Je suis juste... juste très heureux de te revoir sain et sauf.

L'homme taciturne regarda le plus jeune de son regard de glace avant de grogner en rangeant ses tonfas.

-Ce n'était que des herbivores. Je les ai tous mordus à mort.

-Non ! Je veux dire, oui je sais bien... Mais Yamamoto et toi étiez devant et je ne me souviens que nous avions été attaqué à notre tour... Donc qu'ils avaient réussi à vous passer... Alors j'ai crains le pire et...

-Étaient nombreux, expliqua Hibaru succinctement.

-Je comprend, soupira Tsuna en fronçant les yeux. Pardon d'avoir douté, Hibari...

Hibari profita de ce moment pour analyser l'apparence de Tsuna, de la tête au pied. Il pouvait voir que l'enfant était penché légèrement sur le côté, sûrement dû à la blessure par balle qu'il avait reçu peu avant qu'ils ne se séparent, mais d'après le langage du corps, la blessure n'était plus qu'une simple gêne. Il fronça les sourcils par contre en voyant les cernes sous les yeux de Tsuna, son visage étrangement pâle ainsi que la tension au niveau de ses épaules. Il leva les yeux pour la première fois vers les gardiens Vongola. Il savait pertinemment que Tsuna avait été en compagnie avec la première génération au cours de ses derniers jours, et connaissant le plus jeune, il avait compris que ce dernier avait dû essayer de cacher le plus de choses possible aux Vongola de cette époque. Le Primo Vongola dût comprendre la raison du regard de Hibari car ses yeux se baissèrent en signe de regret. Il ne fallut pas plus d'aveu pour l'ancien préfet. Ceci dit, les réprimandes devaient attendre. Il regarda d'un œil avisé la légère pliure des vêtements de Tsuna au niveau de son avant-bras droit où il savait qu'il cachait son coup-lettre.

-Tu as d'autres armes, omnivore ?

Tsuna leva un sourcil.

-Tu veux dire à part le coupe-lettre ? Non.

Hibari lui jeta un coup d'œil interrogateur.

-Je les avais passé à Hayato avant qu'on ne soit séparé, rappela-t-il.

Hibari hocha silencieusement la tête. Puis il tourna la tête vers le début de la ruelle avant de revenir vers Tsuna.

-Vous feriez mieux de partir. D'autres arrivent.

-Quoi ? s'exclama Tsuna. Tu ne viens pas avec nous ?

-Je dois les mordre à mort.

-Mais...

-Omnivore.

Tsuna grimaça devant le ton autoritaire de Hibari avant de soupirer.

-Très bien. Dis-moi au moins si les autres vont bien. Et Lambo ! Comment va Lambo ?!

Hibari garda le silence avant de répondre.

-Les herbivores sont résistants, tu dois le savoir. Quant à cet herbivore... il a été celui que je voulais plus mordre à mort avec l'herbivore argenté.

Tsuna leva un sourcil en entendant cela. Lambo énerverait Hibari ? Bon cela n'était pas nouveau mais généralement Lambo avait bien trop peur du fier gardien du Nuage pour se risquer à provoquer sa colère ou même son irritation. Il se demandait bien ce qui avait poussé son gardien de la Foudre à énerver Hibari. Sans espérer avoir des réponses tout de suite, Tsuna fit signe à la première génération de le suivre. Et, passant devant le japonais, il murmura comme s'il avait peur de la réponse.

-On se retrouvera ?

Après lui avoir jeté un coup d'œil, Hibari soupira.

-On a toujours su où tu étais, omnivore. Pourquoi crois-tu que les ennuis ne se sont pas approchés du manoir Vongola jusqu'à aujourd'hui ?

Tsuna sourit alors.

-Je me doutais bien que vous n'étiez pas restés les bras croisés... Continuez à protéger la première génération.

Hibari lui jeta un regard intrigué, mais Tsuna ne le releva pas et se tourna vers la première génération.

-Nous devons y aller, plus nous tardons, plus nous en aurons à nos trousses.

Giotto jeta un regard équivoque à Hibari, tandis que les autres gardiens ne se dérangeaient pas pour montrer leur méfiance. Puis il se tourna vers Tsuna.

-Les questions seront pour plus tard, n'est-ce pas ?

-Exactement, répondit Tsuna avec reconnaissance

Giotto acquiesça et passant devant Hibari avec un hochement de tête pour le remercier de son aide encore une fois. Tsuna accompagna Giotto, G et Deamon jusqu'au bout de la ruelle. Seul Alaude resta ne retrait, ne quitta pas des yeux Hibari qui avait croisé les bras et le toisait à sa manière. Au bout de quelques secondes, Alaude fit quelques pas pour rejoindre les autres.

-Carnivore.

Alaude s'arrêta à la hauteur de l'asiatique et se tourna vers lui.

-Est-ce à moi que tu t'adresses ?

-Protégez-le.

Alaude leva un sourcil. Il n'avait pas besoin de demander qui ils devaient protéger.

Cet homme lui ressemblait beaucoup. Il avait bien vu les similitudes de loin mais de près elles étaient encore plus flagrantes. Il n'avait pas manqué non plus les coups d'œil interrogateurs de ses homologues quand Tsuna et Hibari parlaient et n'avait pas daigné réagir. Ils étaient à peu près du même âge, le dénommé Hibari avait cependant des traits plus fins, des yeux plus étroits et la couleur de ses pupilles semblait plus sombre que les siennes. Sans oublier que ses cheveux étaient noirs. Mais à part ces légers détails, ils partageaient la même coupe, le même visage arborant la même expression dure et froide, les mêmes mimiques et le même goût pour les petits phrases, usant le moins possible de la parole. C'était peut-être pour ça qu'il l'avait remarqué...

Quand l'enfant... Tsuna l'avait enlacé, il avait pu voir l'énervement et le choc de ce contact -apparemment ils partageaient aussi ce goût pour le respect de leur espace vital- mais également la pointe de soulagement. Était-ce parce que l'enfant était sain et sauf ? Considérant l'état dans lequel ils avaient rencontré l'enfant, cela était bien possible. Ou était-ce le fait d'être arrivé à temps ? Encore possible. Mais quand l'homme avait regardé et, de toutes évidences, avait remarqué les mêmes signes de fatigue et de tension chez l'enfant que la femme de Leonte Camel, une petite leur de colère s'était allumée ainsi qu'une autre lueur qu'Alaude n'avait pas réussi à déchiffrer tant elle avait été rapide à être masquée. Colère contre eux ? Ou contre les hommes qui les poursuivaient ? Alaude n'aurait su le dire. Néanmoins, il pouvait voir que l'enfant quel qu'il soit, semblait important pour son sosie.

-De quoi devrions-nous le protéger ? demanda l'ancien policier en mettant ses mains dans les poches de son grand manteau noir.

L'homme jeta un coup d'œil aux corps des hommes derrière lui, puis il ferma les yeux quelques millièmes de secondes. Quand il les rouvrit, son regard était presque défiant, avec une touche d'exaspération.

-De lui-même.

Alaude lui jeta un regard interrogateur. Il s'était attendu à beaucoup de réponses, mais certainement pas à celle-ci. Mais il n'eut pas le temps de demander des précisions que Giotto l'appela, lui intimant de se dépêcher. N'ajoutant rien de plus, Alaude salua d'un signe de tête, acceptant la requête de Hibari, avant de s'éloigner. L'asiatique les regarda s'éloigner, les yeux perdus dans le vide repensant aux dernières paroles de Tsuna. Ses yeux s'étrécirent avant de se tourner vers l'entrée de l'impasse d'où il pouvait entendre les bruits que faisaient les Verredicci, s'engageant dans les ruelles proches. Calmement il marcha jusqu'à l'intersection, barrant de passage et protégeant la voie qu'avaient emprunté Tsuna et la première génération.

Ces derniers couraient en direction de l'entrée de la ville où les attendait leur véhicule ainsi qu'une petite poignée des hommes Vongolas qu'ils avaient laissé. Tsuna pouvait sentir le poids du regard de la première génération sur son dos suite à la rencontre impromptue de Hibari mais particulièrement celui d'Alaude. Il ne savait pas ce que les deux hommes pouvaient s'être dit, mais il pouvait être certain par contre d'une chose : il ne saurait rien avant que l'un deux ne se décide à parler de leur propre chef. Ce qui pourrait être jamais. Ces deux-là se ressemblaient bien trop...

Ils couraient depuis quelques minutes quand ils entendirent à nouveau des bruits de combat. Plus exactement des bruits de métal frappant contre du métal et sifflant dans l'air parvinrent à leurs oreilles puis les cris et grognements de douleur, venant de deux rues à quelques mètres devant eux. Sans hésiter, ils se précipitèrent sur la ruelle et arrivé à l'intersection, ils se retrouvèrent dans une petite cour avec l'alcôve d'un puit. Mais le spectacle ahurissant auquel ils étaient en train d'assister était bien plus admirable et dans le même temps bien plus effrayant qu'un banal puit.

Un homme dans la vingtaine, grand et élancé aux cheveux noirs ébouriffés se trouvait au milieu d'un groupe d'homme habillés en costume noir. L'homme au milieu ne semblait pas effrayé, au contraire et maniait son sabre avec une dextérité et une élégance sûre, prouvant qu'il utilisait cette arme depuis des années voire même sa jeunesse. Mais plusieurs choses intriguait la première génération.

Tout d'abord ses attaques semblaient générer des vagues d'eau qui se déferlaient sur ses adversaires ou paraient négligemment les quelques attaques que ses ennemis parvenaient à lui porter. Ils pouvaient sans aucun doute sentir des flammes de la pluie sortir du sabre que tenait l'homme, tranchant dans la chair de l'ennemi et découpant avec précisions les armes que ceux-ci tenaient, ne faisant clairement pas le poids face à l'expérience de l'homme. Ensuite, l'expression dure et froide qu'arborait l'homme, quand il tranchait les tendons et /ou les membres de ceux qui se tenaient devant lui, même si cela devait résulter en plusieurs éclaboussures de sang sur ses propres vêtements ou même quelques gouttes sur son visage, sans qu'il ne tiqua, montrait qu'il venait d'un monde où la violence et le sang se mêlait souvent. Ils avaient déjà vu des hommes ressemblant à ce genre de personnage, prêt à tout pour arriver à leur fin : des tueurs à gage. Ils ne pouvaient pas attester que cet homme en était un, mais son expression était tout sauf amicale. Enfin le troisième point...

Que faisait Asari dans cette ville ?!

Car oui, l'homme ressemblait trait pour trait à Asari. Mis à part ses cheveux, un peu plus longs, et ses yeux marrons clairs, il maniait le sabre avec la même élégance que le gardien de la Pluie de la première génération. Et la confusion pouvait se voir facilement sur leur visage.

-Asari ? ne put s'empêcher de s'exclamer G, surpris.

-Takeshi ! s'écria Tsuna avec la même surprise avec cependant une note plus enjouée dans la voix.

A son cri, l'homme se tourna vers eux, une expression étonnée sur le visage. De toutes évidence il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un l'appelle par son prénom au milieu de ce carnage. Puis ses yeux tombèrent sur le plus jeune du groupe et son visage s'illumina, ses lèvres s'étirèrent en un sourire éblouissant tandis que ses yeux se fermèrent sur ses pupilles pétillantes de joie.

-Tsuna !

Giotto et ses gardiens tournèrent leur regard vers Tsuna un instant, surpris de voir un autres de ses compagnons. Au final cette visite portait ses fruits. Soudain derrière Yamamoto, trois hommes tentèrent de l'attaquer par derrière. Mais celui-i les sentit et, instinctivement, se retourna, parant avec son Shigure Kintoki. Par dessous la lame, il leur jeta un regard étincelant avant de repousser leurs attaques et faisant apparaître trois épées courtes baignées par des flammes de la Pluie pour briser les armes de ses adversaires. Il enchaîna alors de nouveau avec son Shigure Kintoki pour blesser les hommes et les envoyer à terre, anéantissant ainsi les derniers mafieux. Enfin débarrassé, Yamamoto se retourna derechef vers la première génération et envoya un grand sourire à Tsuna. Avant même que celui ne put dire quoi que ce soit, ce dernier fut alors envoyé à terre par une masse au poil blanc et rouge fauve avant d'éclater de rire.

Giotto et ses gardiens virent un grand chien, qui ne ressemblait à aucune race qu'il avait déjà pu rencontrer qui s'était hissé sur ses pattes arrière, les pattes de devant sur le torse de Tsuna et lui léchait allègrement le visage, la queue touffue, balayant l'air avec frénésie en enthousiasme. Mais cela aurait pu être normal si de ses oreilles des flammes de la pluie ne s'échappaient pas...

-Du calme, Jiro ! rit Tsuna en se redressant avant de caresser allègrement le canin. Moi aussi je suis content de vous revoir !

Alaude, put voir que le dénommé Takeshi profita de cette distraction pour nettoyer son visage les perles de sang de ses ennemis avant de les rejoindre le visage enjoué, une lueur soulagée dans son regard.

-Crois-moi, tu n'es pas le seul, rit-il avec exubérance, rendant la première génération interdite devant ce changement d'ambiance autour de l'épéiste.

A ces mots, quelque chose passa à toute vitesse passa sous le nez de la première génération avant de remonter en flèche puis de redescendre plus en douceur vers Tsuna. Sous les yeux médusés de la première génération, une magnifique hirondelle sautillait, guillerette, sur l'épaule du plus jeune, tout le plumage noire et blanc recouvert de flammes de la Pluie. Tsuna regarda avec douceur l'oiseau et caressa du bout des doigts l'oiseau qui se laissa cajoler, avant de s'envoler à nouveau, quand le chien aboya pour demander à nouveau des caresses et se posa sur le doigt tendu de Yamamoto. Tsuna lui adressa un regard heureux.

-C'est bon de te revoir, Tsuna, sourit Yamamoto.

Sur ces mots, il s'agenouilla à demi devant lui et écartant un peu Jiro, il le prit dans ses bras, un grand sourire sur ses lèvres. Sans aucune hésitation, Tsuna accepta son embrasse, et la lui retourna, trop heureux de revoir un autre membre de sa famille, Plus il sentit ce que Yamamoto faisait, il laissa faire quelques instant, les yeux à demi ouverts avant de se ressaisir et de s'exclamer gentiment.

-Pas plus, s'il te plaît Takeshi... J'ai envie de rester alerte.

Aussitôt Yamamoto arrêta le flot de flammes de la Pluie, garda quelques secondes l'enfant contre lui et l'éloigna pour se gratter la nuque, un peu gêné.

-Désolé, je ne voulais pas aller jusqu'à ce point. Est-ce que tu te sens mieux malgré tout ?

-En fait oui, sourit Tsuna. Je me sens beaucoup moins sur les nerfs. Merci Takeshi.

-Y a pas de quoi, Tsuna, sourit à son tour Yamamoto avant d' 'aider Tsuna à se relever sous les aboiements joyeux de Jiro, avant de se tourner vers la première génération. Vous êtes les Vongola de la... Enfin peu importe. Ravi de vous rencontrer. Je suis Yamamoto Takeshi. Ou plutôt Takeshi Yamamoto... Je suis le gar...

-Takeshi, intervint Tsuna, l'interrompant. Ils ne savent rien encore.

-Oh... Je pensais que s'ils étaient là, tu leur avais parlé de... Bah pas grave. Je suis honoré e vous rencontrer. Je suis un ami de Tsuna.

-Nous de même, acquiesça Giotto, qui malgré l'intervention de Tsuna, pouvait sentir que l'homme disait la vérité. Je dois avouer être surpris... Je ne savais pas rencontrer un aussi bon épéiste dans notre territoire. Êtes-vous un tueur à gage ?

-Non, même si j'ai été entraîné par plusieurs d'entre eux. Mes mentors ont l'habitude dire que je devrais bon dans ce domaine malgré tout.

-Takeshi, je n'aime pas quand tu prends la vie des autres, se désola le plus jeune. Étais-tu vraiment obligé... ?

-Désolé Tsuna, s'excusa Yamamoto en le regardant tristement. Mais ils n'auraient pas hésité à te tuer toi et tous ceux qui t'accompagnent. Je préfère largement avoir leur sang sur mes mains que le tien...

-Je sais... soupira Tsuna. Tu me l'as déjà dit et crois-moi je le comprend... Mais pourrais-tu essayer de ne pas le faire ?

Yamamoto sourit pour rassurer son ami avant de hocher la tête.

-Tu sais très bien que je respecte la vie d'autrui plus que tout. Je ne le ferais qu'en cas d'extrême nécessité. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, vous devriez faire attention, signore Giotto, déclara-t-il en se tournant vers le boss des Vongola. Vous n'auriez pas dû annoncer ainsi votre sortie. Si ces hommes sont aussi bien organisés et qu'ils ont aussi bien analysé votre fuite, c'est que vous aviez annoncé votre venue et ont pu étudier le terrain. Soyez plus discrets à l'avenir.

Un tic nerveux agita un instant le coin des lèvres de Giotto, tandis que G passa une main derrière sa nuque inquiet. Tsuna ferma les yeux, ne déclarant rien. Yamamoto les regarda pendant un court instant avant que ses yeux ne s'étrécirent.

-Ne me dîtes pas... que c'est ce que vous aviez prévu ?

-Takeshi... prévint Tsuna, d'une voix basse.

Le sous-nommé se força à respirer et ferma les yeux afin de calmer légèrement la colère qui montait doucement en lui mais cela n'eut pas l'effet escompté.

-Vous rendez-vous compte qu'en faisant ceci vous avez exposé les habitants de cette ville au danger ? Que vous avez exposé Tsuna au danger également ? Ces hommes ne reculent devant rien pour obtenir ce qu'ils veulent. Et ils veulent votre mort. Vous...

Soudain, Yamamoto se tut, il regardait Giotto et ses gardiens avec incertitude et choc.

-Attendez... Vous avez planifié que Tsuna jouerait les appâts ? Vous vouliez...

-Takeshi, ça suffit. Je l'ai accepté en mon âme et conscience. Ne leur jette pas le blâme.

-Ça ne change rien ! s'exclama le gardien de la Pluie, une expression sombre de nouveau sur son visage. Ils veulent te tuer aussi Tsuna ! Je ne compte même plus les tentatives d'assassinat qu'ils ont...

-Takeshi.

La voix de Tsuna, calme, résonna malgré tout plus clairement que celle de Yamamoto qui se tut immédiatement. L'hirondelle se percha sur l'épale de Yamamoto puis ne bougea plus. Le chien, Jiro, quant à lui s'assit près de son maître, n'osant même plus remuer la queue. Tous deux avaient sentit l'inquiétude et la nervosité de leur maître et compatissaient pleinement. Tsuna regarda avec intensité son ami avant de soupirer.

-Crois-moi Takeshi. J'aurais moi-même préféré que cela se passe autrement. Les décisions qui ont été prises ne peuvent cependant pas être changé. Mais il n'est pas trop tard pour éviter une catastrophe. Si j'avais refusé de les suivre et de jouer les appâts, je n'aurais pas été en mesure de les aider et peut-être que nos ennemis auraient atteint leur but. Or, vu que je suis là, je peux essayer d'arranger les choses, comme toi et Hibari le faîtes également. D'ailleurs vous n'êtes que deux ?

Yamamoto regarda Tsuna fermement avant de soupirer puis de répondre.

-Non, Chrome est en ville également. Elle doit sûrement empêcher vos poursuivants de sortir de la ville jusqu'à que les Vindice ne viennent. Très bien, Tsuna. Tu es le plus à même à savoir ce qu'il convient de faire au regard de la première génération. Si tu penses que c'est le mieux, je te suivrai. Mais je t'en prie, fais attentions à toi...

Tsuna hocha la tête distraitement, soudainement perdu dans ses pensées. Yamamoto se tourna vers Giotto et les autres qui avaient regardé, attentifs, aux comportements des deux japonais. De toutes évidences, ils se connaissaient très bien.

-Cela vaut aussi pour vous également. Vous ne connaissez pas ces ennemis , contrairement à Tsuna, alors soyez davantage sur vos gardes. Mais surtout... il s'arrêta quelques instant, jetant un regard en biais à son ami, avant de revenir vers eux et de chuchoter d'une voix basse. Faîtes attention pour lui. Tsuna a tendance à faire plus que ce qu'il ne devrait et à oublier son propre état. Particulièrement pour ceux qu'il tient en son estime et qui lui sont chers.

Il se redressa légèrement, laissant la première génération réfléchir, avant de soupirer.

-Vous avez de la chance que je sois un peu plus compréhensif que les autres... Je vous jure que si jamais Hayato savait ce qu'il se passait, il...

-Il ne le saura pas, Takeshi, déclara d'un ton final Tsuna.

Yamamoto grimaça légèrement avant de se gratter la nuque d'un air gêné.

-Très bien, je ne lui dirai rien... Mais tu sais comme moi que Hayato est intelligent. Il comprendra d'une manière ou d'une autre, s'il ne l'a pas déjà compris. Et la meilleure manière par laquelle il puisse l'apprendre est par toi, Tsuna.

-Je lui en toucherai un mot quand je le verrai... Dis-moi, les Vindice sont en ville ?

-Les Vendice ? Eh bien... je ne pense pas qu'ils soient ici, en ville. Pas encore en tout cas. Cela dit, d'après les autres, ils ne sont pas très heureux de ce qui est en train de se passer... Ce qu'ils font depuis des semaines met en danger les civils, après tout, dit-il en appuyant le « il » d'un petit coup de pied à l'un des hommes inconscient au sol. Pourquoi tu poses la question ?

-Je pense m'allier avec eux.

Un silence accueillit les paroles de Tsuna.

-Je te demande pardon ? s'exclama Giotto, pensant avoir mal compris.

-Euh, Tsuna ? On parle des Vindice... Ils ne s'allient avec personne. Ils sont impartiaux et ne s'intéressent à personne d'autre qu'à eux et leur propre objectif. Ils...

-Je sais ce qu'il font Takeshi, déclara Tsuna, interrompant une nouvelle fois son ami avec douceur, je sais ce qu'ils font et comment leur groupe est formé. Étant à l'origine des lois mafieuses, tous ceux qui les transgressent sont enfermés dans leur prison, à Vendicare. Et je connais aussi leur but. Vous me l'avez déjà raconté. Mais les Vindice ont le même objectif que nous au final. Ils veulent que le monde de la mafia reste dans l'ombre, mais nos ennemis menacent de le dévoiler. Les Vindice n'accepteront jamais cela. Je sais, déclara-t-il d'une voix forte en voyant Yamamoto ouvrir la bouche, que c'est dangereux et que nous ne pourrons pas accorder une trop grande confiance en eux, mais les Vindice peuvent se révéler des alliées potentiels et précieux. Or, nous savons que nous en avons besoin.

-Je comprend, acquiesça Yamamoto, et tu as raison. Les Vindice pourraient trouver leur compte en s'alliant avec nous. Mais je pensais que tu ne voulais pas que nous nous révélions dans cette... ici ?

-Je pense que notre discrétion ne sert plus à rien, grimaça Tsuna. Je vais tout révéler à la première génération, nos ennemis savent que nous sommes là et si nous voulons pouvoir changer ce bazar, ils nous faut des alliés. Rester cachés ne nous portera que des préjudices.

Yamamoto hocha la tête.

-On fera comme tu dis alors. Veux-tu qu'on initie le contact avec les Vindice si jamais on les croise avant toi ?

-Pensez-vous sérieusement faire une alliance avec eux ? s'étonna Giotto.

-Croyez-moi, plus on est contre nos ennemis mieux cela vaudra, déclara Tsuna d'un ton détaché. Il ne faut pas que nous hésitions, sinon il y a de bonnes chances que nous subissions de grosses pertes. Si jamais vous croisez les Vindice, Takeshi, faîtes leur savoir que je veux leur parler, pas plus... et faîte en sorte que Mukuro ne soit pas seul avec eux... et sans que lui ne sache que j'ai donné cette consigne...

Yamamoto eut un grand sourire compréhensif, hochant la tête une nouvelle fois.

-Pas de soucis j'en prends note. Maintenant, vous feriez mieux de partir. Plus longtemps vous resterez ici plus vous serez en danger. Je vais les retenir.

Tsuna regarda Takeshi qui lui adressa un sourire éblouissant.

-T'inquiète pas Tsuna. On se reverra bientôt ! Et je dirais à tout le monde que tu vas bien.

Le plus jeune hésita avant de hocher la tête. Il se tourna vers la première génération.

-Suivez-moi.

-Tu comptes nous faire balader encore longtemps comme ça ? s'exaspéra G.

-G, on a fait une promesse, claqua la voix dure du Primo.

-Mais on se fait mener à la baguette par un gamin, Giotto !

-Même si c'était le cas, nous pouvons rien faire de plus, n'est-ce pas ? Alors prends sur toi G. Tsuna nous expliquera tout.

Tsuna regarda le Primo pendant qu'il parlait à son bras droit avant de parler d'une voix neutre.

-Je me demandais bien pourquoi vous vous laissiez faire depuis un moment... Vous êtes en train de regarder les interactions avec mes amis ainsi que la façon dont je procède envers une menace. Vous avez compris quelque chose, je me trompe, signore Giotto ?

Le regard bleu du boss des Vongola se planta dans celui chocolat de Tsuna. Il resta silencieux avant de se tourner entièrement vers le plus jeune.

-Tu es le boss d'une famiglia. La façon dont tu te tiens, te bats, et réagis avec ce Hibari et cet homme montre que tu es habitué à un monde de bataille et de danger et que ces derniers sont tes subordonnés. Cela peut paraître impossible, au vu de ton âge, mais c'est la seule conclusion qui me vient à l'esprit.

Les gardiens de la première génération présents regardaient le plus jeune, le regard de G se faisant encore plus méfiant, et celui de Deamon, plus attentif tandis que Alaude ne trahissait aucune émotion. Yamamoto n'osa pas bouger de peur qu'un geste ne soit interprété de la mauvaise manière. Giotto quant à lui, sentit la tension envahir ses amis aussi continua-t-il.

-Néanmoins, malgré que j'ai compris cela et malgré le danger que tu peux représenter, je n'arrive pas à me méfier de toi...

Il se tut l'espace d'un instant, hésitant sur jusqu'où il pouvait se confier.

-Tu aurais déjà eu plein d'occasion pour me faire du tort, ou plus simplement me tuer... Sans compter que mes sens m'indiquent que tu ne nous veux aucun mal. Je possède l'Hyper-Intuition qui me permet de sentir la sincérité, mais aussi de prévoir les ennuis qui peuvent nous arriver. Et même si elle reste plutôt discrète pour ce qu'il est en train de se passer, malgré tout elle n'a pas cessé de me faire comprendre que nous devrions te faire confiance.

-Giotto... souffla G, éberlué.

-Alors j'attends de voir ce que tu nous réserves, Tsuna, finit Giotto.

Le plus jeune garda le silence pendant quelques instants avant de sourire.

-Il n'est pas simple de se fier aveuglément à des sens qui contredisent ce que nous comprenons et voyons... Je comprends très bien ce que vous ressentez.

Tsuna ignora le regard écarquillé que Giotto arborait à présent et continua.

-Vous avez vu comment je me battais, vous avez vu comment Hibari et Takeshi se comportait avec moi, vous avez vu que je ne vous révélais que ce que j'avais envie de vous dire et vous avez vu que j'étais étroitement mêlé à la mafia, et, qui sait, peut-être à une famiglia ennemie. Pourtant, votre sens, comme vous dîtes, réprime votre méfiance. Il est vrai que je suis un mafieux, tout comme Takeshi et Hibari... Néanmoins je ne suis pas le boss de ma famiglia.

Yamamoto toussa légèrement.

-Euh Tsuna ?

-Je ne suis pas le boss, déclara Tsuna, coupant Yamamoto. Et Takeshi et Hibari ne sont pas mes subordonnés. Ils sont mes amis.

-Je vois, acquiesça Giotto.

Le silence revint alors pour vite être coupé par le rire de Yamamoto

-Vous êtes fort, Primo Vongola. Mais je pense qu'il est vraiment temps que vous partiez ou sinon le piège se referma sur vous.

-En effet. Je te laisse la suite Takeshi.

Sur les paroles, Tsuna commença enfin à courir vers les ruelles, sur ses talons la première génération, qui convint d'un commun accord à laisser de côté leurs questions le temps de sortir de la ville. Takeshi leur adressa un signe de la main avant de s'engouffrer dans le dédale de ruelles à son tour. Tsuna et la première génération coururent très vite ne se parlant pas, finissant enfin d'atteindre les limites de la ville. Ils rejoignirent très vite le véhicule qui les attendait comme prévu près d'une des routes principales. Giotto jeta un regard en arrière, vers la ville encore en vue.

-Ne vous inquiétez pas pour les habitants, Giotto-san.

Giotto se tourna vers Tsuna qui lui adressa un sourire rassurant.

-Mes amis sauront les protéger quoi qu'il arrive. De plus, vous êtes les cibles principales et si vous quittez la ville, ils n'auront plus de raisons de rester longtemps non plus.

-Tes amis sont compétents, en cela je n'ai rien à dire...

-Je le sais, déclara Tsuna tandis que son sourire s'élargit. Je suis bien heureux qu'ils soient à mes côtés.

-Kufufufu... voilà des paroles très encourageantes mon cher Tsunayoshi.

Les hommes, à l'exception de Tsuna, se raidirent en entendant une voix étrangère avant de se retourner une main sur leur arme, tandis que les hommes des Vongola avaient déjà dégainé leur colt et le pointait à présent sur la silhouette assise nonchalamment sur le toit du véhicule. Giotto et ses gardiens furent bouche bée à la vue de son apparence, des cheveux long et violets retenus par un élastique et qui formaient un épis remonté sur l'arrière du crane tandis qu'une raie en zig-zag séparait sa chevelure de chaque côté de son crâne. Mais ce qui les perturba le plus les gardiens de la première génération étaient ses yeux, l'un d'une couleur bleu sombre et l'autre d'un rouge comme le sang et dont la pupille semblait étrangement déformée. Deamon n'eut pas besoin de l'aide de Tsuna pour connaître le nom du nouveau venu. L'homme respirait la puissance, et une assurance digne d'un excellent maître illusionniste. La lueur moqueuse et calme n'enlevait rien à son danger potentiel. Deamon savait que les maîtres étaient connus pour tromper les apparences, parfois jusqu'à se tromper soi-même et il pouvait sentir que l'homme n'avait pas obtenu cette puissance sans que sa vie ne soit tranquille.

-Mukuro ! s'exclama Tsuna, extrêmement surpris, mais soulagé de le voir.

-Et encore un... soupira G. Ils arrivent les un après les autres...

-Oya, oya, mon cher Tsunayoshi, on pourrait croire que tu es heureux de me voir. Dois-je prendre cela comme un signal pour que je prenne possession de ton corps ? Kufufufu...

Tsuna roula des yeux tandis que Giotto ainsi que Deamon regardait le nouveau venu avec méfiance. Ce dernier regardait avec mépris et condescendance les gardes du corps avec leurs armes et renifla d'un air presque désinvolte :

-Vous feriez mieux de pointer ceci loin de moi, je ne serais pas responsable si quelque chose arrivait... Kufufufu...

Tsuna se tourna vers Giotto et sembla lui faire une demande d'un simple regard. Le Primo comprit et fit signe à ses subordonnés de baisser leurs armes. Mukuro en profita pour regarder les membres de la première génération. Son regard passa sur G très vite, il eut un semblant de sourire provocateur à la vue d'Alaude, qui lui répondit par un regard polaire et salua d'un signe de tête le Primo Vongola avant que son regard hétérochrome ne se figea sur Deamon.

-Deamon Spade... quel... honneur...

Tsuna se retint de déglutir en entendant la voix de son gardien du Brouillard.

-Mukuro ! Pas maintenant.

Ce dernier ne fit que peu d'effort pour masquer son mécontentement alors que son regard restait figé sur le gardien du Brouillard de la première génération. Tsuna soupira, exaspéré.

-Sérieusement... On vient à peine de se retrouver et je voudrais déjà que tu sois loin...

-Oya, oya... ce n'est pas très poli de ta part, Tsunayoshi, sourit Mukuro, en arrachant son attention de Deamon, pas le moins du monde attristé, mais amusé.

-Que fais-tu ici, Mukuro ? Takeshi m'a dit que tu ne te trouvais pas en ville...

-Yamamoto Takeshi a annoncé à Chrome que tu te trouvais ici. Elle s'est empressée de nous faire part de cette nouvelle. Et ton chien m'a chargé de te remettre ceci.

Sur ces mots, Mukuro tendait la main vers Tsuna et attendit que celui-ci ne tende la sienne pour lui donner sa bague et sa boîte Vongola à l'abri des regards curieux de la première génération. A peine Tsuna y avait-il jeté un coup d'œil qu'il n'en crut pas ses yeux. Son visage s'éclaira plus ce qu'il ne l'avait fait depuis des jours. Il se jeta dans le bras de Mukuro.

-Merci Mukuro ! Merci !

-Oya, oya... Je demanderai mon dû plus tard... kufufufu.

Une nouvelle fois Tsuna roula des yeux avant de se détacher de son gardien pour mettre la bague à son doigt, mais Mukuro l'arrêta en posant sa main sur celles de Tsuna.

-Peut-être devrais-tu attendre avant de l'exposer au grand jour, Tsunayoshi.

Tsuna suivit son regard pour voir la première génération qui les scrutait sans vergogne. Tsuna adressa un regard rassurant à Mukuro.

-Ce n'est qu'une affaire de temps avant qu'ils ne soient au courant de toute la situation. Il serait mesquin de ma part de leur cacher cela encore maintenant. De plus je ne crois pas que Giotto ne reconnaisse tout de suite la bague.

En effet, alors que la bague de Tsuna était constituée d'une pierre centrale bombée et où les armoiries des Vongola pouvait être vu en transparence, celle de Giotto, en revanche, n'y ressemblait pas. Il s'agissait une bague en grand partie plate, surmonté d'une grande sphère bleu comme la couleur du ciel en son centre, tandis que des pierres taillées en bande ornaient les côtés, reprenant les couleurs de chaque gardien Vongola. Le nom de la famiglia lui-même était inscrit sur l'acier en toute lettres au-dessus et en dessous de la sphère centrale. Il avait pu maintes fois le constater mais il n'arrivait pas à trouver une explication. Il espérait sincèrement que si lui ne reconnaissait pas la bague du Primo, celui-ci ne reconnaisse pas à son tour sa propre bague. Mais il tourna la bague de sorte à ce que les armoiries ne soient pas tout de suite identifiables. Mukuro hocha la tête imperceptiblement, approuvant l'argument de Tsuna. Puis il plongea sa main dans une de ses poches et en sortit sa boite Vongola. Ses doigts cachant précautionneusement les armoiries de la famiglia, Mukuro alluma sa bague, faisant se tendre la première génération, tandis que Deamon cachait mal son air satisfait et intéressé à la vue de la flamme du Brouillard, si semblable à la sienne, puis il la déversa par le trou de la boîte. Une grande lumière éclaira la clairière, obligeant les spectateurs à se couvrir leurs yeux par leur bras ou leur main pour ne pas être aveuglés. La lumière faiblit jusqu'à s'éteindre et quand ils regardèrent à nouveau Mukuro, ce fut pour voir qu'une grande chouette des neige, entourée par la même lumière que celle des flammes du Brouillard, aux grand yeux violet se percher à présent sur l'épaule de Tsuna. Celui-ci ne semblait pas surpris, mais exaspéré .

-Mukuro...

-Garde-la avec toi, Tsunayoshi. Si jamais il t'arrivait quelque chose, elle pourrait t'apporter du renfort.

-Est-ce vraiment nécessaire, Mukuro ? soupira Tsuna. Nous sommes déjà sortis de la ville et j'ai Natsu avec moi.

-Est-ce que ton animal peut créer des illusions ?

-Dis plutôt garder un œil sur moi. Ce sera plus aisé.

-Oya, oya Tsunayoshi, tu assumes bien vite...

-Bien entendu, déclara Tsuna d'une voix monotone en levant les yeux au ciel. Pourquoi prendre une telle précaution Mukuro ?

Ce dernier lui jeta un regarda malicieux avant de se pencher vers lui et, sans se départir de son sourire, chuchota

-Les mouvements des Verredicci sont imprévisibles... Cette embuscade me paraît étrange et personne ne sait où se trouve le reste de la famiglia. Les autres cherchent en ce moment même dans une de leurs nombreuses planques, mais ce n'est pas très fructueux.

Tsuna réfléchit un moment avant de concéder à la protection de la boîte-arme.

-Très bien mais Mukurowl n'est pas très discret.

A peine ces mots avaient été prononcés que le hibou s'illumina avant de disparaître en fumée. Tsuna pouvait encore sentit la présence de la boite-arme, aussi était-il certain que l'animal ne s'était fait que rendre invisible.

-Tu disais, cher Tsunayoshi ? déclara Mukuro, son éternel sourire satisfait aux lèvres.

Tsuna choisit de ne rien dire et se tourna vers la première génération.

-Allons-y. Nous avons assez perdu de temps.

-Et ton ami ? demanda Giotto. Est-ce qu'il...

Il avait tourné son attention vers Mukuro pour se rendre compte que ce dernier avait disparu. Seul Deamon, qui n'avait pas détourné son regard de son sosie, l'avait vu disparaître sans trop d'artifice, son corps s'évaporant presque instantanément en une fumée qui s'était tout de suite éparpillée. Deamon avait plissé les yeux, comprenant qu'il ne s'était pas trompé. Ce Mukuro était bien un illusionniste.

Tsuna en revanche ne se tourna pas vers l'endroit où s'était tenu Mukuro quelques instants auparavant, habitué aux sorties de son gardien du Brouillard et avait agité une main en l'air, d'une manière lasse.

-Ne vous inquiétez pas, Mukuro ne manque pas... d'originalité pour disparaître comme il l'entend. Ne vous en occupez pas.

Giotto s'apprêta à lui dire quelque avant de se raviser. Il suivit alors Tsuna dans la calèche, bientôt rejoint par ses gardiens. Dès qu'ils furent tous montés, le véhicule partit alors à toute vitesse afin de mettre le plus de distance entre les mafieux et la ville, les cavaliers des hommes de mains de la première génération, en formation autour de celui-ci. Personne n'y parla, chacun assimilant à sa manière les informations tout ce qu'ils avaient appris dans la journée. Tsuna quant à lui réfléchissait à ce qu'il bien pouvoir raconter à la première génération, regardant d'un air distrait l'extérieur. Plus exactement à ce qu'il devait dire ou ne pas dire. Certes il avait promis de tout révéler certains détails ne devaient pas être divulguer avant de préserver la trame de l'espace temps. Et ce fut pour ça qu'il la vit le premier... Une fumée noire s'élevant dans le ciel. Il resta interdit quelques instant avant de se redresser soudainement, surprenant la première génération.

-Non... soupira-t-il catastrophé.

-Signore Giotto ! s'écria un des gardes en apparaissant près de la fenêtre de Tsuna. Une colonne de fumée provient du manoir. Il est attaqué !

-Comment ?! s'alarma Giotto en se redressant à son tour, voulant vérifier par lui-même avant de s'adresser au chauffeur de la calèche. Ivo ! Doublez la cadence. Nous devons arriver avant qu'il ne soit trop tard !

-Si, signore ! répondit-il, invectivant les chevaux peu de temps ensuite, qui s'ébrouèrent avant que le véhicule ne se mit à cahoter sous l'allure rapide.

-Ulisse ! appela Giotto en se penchant légèrement en dehors de la fenêtre. Toi et les autres vous foncez là-bas et vous aidez ceux que vous pouvez aider !

-Mais signore Giotto...

-Allez-y c'est un ordre ! rugit Giotto en ne laissant place à aucun argument.

-T... Très bien signore !

G regarda la demi-dizaine de cavaliers foncer au galop vers l'origine de la fumée avant de faire remarquer :

-Peut-être que ça aurait été plus prudent de les garder près de toi Giotto... Qui sait si ces ennemis ne nous attaqueraient pas encore sur le chemin.

-Peut-être, mais par leur plus grande vitesse, ils pourraient arriver plus vite sur les lieux et aider plus rapidement mes hommes blessés là-bas.

-Une frappe préventive avant notre arrivée pour redonner du courage à nos hommes, ajouta Alaude en fermant les yeux.

-Sans compter que cela pourrait également faire paniquer l'autre camp quel qu'il soit, en voyant les gardes censés être les gardiens Vongola arriver aussi tôt.

Giotto hocha la tête en forme d'assentiment, tandis que G haussa les épaules, avant que son regard ne se perde sur la colonne de fumée.

-J'espère juste que Lampo, Knuckle et Asari vont bien...

-Je vous prie de me pardonner, Giotto-san...

Ce dernier baissa la tête vers Tsuna découvrant le visage empreint de culpabilité du plus jeune.

-J'aurais dû le prévoir... Ils m'ont eu...

-Que veux-tu dire ? Tu sais qui attaques notre manoir ? demanda G d'un ton dur.

-Les mêmes personnes qui nous ont pourchassé en ville, n'est-ce pas ? devina Alaude.

-La même famiglia en tout cas, concéda Tsuna, avant de soupirer. Je trouvais cela étrange que leur boss ne soit pas là-bas, mais de toute évidence, il avait prévu que nous tombions dans leurs pièges.

-Explique, ordonna Alaude.

Tsuna leva un regard furibond vers le gardien du Nuage, mais expliqua tout de même.

-L'attaque en ville n'était qu'un rouage dans leur plan. Une simple étape. Si jamais vous étiez capturés, tant mieux pour eux, mais ils avaient dès le début prévu d'attaquer votre manoir quand vous seriez absent, et s'attaquer au reste de vos hommes. Ainsi dans le cas où vous seriez capturés en ville il ne restait qu'à s'en prendre au reste de la famiglia. Les Vongola auraient été rayé de la liste de la mafia. Dans le cas où vous auriez échappé à leurs homme en ville... ça n'aurait pas été un grand échec puisque votre point de retraire, votre manoir, serait entre leurs mains.

-Mais... commença Giotto.

-Mais vous aviez laissé des gardiens là-bas, souligna Tsuna. Je suis certain que leur plan a quelque peu été retardé, car je suis certain que Lampo-san, Asari-san et Knuckle-san ont opposé de la résistance et mené vos hommes contre les attaquants. Je suis également certain que vos gardiens n'ont pas été capturés.

Il n'osa pas imaginer ce qui pourrait arriver si jamais cela était le cas. Non seulement cela changerait l'avenir au complet, mais il ne savait pas ce qui pourrait arriver au pouvoir des bagues de ses propres gardiens, si jamais celles de leur prédécesseurs tombaient entre de mauvaises mains.

-Comment le sais-tu ?

-Je ne peux pas en être sûr, grimaça Tsuna. Mais disons que je l'espère très fortement... Je m'en voudrais beaucoup s'il leur arrivait quelque chose et cela vaut pour vous aussi.

Il y eut un silence abasourdi avant que Giotto ne parle à nouveau.

-Pourquoi t'impliques-tu autant, Tsuna ? Tout ce que tu viens de dire... le fait de te pardonner ou non... Tu n'es en aucun responsable de tout ce qu'il se passe.

Tsuna resta silencieux puis reprit, sa voix n'étant plus qu'un souffle.

-Il n'était pas en ville... J'aurais dû m'en douter...

-Qui ? demanda Deamon, piqué d'intérêt.

Cette fois, Tsuna ne répondit pas, trop occupé à regarder la colonne de fumé monter dans le ciel coloré d'orange et de mauve. "Où te caches-tu, Alessandro Verredicci ?"


La calèche s'arrêta devant le manoir Vongola et les gardiens sortirent très vite de leur véhicule pour constater les dégâts.

Des débris du bâtiment jonchaient sur le chemin de gravier tandis que la moitié du hall d'entrée était effondré. Heureusement cela ne condamnait pas le passage du bâtiment d'où ils pouvaient entendre des bruits de combats, mais beaucoup moins qu'ils ne s'étaient attendus. La colonne de fumée qu'ils avaient aperçu sur le chemin provenaient en fait de l'aile ouest où le feu faisait encore des ravages. Au grand soulagement de Giotto et de G, il s'agissait de l'aile opposé au bureau du boss des Vongola, aussi cela voudrait dire qu'aucun papier important ne pourraient avoir péri par le feu et vraisemblablement qu'aucun ennemi n'avaient réussi à y pénétrer. Plusieurs fenêtres avait été brisées sur la façade. Les jardins au niveau de la cour intérieur avaient été quelque peu peu saccagés et Giotto ne pouvait qu'être affligé pour leur équipe de jardiniers. Alaude regarda, lui, les corps des hommes sans vie pour la plus grande majorité sans vie, les autres inconscients ou sanguinolents, qui se trouvaient à terre. Il avait déjà compté une quinzaine d'hommes appartenant à leur famiglia mort, une autre dizaine peut-être encore en vie mais tous baignant dans leur sang. Des trace du liquide de vie se trouvait un peu partout sur les murs de façades, sur les vitres brisées. L'odeur âcre du brûlé et métallique du sang frais tournoyait dans l'air.

Giotto ferma les yeux un instant pensant à ses hommes, mais ne s'autorisa pas plus. Le temps du recueillement devra attendre qu'il ait réussi à sauver le reste de ses hommes. Alors qu'Alaude s'avançait vers un des corps de leurs ennemis, Giotto se tourna vers ses gardiens :

-Nous devons nous organiser. Il faut que nous cherchions Lampo, Asari et Knuckle, vérifier qu'ils vont bien et se regrouper. Il faut aussi que nous repérions où se trouve notre ennemi et les identifier. Nous...

-Giotto !

Le sous-nommé se retourna en quatrième vitesse en entendant une voix qu'il avait espéré entendre à tout prix.

-Asari ! s'écria le boss des Vongola, soulagé. Moi dio ! Je suis heureux de te voir !

Le japonais arriva à leur hauteur, arrivant depuis l'entrée du bâtiment, ses sabres de sortis et brillant d'une leur sinistre avec le sang encore frais sur les lames. Son couvre-chef ne se trouvait plus sur son crâne et les cheveux courts semblaient un peu ébouriffés. Ses vêtements étaient déchirés par endroit. Giotto pouvait voir qu'il privilégiait sa jambe gauche, faisant supposer qu'il avait été blessé sur l'autre jambe et sa manche droite était tâché de sang. Au vu que la quantité du liquide rouge et de la déchirure au niveau de l'épaule, il ne devait s'agir que d'une blessure mineure, qui devait malgré tout gêner l'épéiste.

-Est-ce que tu vas bien ?

-Je peux encore me battre, mais il faut que tu saches...

A ce moment-là il s'interrompit en voyant un de leur ennemis sortir du bâtiment et remarquant le boss des Vongola. L'homme eut un sursaut avant de sortir une sorte d'instrument de nul part et de le porter à sa bouche. Personne n'eut le temps de faire un mouvement pour l'arrêter, comprenant qu'il allait prévenir leur ennemi.

Personne sauf Tsuna.

Ce dernier était quelque resté près du véhicule analysant la situation et quand l'homme avait activé sa boite-arme, Tsuna s'était précipité sur lui, à l'aide de ses flammes, lui redonnant un gain de puissance et de rapidité. Il fut sur le Verredicci au moment où il souffla dans la corne. Il lui balança un coup de poing dans l'abdomen, lui coupant la respiration. Seul un gargouillis sortit de l'instrument. A l'aide d'une prise de main, Tsuna lui fit lâcher l'objet et lui envoya valser sur un des murs de la façade avec un coup de pied au niveau du torse. Tsuna soupira de soulagement. Mais sa détente fut de courte durée quand il vit trois hommes sortir du manoir, un par l'étage et les autres par une fenêtre du rez-de-chaussée et se précipiter sur lui. Il attendit que les hommes soient à sa portée pour parer l'attaque de l'un d'eux et l'attraper, laissant ainsi la garde de son adversaire parfaitement ouverte. D'un geste rapide et fluide il fit glisser le coupe-lettre hors de sa manche et lui enfonça dans l'épaule. Le mafieux cria de douleur en sentant l'objet pénétrer sa chair puis en sortir en l'espace de quelques secondes avant qu'un coup de talons ne l'envoie sur le côté, tenant son épaule de douleur. Un des autres voulut profiter qu'il était focalisé sur l'autre pour lui donner un coup au visage, mais Tsuna l'avait vu. Il esquiva d'un pas sur le côté avant de faucher les jambes de son adversaire puis plaça un coup précis au niveau de la nuque. Le deuxième homme tomba comme une mouche sur le sol. Tsuna se tourna vers le dernier homme pour voir Alaude le menotter, une grosse plaie au niveau de sa tempe. Le plus jeune hocha la tête.

-Merci, signore Alaude.

Ce dernier ne fit que grogner et se redressa. Les autres gardiens avaient regardé avec intérêt l'efficacité du plus jeune. Asari, lui, n'en revenait pas.

-Tsuna... ? Mais que... ? Comment... ?

-C'est une longue histoire Asari, intervint Giotto. Nous en parlerons plus en détail quand nous aurons gagné cette bataille.

-Parce que tu crois que ce sera aussi facile que tu le dis ?

Tous se tournèrent vers la voix qui venaient du perron. Un homme de taille moyenne se trouvait au pied de l'entrée du manoir, ses cheveux corbeaux tenaient en épis sur son crâne et retombaient en catogan derrière sa nuque. Ses yeux verts, étaient plissés de colère et de dégoût à la vue de la première génération et plus particulièrement de Giotto. Une cicatrice de brûlure récente, vielle pas plus d'une année parsemaient le côté droit de son visage. Il tenait un revolver dans sa main gauche mais Tsuna pouvait voir que l'autre bras était inexistant.

-Primo Vongola... souffla l'homme avec une haine non dissimulé.

-Teodorico ? souffla Giotto, alarmé. Teodorico Verredicci ?

Tsuna sursauta au nom de famille. Alors il devait s'agir de...

-Vous le connaissez ? demanda Tsuna au gardien du Nuage.

-Hn. Il s'agit d'un boss de la mafia. La Verredicci famiglia.

-Ravi de voir que mon visage ne se soit pas effacé de ta mémoire, Giotto di Vongola...

-Écoute, Teodorico, tu sais aussi bien que moi ce qu'il...

-Je ne veux rien entendre ! s'écria le Primo Verredicci avant de tirer aux pieds de Giotto.

Celui-ci ne bougea pas quand la balle se logea dans le sol à quelques centimètres de ses pieds. Il regarda fixement le boss avec tristesse.

-Tu les as tué ! s'écria Teodorico sa voix portant toute la rancœur et la haine qu'il était possible d'y mettre. Ma femme et mon fils... Ils n'étaient en rien coupable !

-Teodorico, c'était un accident !

-Tu as détruit ma famille ! Ma famiglia ! Mes hommes ! Mon manoir était détruit ! Toi et ta famille vous êtes à peine venu dans la mafia que vous avez tout déménagé ! Ma femme et mon fils... Ils n'avaient rien fait ! Vous avez détruit près d'une dizaine d'années de travail acharné !

-Tch ! cracha G, en ne cachant rien de son dégoût pour le boss. Et les gamins que votre famiglia enlevaient ils avaient fait quelque chose ?!

-LA FERME !

Cette fois, G dût esquiver la balle afin qu'elle ne termine pas sa course dans son abdomen. Giotto se plaça alors devant ses gardiens pour les protéger.

-Nous allons discuter Teodorico. Je...

-Il n'y a rien à discuter Vongola... siffla le Verredicci. Il y a un an je n'avais aucun moyen de panifier ma vengeance... Je pensais devoir me faire oublier quelques temps. Mais voilà depuis plusieurs mois, je me suis trouvé un allié.

-Un allié ? répéta Giotto, déconcerté.

Tsuna sentit alors comme un étau qui se refermait dans ses entrailles. Son souffle devint court et presque erratique, tandis que ses membres commencèrent à trembler. Seul Alaude sembla remarquer son trouble, tandis que Tsuna sentait que quelqu'un sortait à son tour de l'immense bâtisse.

-Oui, continua le Primo Verredicci. Il m'a redonné espoir et a ranimé la flamme de la vengeance. Il m'a donné les hommes, les armes et les opportunités pour me venger et me débarrasser de ta maudite famiglia !

L'ombre derrière le Primo s'avança dans la lumière, se révélant être un homme dans la trentaine, aux courts cheveux châtains et bouclés, quelques mèches descendant sur son front. Son regard noir semblait mépriser tout ceux qui se trouvaient devant lui, tandis que ses lèvres étaient tirés en un sourire satisfait et malsain.

-Que d'honneur de me retrouver devant la génération du Primo Vongola...

Au son de sa voix, Tsuna ne put empêcher le tremblement de ses poings fermés, tandis qu'il fit un pas en arrière. Le mouvement attira l'attention du nouveau venu sur la silhouette encapuchonnée de Tsuna. Il le regarda pendant quelques secondes avant de comprendre. Et son sourire s'étira encore plus.

-Et quel honneur de te revoir à nouveau, Tsunayoshi. Mes hommes m'ont dit que tu avais fait un long voyage juste pour me retrouver. J'apprécie l'attention.

Tsuna sut alors qu'il ne servait plus à rien de se cacher. Il prit un grand bouffée d'air avant de faire quelque pas de sorte à se retrouver devant Alaude. Puis il enleva la capuche qui cachait ses traits.

-Alessandro Verredicci, je présume ? Nous sommes-nous déjà rencontrés ?

-Pas exactement, malheureusement. Comment vont tes pieds ?

Tsuna sursauta légèrement tandis que le reste des Vongola comprirent alors d'un tour de main que ce voulait dire l'homme. Il faisait partie des hommes qui avaient torturé Tsuna ! La famille Verredicci était la famille responsable !

-J'étais plutôt fier de mon idée de l'eau bouillante... J'ai été déçu d'apprendre que ça n'avait pas délié ta langue.

-Vos hommes ont été trop bêtes pour comprendre que je ne connaissais pas un mot d'italien à l'époque, Verredicci, répliqua Tsuna, en se félicitant que sa voix ne montre aucune faiblesse. Pendant que nous y sommes l'idée... de ça... venait-elle également de vous ?

-Le viol ? Un peu... Les hommes manquaient de chair fraîche. Je n'ai fait que les encourager...

Giotto et ses gardiens se regardèrent d'un air horrifié. Les yeux d'Alaude étaient étrécit par une colère froide, tandis que G cracha, écœuré.

-Bon sang, il n'y pas un pour rattraper l'autre...

Tsuna était d'accord avec G. De toutes évidence, Alessandro Verredicci était un homme sadique, mais ce qui horrifia Tsuna, était le fait que l'homme devait pas avoir plus de seize ou dix-sept à l'époque de sa torture. Comment un adolescent pouvait déjà penser à torturer et même apprécier l'idée de torturer un être humain ?

-Vous êtes cinglé, Alessandro Verredicci ! s'exclama Tsuna, surprenant la première génération par son manque relatif de calme. Êtes-vous conscient de ce que vous comptez faire ? En venant ici, vous avez chamboulé tout l'espace-temps, en prenant les anneaux Mare de leurs possesseurs légitimes et les pacificateurs des Arcobalenos, vous commettez une grave erreur. Et si vous vous vous en prenez aux Vongola pour les bagues, l'équilibre du monde sera rompu ! Vous allez détruire le monde ! Et vous avec !

Un long silence suivit la tirade de Tsuna tandis que Giotto regarda Tsuna, interdit. Combien de choses l'enfant pouvait encore connaître malgré son jeune âge ?

-Non tu te trompes...

Tsuna leva un sourcil face aux paroles du Nono Verredicci.

-Les Verredicci auront le pouvoir ! J'aurais le pouvoir ! Et les Vongola seront rayé à tout jamais de l'histoire, rit Alessandro en se léchant la lèvre supérieure.

-Vous êtes cinglés... répéta Tsuna. Votre haine pour les Vongola vont mener à l'extermination pure et simple de l'humanité et du monde tel qu'on le connaît. En êtes-vous seulement conscient ?

-Peu importe... Tant que les Vongola ne sont plus là pour y assister à cette nouvelle ère. Mais je suis heureux que tu sois là, Tsunayoshi... Tu vas pouvoir assister à la destruction de ta famiglia en direct, Decimo Vongola.

Un nouveau silence accueillit la bombe lancée par le Nono Verredicci et Tsuna sentit tous les regards se tourner vers lui, plus intense et plus surpris que tout ceux qu'ils avaient pu sentir jusque là. Tsuna jeta un regard accusateur à son ennemi qui ne put s'empêcher de rire devant la surprise de la première génération.

-Ne me dîtes pas qu'il ne vous l'a pas encore dit ? Ce gamin est l'héritier de la famiglia Vongola. Votre descendant en fait, Vongola Primo...

-Mon descendant... répéta Giotto, confus, en ne déviant pas son regard de Tsuna.

Tsuna sentit alors son Hyper-Intuition s'alarmer et d'un coup tourna son regarda vers Giotto. Il vit alors un éclat de lumière allant dans la direction de son ancêtre. Il sut qu'il n'arriverait pas à temps. Il allait crier quand quelqu'un d'autre s'interposa à sa place.

G, qui avait vu le gamin ignorer leur regard pendant toute la conversation avec le Verredicci, dénommé Alessandro, remarqua la tension soudaine dans les épaules du plus jeune et se tourner presque instinctivement vers Giotto. Puis les yeux de Tsuna s'écarquillèrent d'horreur. Il n'eut pas besoin de d'autres explications. Il se tourna à son tour vers Giotto et commença à le pousser vers le sol. A la dernière seconde, il vit le filin d'acier qui s'enroula autour de lui à la place de Giotto. Il poussa un cri de surprise avant de sentir qu'il se faisait entraîner vers le Primo et son acolyte.

-Merda, entendit-il de la bouche du Primo Verredicci... J'ai pris le gardien de la Tempête...

-Tant pis, déclara Alessandro Verredicci. Il fera l'affaire.

-G ! s'écria Giotto en se relevant à demi.

-Fais attention Giotto ! alerta G d'une voix forte, ils ont des armes étranges !

-Relâchez-le ! hurla alors Tsuna.

Tous purent voir la vitesse décuplée de Tsuna quand celui-ci se rua vers le Primo Verredicci dans l'espoir de secourir G. Mais, un autre filin d'acier entra dans le champ de vision du plus jeune. Tsuna ralentit jusqu'à s'arrêter pour parer l'attaque, et le filin fait cette fois de barbelé s'enroula autour de son bras. L'héritier Vongola remonta jusqu'à l'origine de la corde d'acier pour voir qu'il s'agissait du Nono Verredicci qui avait cette fois, initié l'attaque. Celui-ci lui adressa un rictus de victoire avant d'allumer la bague à sa main. Aussitôt Tsuna sentit le filin d'acier se solidifier au contact de la flamme alors que de l'électricité parcourait son membre. Tsuna lâcha un petit cri de surprise à la sensation des flammes de la Foudre, avant de grimacer puis d'empoigner à l'aide de son autre main le filin d'acier. L'homme exécuta alors un mouvement qui détendit le filin d'acier, prenant à revers Tsuna, et finit par s'enrouler autour du futur boss des Vongola. Une autre décharge plus importante et plus longue que la première lui fit oublier toute résistance et il posa un genou à terre, se remettant de la décharge

-Tsuna ! s'écria Giotto.

-Un simple geste de votre part ou du reste de vos gardiens et votre bras droit et votre descendant mourront Primo Vongola ! s'exclama le Primo Verredicci, en plaçant le canon de son arme sur la tempe de G qui grimaça, alors qu'Alessandro finissait de ramener vers eux Tsuna.

Tandis que le reste de la première génération regardait abattu le tableau sous leurs yeux, Alessandro Verredicci s'accroupit près de Tsuna qui se remettant lentement des décharges sous le regard inquiet de G.

-Je vais me faire un plaisir de continuer là où les Danno ont échoué...

Tsuna le regarda d'un air mauvais avant de déclarer d'une voix confiance et sans appel.

-Jamais je ne prosternerais devant vous, Nono Verredicci.

-J'aime les challenges, Tsunayoshi... déclara-t-il en souriant.

-Navré de vous contredire mais ça ne sera pas pour aujourd'hui ! Mukurowl !

Un hibou sortit alors de nul part au-dessus de nul part et fit rouiller les filins d'acier autour des deux Vongola avant de les envelopper dans la brume, aveuglant les deux Verredicci.

-Signore G, maintenant !

Le gardien de la Tempête ne se le fit pas dire deux fois et courut avec le plus jeune vers la première génération. Cependant à peine avaient-ils commencé leur course que Tsuna sentit l'illusion de la boite-arme déjà faiblir. Il n'eut pas beaucoup de temps. Il faucha les jambes de G qui se retrouva à nouveau à être avec un grognement tandis que filin enveloppé des flammes de la Foudre se retrouva à nouveau autour du torse de Tsuna, qui cria une nouvelle fois.

-Tsuna ! s'écria Giotto en aidant G à se relever.

-Gamin ! s'inquiéta le gardien de la Tempête.

-Tu n'arrêtes pas de me sous-estimer, Decimo, gronda Alessandro Verredicci. Tu croyais vraiment que quelqu'un comme moi, le neuvième boss de la famille Verredicci, j'allais me faire avoir par une illusion d'une boite-arme ?!

-Je l'avais espéré, soupira Tsuna, le souffle court. Mais au moins, le reste de ma famille est en sécurité...

-Tu crois ça ?... Primo Vongola, déposez les armes, ou votre cher arrière petit-fils se retrouvera avec une cervelle truffée de plomb !

-N'acceptez pas son chantage ! s'écria Tsuna. Son but est de me tuer, tout comme il est de vous tuer ! Il n'acceptera jamais de me relâcher !

-Tsuna... souffla Giotto, horrifié.

-N'oubliez rien de tout ce que je vous ai dit aujourd'hui !

Giotto écarquilla les yeux se rappelant de toutes les paroles énigmatiques de Tsuna. "Je ne veux aucun mal aux Vongola pour la simple et bonne raison que je veux les protéger." "Non seulement vous, Primo Vongola, et vous, ses gardiens, mais également pour votre futur." "Je m'en voudrais beaucoup s'il leur arrivait quelque chose et cela vaut pour vous aussi." "Mais plus que tout j'aurais aimé que vous ayez confiance en moi."

-Tsuna... répéta Giotto en sentant ses dents et ses poings se serrer devant l'implication de ce que lui demandait Tsuna.

-Je vous en prie... supplia Tsuna en voyant son ancêtre hésiter.

-Alessandro, nous devrions partir, déclara contre toute attente Teodorico Verredicci.

-Quoi ?! s'exclama son ancêtre.

-Je sais que tu veux aussi prendre ta revanche sur les Vongola et la première génération, comme moi. Mais leurs hommes ont déjà commencé à nous repousser et la première génération au complet se trouve autour de nous et complètement alerte. Notre plan reposait sur la surprise et un affaiblissement de leurs forces. Mais ce n'est pas ce qui arrive. Il vaut mieux que nous nous retirions pour l'instant avec ce que nous avons entre les mains que plutôt tout perdre et ne plus jamais avoir d'occasion de les attaquer.

Teodorico maintint le regard brûlant de son descendant. Ce dernier, en voyant du coin de l'œil derrière lui, une troupe des Vongola avec à leur tête le gardien du Soleil et le gardien de la Foudre prêt à se battre, finit par capituler

-Très bien ! s'exclama-t-il. On se retire...

-Nous n'allons pas vous laisser partir aussi facilement ! s'exclama Knuckle, un regard dur à la vue de Tsuna restreint par le filin en barbelé, écorchant la peau du plus jeune.

-On parie ?

Sur ces, mots le Nono Verredicci siffla entre ses doigts et un homme atterrit avec souplesse devant eux avant d'allumer une flamme de la Pluie sur une des bagues à ses doigts. Un orque entourée de flammes de la Pluie, apparut alors au-dessus du groupe des Verredicci. L'animal marin ouvrit sa gueule et lâcha un long cri qui se répercuta en onde autour des Verredicci et de leur prisonnier. Les Vongola touchés par cette vague d'onde sentirent alors leurs forces décliner drastiquement sous les effets de la flammes de la Pluie. Deamon ne perdit pas de temps et activa sa propre flamme et d'une illusion détruisit l'animal fait de flammes. Mais quand tous reportèrent leur attention vers les trois Verredicci et Tsuna, ceux-ci avaient déjà disparu.

-Non... souffla Giotto, épouvanté.

-Giotto... essaya de calmer Asari, mais Giotto secoua la tête.

-Tsuna... Ils ont enlevé Tsuna...

"Je ne veux aucun mal aux Vongola pour la simple et bonne raison que je veux les protéger." "Vous aviez raison Giotto-san, je n'approuve pas du tout votre plan." "… car peu importe ce que vous ferez, rien n'amoindrira la confiance que je vous porte." "Si jamais quelqu'un que vous respectez plus que tout à qui vous faîtes une confiance indéniable et à qui vous serez prêt à donner votre propre vie, est prêt, lui, à tout pour découvrir le moindre secret, secret que vous essayez désespérément de garder pour vous... comment réagiriez-vous ?" "J'aspire à ma liberté, autant physique que celle de penser." "Je refuse d'être à nouveau contraint, emprisonné, retenu en otage ou tout ce que vous voulez." "N'acceptez pas son chantage !" "Je m'en voudrais beaucoup s'il leur arrivait quelque chose et cela vaut pour vous aussi." "Je vous en prie..."

Giotto tomba sur ses genoux, ses yeux ne quittant pas le dernier endroit où ils avaient vu Tsuna pour la dernière fois. La douleur d'avoir échoué à protéger cet enfant, l'incompréhension des propos d'Alessandro Verredicci, la honte de ne pas avoir su écouter son intuition depuis le début, et la culpabilité d'avoir arrangé une telle journée se transforma en un cri, qu'il adressa aux cieux.

-TSUNA!

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Salut c'est Keiyner, mais ironiquement je ne suis pas pour le moment mais laissez moi un message ! Bip...

Bip...

Bip...

Ah oui j'allais oublier :

A tous mes lecteurs, ou non, à tous mes reviewers ou non, aux nouveaux venus sur le site ou aux plus anciens je vous souhaite :

Une bonne et joyeuse année 2019, pleine de chances, de vœux de santé et de très bonnes nouvelles !