DAM : Tout le monde plaint Merlin maintenant^^
Colinou : Oui on sait, tu lis tout à l'avance et tu sais tout ce qui va se passer lol
Titesouris : Comme tu dis, bon courage !
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Chapitre 53: Un sentiment de culpabilité ~Partie 2~
"Allez, Merlin. Qu'est-ce que c'est que ce regard maussade ?"
Arthur observait son serviteur déposer son plateau de nourriture, étant revenu dans ses appartements lorsque Merlin revenait avec son déjeuner. La chambre était parfaitement rangée. Le sol, encore humide, d'avoir été lavé et il n'y avait plus un grain de poussière dans la pièce.
Et Merlin ne semblait pas ennuyé d'avoir eu à le faire toute cette matinée.
En effet, Merlin ne semblait pas comme à son habitude, la pauvre tentative d'un regard irrité suivi d'un sarcasme clairement feint, n'avait certainement pas changé l'observation du prince.
"Eh bien désolé d'être fatigué pour avoir arrangé le désordre dû à votre colère. Si cela peut-être d'une quelconque consolation, je n'avais aucune idée que votre père avait demandé à Gaius de vous droguer. On m'a dit d'aller directement à l'armurerie pour vous attendre et j'ai presque failli avoir une crise cardiaque, quand votre père est venu et m'a dit de le préparer pour la bataille."
Il grimaça à cela.
"J'avais parfaitement tout préparé pour vous… "
Sa voix s'essouffla et Arthur le regarda de manière spéculative, le prince appuyant un coude sur la table quand il s'assit.
"Es-tu en train de dire que tu as fait un certain effort pour moi ? Je suis touché. je n'aurais jamais pensé que tu tenais à moi."
La tentative de légèreté, en congratulant Merlin, prouva promptement que c'était une erreur, quand le serviteur le fixa soudainement.
"Et pourquoi je n'aurais fait aucun effort ? Si vous aviez combattu et que quelque chose n'avait pas été avec votre armure, cela vous faisant tuer, je ne me serais jamais pardon…"
Il s'arrêta, se détournant avec un mouvement agité de ses bras.
"Juste… Taisez-vous et laissez-moi faire mon travail !"
Il traîna à travers la chambre pour s'occuper des vêtements d'entrainement de ce matin qu'Arthur avait éparpillé, le prince le fixant en état de choc. Il était tellement abasourdi par l'explosion, que réprimander Merlin ne lui vint même pas à l'esprit. C'était presque comme si le fait qu'Uther ait pris sa place, dans le duel d'hier, avait ruiné quelque chose que Merlin avait planifié. Quelque chose destiné, assez probablement, à l'impressionner ou du moins à lui assurer la victoire… Quelque chose que le roi avait fini par utiliser à sa place.
Arthur fixa son attention sur sa nourriture, décidant que maintenant n'était pas le moment d'interroger le serviteur à ce sujet. Si son père avait vraiment utilisé quelque chose que Merlin avait préparé spécialement pour lui, alors, sa mauvaise humeur était compréhensible. Parfois, les serviteurs pouvait être tout à fait possessif lorsque d'autres utilisaient des choses destinées uniquement à leur maître, bien qu'il n'ait jamais imaginé que Merlin puisse agir de cette manière. Là encore, puisque tout le monde était convaincu que Merlin était un idiot, peut-être avait-il voulu prouver qu'il ne l'était pas.
Arthur jeta un coup d'œil vers le lieu où Merlin était encore en train jeter les vêtements sales dans un panier. Cela ne serait pas plus mal de lui montrer un plus de confiance en ce moment.
"Je n'ai pas de corvées spécifiques pour toi cet après-midi. Je veux que tu fasses ce qui te semble nécessaire sur mon armure, mes armes et mes affaires personnelles. Un obole mineure est arrivé ce matin et il est un ami du roi Bayard. Je serai dans la salle de jeu pour socialiser avec lui dans la soirée donc je n'aurai pas besoin que tu m'apportes mon souper."
Merlin s'arrêta vraiment surpris, se méfiant jusqu'à ce qu'il semble qu'Arthur n'ait aucune arrière-pensée, pour le laisser pratiquement décider de ses propres corvées pour le reste de la journée. Il savait déjà pour le noble mercier, il avait entendu la rumeur de la part de Catherine dans les salles de la buanderie lors des premières corvées de ce matin. Cela en tête, il hocha juste la tête et reprit ce qu'il faisait.
"Oui, Sire."
Arthur continua de le regarder jusqu'à ce qu'il ait fini son repas, semblant presque réticent à quitter son serviteur, dans ce qui était clairement une étrange humeur. Mais pour une fois, Merlin fut content qu'Arthur soit autant à cheval sur le protocole, n'insultant pas les visiteurs, cela lui permettant de rester seul.
Il ramassa le plateau des assiettes, le mettant en équilibre sur un bras, tout en ramassant le panier de vêtements de son autre main. Une petite négociation prudente avec la porte lui permis de sortir sans encombre dans le couloir, et à partir de là, ce fut un jeu d'enfant de prendre son raccourci vers le rez-de-chaussée. Après cela, il prit un moment pour collecter les pièces rayées de l'armure dans la chambre d'Arthur et les emmena dans sa propre chambre pour s'en occuper. Polir les égratignures seraient une parfaite excuse pour quelques heures de travail, quand en vérité cela lui prendrai juste quelques secondes s'il trichait avec sa magie.
Ce qu'il fit, mettant la pièce de coté quand Gaius revint. Il y avait de la soupe chauffant sur le foyer, l'estomac de Merlin gargouillait de faim.
Et puis les premiers mots qui sortirent de la bouche de Gaius tuèrent son appétit, aussi sûrement qu'une bougie était éteinte, en étant plongée dans un seau d'eau.
"Merlin, nous devons discuter de cette épée."
Le jeune sorcier s'arrêta dans son élan, à mi-chemin entre la pièce et sa porte. Ses épaules s'abaissèrent alors, penchant la tête, il soupira :
"Pourquoi ne peut-on pas me laisser tranquille à ce propos ?"
Le médecin le regarda de manière solennelle.
"Je ne peux certainement pas. Pas lorsqu'Uther semble étrangement attiré par elle. Je l'ai convaincu que ce qu'il ressentait, n'était dû qu'à l'intensité du combat, mais toi et moi savons que ce n'était pas une épée ordinaire, faite par le père de Gwen. Dis-moi, où l'as-tu obtenu ?"
Merlin resta silencieux pendant plusieurs secondes, une lueur de culpabilité dans les yeux avant de se déplacer pour prendre une paire de bols dans l'armoire près de l'âtre.
"L'épée elle-même a été faite par Tom… j'ai juste demandé au Grand Dragon de l'enflammer."
Il entendit l'à-coup dans la respiration de Gaius, qui regardait dans sa direction.
"Écoutez, elle n'est plus dans la cité maintenant. Je l'ai cachée là où personne ne sera capable de la trouver. Le dragon a exigé que je le fasse, après que je me sois retrouvé incapable d'empêcher Uther de l'utiliser. L'épée avait été forgée pour Arthur, personne d'autre et parce qu'Uther l'a utilisé, le dragon est vraiment très en colère contre moi maintenant."
Gaius s'arrêta, lorsque ces mots s'écoulèrent, avant de transporter le pot de soupe sur la table à proximité avec un soupir.
"Alors, c'est pour ça que tu es troublé. Quant à Uther, c'est aussi bien que l'épée soit cachée maintenant, parce que même ainsi, il pouvait sentir sa puissance même si ce n'est que faiblement. C'était assez pour le tenter après qu'il l'ait utilisé seulement une fois. L'aurait-il gardé, je ne doute pas que cela l'aurait probablement corrompu."
Merlin grimaça.
"Hé bien, le dragon m'a prévenu qu'entre ses mains, l'épée n'apporterait que le mal. Uther a passé tellement de temps à haïr la magie, que lorsque le pouvoir de celle-ci entre en sa possession, il est impuissant à lui résister. Ça aurait été un désastre complet si vous ne l'aviez pas emportée loin de lui."
Gaius commença à servir la soupe, donnant à son protégé un sourire rassurant.
"Alors, n'êtes-vous pas chanceux de m'avoir ? Bien, au moins elle est en sécurité maintenant. Rien de plus dont il faut se soucier et je suis sûr que le dragon te pardonnera un jour."
Merlin retourna le sourire, se sentant au moins un peu mieux.
"Merci."
Il cligna des yeux, comme s'il se souvenait de quelque chose.
"Oh et j'ai besoin d'apporter quelque chose à Gwen ce soir. Vous savez comme elle est, alors je finirais sans doute par souper là. Vous n'aurez pas besoin de me préparer quelque chose."
"C'est bien, juste assure-toi de prendre quelque chose avec toi alors. Je suis sûre que tu peux prendre quelque chose pour le repas au marché, si tu trouves le temps cet après-midi."
Le repas continua dans un silence agréable, jusqu'à ce que Gaius dut partir pour aller faire un tour à la ville basse. Merlin attendit jusqu'à ce qu'il soit parti, usant de la chance d'être seul dans sa chambre, pour aller chercher quelque chose dans le compartiment sous son lit. C'était une bourse de bonne taille, lourde de son contenu en pièces. Des mois d'épargne, mis de côté pour les équipements et matériaux pour l'étude de la magie, mais maintenant il n'avait pas d'autre choix que de l'utiliser.
S'il ne pouvait pas rendre l'épée, alors le moins qu'il puisse faire c'était de la payer…
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