Hello ! Voila un chapitre spécialement consacré à Edward et Bella !
Aussidagility : Super pour ta mention ! J'ai failli l'avoir, il me manquait que 5 points (GRRRR !) C'est une super méga frayeur, et ils ne sont pas prets de recommetre la même erreur ! Merci pour ta review, bisous ^^
Edward POV
- Ca va aller ? Lui demandai-je en m'engageant sur l'autoroute. Je lui tendis ma main pendant qu'elle cherchait un paquet de kleenex dans le vide-poche.
- Oui, ça ira, comme à chaque fois. Je lui serrais les doigts un peu plus forts.
Nous venions d'aider Aurélie a terminer l'aménagement son appartement qu'elle allait occuper avec Félix, son petit ami. Elle allait commencer les cours à l'école d'infirmière dans trois jours. Notre dernier enfant qui quitte définitivement la maison. Ça m'a fait bizarre d'abandonner ma fille, ma seule fille, dans une ville aussi grande que Seattle. Pour les garçons, c'est pas pareil, ils sont costauds, mais elle, fine comme une brindille. Bella à bien évidemment pleuré, comme à chaque fois, et a eu du mal à lâcher Aurélie sur le parking. Je savais qu'elle allait l'appeler ce soir et qu'elles passeraient un long moment au téléphone.
Je me garais devant notre maison trois heures plus tard. En m'asseyant sur le canapé, un immense vide m'emplit. Cette maison ne sera plus jamais habitée par des cris, des disputes, des portes qui claquent… Désormais, nous sommes seuls. Désespérément seul. Quand les enfants étaient en bas âge, j'aurais tué pour avoir droit à cette tranquillité. Maintenant, je hais ce silence trop oppressant.
Bella s'installa à côté de moi, et je vis qu'elle ressentait la même chose que moi. La solitude, l'abandon. Je tendis le bras pour mettre la télévision, ce qui ajouta de l'ambiance dans le foyer. Je tendis mon bras vers elle et la serrais contre moi.
Je me couchais à ses côtés, fatigué de toute la route parcourue dans la journée. Bella s'allongea à côté, m'embrassa brièvement et éteignit la lumière. J'étais sur le point de sombrer quand j'entendis sa respiration se hacher. Je tendis mon bras pour allumer la lampe de mon côté. Je moulais mon torse contre son dos et vis qu'elle pleurait. Je m'aidais de mes bras pour la faire pivoter. Sa tête se posa sur mon buste et je sentis l'eau rouler le long de mon corps. Je ne parlais ni ne bougeais, la laissais profiter de mon contact.
- J'peux pas y croire, souffla-t-elle.
- Je sais, je sais. Je caressais lentement ses cheveux et la base de sa nuque. Elle s'apaisa lentement contre moi, reprenant son souffle.
- On aurait peut-être dut le faire, ce quatrième bébé, quand les jumeaux avaient trois ans…
- Il n'est pas trop tard. Elle releva le regard vers moi.
- Bien sûr que si ! Tu imagines l'écart qu'il y aurait entre le bébé et Elliott ? Plus de 20 ans, c'est trop énorme ! Je n'insistais pas une nouvelle fois, voyant bien qu'elle n'était pas d'humeur à débattre. Je glissais dans le lit pour que sa tête arrive au creux de mon cou et éteignit ma lampe. Je continuais de la bercer jusqu'à ce que sa respiration se fasse faible et haché. Je m'endormis dans cette position, ma femme allongée sur moi.
Bella POV
Je n'avais plus le gout à rien depuis la reprise des cours. Je bosse toujours à mi-temps, ce que signifie que je passe l'autre moitié de mon temps dans une maison vide et sans âme, avec personne d'autre à m'occuper que moi. C'est sûr, depuis le départ des enfants, j'ai eu le temps de lire tous les livres que j'ai accumulé depuis la naissance d'Elliott !
Je terminais de ranger les livres empruntés dans la journée par les élèves, attrapais ma veste et fermais la bibliothèque. Le trajet de retour me prit vingt minutes. J'embrassais Edward avant de me mettre à la confection de notre diner, des steaks avec des légumes. J'ouvris le congélateur pour en sortir la viande, mais, à la place, j'y trouvais une enveloppe blanche avec un nœud rouge accroché sur le dessus.
- C'est quoi ? Demandai-je à Edward en me rapprochant de lui. Il haussa simplement les épaules en souriant. Pourquoi je le sens pas, son petit cadeau ? Je m'assis sur ses cuisses et arrachais le haut de l'enveloppe. Je plongeais mes doigts à l'intérieur et en sortis deux billets d'avion, aller-retour direction… Madrid ? Je me retournais vers lui.
- Je t'avais promis que, quand nous n'aurions plus les enfants à charge, nous ferions un voyage comme celui de New-York quand on avait 17 ans. Sauf que j'ai pris les commandes cette fois ci. J'ai vu que tu avais besoin de te changer les idées, depuis le départ des enfants. Ça te plait ? Il se hissa pour embrasser ma tempe délicatement.
- T'imagine pas à quel point ! Je me tordis pour l'embrasser sans lâcher les billets.
- On part pendant la première semaine d'Halloween. Comme ça, on pourra quand même voir les enfants la deuxième semaine.
- QUOI ? Non, vous pouvez pas partir ! Se braqua Anthony. Sa prise d'opposition me choqua, lui d'habitude si conciliant et calme. Je savais que son frère et sa sœur n'en pensait pas moins.
- Et on peut savoir pourquoi ? Demanda Edward.
- On vous voit quinze jours toutes les six semaines, on aimerait bien passer du temps avec vous ! Vous pouvez pas vous enfuir à l'autre bout du monde ! Il termina sa tasse de café.
- Ecoutez, on vous adore, mais on aimerait avoir un petit temps pour nous, hors de la maison, vous comprenez ? Tentai-je, conciliante. On vous aime, vous le savez ! Ce n'est qu'une semaine, et on passera la deuxième tous ensemble, c'est promis. En attendant, vous pouvez garder la maison ? Vous nourrissez les chiens, vous faites le ménage, vous pouvez même inviter vos amis si vous voulez, tant que vous ne la détruisez pas, ça marche ?
- Moi, j'suis pas d'accord. On veut passer quinze jours avec vous, se rebella à son tour Aurélie. Je me tournais vers Elliott.
- Vous êtes libres, vous faites ce que vous voulez ! Il était moins attaché à nous que les jumeaux. Il avait pris l'habitude, il ne vivait plus avec nous deux quatre ans. Les jumeaux, c'est une autre histoire ! Aurélie attrapa son ordinateur portable et le mit en marche.
- Qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda Edward.
- Je vais nous acheter des billets pour Madrid. Il doit bien y en avoir pour demain, même si on paye le prix fort.
- Prends en deux ! Ajouta Anthony. Mon mari fit taper ses poings sur la table.
- Bon sang, vous n'avez pas compris ! On vous aime, mais… Ce voyage, ce serait comme une seconde lune de miel pour nous, vous voyez ! Alors oui, on aimerait partir tous les deux pas parce qu'on vous fuis, mais parce qu'on voudrait se retrouver, et oublier un peu la solitude qui hante cette baraque depuis votre départ. C'est exceptionnel, et vous savez très bien qu'on ferra notre voyage familial annuel pendant les vacances de printemps.
Je ne pus m'empêcher de rougir en l'entendant prononcer 'seconde lune de miel'. Aurélie resta bloquée sur cette info également, ses mains au-dessus du clavier, n'osant plus continuer ses recherches. Anthony tourna rouge coquelicot, et Elliott se retenu de rire devant le tableau que nous formions.
- Vous êtes dégoutants, commenta Anthony.
- Eh, tu sais très bien que t'es pas né dans un chou mon p'tit père. Sinon, je te montre deux-trois vidéos de mon cours de bio !
Je posais le cadenas sur notre énorme sac de voyage et le donnais à Edward pour qu'il aille le mettre dans la voiture. Je serais mes enfants dans mes bras un par un et déposais un baiser claquant sur chacun de leur joue. Je terminais par Elliott, le plus âgé, celui qui allait en quelque sorte gérer la maison.
- Je vous ai mis votre nourriture pour une semaine dans le frigo. Vous passez tout aux micro-ondes, et si jamais vous avez envie de vous commander une pizza ou un autre truc, les numéros sont dans le tiroir au-dessus du lave-vaisselle. Je vous ai laissé 75 dollars dans le pot sur le micro-ondes pour les courses.
- T'inquiètes, ça va rouler ! Profitez un peu de votre temps libre ! Je fis durer l'étreinte un peu plus longtemps avant de les abandonner. Edward roula jusqu'à Seattle et gara la voiture sur leur parking voyageur. Je l'aidais à trainer nos gros sacs jusqu'à l'enregistrement. On passa tous les contrôles et les détecteurs avant de s'installer dans le terminal.
- Tu aurais dut être moins violent hier avec les enfants. Je terminais ma gorgée de café amer.
- Ils étaient à deux doigts de nous séquestrer !
- Ils tiennent à nous, c'est le principal. On peut pas leur en vouloir. Il cala sa tête dans mon cou et fit frotter son nez sous mon oreille.
- J'ai hâte d'être là-bas. Tu te souviens du nom de l'hôtel ? Je pointais du bout du menton mon sac.
- Tout est là, pas d'inquiétude.
Notre vol fut appelé. Je fis tamponner nos billets et montais à bord de l'avion. J'écoutais les consignes de sécurité, que je connaissais pas cœur à force de prendre ce moyen de transport. Quand le pilote annonça le décollage imminent, je pris deux comprimés de somnifère pour m'endormir pendant le vol.
Maintenant, je ne peux plus prendre l'avion éveillé. Il y a environ 10 ans, nous avons voulu rendre visite à Tom et Charlotte, l'oncle et la tante d'Edward. Le vol de quatre heures fut le plus long de toute ma vie. Des turbulences pendant la moitié du voyage, si bien que j'en ai vomi le contenu de mon estomac. Désormais, je préfère fermer les yeux et me réveiller à terre. Edward me secoua quand nous arrivâmes dans la capitale espagnole. Je me détachais et sortis de l'appareil en titubant. Je l'aidais à prendre les bagages et arrêtais un taxi pour y monter dedans. Je lui donnais l'adresse de l'hôtel et me laissais aller sur l'épaule solide d'Edward. Il était quasi 23 heures. Je payais la course avec des euros que nous avions gardés de notre voyage à Paris et allais à la réception. Je me débrouillais avec le peu d'espagnol dont je me souvenais pour lui demander la clé de notre chambre. Je maintenus les deux portes de l'ascenseur pour Ed et nous laissais conduire jusqu'à notre étage. Je l'aidais à trainer la valise et pris simplement le temps de me laver les dents et de me déshabiller avant de m'écrouler avec bonheur sur notre lit confortable.
Un bruit étrange et régulier me sortit de ma torpeur. J'eus du mal à ouvrir les yeux et à identifier ce que c'était. Ca provenait de mon sac. Je tendis la main vers lui et en renversais une bonne partie sur le sol avant de pouvoir attraper mon portable. Je le mis à mon oreille et décrochais.
- Allo ? Ma voix était pâteuse et faible.
- MAMAN ! T'AVAIS PROMIS DE NOUS APPELER !
- Crie pas Anthony, je t'en prie. Désolé, quand on a atterrit, il était plus de 23 heures, et on était crevé. On va bien, on est à l'hôtel.
- Super, super.
Edward POV
- Un verre de Sangria, s'il vous plait ? Demandai-je au bar de l'hôtel. Nous étions à Madrid depuis maintenant trois jours, et ses 72 heures ont été magiques. Rien d'autre au monde ne comptait plus qu'elle, et nous deux. Je l'attendais au bar, sirotant mon verre d'alcool, que madame ait fini de se préparer pour notre soirée en boite de nuit dans la nuit madrilène. Eh ouais, même à plus de 40 ans, on continue à sortir !
Je fis pivoter mon siège pour contempler la salle face à moi. La majorité des touristes étaient français. Une autre personne s'installa à côté de moi, une femme, mais pas la mienne.
- Alors, pourquoi vous êtes seul au bar ? Me demanda-t-elle avec l'accent australien.
- J'attends ma femme ! J'agitais le doigt où se trouvait mon alliance pour la faire fuir. Elle emporta sa boisson et se dirigea vers un autre homme. Une autre femme s'assit près de moi, mais cette fois-ci, c'est la bonne ! Elle prit mon verre d'une main et en avala une longue gorgée.
- Tu tiens pas l'alcool je te rappelle. Je le récupérais et terminais la sangria.
- Mais ce soir, tout est permis, non ? Elle m'embrassa pendant de très longues minutes, faisant jouer sa langue avec la mienne. Je me retrouvais à bout de souffle, et heureux.
Bon, ok, quand Bella boit, elle devient plus coquine, et ça ne me déplait pas, loin de là ! Je payais mon verre et pris le temps de contempler la robe qu'elle avait enfilé, noire et moulante. Je vis aussi ses talons aiguilles. Ouh, dangereux ça, très dangereux ! Je passais mon bras autour de ses reins, voulant éviter la chute du siècle dans la ville, et nous laissais diriger vers la discothèque situé à trois rues de notre hôtel. On patienta une demi-heure avant de pouvoir entrer. L'ambiance était déjà survoltée, le lieu était bondé. Je lui pris la main et nous dirigeai vers une table miraculeusement libre. Je nous commandais un cocktail et un nouveau verre de sangria. On trinqua à nous deux, à nos vacances.
Je l'emmenais danser quand la piste fut légèrement moins pleine. Elle se plaqua contre mon buste et se tortilla contre moi, exacerbant mes sens au possible. Je commençais à transpirer, à cause de la danse, de l'alcool ou de la chaleur ambiante de la ville.
Je fis tourner Bella du bout de la main pendant de longues minutes. Elle riait aux éclats, comme une petite fille. Je m'efforçais de graver dans ma mémoire chaque détail de cette scène, pour me la remémorer quand je me repasserais le film de ma vie plus tard. Ses cheveux virevoltants, ses yeux pleins d'étoiles, ses lèvres étirées en un sourire… Tout. Je la ramenais contre moi, mon torse arrêtant ses tourbillons et l'embrassais. Ses bras s'enroulèrent autour de ma nuque. Je sentais les autres danseurs nous effleurer, mais je m'en fichais. Notre baiser était tout ce qui comptait à l'heure actuelle.
- Tu veux boire un autre verre ? Lui proposai-je. Elle hocha la tête.
Bella POV
Ouh putain ça cogne là-haut ! J'attrapais mon oreiller et le mis sur mon visage pour ne pas que la lumière vienne m'éblouir. J'ai dut trop boire hier soir, pas possible autrement ! J'entendis Edward grogner à côté de moi.
- Décroche ce maudit téléphone ! Je retirais à contrecœur l'oreiller de mon visage et arrachais le combiné à son socle.
- Oui ? Demandai-je, la voix rauque.
- Madame Cullen, une livraison vient d'arriver pour vous à la réception, m'annonça le réceptionniste.
- Une livraison ? Mais j'ai rien commandé. C'est de la part de qui ? Il baissa la voix, ne devenant presque qu'un murmure.
- Cela provient d'un sex-shop madame. Ce sont vos achats de la nuit dernière. Voulez-vous que nous les montions dans votre chambre ou voulez-vous venir les récupérer à l'accueil ? Je raccrochais d'un seul coup le combiné, affolé. Je secouais Edward qui s'était endormi à côté de moi.
- On est allé dans un sex-shop hier ? Il ouvrit lui aussi les yeux d'un seul coup, reprenant lentement ses esprits.
Ok, plus jamais de ma vie je ne boirais une goutte d'alcool !
Je vous laisse sur cette fin plus qu'intrigante !
A la semaine prochaine !
