Et yop, un nouveau chapitre de derrière les fagots. Genre, c'est l'heure de gloire totale de la Pologne!
Yacchan. Il me paraissait nécessaire de tuer Lukas, même si c'est triste. Tellement de choses dépendaient de lui. Maintenant qu'il n'est plus là, beaucoup de choses vont être remises en question et cela va commencer dès ce chapitre.
Chapitre cinquante : des arrestations
Emma courrait du mieux qu'elle pouvait pour suivre la petite calèche qui emmenait l'âme damnée de son père et des deux neveux. Au début, elle avait naïvement cru qu'elle pouvait le faire car les chevaux marchaient au pas. Mais dès que le véhicule fut hors de vue du palais, il se mit à accélérer, mettant la jeune femme dans l'embarras. Et au bout de deux minutes, Emma compris qu'elle allait perdre la voiture de vue. Elle n'avait pas l'entrainement physique nécessaire pour faire de longues courses à pied. Elle avait un poing de côté et plus de souffle. Elle s'arrêta donc contre un mur pour respirer.
Ce fut alors qu'une main se posa sur son épaule. Elle sursauta et se retourna. Il s'agissait d'une femme blonde avec de jolis yeux bleus pétillants de malice, une robe bleue nuit agrémentée de rubans. Elle portait aussi une simple coiffe de dentelle. Etrangement, elle semblait familière. Emma ne pouvait pas s'empêcher de se demander où elle l'avait déjà vue.
- « Genre, qu'est-ce que vous fabriquez dans les rues à cette heure et dans cette tenue ? »
Car Emma avait remis la tenue de pirate que lui avait donné Arthur. La jeune mère comprit de qui il s'agissait.
- « Commandant Lukasiewicz ! »
- « Ouais, totalement moi. Répondez à ma question, si ce n'est pas trop vous demander. »
Passée la surprise de découvrir que le chef des milices de Tranquebar était aussi doué pour le travestissement, elle comprit que c'était une apparition inespérée.
- « Commandant, il faut absolument rattraper la calèche qui descend la rue. Quelqu'un est en train d'enlever mes neveux. »
- « Pardon ? »
- « J'ai vu deux hommes charger les deux enfants endormis dans la voiture. J'ai voulu donner l'alerte mais je n'ai pas eu la moindre réponse. Alors j'ai pris l'initiative de les suivre, mais à moins de le faire à cheval, nous allons les perdre. »
- « Holà, du calme… Genre, vous essayez de me dire que vous avez jugé utile de vous déguiser en pirate quand vous avez réalisé que personne ne répondait à vos appels ? »
- « Je n'avais pas le temps pour une robe sophistiquée. »
- « Etes-vous cinglée ? Avez-vous la moindre idée de ce qui arrive à une femme européenne se promenant seule dans les rues à cette heure-ci dans cette tenue ? Vous seriez morte dans l'heure si je ne vous avais pas trouvée. Vous me prenez pour un idiot ? »
Emma d'admettre qu'il était effectivement beaucoup plus intelligent qu'il n'en avait l'air.
- « Que faites-vous ici dans un tel accoutrement si vous en connaissez les risques ? » répondit-elle.
Le travesti retira sa coiffe, essuya son maquillage avec un mouchoir et détacha certains rubans de sa robe. Et à la grande surprise de la jeune femme, la tenue féminine devenait une élégante veste masculine. En moins de dix secondes, il était redevenu un homme. Elle ne put s'empêcher de penser que c'était impressionnant. Elle l'avait clairement sous-estimé.
Félix s'empressa d'expliquer :
- « De un, c'est un uniforme de travail très pratique pour tromper l'ennemi. De deux, je suis un homme armé ayant reçu une formation militaire. Je sais me défendre. »
Une épée et un pistolet semblait effectivement dissimulé sous ses habits.
- « Et de trois, je suis le commandant de la garde de Tranquebar. Mes hommes ne sont jamais loin. »
Il sortit un sifflet de sa poche et en fit sortir un joli son aigu. Dix secondes plus tard, six hommes sortirent des rues voisines. Au premier, il ordonna de mobiliser vingt hommes pour fouiller les quais. Au deuxième, il demanda de renforcer la surveillance des sorties de la ville. Aux deux suivants, il fallait ramener un maximum de soldats au palais.
- « C'est la calèche qu'il faut suivre ! » protesta Emma. « Cela ne sert plus à rien de surveiller le palais. »
Félix l'ignora. Il demanda au cinquième d'alerter le capitaine Kirkland puis ordonna au dernier d'amener sa propre calèche ainsi qu'une escorte. Ce ne fut qu'une fois qu'il se retrouva seul avec elle dans le véhicule qu'il se remit à lui parler.
- « Maintenant, je veux la vérité. Vous n'avez pas hésité à vous fourrer dans un tel bourbier car vous saviez que le palais serait vulnérable cette nuit, n'est-ce pas ? »
- « Quoi ? »
- « Ne faites pas l'innocente. Je n'ai pas envie de jouer à ça. Si vous parlez maintenant, je peux toujours vous trouver des circonstances atténuantes et j'oublierai l'hypothèse que vous selon laquelle vous auriez essayé de disperser mes troupes en ville afin que certains pirates aient le champ libre. »
Emma ne pu s'empêcher de blêmir. Elle n'était pas la seule à avoir sous-estimé le commandant Lukasiewicz. Toute l'alliance pirate l'avait fait.
- « LUKAS N'EST PAS MORT ! » avait hurlé Mathias quand le capitaine Espagnol avait eu l'absence de délicatesse de faire le cruel constat.
- « Ouvre les yeux, sombre… »
Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, le descendant de vikings lui avait sauté dessus. Il tenta à la fois de désarmer son adversaire et de l'étrangler.
- « C'est toi qui a fait ça, n'est-ce pas, fils de pute ! »
Marco et Kiku se jetèrent immédiatement dans la mêlée pour neutraliser Mathias. Et dans toute cette confusion, ce qui devait arriver arriva. Un coup de feu partit.
Il fallu près de cinq secondes au Danois pour réaliser que le projectile était parti dans la direction de ses frères. Il lâcha sa proie sur le champ, considérant avec horreur le fait qu'il avait pu les blesser.
Mais en regardant mieux, il vit le Chinois installé devant Emile. Du sang coulait de son épaule. Il lui avait servit de bouclier humain. En un clin d'œil, Mathias comprit que s'il ne s'était pas interposé, la balle aurait atteint la tête de son petit frère et l'aurait certainement tué.
Mei-Li hurla de panique. « Kaoru ! » Et elle se rua au chevet de son frère.
-« Je suis vivant, » gémit-il.
Elle le retourna. A première vue, la balle n'avait pas traversé son corps. Le Danois endormis n'avait pas la moindre égratignure. La jeune fille commença immédiatement à lui prodiguer les premiers soins, mais Kiku l'interrompit.
- « Pas ici. Si ni Donna Emma ni les enfants sont ici, nous devons partir sur le champ. »
- « Mais… »
- « On s'en va, » annonça Antonio.
Le gouverneur tardait à réagir car il était toujours sous le choc d'avoir manqué d'avoir tué la deuxième personne la plus importante au monde à ses yeux. C'était l'occasion ou jamais de fuir. Alors, malgré la douleur grandissante, le garçon se laissa entraîner.
Mais une fois à la fenêtre par laquelle ils étaient entrés, ils eurent la désagréable surprise de voir quatre soldats dans la rue. Et ils avaient visiblement trouvé leur corde. Il n'y avait pas de signe de leurs guetteurs. Ils n'avaient pas le choix. Ils devaient prendre une autre issue avant que l'alerte ne soit donnée. Seulement, Kaoru avait de plus en plus de mal à bouger, tant son épaule lui faisait mal. De plus, il perdait du sang en abondance et plus il faisait d'efforts, plus sa vie était en danger, sans compter le fait qu'il laissait une véritable piste à leurs poursuivants éventuels. Il s'en rendit vite compte et finit par suggérer à ses compagnons de le laisser en arrière.
Bien évidement, ils commencèrent par refuser en bloc, et Mei-Li en premier lieu. Mais en argumentant qu'il ne ferait que les gêner et que bouger mettait sa vie en danger, les capitaines se mirent à réfléchir à la question. Mei-Li en était scandalisée.
- « Yao ne vous pardonnera jamais d'avoir abandonné son petit frère préféré », vociféra-t-elle.
- « Je ne suis pas son préféré et il comprendrait parfaitement qu'on laisse derrière quelqu'un qui est foutu, » grommela son frère.
- « Je ne partirai pas sans toi, » gémit sa sœur.
- « Ne dit pas de sottises. Tu dois raconter au vieux ce qui s'est passé. Je ne pense pas que le grand frère d'Emile me tuera tout de suite. Il pense que je suis forcé de collaborer avec les pirates et me gardera en vie le temps de m'interroger. »
Kiku le regarda un moment en silence.
- « Tu es conscient de ce que ça signifie. Tu vas te livrer à l'ennemi. Nous aurons beaucoup de mal à te tirer de là… Si tu survis à ta blessure.»
Mei-Li d'ajouter qu'il fallait qu'il soit examiner par la mystérieuse Tania. Elle guérirait son épaule à coup sûr. Par contre, ici, il y avait de forte chance pour qu'il perde un bras. Les médecins européens n'étaient pas si doués que ça. Cela agaçait Kaoru. Il était conscient qu'il était dans de sales draps, mais qu'à chaque seconde qui passait, ils risquaient de se faire intercepter. Il était prêt à se sacrifier.
Et puis, il pensait à Emile qui allait avoir un horrible réveil quand il apprendrait qu'un de ses frères était mort, et cela peut-être par sa faute. Même si le garçon risquait fort de le détester à vie, il voulait essayer de trouver un moyen de le réconforter…
Et ils entendirent davantage de bruit dans la rue. Marco jeta un coup d'œil et réalisa avec horreur qu'il y avait à présent trois patrouilles. Ils ne pouvaient plus tergiverser.
- « Nous te récupérerons, » promis Antonio. Et il fit signe à son groupe que l'heure de la fuite avait sonné. Son second saisit Mei-Li et ils se mirent à courir. Kaoru s'assit contre un mur et grimaça de douleur. Il avait affreusement mal.
Le groupe de pirate tenta de sortir par une autre fenêtre de l'autre côté du palais, mais ils durent constater que toutes les rues grouillaient à présent de soldats. D'une façon ou d'une autre, les Danois avaient compris qu'ils étaient là.
- « Vers le toit ! » s'écria Antonio. La dernière fois, cela leur avaient réussi.
Ils grimpèrent au deuxième étage puis à une terrasse donnant sur la cour et entreprirent de l'escalader. Ce fut alors que les soldats firent irruption dans la cour. Ils ne les repérèrent pas tout de suite. Kiku et Mei-Li eurent de temps de grimper. Puis une calèche entra et Félix Lukasiewicz en sortit, suivit d'Emma. Le cœur d'Antonio bondit dans sa poitrine quand il l'aperçu. Elle était encore plus belle que dans ses souvenirs. Elle était donc entre les mains de ce travesti Polonais. Cela le soulageait un peu. Il la préférait de loin sous sa surveillance que seule dans les rues mal famées de Tranquebar. Mais en même temps, il allait être difficile de la récupérer. Ils auraient du reprendre le benjamin des Khǿler en otage plutôt que de le laisser avec le cadavre de son frère.
Plus ou moins à ce moment, son épouse leva les yeux et laissa s'échapper un cri quand elle l'aperçu, cri que remarqua Félix. Et c'est ainsi qu'il repéra les fugitifs.
Aussi tôt, il ordonna à une dizaine d'hommes de monter les chercher, sous le regard paniqué de sa « protégée ». Marco grimpa à son tour. Son capitaine jugea utile de provoquer le commandant.
- « Vous devriez faire venir les meilleurs médecins de la ville. Il y a un blessé et un mort dans le palais et ça risque d'augmenter tant que vous n'aurez pas neutralisé Khǿler.»
- « Répète ? »
- « Le gouverneur a blessé quelqu'un quand il a découvert que son frère était mort. Il est devenu complètement fou ! »
Félix devint nerveux.
- « C'est quoi cette histoire ? Qui avez-vous tué ? »
- « On n'a tué personne. Il était déjà mort quand nous sommes arrivés dans la pièce. »
Et il rejoint son groupe sur le toit. Félix ne se laissa pas démonter. Il agrippa Emma et l'entraîna à l'intérieur.
- « On va mener l'enquête ensemble. Et priez pour qu'il ai mentit. »
Les pirates coururent une dizaine de mètres sur le toit. A l'étonnement de Kiku, la corde qu'ils avaient installée un mois auparavant tenait toujours. Elle rejoignait une terrasse recouverte de plantes et d'arbres touffus au sommet d'une belle demeure de l'autre côté de la rue. Il serait facile de traverser la rue et de disparaître dans cette verdure. Ils utilisèrent des petites poulies de métal qu'ils avaient prévu au cas où et franchirent le vide.
Et c'est à cet instant qu'ils comprirent qu'ils avaient fait une erreur, car quatre pistolets furent immédiatement braqués sur eux.
- « Pile dans le piège, » fit une voix désagréablement sarcastique et familière.
Arthur Kirkland, ses deux frères, Ned et trois autres de ses hommes sortirent des feuilles.
- « Ce cher Lovino avait regardé la corde avec un peu trop d'insistance cet après-midi. On a comprit que vous comptiez utiliser cette sortie une nouvelle fois. Il a suffit de vous attendre. »
Antonio n'était pas idiot au point de ne pas comprendre que c'était fini. Les Anglais avaient gagné cette bataille. Il leva les mains. Marco fit de même et dit à la jeune fille qu'il gardait toujours sous sa protection de le faire. Mais pour Kiku, c'était différent. Il n'était pas envisageable pour lui de se rendre. Il serait encore utilisé contre Lars, et les Kirkland n'hésiteraient pas à jouer avec lui. Et donc, son instinct lui dictait de ne pas se laisser prendre vivant. Il voulu donc sauter dans le vide, mais Ned, le saisit par les vêtements.
- « Reste tranquille », cria-t-il.
Mais le japonais ne l'entendait pas de cette oreille. Il le frappa dans la nuque, lui coupant le souffle.
- « Kiku, non ! » lui commandant Antonio, sans résultat. Mei-Li paniquait. Marco se plaça instinctivement devant elle pour la protéger.
Le rōnin plaça deux coups de poings dans le ventre de Ned qui lui firent lâcher prise. Les autres hommes du Migratory Bird s'élancèrent pour le neutraliser. Kiku les repoussa, mais finalement, Alistair parvint à l'assommer avec la crosse de son mousquet.
- « Damnit Alistair. Are nuts? What are you doing ? » s'écria Arthur.
- " Je le calme. Ce n'est pas comme si tu avais une meilleure idée."
Alors que ses hommes passaient des menottes à leurs captifs, il s'approcha du papillon japonais et examina son crâne. Le samouraï allait s'en tirer avec une vilaine bosse, mais il dormirait quelques heures. Tant mieux. Ils auraient le temps de le ramener au navire et de l'attacher afin qu'il ne fasse plus de bêtises.
Ensuite, Le capitaine Kirkland fit procéder aux fouilles. Il devait s'assurer que ses prisonniers ne portent pas d'autres armes et surtout, tenant sa promesse avec le gouverneur, confisqua la fameuse boussole enchantée. Et il constata avec agacement que cela ne dérangeait pas l'Espagnol.
- « C'est tout ? Je te signale que tu n'as plus les moyens de retrouver ta femme à présent. »
- « C'est n'est pas comme si un objet cassé allait m'y aider. Je te la laisse sans regret. »
- « Elle n'est pas cassée. Un objet enchanté par les nymphes ne se casse jamais. »
- « Elle a cessé de fonctionner il y a près d'une heure. Vérifie par toi-même. »
- « Tu n'y connais rien. Tant que le cœur de Lukas battra, la magie continuera de protéger cette boussole. »
- « Oh, ça explique tout alors… » répondit simplement Antonio.
- « Genre totalement, » ajouta Marco avec un sourire.
Arthur était furieux de voir que ses ennemis ne montraient pas la moindre surprise. Ils étaient anormalement calmes. Quelque chose clochait. Et puis, il constata qu'il manquait des gens.
- « Où sont les enfants et ta femme ? Ne me dit pas que tu les as laissés là-bas ? »
- « Oooh, bonne question. »
Arthur perdit patience et envoya son poing sur le joli visage du capitaine ibérique.
- « Essaye encore une fois de te foutre de moi et je te fais arracher les dents. »
- « Emma est avec le commandant Lukasiewicz. Je lui avais dit de m'attendre bien sagement dans sa chambre, mais apparemment, elle a jugé plus important de suivre un connard flamand qui a enlevé mes neveux. »
- « Où sont Alfred et Matthew ? »
- « Je n'en sais rien. Quand nous sommes entrés dans la chambre, il y avait le corps sans vie de Lukas Bondevik et les lits étaient vides. Le seul indice, c'est la note abandonnée par Emma qui accuse un larbin de son père d'avoir fait le coup. Et pour la dernière fois, leurs vrais noms sont Alphonse et Mathieu. »
Arthur mit quelques instants à enregistrer l'élément le plus important de son explication.
- « Attends, comment ça, un corps sans vie ? »
- « Ben, mort, quoi. Le cœur ne battait plus et quelqu'un lui avait planté une lame dans le ventre. »
- « Tu as tué Lukas, ordure ? »
- « Tu es sourd ou quoi ? Cela fait cinq minutes que je te dis que ce n'est pas nous. »
Dans la rue, des soldats commençaient à apparaître. Patrick leur cria qu'ils avaient attrapé les voleurs. Un soldat leur répondit qu'ils avaient pour ordre de les transférer immédiatement à la prison de la ville pour interrogatoire. Cela contrariait Arthur. Il n'en avait pas encore finit avec Antonio. Enfin, il y avait Kiku. Et son accord avec Mathias stipulait qu'il lui appartenait en échange du Hollandais Gagnant. Mais alors qu'il faisait descendre les prisonniers, il se sentait de plus en plus mal à l'aise. Antonio était toujours beaucoup trop calme. Il était arrêté avec son Second et celui de Lars. Il avait échoué à récupérer sa femme, mais il était toujours souriant. Il s'était rendu sans protestation. Ce n'était pas normal. Et ce ne fut que dans la rue, alors que les gardes relevaient l'identité des captifs, qu'il comprit. La fille asiatique… il ne l'avait jamais vue auparavant.
- « Depuis quand il y a des filles dans ton équipage, Tonio ? »
- « Depuis qu'à la différence d'un certain gros niais, je sais que l'amour est autrement plus important dans la vie qu'un navire enchanté. »
Premier choc. Antonio connaissait le secret du Migratory Bird. Emma avait parlé.
- « Qui donc est au courant, bloody git ? »
D'un sourire encore plus éclatant, le brun lui répondit :
- « Dans la mesure où je l'ai crié sur tous les toits, tout le monde. Ta popularité auprès des femmes va grimper en flèche, petit lapinou. »
