Bien le bonjour à vous ! Nous sommes samedi et vous savez ce que ça veut dire, n'est-ce pas ? :D
Eh oui, Tsubaki est arrivée avec toutes ses mésaventures qui ne manqueront pas de vous divertir !
Aussi, j'ai deux-trois annonces que je vous donnerais en bas de page (vu que les gens ont tendances à ne pas lire ces lignes...)
Coconut : Oui, Tsuna et Bernie ont toujours des difficultés pour s'entendre et ça ne va pas vraiment s'arranger ;D Quant à la relation Tsubaki-Enma, mystère et boule de gomme XD À vrai dire, on arrive pas à se mettre d'accord sur les cheveux de Naoki donc imagine-les comme tu veux :D Et tu as eu juste pour le fait divers, bravo !
Bonne lecture :D
Target 53 : La stalker découvre que les Anciens ne portent pas forcément des couche-culottes.
Comme Fon ne semblait pas prêt à s'arrêter de bouder suite à ma remarque humoristique (tss, ce bébé n'a aucun sens de l'auto-dérision...) et que j'étais vraiment intriguée par ce que m'avait dit Urara, je décidais de rendre visite à Natsume.
Heureusement pour mon corps encore endolori, mon cousin se trouvait dans la chambre d'en face et je n'eus donc pas à faire de trop grands efforts.
Je parvins ainsi à la porte de la chambre de Natsume et l'entrebâillais légèrement pour vérifier si mon cousin y était bel et bien. Heureusement pour mon corps qui protestait face au traitement que je lui faisais subir, il se trouvait bien dans le lit, endormi.
Je titubais jusqu'à la chaise qui se trouvait à son chevet et m'y laissais lourdement tomber, espérant vainement que le bruit sortirait mon cousin de sa sieste. Mais comme j'avais toujours été particulièrement malchanceuse, Natsume continua à roupiller et moi à souffrir inutilement.
J'en eus rapidement assez de le voir dormir et me décidais à le réveiller. Cependant, il ne bougeait pas d'un poil, même lorsque je lui pinçais ses joues et me mis à lui dessiner des moustaches avec un bic qui traînait dans le tiroir de sa table de chevet. N'ayant plus d'autres idées pour le faire sortir de son sommeil, j'approchais mes lèvres de son oreille et pris une longue inspiration.
- NA-TSU-MEEEH-CHAAAAN ! beuglais-je comme si ma vie en dépendait. IL EST TEMPS DE SE RÉVEILLEEEEER~
Mon charmant cousin sursauta comme s'il avait été électrocuté et sa tête heurta de ce fait la mienne, m'envoyant rouler à terre de douleur pendant que je frottais la zone incriminée.
- POURQUOI AS-TU FAIT ÇA ?! hurlais-je de toutes mes forces.
- ET TOI, POURQUOI AS-TU HURLÉ COMME ÇA ?! répondit tout aussi fort Natsume en se tenant le front comme s'il craignait l'avoir cassé.
Je clignais des yeux, réalisant subitement que mon cousin s'était enfin réveillé et ne pus retenir mon élan de joie en me jetant dans les bras de ce dernier. Natsume poussa un grognement de douleur et referma ses bras autour de ma taille pour s'assurer que je ne tomberais pas du lit (qui était vraiment petit).
- Natsume ! m'exclamais-je avec des étoiles dans les yeux. Tu t'es enfin réveillé !
Il me regarda avec un air interdit et tenta tant bien que mal de se redresser pour mieux voir mon visage.
- Pourquoi tenais-tu autant à ce que je me réveille ? demanda-t-il en me causant une mini-crise cardiaque lorsque j'entendis la suite de ses mots. D'ailleurs, où sommes-nous ? À l'hôpital ?
Craignant le pire (et si il était amnésique ? Que ferais-je sans les renseignements que Natsume s'apprêtaient à me donner avant qu'il ne se fasse mettre KO par une brique?!), je fermais mes yeux et pris la parole à mon tour.
- Natsume, fis-je calmement. Qui suis-je ?
- Sakata Tsubaki, ma cousine complètement tarée qui est dingue de Hibari Kyoya, répondit aussitôt sans hésiter une seule seconde l'adolescent.
- Bien, soupirais-je avec soulagement. Tu n'as pas oublié le plus important... Maintenant, dis-moi la dernière chose dont tu te rappelles.
- J'étais assis sur un banc avec toi, déclara Natsume en fronçant légèrement ses sourcils pendant que je me rasseyais sur le tabouret. Près d'un temple... Je t'expliquais les bases de l'organisation de notre famille et...
Il s'interrompit et fit une grimace comme s'il s'en voulait de ne pas savoir. Et, connaissant mon cousin mieux que personne, c'était le cas. Natsume n'aimait pas ignorer quelque chose, surtout lorsque ça le concernait.
- Et tu es tombé dans les pommes, complétais-je avec un large sourire. Donc... où en étions-nous ? Qui est le boss des Sakata ? Ma mère ?
L'adolescent qui subissait mon interrogatoire sans pitié se gratta la nuque et soupira profondément alors que je frémissais d'impatience sur mon tabouret.
- En vérité, admit-il en scrutant son drap d'hôpital sans oser croiser mes yeux inquisiteurs (ils jetaient des éclairs et affichaient à quel point j'étais capable de l'éviscérer s'il osait me mentir), je ne suis même pas censé te parler de ça...
N'avalant pas sa réponse, je me contentais de croiser mes bras et de le regarder sérieusement.
- Urara dit que les anciens sont en ville et qu'elle va me faire descendre de mon piédestal, sortis-je en réalisant avec un sourire en coin qu'il avait tiqué en entendant le mot 'ancien'.
- V-vraiment ? rit nerveusement Natsume en gardant ses yeux fixés sur son drap (qui n'était pas si intéressant que ça. Il est temps que mon cousin se trouve d'autres hobbys). Elle a dit ça ?
- Natsume, déclarais-je avec tout le sérieux du monde (ce qui était difficile avec moi vu que je n'aimais pas être sérieuse...). Explique-moi qui sont les anciens dont elle n'arrêtait pas de parler. Dis-moi quel rôle a ma mère dans notre famille et si elle est bien le chef de famille.
Il soupira une nouvelle fois et finit par détacher ses yeux de son draps (tant mieux, je commençais à m'inquiéter) pour croiser les miens.
- Bien, accorda-t-il avec une hésitation clairement perceptible dans sa voix grave (il commençait à muer, bientôt il aurait la même voix que le Natsume psychopathe que j'avais rencontré dans le futur, je suis si émue~). Mais en échange, tu me diras le nombre de blessures que tu as guéries.
Ne voyant pas vraiment le rapport, je me contentais d'acquiescer avec un large sourire et attendis qu'il prenne la parole.
Un nouveau soupir résonna dans la chambre pendant qu'il se massait les côtes, probablement parce qu'il sentait encore la douleur de ses blessures (que j'avais cependant guéries à la perfection). Puis, Natsume ouvrit sa bouche et m'expliqua enfin ce que j'avais toujours ignoré sur ma famille.
Comme c'était très long (il parla pendant plusieurs heures), je préfère donner la version raccourcie :
En gros, la famille Sakata est si ancienne qu'elle apparaît même dans les légendes. J'imagine que tu connais la légende de Sakata no Kintoki ? Un de mes arrière-arrière-...-grands-pères qui avait su (soi-disant) battre un ogre sans verser une goutte de sueur...
Et après, lorsque ce arrière-arrière-...-grand-père s'est marié avec une des filles d'un grand seigneur de l'époque, il a voulu perpétuer son nom. Cependant, son épouse ne lui avait donné qu'une fille et il s'était mordu les doigts pendant quelques années avant de décider subitement (dans un empressement et une stupidité qui étaient typiques des Sakata maintenant que j'y pense) que ce seraient les femmes qui dirigeraient la famille.
Et comme c'était aux femmes de prendre le contrôle d'une famille si réputée (les générations passant, la plupart des hommes nés dans la famille se révélaient particulièrement doués dans la voie du samouraï), elles en étaient venues à épouser les hommes qu'elles estimaient dignes de faire partie des Sakata. Ce qui, avec le temps, était devenu la deuxième règle que j'avais apprise au berceau : Se marier avec l'homme le plus puissant.
Ça, c'était la première partie des explications de Natsume. Et elle dura deux heures. Deux longues et interminables heures.
Puis, après une petite pause toilettes, mon cousin recommença à me narrer l'histoire des Sakata. Cette fois-ci avec plus d'animations parce que c'étaient des gens vivants qui étaient concernés. Je dois l'admettre, j'eus du mal à suivre ce qu'il me racontait parce que j'avais tout simplement des difficultés à admettre que les membres de ma famille que je connaissais depuis toujours avaient autant d'influence. Ou qu'ils étaient riches alors qu'ils avaient toujours fait preuve d'une avarice digne du Guiness Book.
- Donc, soupirais-je une fois que Natsume eut achevé son récit invraisemblable et pourtant vrai. Ma mère est la chef de famille mais a refusé son poste et c'est son frère, Tonton Hideaki, qui s'est tapé le poste.
- D'où sa richesse, acquiesça l'adolescent en buvant ensuite une gorge d'eau (il en avait besoin vu qu'il venait de parler pendant plus de trois heures non stop).
- Et c'est une autre règle des Sakata, repris-je en ignorant l'intervention de Natsume. Si l'héritière a un frère, celui-ci sera son conseiller et prendra la place de sa sœur si elle ne veut pas du poste.
Je pinçais mes lèvres et fis une grimace pensive.
- Ce qui fait que, marmonnais-je pour moi-même, Akio est mon conseiller ? Ce crétin de faux-blond ?!
Le visage de Natsume s'assombrit et il secoua sa tête silencieusement.
- Akio fait bien partie de la famille, expliqua-t-il avec une voix légèrement brisée (il avait trop parlé et sa voix commençait à partir dans tous les sens). Mais il n'est pas ton second.
- Pourquoi ? demandais-je avec curiosité.
Oui, pourquoi mon crétin de frère aîné n'était-il pas mon second ? Sur qui allais-je mettre toutes les responsabilités que comportait ce poste d'héritière ?!
- Ton père voulait qu'il hérite son nom, déclara Natsume en haussant ses épaules.
- Oh, fis-je simplement en écarquillant mes yeux. Et les anciens dans tout ça ?
- Les Anciens, répéta mon cousin en levant ses orbes gris au ciel. Avec une majuscule. Ils sont une sorte de conseil composé des hommes les plus influents et puissants dans la famille qui sont là pour aider la tête de famille.
- Donc, c'est un groupe de vieillards qui sont là pour chercher des poux à la cheffe ? résumais-je avec une grimace.
- Tu as faux, rit doucement Natsume en se tenant les côtes (sans doute avait-il toujours un peu mal. J'utiliserais mon anneau pour le guérir un peu plus une fois que notre conversation serait achevée). Il n'y a pas que des vieux dans le conseil des Anciens.
- Ah bon ? me moquais-je avec incrédulité. Dis-moi quelques noms !
- Il y a Akio-kun, répondit-il en levant un doigt. Hideaki-san, Naoki-kun lorsqu'il sera plus vieux, Kagetora-san et les trois oncles que tu n'as jamais cessé d'appeler 'Vieux pervers'.
- Eux ?! m'exclamais-je avec horreur. Mais ils me détestent tous !
- Je sais, approuva gravement Natsume en plongeant sa tête dans ses mains. Et c'est à moi de réparer tes erreurs...
Je penchais ma tête sur le côté et examinais le profil de mon cousin à travers les mèches de cheveux éparses qui me couvraient le visage. Natsume avait l'air épuisé et de lourds cernes étaient visibles sous ses yeux (probablement un contre-coup de ses blessures) mais malgré sa fatigue évidente, ceux-ci brillaient avec un éclat déterminé qui ressemblait à celui qu'avaient affichés les orbes du Natsume que j'avais rencontré dans le futur, celui qui était prêt à tout pour m'aider à venger notre famille.
- Donc, finis-je par demander avec une légère grimace. Qu'est-ce qu'on fait ?
- Toi, rétorqua mon cousin en sortant sa tête de ses mains pour me regarder avec un air extrêmement sérieux. Tu va te faire belle.
Ah ?!
J'ouvris largement ma bouche et me préparais déjà à lui crier dessus pour oser me demander pareille horreur mais Natsume me prit de court en continuant à parler.
- Connaissant Urara, déclara-t-il en fronçant ses sourcils et en tambourinant avec agacement sur ses genoux croisés, Elle a déjà préparé une réunion et ne t'a pas avertie de l'heure. Ni de l'endroit. Je suppose que sa visite était normalement destinée à te prévenir de la réunion mais la connaissant...
J'opinais vivement et attendis qu'il continue. Après tout, ma vie en tant que Sakata en dépendait ! (Je ne veux pas qu'Urara soit ma supérieure et devoir obéir au moindre de ses ordres...)
- Téléphone ! finit par dire Natsume en tendant sa main.
Sans chercher à comprendre pourquoi mon cher cousin qui avait toujours été si timide était désormais un garçon qui osait me traiter comme sa boniche je fouillais parmi les vêtements sales qui avaient été entreposés au pied du lit et finis par trouver l'appareil en question (qui était d'ailleurs recouvert de sang et légèrement ébréché... Oups ?) pour ensuite le tendre à l'adolescent qui avait patienté gentiment sur son matelas sans sourciller.
- Bon, soupira Natsume en se mettant à pianoter sur son clavier comme un malade. D'après Hideaki-san, la réunion est pour demain après-midi à l'hôtel du Cheval Bondissant. Tu le connais ?
Va savoir pourquoi, lorsque j'entendis le nom de l'hôtel, une boule se noua dans mon ventre et je grinçais des dents pendant qu'une image d'un cheval tatoué sur un bras s'imprimait avec insistance dans mes yeux.
- Ouais, grommelais-je en me serrant le ventre pour m'empêcher de vomir sur les draps de mon seul allié. L'hôtel ultra classe à l'entrée de la ville...
- Exact, approuva-t-il en rabattant son nez sur son téléphone portable. Sais-tu dormir chez quelqu'un ce soir ?
- Pourquoi ? demandais-je avec curiosité.
- Je veux éviter tout risque de tentative d'assassinat, expliqua distraitement Natsume sans lever ses yeux de son écran. Urara risque d'en faire une et Fon semble plutôt nerveux ces derniers temps et pourrait finir par la tuer par accident. Ça serait mauvais pour toi...
Donc, si je l'avais bien compris, Natsume voulait que je découche pour éviter que Fon ne tue Urara par accident parce que, selon mon cher cousin, ce serait mauvais pour ma réputation ?
C'est décidé, Natsume avait une vision sur la morale un peu (beaucoup plus) différente de la mienne.
Je gardais toutefois le silence parce que je ne voulais vraiment pas perdre mon seul allié dans cette affaire familiale...
- Si je me rappelle bien, marmonna alors mon cousin en fronçant ses sourcils pendant que ses yeux s'éclaircissaient (signe qu'il réfléchissait profondément). Tu avais été chez les Hibari... Peux-tu le faire dans ce monde-ci ?
Je me grattais pensivement le menton et me mordillais ensuite l'ongle du pouce tout en méditant si oui ou non, je pouvais aller dormir chez Hibari-chan. Techniquement, cela ne m'aurait jamais ennuyée et je me serais même empressée pour me glisser dans la chambre de Kyouya-sama pour l'enlacer avec effusion. Cependant, la dernière fois que je l'avais vu, il m'avait mordue à mort si fort que je m'étais retrouvée inconsciente.
Et, si je faisais confiance au témoignage de Natsume et de Fon, j'avais des marques qui n'apparaissaient pas avec des tonfas, ce qui signifiait que Hibari-chan avait utilisé ses menottes ultra sexy mais vachement douloureuses...
- Je pourrais, finis-je par dire en fermant mes yeux tout en soupirant avec ennui. Si Kiyoshi-san est là pour contrôler Kyouya-sama...
- Dans ce cas, murmura distraitement mon cousin sans plus me prêter attention. Prends Fon avec toi et tout ira bien.
Comprenant qu'avec ces mots, il me disait de partir, je sortis de la chambre en chancelant légèrement et me rendis une nouvelle fois dans la pièce où se trouvaient encore mes affaires. Je posais une main encore un peu tremblante sur le tissus ensanglanté et fronçais mes sourcils lorsque je réalisais que la couleur de ma peau était anormalement pâle.
- Tsubaki-san ?
La voix douce de ma peluche favorite (plus si favorite que ça depuis qu'elle avait osé rire de moi...) me sortit de mes pensées et je tournais mes yeux vers Fon. Ce dernier était assis sur le lit défait et me regardait avec un air insondable.
- Fon, finissais-je par dire après m'être éclairci la gorge. Allons-y.
Le bébé hocha simplement sa tête et sauta prestement sur le sol de la chambre d'hôpital pendant que je prenais mes affaires sans toutefois me changer (si je me promenais en ville avec ces haillons ensanglantés, les autorités penseront à nouveau que j'ai tué une rivale...) et nous partîmes peu de temps après.
Bien sûr, ce ne fut qu'une fois devant la maison de Kyouya-sama que je mis Fon au courant de l'endroit où nous allions dormir.
Il va de soi que ma peluche le prit mal.
- AAAAAH, beuglais-je de toutes mes forces tout en tapant contre la porte de la maison des Hibari, JE SUIS DÉSOLÉE, JE SUIS DÉSOLÉE ! NE M'ÉTRANGLE PAS !
Puis, l'enfer se déchaîna. Le portail s'ouvrit brutalement, révélant au passage le visage inexpressif (et donc enragé) de mon cher et tendre fiancé qui me fusilla des yeux tout en sortant ses tonfas.
- Herbivore, siffla-t-il avec un ton plus que menaçant.
Cependant, il fut ignoré avec brio car je continuais à m'égosiller pour essayer d'apaiser Fon qui semblait bien décidé à me déboîter l'épaule.
- Je vais vous mordre à mort, déclara alors Hibari-chan en se jetant sur moi.
Pour aussitôt s'arrêter lorsqu'une voix malheureusement familière résonna.
- TSU-CHWAN ! PAPOUNET EST VRAIMENT CONTENT DE TE REVOIR !
Le coin de la Stalker (plus sa famille)
Sakata Tsubaki était nonchalamment étendue sur son lit lorsque cela arriva. La porte de sa chambre s'ouvrit brusquement, révélant la détestée Sakata Urara et Tsubaki se redressa vivement, ses yeux étincelants avec haine pendant qu'elle cachait son album photo (contenant toutes les photographies de son adoré Hibari Kyouya) sous son coussin.
- Que fais-tu ici ? demanda avec hargne la célèbre stalker.
Sa cousine se contenta de s'asseoir sur son propre lit tout en reniflant avec mépris.
- On m'a appelé ici, répondit-elle enfin lorsque Fon apparut à ses côtés.
Le bébé hocha sa tête lentement, probablement pour approuver la réponse de la jeune fille et sortit de nulle part un sac contenant des enveloppes. Tsubaki siffla comme un chat en colère et leva deux doigts pour les placer ensuite en forme de croix.
- Arrière, puissance démoniaque, arrière ! hurla-t-elle en se réfugiant sous ses couettes.
La porte de sa chambre s'ouvrit à nouveau pour révéler le visage rempli d'espoir de Sakata Akio qui se rembrunit aussitôt qu'il réalisa que sa sœur n'était pas en train de réaliser un exorcisme sur Naoki. Le (faux) blond s'avança dans la chambre avec une aura dépressive autour de sa tête et s'installa lourdement à l'envers sur la chaise en face du bureau, appuyant son menton contre le dossier et examinant sans grand enthousiasme le cirque que faisait Tsubaki.
- Je vois que les enveloppes sont arrivées, constata-t-il calmement alors qu'il grattait ses cheveux blonds.
Urara garda le silence, un air parfaitement méprisant sur son visage si semblable à sa cousine excentrique et Fon acquiesça une nouvelle fois tout en prenant une enveloppe pour en lire le contenu.
- De mokona-au-chocopyuh, dit-il en gardant son expression illisible. "Est-ce qu'il est possible que Tsuna soit attiré par ton cher Natsume ? Et si quelqu'un avait l'amabilité de le demander au principal concerné en ajoutant que j'aimerais savoir si dans ce cas il n'a pas de sérieuses tendances masochistes ? Parce que là j'en doutes, vu sa persistance à rester avec tout ces Seme en puissances ! N'est-ce pas Tsu-chan ? D'ailleurs, Natsume-san serait peut-être interessé par ce bon parti qu'est le parrain Vongola ? Hein, Natsu-kun (ça ne te déranges pas que je t'appelles comme ça, au moins ?) ?"
Un grincement retentit dans la chambre silencieuse et leurs occupants manquèrent de faire une crise cardiaque lorsqu'ils virent Natsume dans l'entrebâillement de la porte avec un air si sombre qu'il aurait décroché le premier rôle dans un film d'horreur.
- Natsume ! s'exclama vivement Tsubaki en restant sous ses couettes (probablement parce qu'elle ne voulait pas montrer aux autres qu'elle tremblait encore sous le choc). Tu arrives juste à temps ! Il y a une fille qui t'a posé une question assez marrante !
Le brun arqua un sourcil et s'avança dans la chambre, ignorant Akio ainsi qu'Urara et s'assit à côté de Tsubaki. Il tendit ensuite sa main vers Fon et le bébé lui donna la lettre pour que l'adolescent puisse lire sa question.
Pendant ce temps, la stalker se rappela une chose et se tourna vers sa peluche.
- On va avoir besoin de Tsunaze, fit-elle sans sortir de sa cachette. Peux-tu aller le chercher ?
Fon hocha sa tête en silence avec un sourire en coin et sauta par la fenêtre sans que cela n'étonne personne. Entre-temps, Natsume avait fini sa lecture et pliait distraitement le papier sous ses doigts pâles.
- Alors, dit-il tout en s'éclaircissant la gorge. Je pense l'avoir déjà dit mais... il n'y a personne qui m'intéresse en ce moment-même. Cependant...
Il garda le silence et tourna imperceptiblement sa tête vers Tsubaki comme s'il envisageait une réponse différente.
- Il est vrai qu'être allié aux Vongola pourrait être une bonne chose, murmura-t-il pensivement.
- Lettre suivante ! déclara bruyamment Akio en joignant le geste à la parole. De Fairypie : "Ma question de la semaine sera pour... Natsume tiens : Quel est ton tueur psychopathe de film d'horreur favori ? En dehors de toi-même bien entendu !"
Le brun en resta interdit pendant que le blond gardait sa bouche grande ouverte.
- Psychopathe, murmura ce dernier tout en se frappant le front. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?!
- Je ne suis pas un tueur psychopathe, l'interrompit Natsume en haussant le ton. Je n'ai tué personne.
« Mais il ne nie pas être psychopathe ! » réalisèrent avec horreur Urara et Tsubaki, Akio étant toujours plongé dans ses pensées.
- Sinon, continua le brun en haussant ses épaules. J'aime bien Freddy Krueger. Il a le même rire que Tsubaki-chan.
Outrée, la jeune fille en question sortit de ses couettes et se jeta sur l'adolescent pour l'étrangler avec affection pendant qu'Urara s'esclaffait gaiement.
- Soit, fit Akio en haussant ses épaules car il ne se souciait guère du futur meurtre de son cousin qui se déroulait sous ses yeux. De Meli-chan27 : "Et j'ai une question pour Tsubaki : Crois-tu, dans ton esprit tordu, qu'il y ait plus que de l'amitié entre Tsuna et Enma?"
- Je ne crois pas ! tonna Tsubaki depuis son lit où elle continuait à étrangler gaiement Natsume. J'en suis certaine !
Ce fut à ce moment-là que Fon arriva par la fenêtre, un adolescent ligoté à sa suite.
- Tsunaze et Redma sont ensemble et ont une vie sexuelle particulièrement épanouie, il suffit de voir toutes les écorchures qu'ils ont ! beugla la stalker sans voir les nouveaux-venus car elle était trop occupée avec son cousin.
- HIEEEE ! hurla à son tour Tsuna en gigotant de toutes ses forces lorsqu'il réalisa où le sosie enfantin d'Hibari l'avait amené.
Mais tous les Sakata l'ignorèrent car il restait une dernière enveloppe.
- Alors, fit Akio en déglutissant bruyamment. Qui le fait...
- Moi pas, répondit sa sœur. J'ai déjà donné avec elle...
Urara soupira avec agacement et prit de force la lettre pour la lire. Durant sa lecture, ses sourcils se haussèrent de plus en plus et un air offusqué prit place sur son visage pâle.
- De Coconut, grinça-t-elle. "Chère famille Sakata, je m'excuse de ma longue absence qui a du vous peser énormément, mais ne vous en fait pas, je suis là. J'aimerais alors me permettre deux questions car je n'arrivai pas à choisir entre celles-ci. Tout d'abord pour Akio-chan, que penses-tu de ton cousin Natsu-chan? Quand à la deuxième question, elle revient à Purara. Si je te disais que je suis une noix de coco qui connaît tout de toi jusqu'à la jolie culotte à dentelles bleu ciel que tu portes en ce moment même et que j'étais folle amoureuse de ta chère cousine au point de lui proposer une bague en diamant 7 carats (d'après le bijoutier) dans une noix de coco fendue (romantique n'est ce pas?) que penserais-tu de moi en sachant bien que j'hésite à t'apprécier.. ce qui est rare dans mon cas? Merci de répondre et dites à Natsu-chan si il a bel et bien reçu mon cadeau et si il "joue" avec souvent héhéhéhéhéhé"
- On répond tour à tour ? demanda Akio en passant une main dans ses cheveux.
- Je suis pour, répondit Urara avec un air meurtrier dans ses prunelles sombres.
Natsume se contenta de gargouiller un assentiment vu que Tsubaki avait laissé ses mains autour de sa gorge. Pendant ce temps, Tsuna continua à paniquer sur le sol.
- Alors, fit le frère de la stalker. Pour répondre à ma question, je ne peux dire qu'une phrase : "lis l'histoire et tu le sauras."
- Quant à moi, grommela la cousine tant aimée par Tsubaki. Je n'en ai rien à cirer d'une noix de coco qui a essayé de séduire Tsubaka... Et mes sous-vêtements sont rouges, abrutie.
Remarquant que Natsume n'était pas en état de parler, Fon se dévoua gentiment pour être son interprète.
- Natsume-san n'a rien reçu car Tsubaki-san inspecte avec beaucoup de zèle le courrier.
La jeune en question se rengorgea avec un air si suffisant qu'Urara craqua et lui lança un oreiller à la tête. Aussitôt, les deux adolescentes se jetèrent dans un combat sans pitié et Akio grogna face à la migraine qui s'annonçait pendant que Natsume périssait sous les coups car Tsubaki l'utilisait comme bouclier.
Entre-temps, Fon répéta la question qui lui était adressé à Tsuna et ce dernier manqua de tourner de l'œil.
- Je pensais qu'on en avait fini avec les questions sur ma prétendue homosexualité ! pleurnicha-t-il. Je vais recommencer à faire des cauchemars !
À ce moment-là, l'album photo contenant toutes les photographies de Hibari Kyouya vola dans les airs et atterrit sur la tête du jeune Sawada. Ce dernier regarda sans comprendre l'image représentant son préfet dénudé et déglutit.
Deux secondes passèrent durant lesquelles Tsubaki essaya sans succès de tuer sa cousine en lui fourrant des plumes dans la bouches pour l'étouffer.
Puis...
- HIEEEEE ! hurla de toutes ses forces Sawada Tsunayoshi avant de tourner de l'œil.
Pas de fait divers cette semaine, la prochaine fois peut-être :D
Aussi non, j'ai deux choses à vous annoncer :
L'une, après cet arc, je ferais un petit hiatus (principalement pour écrire le prochain) qui durera quelques semaines.
L'autre, je commence à me demander si l'histoire n'est plus aussi intéressante. De moins en moins de personnes commentent et lisent les chapitres. Si ça continue ainsi, je terminerais probablement la fic après cet arc.
D'un autre côté, la semaine prochaine, Bernie arrive avec le premier OC dans son cabinet. Qui aura l'honneur de traumatiser ce pauvre psychologue ? :D
