Le plus grand nombre à parlé, il y aura une revanche complémentaire pour Hermione. Mais il vous faudra attendre un peu pour le voir, car ce chapitre sera consacré à la lettre de Lily. J'espère que vous aimerez. Bonne lecture.

chapitre 51 : une lettre de Lily

Cette année les vacances semblèrent très longues à Harry. Il avait très déprimé d'apprendre que Sirius et Remus avaient décidés d'aller habiter la maison que Sirius possédait en Cornouailles. Harry avait bien tenté de leur faire changer d'avis, mais il avait trouvé plus têtu que lui. Sirius avait avancé, à juste titre, que en devenant un Lord, Harry se devait d'avoir sa maison de nouveau pour lui. Et il avait ajouté, avec un étrange sourire, que ni lui, ni Remus ne voulaient être présent quand cela arriverait, sans préciser ce qui devrait arriver pour la plus grande exaspération de Harry.

Harry n'avait pas comprit l'étrange commentaire de son parrain. Sirius refusa tout net de s'expliquer et Remus se contenta de rire sous cape. Cela frustra Harry, mais il savait reconnaitre quand une bataille était perdue d'avance. Ce fut avec le cœur lourd qu'il vit ses parents d'adoption faire leurs bagages, et il les força à lui promettre de souvent venir lui rendre visite. Ce que Sirius et Remus promirent sans problèmes.

Remus ayant dit qu'ils s'installeraient dans leur nouvelle maison la veille de l'anniversaire de Harry, et le jeune homme décida de les aider avec leur déménagement. En attendant il profitait au maximum du dernier mois en compagnie de son parrain et de celui qui avait réussit à conquérir le cœur de celui qui avait été le plus grand flirt de Poudlard du temps des maraudeurs. Harry regrettait juste que l'état de Remus ne les empêchent de se lier légalement.

Harry savait que cela blessait son parrain profondément de ne pas pouvoir afficher sa relation avec Remus aux yeux du monde, et que Remus, bien que Sirius le considère comme son époux, ne le soit pas réellement. Harry se promit de tenter de changer les lois contre les créatures magiques une fois qu'il aurait réclamé son statut de Lord régnant de la noble et grande famille des Potter pour son dix-septième anniversaire.

Harry avait apprit, grâce aux jumeaux, que Ron avait épousé Lavande au début des vacances d'été et que désormais il travaillait comme assistant dans le magasin de ses frères. Et apparemment il était très heureux. Ron, devant devenir père début Décembre, il avait décidé de ne pas retourner à Poudlard à la rentrée. Les parents de Lavande leur avaient offert un petit appartement tout proche du chemin de traverse, et se trouvant du coté sorcier de Londres. Le jeune couple semblait être très heureux, et Ron avait grandit, fort heureusement. Harry leur souhaita tout le bonheur du monde.

Acturus et Harry s'envoyèrent de nombreuses lettres durant le premier mois des vacances, mais malheureusement ils ne réussirent pas à se voir une seule fois. Harry avait pourtant bien essayé de rendre visite à son ami, mais à sa plus grande stupéfaction, les portes du manoir restèrent obstinément closes. Lady Prince vint, en personne, s'excuser de ne pas pouvoir lui permettre d'entrer, et elle lui promit de tout lui expliquer bientôt. Harry fut très déçu de ne pas avoir vu son petit-ami, mais le gentil sourire de la grand-mère de Severus le rassura un peu. Il détestait réellement être dans le brouillard !

Le déménagement de Sirius se passa agréablement. Harry dut reconnaitre que la nouvelle maison de Sirius était idéalement placée. Il y avait un grand jardin et une forêt sur la propriété. La maison, en elle même était de bonne taille, mais rien de comparable à la maison familiale des Black, ou bien du manoir Potter. Il y avait même une chambre d'amis pour quand Harry viendrait leur rendre visite. Et quand Harry remarqua que le lit était étrangement grand, Sirius se contenta d'éclater de rire, tout en lui disant qu'il comprendrait bientôt. Harry commençait vraiment à en avoir assez d'entendre cette phrase !

Harry retourna chez lui en étant tout à la fois heureux pour Sirius et Remus d'avoir désormais un endroit bien à eux, et la tristesse de se retrouver seul dans son manoir. Jamais il n'avait vu sa maison familiale si grande, ni si froide. Mais il savait que ce sentiment disparaitrait bientôt. Il allait devenir le Lord de sa maison, bien qu'il fut considéré comme un adulte depuis plus de un an, les lois magiques l'avait forcé à attendre d'avoir dix-sept ans pour réclamer son héritage légal et politique. C'était l'une des contradictions du monde magique qui le rendait si rétrograde parfois.

Le lendemain matin, Harry fut réveillé de bonne heure par son elfe de maison. Harry tenta bien d'ignorer la présence de l'elfe, mais Jared resta planté au pied du lit de Harry jusqu'à ce que celui-ci consente à ouvrir les yeux. Harry grogna pour montrer son mécontentement à être réveillé si tôt, mais il accepta de se lever quand même.

" Lord Potter !" Dit l'elfe en s'inclinant très bas. " Votre mère désire vous parler immédiatement. Veuillez me suivre, s'il vous plait."

Harry se demanda ce que le portrait de sa mère désirait lui dire. Et surtout il se demandait ce qui était si important pour qu'il faille qu'il se lève aux aurores. Cela devait être très important pour que sa mère désire le lui dire avant que ses invités arrivent pour fêter son anniversaire avec lui. Il resta quelques minutes devant la porte de la bibliothèque avant de l'ouvrir résolument. Quoi que sa mère ait à lui dire, il valait mieux le savoir le plus rapidement possible.

" Maman ? Tu voulais me voir ?" Demanda Harry en se plaçant devant le portrait de sa défunte mère.

" Oui, mon chéri. Il est temps pour toi de lire ma dernière lettre. Mais ne me juge pas trop durement. Ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi et ta sécurité. Tu es ce que j'ai de plus précieux au monde, ne l'oublies jamais !"

Harry se dirigea vers le secrétaire où la lettre se trouvait. Il s'était interrogé de nombreuses fois sur son contenu, mais il avait fait confiance à sa mère pour lui dire quand le bon moment pour la lire serait arrivé. Et apparemment ce moment était venu. Harry ouvrit le tiroir avec des mains légèrement tremblantes, et il prit la précieuse lettre. Il allât s'assoir dans l'un des confortables fauteuils de la bibliothèque, puis il ouvrit enfin la lettre.

" Harry, cœur de mon cœur.

Si tu lis cette lettre c'est que, malheureusement, je suis morte avant ton onzième anniversaire et que je n'ai pas pu retirer le charme que j'ai jetée sur toi dès que nous avons sut que notre vie et la tienne étaient en danger. Pardonne moi pour tout ce que tu as dut vivre, mais cela était plus que nécessaire. Mais je m'explique très mal, alors commençons par le commencement.

Comme tu dois le savoir, avant mon mariage avec ton père je m'appelais Lily Evans. Mes parents et ma sœur étaient des moldus. Mais si mes parents étaient très fiers d'avoir une sorcière pour fille, et qu'ils m'aimaient de manière inconditionnelle, ce n'était pas le cas pour Petunia. Bien que je l'aimait très fort, il m'est souvent arrivé de me demander si nous faisions bien parti de la même famille, tant nous étions différentes.

Mon premier contact avec le monde des sorciers se fit avec la rencontre d'un de nos voisins qui était lui aussi un jeune sorcier. Je dois dire que j'ai été tentée de m'enfuir quand je l'ai vu m'approcher la première fois. Son père était connu pour être un ivrogne très violent qui frappait sa femme et son fils à retour de bras. Et même si Sev ne s'en est jamais plaint, je sais qu'il en à souffert toute sa vie, et je regrette de ne pas avoir été une meilleure amie pour lui.

Je crois que j'aurais put devenir très amoureuse de Sev, si je n'avais pas eut la certitude que je n'étais pas celle qui lui était destinée. C'est pourquoi j'ai toujours maintenue une certaine distance entre nous. Et je sais maintenant que j'avais raison car je sais que celui qui est fait pour Sev, c'est toi mon fils adoré. Je l'ai sut dès ta naissance, alors laisse lui une chance de te prouver qu'il peut être un excellent compagnon pour toi. Mais je m'embrouille, alors retournons à mon histoire.

Nous avons été très proches jusqu'à notre arrivée à Poudlard. Je ne sais pas comment j'ai put finir à Griffondor, je pensait être une Serdaigle ou bien aller dans la même maison que Sev. Mais le choixpeau choisit la maison Griffondor pour moi. Et ce fut le début de la fin de mon amitié avec Sev. Bien sur nous avons tentés de maintenir notre amitié, mais la brouille entre nos deux maisons étaient déjà bien trop ancrée pour nous permettre de changer les choses.

Ce fut au cour de notre sixième année que Sev osa m'appeler par cet horrible nom. Il essaya bien sur de s'excuser à plusieurs fois, ou du moins je le crois, mais ma fierté avait été trop blessée, et j'étais bien trop jeune pour me rendre compte de ce que je perdait, et ce à quoi je condamnait Sev par mon attitude immature. Tu ne peux pas savoir combien de fois j'ai regretté de ne pas avoir acceptée les excuses quand je le pouvais. J'ai poussé mon meilleur ami dans les bras des mangemorts, et je ne pourrais jamais me le pardonner.

Mais je ne m'attardais pas trop sur ce problème car ton père s'était mit en devoir de me courtiser. Et je dois reconnaitre que j'appréciais ce nouveau coté qu'il me montrait, bien loin du farceur invétéré que j'avais connu jusqu'ici. C'est pourquoi j'ai acceptée de l'épouser une fois que nous avons fini nos études. James est devenu un auror comme tout les hommes de sa famille, et je me suis plongée dans mes recherches sur les charmes et les potions. Et bien que je fut très douée pour la première matière, la seconde me causait plus de problèmes. J'aurais bien aimée pouvoir demander son aide à Sev, mais ma maudite fierté vint, une fois de plus, m'empêcher de faire la chose juste.

Quand j'ai appris que je t'attendais, j'ai été folle de joie. J'avais toujours voulue devenir mère, et ta venu m'a comblée comme jamais je ne l'avais été. Mais en même temps, ma crainte pour ta sécurité a aussi augmentée. Et quand Dumbledore est venu nous dire que nous devions aller nous cacher, nous avons bien entendu suivis ses conseils, bien que j'ai commencée à douter des véritables motifs du directeur.

Je dois te dire que ton père n'a jamais partagé mes doutes. Il a toujours été totalement dévoué au directeur, et ce depuis son entré à Poudlard. Il lui faisait d'ailleurs tellement confiance qu'il lui confia les clés de son coffre familiale pour les garder pour toi dans le cas ou il nous arriverait malheur. Et cette confiance n'avait cessée d'augmenter depuis que nous étions devenus membres de l'ordre du phénix avec Sirius et Peter. Le pauvre Remus à été tenu à l'écart de toutes les décisions importantes du fait de son statu de loup-garou. Autant en est il pour les mêmes droits pour tous que prêche le directeur. Je tentais bien d' ouvrir les yeux de ton père, mais jusqu'ici ce fut sans succès et je ne suis absolument pas sur de pouvoir réussir.

En tout cas nous sommes désormais installés à Godric Hollow sous le fidelius de Peter Petrigrew. C'est encore une chose sur laquelle ton père et moi nous nous opposons. Je souhaitait rester au manoir Potter ou les anciennes protections étaient en place, mais James à suivit les conseils de Dumbledore, et nous nous sommes installés dans l'ancienne maison de famille des Dumbledore. Et le fait que Peter fut choisit pour être notre gardien du secret à la place de Sirius ne fit rien pour apaiser mes craintes.

C'est pourquoi, sans rien en dire à ton père, je décidais de placer un charme sur toi afin que tu soit plus préparé pour affronter les épreuves de la vie dans le cas ou je ne survivrais pas. Sache que j'avais l'intention de te l'enlever si j'avais survécu à ces temps difficiles. Ce ne fut pas le cas si tu lis cette lettre et je ne peux rien faire pour m'excuser assez de ce que tu as dut vivre.

Mais il est temps pour moi de t'expliquer en quoi ce charme consistait. Je tiens à te rassurer tout de suite, tout ce que tu as vu n'était que le résultat du charme que je t'avais jeté. Je savais que le directeur tenterait de t'utiliser si jamais il nous arrivait malheur et que, par miracle tu survivais. Et si on doit en arriver là je ferais tout mon possible pour que tu continu de vivre, même si dois sacrifier ma vie pour cela.

Mais revenons en à ce charme. Il s'activera la veille de ton onzième anniversaire. Je refuse de laisser ceux qui veulent te manipuler gagner, c'est pourquoi ce charme te montrera tout ce que tu dois savoir sur les gens qui pourront avoir une influence sur ta vie. Ce sera ton choix de vivre ta vie comme dans ta vision ou de changer les choses. Tout ce que je peux faire est de te montrer l'un de tes avenirs possible.

Ce charme est conçu de telle sorte que tu va vivre ta vie de l'age de onze ans jusqu'au jour de ta mort dans cette vie fictive. Je souhaite de tout mon cœur que tu ais une vie agréable et heureuse, mais si ce n'est pas le cas sache que mon amour t'accompagnera toujours. Je serais fière de toi quelque soit la voie que tu choisisse. et ne m'en veux pas trop pour ce que tu auras dut subir durant ta vision, mais je n'avais pas d'autres solutions pour que tu puisse prendre tes décisions en toute connaissance de cause.

Je t'aimes plus que tout, mon fils adoré, ne l'oublie jamais. Et si tu en a un jour la possibilité, présente toutes mes excuses à Severus Snape. Dit lui que je lui ai pardonné depuis bien longtemps et que je lui souhaite tout le bonheur possible. Vit ta vie, mon fils, je ne souhaite rien d'autre pour toi.

Ta mère qui t'aime.

Lady Lily Potter"

Harry avait les larmes aux yeux en lisant la lettre de sa mère. Ainsi donc, tout ce qu'il avait vécu durant sa première vie, ses aventures avec Ron et Hermione, son mariage avec Ginny et la naissance de ses enfants n'avait été que le fruit du sort que sa mère avait jetée sur lui lorsqu'il n'était qu'un bébé ! Il n'y avait jamais eut de James Sirius, ni aucun de ses frères et sœurs, et étrangement, cela soulageait Harry d'un grand poids. Il s'était longuement interrogé sur ce qu'il aurait put faire pour éviter la mort de ses deux fils, mais il savait maintenant que, comme il se trouvait au sein d'une puissante illusion, alors il n'avait jamais réellement eut le choix de ses actions.

Harry ne pouvait pas en vouloir à sa mère pour ce qu'elle avait fait. Grâce à elle il avait put reconnaitre ses vrais amis des faux, et se bâtir un début de vie ou il n'était plus un simple pion que l'on déplaçait sur l'échiquier où Dumbledore et Voldemort jouaient leur partie. Cette vision l'avait aussi rendu plus fort et plus maitre de son potentiel magique. Bien sur il avait beaucoup souffert de la trahison de Ginny, mais cette lettre lui permettait enfin de clore définitivement cette partie de son passé. Tout ceci n'avait été qu'un rêve et il le traiterait comme tel désormais.

Harry, tout heureux de sa décision, remercia chaleureusement sa mère pour ce qu'elle avait fait en lui jetant ce sort et en se sacrifiant pour qu'il puisse vivre. Puis il quitta la bibliothèque tout ragaillardit. Il ne savait pas quelles autres surprises ce jour allait lui réserver, mais il était prêt à les affrontées toutes. Mais jamais il ne serait attendu à ce qui arriva après le plantureux petit-déjeuné que son principal elfe de maison lui servit ce matin là.

A suivre.

Comme je l'ai dit, c'est un court chapitre, mais j'espère que vous avez aimé quand même. J'espère que j'ai été assez claire dans l'explication de ce charme. A Dimanche prochain pour la suite. Et n'oubliez pas les reviews.