Bonsoir tous le monde!

Comme promis, voici le dernier chapitre de cette fic. Il ne s'agit cependant pas de mon dernier post pour cette histoire, car j'ai encore l'épilogue à vous poster avant de mettre un point définitif à cette aventure.

J'espère donc que ce chapitre vous plaira, et comme toujours, n'hésitez pas à me faire partager vos impressions.

Bonne lecture !

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Chapitre 55 :

POV de Kate :

Avec satisfaction, je le vis battre en retraite devant mon regard assassin. J'aimais l'idée que malgré l'évolution de notre relation, il continue de trembler face à ma colère. C'était assez amusant, même si pour le moment, je riais jaune. Je savais qu'il ne l'avait pas fait exprès, ou alors il était vraiment suicidaire, mais cela ne changeait rien au fait qu'il avait commis une erreur monumentale qu'il allait avoir beaucoup de mal à se faire pardonner. Je souris intérieurement en songeant à la façon dont j'allais pouvoir jouer avec ses nerfs dans les jours à venir.

« Je vais donc vous laisser, et vous remercie pour votre fidélité. Je vous dirais bien jusqu'au matin, mais je risque de ne pas passer la nuit… » termina-t-il en descendant prudemment de l'estrade sans me perdre une seule seconde du regard.

« C'est même certain Castle ! » grondai-je en avançant d'un pas dans sa direction « mais je vais être gentille et vous laisser 5 min d'avance ! » ajoutai-je en m'immobilisant le temps de remettre mon manteau en place.

Alors que les rires reprenaient, toutes les femmes présentes ne prenant pas cela au sérieux, Castle attrapa son propre manteau avec un vif empressement, et se rua à l'extérieur comme s'il avait le Diable aux trousses. Tranquillement, et dans des gestes posés, je boutonnai mon manteau et remis mes cheveux en place avant d'emboîter le pas à mon partenaire d'une démarche calme et assurée. Je savais où le trouver de toute façon et avais donc tous mon temps pour le rattraper.

« Cette histoire va se terminer par un mariage, j'en mets ma main au feu ! » entendis-je une fan déclarer alors que les rires fusaient de plus belle.

Plissant les yeux, je choisis d'ignorer la remarque et sortis sur le trottoir, bien déterminée à mettre la main sur mon insupportable écrivain, mes désirs de conquête depuis longtemps oubliés, ou tout du moins relégués au second plan. Il n'y avait vraiment que lui pour me faire passer d'un extrême à l'autre en l'espace de quelques minutes. Dans la rue, l'air chaud de cette journée d'été me balaya le visage, et je marquai une pause, évaluant les différentes options qui s'offraient à moi. Castle n'était nulle part en vue, et un sourire sadique étira mes lèvres en imaginant l'angoisse qui devait être la sienne. Ignorant le poids des regards que je sentis peser sur moi, je me décidai finalement pour le parking sur lequel la limousine de mon romancier devait être garée. Non pas qu'il ait souvent recourt à ce moyen de locomotion en dehors des occasions vraiment spéciales, mais c'était une des seules choses avec laquelle Paula avait refusée de transiger.

Pas après qu'une fan un peu trop entreprenante ne l'ai suivi jusque chez lui, persuadée qu'elle finirait la nuit dans le lit de mon écrivain. Et je devais reconnaître que j'approuvais l'idée, particulièrement aujourd'hui où je pourrais régler son compte à mon coéquipier à l'abri des regards. D'un pas égal, je longeai la devanture du magasin avant de tourner sur ma droite pour rejoindre le parking réservé aux employés. Là encore, Paula n'avait pas lésiné sur la sécurité, et deux gardes veillaient au grain. Ils s'animèrent en me voyant approcher, et dissimulée par l'ombre de l'imposant bâtiment, je continuai d'avancer jusqu'à ce qu'un rayon solaire n'éclaire mon visage. M'ayant reconnue, les vigiles retombèrent dans un immobilisme digne des membres de la garde de Buckingham Palace et ne se préoccupèrent plus de moi. Encore quelques pas, et j'eus une vue d'ensemble du parking, constatant avec satisfaction que celui-ci était désert à l'exception de la limousine.

Un sourire retroussa mes lèvres à cette constatation, sourire qui s'accentua en voyant le chauffeur qui flirtait un peu plus loin avec une jeune employée. Voilà qui allait me faciliter la tâche. Calmement, je rejoignis la limousine, consciente que mon écrivain ne devait rien perdre de mon avancée, et avec provocation je m'amusai à déboutonner mon manteau avant de le faire glisser le long de mes bras avec une lenteur calculée. Lorsque j'arrivai à proximité de la portière arrière, celle-ci s'ouvrit d'elle-même, et je secouai la tête d'amusement. Finalement, il ne devait pas être aussi effrayé que ce qu'il avait laissé paraître s'il me laissait si facilement monter à bord. Son comportement me laissait à penser qu'il serait une victime plus que consentante de mes foudres, et cela m'ouvrait un large panel de possibilités qui me donna envie de sourire. Mais contrôlant parfaitement l'expression de mon visage, je grimpai dans l'habitacle et claquai vivement la portière derrière moi.

Le bruit sec fit sursauter Castle qui se rapprocha un peu plus de la seconde portière, se ménageant une issue de secours pour le cas où je déciderais de mettre en application cette menace que je faisais planer au-dessus de sa tête depuis le début de notre partenariat atypique. Jetant mon manteau sur le siège latéral, je m'installai sur la banquette arrière et fixai mon partenaire sans un mot. Celui-ci me jaugea du regard, une expression faussement repentante peinte sur le visage.

« Ce n'est absolument pas ma faute, mais la vôtre lieutenant Beckett ! » s'exclama-t-il alors que je m'apprêtais à parler.

« Et comment cela pourrait-il être ma faute ? » m'insurgeai-je en arquant un sourcil incrédule.

« J'ai été subjugué par votre beauté renversante à tel point que ma langue a fourchée » affirma-t-il en me dévorant du regard.

Je me mordis la lèvre pour empêcher le sourire triomphant que je sentis poindre de me trahir. Je devais bien reconnaître que j'avais voulu le troubler en choisissant ma tenue. Je ne m'étais simplement pas attendue à ce qu'il le soit au point qu'il mélange réalité et fiction. Et encore moins devant une poignée de fan qui n'avait rien perdu du spectacle. Je savais qu'il pensait à moi en écrivant les scènes osées de ses romans, et je m'étais souvent demandé s'il lui arrivait d'écrire nos noms dans ses premiers jets, et son lapsus plus que révélateur me faisait penser que c'était bel et bien le cas.

« Castle… » grondai-je en sentant mon exaspération revenir au galop à cette pensée.

Mais avant que j'aie pu ajouter quoique ce soit, je me retrouvai plaquée contre la banquette de cuir, emprisonnée sous le corps de mon partenaire. Un gémissement mi- indigné mi- surpris m'échappa alors que ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes, me bâillonnant efficacement. Le baiser d'abord violent et fougueux devint tendre et sensuel dès l'instant où Castle comprit que je n'avais aucune intention de l'arrêter. Glissant une main sur ma nuque et la seconde dans le creux de mes reins, il m'attira au plus près de lui, et un nouveau gémissement déchira le silence ouaté de l'habitacle. Dans un soupir de plaisir, je laissai mes mains partirent à la découverte du dos musclé de mon partenaire alors que j'ondulais sous lui, accentuant plus encore le contact entre nos deux corps. Un sourire étira mes lèvres alors qu'un grondement animal s'échappa de la gorge de mon écrivain qui plongea la tête dans mon cou qu'il s'empressa de malmener de ses lèvres expertes, me tirant un râle extatique.

Renversant la tête en arrière, je m'offris volontiers à ses caresses, glissant une main dans sa chevelure afin de le maintenir en place. Perdue dans l'intensité de notre étreinte, je me laissai porter par le plaisir, oubliant ce qui m'avait conduite dans cette voiture. La seule chose cohérente dans mon univers était le poids du corps de mon partenaire sur moi, et le plaisir mutuel que nous nous prodiguions. Mais un bruit sourd en dehors de la voiture me rappela à l'ordre, et je me remémorai que je devais me venger. Alors dans un mouvement expert du bassin, je renversai notre position, et me retrouvai assise sur les cuisses musclées de mon coéquipier, une jambe de chaque côté de sa taille, sans que nous ayons eu à mettre un terme à notre baiser. Avec douceur, je glissai mes mains sur le torse de mon écrivain, y dessinant des arabesques envoûtantes et repoussai progressivement son manteau jusqu'à le lui retirer complètement.

Satisfaite, je ramenai mes mains autour du visage de Castle, le caressant du bout des doigts avant de laisser mes doigts reprendre leur danse sur son corps jusqu'à atteindre ses cuisses que je malaxai sensuellement, lui arrachant un grognement appréciateur chaque fois que j'effleurai accidentellement son entrejambe. Souriant tout contre les lèvres gonflées par le désir de Castle, j'éloignai mes mains du corps de mon partenaire, tâtonnant sur le siège derrière moi jusqu'à trouver ce que je cherchais. L'esprit obscurcit par le plaisir, Castle ne prêta pas attention au doux tintement métallique qui raisonna près de ses oreilles alors que mes mains reprenaient leur valse hypnotisante sur ses bras, et ne comprit son erreur que lorsqu'il se retrouva menotté au-dessus de la portière.

« Kate ? » s'enquit-il en mettant un terme à notre baiser, son regard passant du sourire sadique que j'arborais à ses mains menottées.

« Humm ? » soufflai-je en frottant mon visage contre le sien pour finir par lui mordiller le lobe de l'oreille, le faisant gémir sous moi avant de me reculer, plantant mon regard dans le sien « Dis-moi ce que tu n'as pas compris quand j'ai parlé de rester discrets ? »

« Je suis vraiment désolé, mais je ne m'attendais pas à te voir, et cette robe que tu portes, c'est une arme de destruction massive, ça devrait être interdit par la loi ! » se défendit-il en se dandinant sous moi, exacerbant le contact entre nos deux bassins.

« Castle, la loi c'est moi ! » lui fis-je remarquer avec un sourire narquois, réprimant de justesse le gémissement de plaisir que le frottant de sa virilité exacerbée contre ma féminité suscita.

« Oui chérie, je sais, et tu l'incarnes à la perfection, mais je ne suis qu'un homme subjugué par la femme qu'il aime, tu ne peux pas m'en vouloir pour ça ! » argua-t-il en m'adressant son regard de chien battu.

« Pour ça non, mais pour le fait que tes fans sont en train de parier sur la date de notre mariage si ! » répliquai-je en le foudroyant du regard, faisant dangereusement glisser mes ongles contre la peau de son cou.

« Ah ils font ça ? » demanda-t-il en arquant un sourcil intéressé avant de froncer les sourcils en signe de réflexion « II va falloir que je parie moi aussi ! »

« Castle ! » m'écriai-je en lui tirant vivement l'oreille.

« Apple ! Apple ! Apple ! » protesta-t-il en se tortillant, tentant vainement d'échapper à mon emprise. « Quoi ? Moi aussi je veux connaître la date de notre mariage ! » expliqua-t-il en penchant la tête contre son bras pour masser son oreille.

« Castle… » grondai-je en plissant les yeux, n'appréciant pas qu'il plaisante sur un tel sujet.

« Oui chérie ? » demanda-t-il en plantant un regard candide dans le mien, désamorçant toute velléité de représailles.

« Tu es impossible… » soupirai-je simplement en secouant la tête d'un air faussement désespéré, le cœur bondissant follement dans ma poitrine en me demandant s'il pensait sérieusement au mariage.

Après ses deux échecs, je pensais qu'il serait réfractaire à tout nouvel engagement et en avais pris le partie, consciente que je n'avais pas besoin d'être mariée avec lui pour savoir qu'il m'appartenait tout comme je lui appartenais, tout comme nous pouvions avoir des enfants sans passer devant le maire. Et voilà qu'il laissait entendre qu'il ne serait pas contre le mariage à condition que je joue le rôle de l'épouse. Et cela m'ouvrait de nouvelles possibilités.

« Moi aussi je t'aime » déclara-t-il avec un sérieux désarmant, me tirant de mes pensées.

Incapable de retenir le sourire qui naquit sur mes lèvres, je me penchai vers son visage et l'embrassai avec une tendresse bouleversante. Il ne s'agissait au départ que d'une caresse, mais peu à peu, ma langue se fit mutine et vint caresser les lèvres de mon partenaire, lui tirant un grondement de plaisir. Mais voulant jouer, il ne desserra pas les dents, me refusant ainsi la permission d'approfondir notre échange. Bien décidée à remporter cette lutte, je me fis plus entreprenante, laissant mes mains redessiner le buste de mon amant, le faisant frissonner sous ces délicieux attouchements. De ma bouche, j'assaillis sans relâche celle de mon homme, la butinant, la mordillant, la caressant délicatement. Féline et aguicheuse, je me pressai contre lui, comblant le moindre espace entre nos deux corps surchauffés, ne perdant rien de l'effet que mes assauts avaient sur mon écrivain qui ne savait plus à quel saint se vouer.

Finalement, après de longues minutes de cette divine torture, Castle capitula de bonne grâce et entrouvrit enfin les lèvres. Mais comme pour mieux le punir d'avoir osé résister, c'est le moment que je choisis pour interrompre notre échange. Tentant de maîtriser le rythme de ma respiration, je rouvris les yeux et souris grandement en constatant que Castle semblait dans l'attente d'un nouveau baiser. Alors sans cesser de sourire, je posai mes mains sur sa nuque que je caressai sans même en avoir conscience, et attendis patiemment qu'il comprenne que je ne comptais pas l'embrasser à nouveau. Du moins pas dans les secondes immédiates. Avec une patience angélique, je restai là à l'observer alors qu'il arborait une expression rêveuse et un sourire idiot qui me donna furieusement envie de reprendre mon assaut. Enfin il sembla reprendre pied dans la réalité, et dans un petit soupir qui me fit fondre, ouvrit les yeux pour plonger un regard dévorant dans le mien.

« Tu pourrais peut-être me détacher non ? » s'enquit-il avec espoir en tirant légèrement sur ses entraves.

« Hummm… non, tu es toujours puni ! » répliquai-je avec un petit sourire en coin.

« Mais ce n'est pas juste, je veux te toucher moi aussi. Ça fait un mois que nous ne nous sommes pas vu... ! » protesta Castle en me lançant un regard embrasé qui ne laissait que peu de place à l'imagination quant à ce qu'il avait derrière la tête en cet instant.

« Il ne fallait pas faire l'idiot Castle, et maintenant fermes-la et souffres en silence ! » le rabrouai-je en passant mes bras autour de sa nuque pour venir frotter ma poitrine contre le torse de mon écrivain en une caresse hautement suggestive.

Alors que Castle soupirait dans un mélange de désir et de frustration, je recommençai à l'embrasser tout en me frottant contre lui, laissant tout mon corps exprimer la force de l'envie que j'avais de lui, lui faisant ainsi comprendre combien lui aussi m'avait manqué. Et Rick reçut parfaitement le message tant il était tendu alors qu'il subissait avec impuissance mes caresses diaboliques. J'étais en train de le rendre fou, et il n'y avait rien qu'il puisse faire pour tenter de faire baisser la pression. Et il n'en avait pas vraiment envie, je le sentais à la façon dont ses lèvres m'encourageaient à ne pas m'arrêter, et à la façon dont son corps se mouvait en harmonie avec le mien. Alors que je lui mordais un peu trop fort la lèvre, je songeai confusément qu'en cet instant je ressemblais plus que jamais à ma fougueuse alter égo de papier. J'avais beau le nier, lorsque je l'avais décidé, je pouvais être aussi garce que Nikki Heat. Et ce n'était pas mon sexy écrivain qui allait s'en plaindre. Pas alors qu'il était l'unique objet de ma passion.

« Dieu Kate… Tu me rends fou… » soupira-t-il alors que dans un élan de désir, je plaquai mon bassin contre l'évidence de son désir, faisant dangereusement monter la température de nos corps.

S'accrochant à la poignée de la porte, il ondula sous moi, me faisant comprendre l'urgence de la situation et gronda de contentement en sentant la chaleur révélatrice qui émanait de mon corps en ébullition. Si nous continuions ainsi, nous allions finir par prendre feu. L'ironie de la situation me fit sourire, et j'imaginai les titres des journaux si cela se produisait. Mais soudain, consciente que je tenais ma vengeance, je décidai de m'écarter, pinçant les lèvres pour retenir le gémissement de contrariété et de frustration qui manqua m'échapper lorsque la chaleur provoquée par notre étreinte disparue, remplacée par un froid mordant. Avec amusement, je le vis ouvrir les yeux et la stupeur apparut sur son visage en constatant que je me trouvais assise de l'autre côté de la limousine, l'observant avec un sourire moqueur.

Choqué, n'arrivant pas à croire que je sois assez cruelle pour le laisser dans cet état, il me fixait les yeux exorbités alors que je retirai mes escarpins pour glisser souplement mes jambes sous mes fesses et que je m'emparai de Heat Rises que j'ouvris avec un petit soupir de satisfaction.

« Kate qu'est-ce que tu fais? » parvint-il finalement à demander, se sentant visiblement inconfortable dans son pantalon bien trop serré, j'en avais fait moi-même le constat.

« Je termine mon livre pourquoi? » expliquai-je nonchalamment, comme s'il s'agissait-là d'une évidence.

« Mais ... mais... » balbutia-t-il en jetant un coup d'œil désespéré à son entrejambe.

« Shut up Castle » lançai-je sans même lever les yeux vers lui, déjà plongée dans ma lecture.

« Oui chérie » se résigna-t-il avant de tenter de se mettre dans la position la plus confortable qui soit, prenant son mal en patience.

Le silence se fit, uniquement troublé par le chuintement des pages que je tournais au rythme de ma lecture. Du moins donnai-je l'illusion de lire, mais en réalité, surveillai-je les réactions de mon homme. Je le voyais fermer les yeux, tentant de se changer les idées pour oublier son excitation encore clairement évidente, ce qui me tira un sourire de satisfaction. Mais chaque fois que je le voyais rouvrir les yeux, je baissais les miens, frémissant sous l'intensité de son regard, et d'un geste innocent, je me mordillai l'index sachant exactement quel effet cela aurait sur lui. Et en effet, son regard s'embrasa de désir, et un soupir de dépit lui échappa. Je savais qu'il n'avait pas cherché à me mettre en colère, et dans le fond, je ne l'étais pas vraiment. Mais j'adorais le rendre fou, ça n'en rendait nos ébats que plus passionnés. Secouant la tête, je me concentrai vraiment sur ma lecture, et peu à peu, la magie opéra, et le monde disparut, y compris mon écrivain et l'état dans lequel je l'avais mis.

« Je suis vraiment désolé Kate, je ne voulais pas te blesser » soupira-t-il finalement en tournant son regard plein de remords vers moi.

Sursautant légèrement, ne m'étant pas attendue à ce qu'il prenne la parole, je levai les yeux vers mon compagnon, et sentis ma culpabilité grimper en flèche en réalisant que je l'avais totalement oublié, perdue dans ma lecture. Repoussant mon livre, je m'approchai doucement de lui pour venir m'asseoir à ses côtés. Me mordillant la lèvre, je plongeai mon regard dans celui indécis de mon amour, et nous entamâmes une de nos conversations silencieuses.

« Pardon Kate, je… »recommença-t-il avant que je ne l'interrompe en posant mes doigts sur ses lèvres.

« C'est moi qui suis désolée Rick, je n'aurais pas dû réagir de façon aussi excessive, mais… » soupirai-je en le fixant avec désarroi, ne sachant pas vraiment comment lui expliquer les sentiments contradictoires qui m'habitaient.

« Je sais Kate, tu n'as pas besoin de le dire… » me sourit-il en se contorsionnant pour venir poser son front contre le mien.

« Je t'aime Rick… » avouai-je dans un murmure quasi imperceptible.

Mon aveu fut récompensé par un sourire si éclatant qu'il fit de l'ombre au soleil, et je ne pus que le lui retourner.

« Ça veut dire que tu vas me détacher ? » voulut-il savoir avec espoir.

« Humm… non… » rigolai-je avant de m'asseoir à califourchon sur lui « ça veut dire que je vais finir ce que j'ai commencé »

Et sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit, je me ruai sur ses lèvres et m'appliquai à lui prouver combien je l'aimais, tant et si bien que nous ne réalisâmes même pas que la limousine s'était mise en branle, le chauffeur ayant reçu des ordres précis. Avec une fougue exacerbée par la frustration, je me lançai à l'assaut de son corps, repoussant la barrière de ses vêtements, grondant lorsque je me heurtai à mes menottes qui m'empêchèrent de lui retirer sa chemise. Mais cela ne me ralentit pas, et penchant la tête, je déposai une pluie de baisers fiévreux sur son torse, le faisant râler de plaisir sous moi alors qu'il rejetait la tête en arrière comme pour mieux savourer la passion de mes caresses. Sans ralentir, je finis de le dévêtir, me mordant la lèvre en avisant l'ampleur de son désir pour moi, et le caressai longuement, jusqu'à ce qu'il pousse un juron et me supplie de mettre un terme à la torture que je lui infligeai.

« Kate, tu portes trop de vêtements… » gronda-t-il en tirant sur ses liens dans un élan désespéré.

Souriante, le regard embrasé par ma propre soif de lui, je levai avec une lenteur délibérée les bras pour atteindre la fermeture éclair de ma robe et la laissai tomber autour de mes hanches, m'exposant au regard affamé de mon homme. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il réalisa que je ne portai pas de soutien-gorge, et avant que j'ai pu l'en empêcher, il se pencha pour couvrir ma poitrine offerte à son regard de ses lèvres. Dans un cri d'extase, je glissai mes mains dans ses cheveux, le guidant dans son exploration avant de le repousser pour finir de me dévêtir. Enfin dénudée, je m'installai de nouveau sur ses cuisses, et plongeant mon regard dans le sien, je me laissai redescendre sur lui, l'accueillant en moi avec lenteur, savourant le bonheur de ne faire de nouveau plus qu'un avec lui. Un long râle commun nous échappa lorsqu'il fut totalement en moi, et durant un long moment, je restai sans bouger, perdue dans son regard d'une intensité à faire fondre un iceberg.

« Je t'aime » souffla-t-il en venant cueillir mon souffle tremblant sur mes lèvres alors qu'il amorçait le premier coup de rein.

Alors avec lenteur et sensualité, je me mis à onduler sur lui, nous conduisant doucement mais sûrement sur les rivages de la passion. L'habitacle fut envahi par nos gémissements et nos murmures de plaisir, et dans un éclair de lucidité, frustrée de ne pas sentir les mains de Rick sur mon corps en ébullition, je le détachai, le laissant enfin participer de façon plus active, ce qu'il s'empressa de faire, donnant une dimension encore plus sauvage à notre étreinte alors qu'il me pressait contre lui et accélérait le rythme de notre danse amoureuse. A l'instant où ses mains se refermèrent sur mes fesses, me pressant farouchement contre lui, une puissante vague de plaisir me traversa, et j'hurlai ma délivrance, mes spasmes d'extase se répercutant dans le corps de Rick, entraînant sa propre jouissance. Accrochés l'un à l'autre, nous nous embrassâmes sans cesser d'onduler l'un contre l'autre, et Rick me renversa sous lui, poursuivant ses va-et-vient, m'emportant vers un nouvel orgasme.

Perdus dans un univers qui n'appartenait qu'à nous, nous nous aimâmes longuement et n'émergeâmes que de longues minutes plus tard, blottis l'un contre l'autre, les menottes gisant au sol alors que Castle savourait enfin le bonheur de pouvoir caresser à loisir mon corps que je lui abandonnai en toute confiance.

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Voilà! Qu'en avez-vous pensé?

Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine pour l'ultime chapitre de cette histoire.

Je vous souhaite une bonne fin de soirée, et espère que vous passerez une bonne semaine!