Kimmy Lyn : Je te l'ai dit, il faut toujours en garder un peu, sinon c'est de la gourmandise... Bonne lecture.
Chapitre 50
Le militaire comprit aussitôt et posa l'appareil pour partir à la suite de son amant. Il le vit entrer dans les toilettes et le suivit. Passant la porte, il s'arrêta pour l'observer. Il avait les mains posées sur le bord du lavabo, la tête baissée et les yeux fermés. Finley bloqua l'entrée et s'approcha pour enlacer Declan, le faisant sursauter.
– Chut bébé, ce n'est que moi, souffla-t-il. Qu'as-tu ?
– Rien, tout va bien.
– Tu ne me feras pas croire ça, répondit-il en passant sa main sur l'entrejambe gonflée de son compagnon. Je vois que nous avons le même problème, fit-il en l'entendant gémir.
Il dégrafa la ceinture et fit tomber le vêtement et le boxer puis il le fit se tourner pour l'aider à s'asseoir sur le plan, avant de câliner le sexe tout en s'emparant de ses lèvres. Le baiser s'approfondit tandis que Declan débarrassait son amant de ses propres habits.
– Prends-moi, souffla-t-il.
– Tu es bien pressé…
– J'ai envie de te sentir en moi… hum… fit-il gémissant sous les caresses.
Le militaire prépara son compagnon à le recevoir, l'urgence du désir guidait ses gestes et l'inquiétude de se faire surprendre faisait monter la tension. Il se présenta à l'orée de l'intimité désirée et commença à s'y introduire le plus doucement possible. Lentement, il glissa dans la gangue de velours qui enserrait son membre douloureux et débuta des mouvements de va-et-vient avançant toujours plus loin jusqu'à percuter la prostate de son partenaire.
Les bouches soudées, les langues bataillant, les gémissements restèrent discrets, mais le plaisir montait rapidement et Declan planta ses ongles dans les épaules de son vis-à-vis. Celui-ci se saisit de son membre et le massa, d'abord lentement puis plus rapidement, accélérant ses coups de reins dans le même temps. Les deux hommes se libérèrent ensemble, la tête rejetée en arrière, essayant de refreiner le râle qui montait dans leur gorge.
– Je t'aime Dec, souffla le militaire, Dieu que je t'aime…
– Je t'aime aussi.
Ils restèrent quelques instants à se regarder tout en reprenant leur souffle avant que Finley ne doive se retirer. Ils firent une toilette rapide et se rhabillèrent. Après avoir vérifié leur tenue, ils allèrent rejoindre le groupe qui semblait bien s'amuser. À leur entrée, l'immortel tourna la tête et leur sourit, percevant les pensées des deux hommes.
Ianto avait remarqué l'absence de ses collègues, mais en les voyant revenir, il fut rassuré. Il savait que Declan avait encore des hésitations malgré la demande que son compagnon avait accepté mais le fait que le Capitaine et lui étaient maintenant unis allait sans doute l'aider à surmonter la gêne qu'il pouvait encore ressentir.
Le repas se termina dans la bonne humeur générale. Le patron du Barocco insista pour leur offrir une bouteille de champagne et vint partager une coupe avec eux. En fin d'après-midi, le couple et leurs invités quittèrent le restaurant.
Devant repartir pour un nouveau périple après être allé voir Martha, le Docteur s'excusa de devoir les laisser si vite et Finley le raccompagna à la base avec Anjela afin que le Seigneur du Temps puisse récupérer le Tardis, mais Jack dut promettre de le prévenir pour la naissance de l'enfant.
Tosh et Owen suivirent le leader jusqu'à la villa et rentrèrent chez eux sitôt que la porte fut fermée et la sécurité enclenchée.
Ianto enleva son manteau et le suspendit dans l'entrée puis il ouvrit la boîte et sortit le Lovespoon. Il jeta un coup d'œil dans la pièce puis finalement il se décida et s'éclipsa dans le garage pour en revenir quelques instants plus tard avec une petite perceuse. L'immortel le regardait faire sans rien dire et déposa son vêtement tandis que le jeune homme entreprenait de fixer une cheville au-dessus de la cheminée. Après s'être assuré de la bonne fixation, il accrocha la sculpture et recula de quelques pas pour juger de l'effet. Il s'arrêta en rencontrant un obstacle en la personne du Capitaine qui referma ses bras sur lui, le serrant contre son torse.
– Il est magnifique, souffla le Gallois.
– Tout autant que toi, murmura le leader en laissant traîner ses lèvres dans son cou.
Le jeune homme gémit et ferma les yeux en sentant la virilité déjà présente contre ses fesses. Il passa ses mains derrière lui et la massa de ses paumes ouvertes, obtenant un râle de son compagnon.
– Ian, j'ai envie de te faire l'amour.
– Ça tombe bien alors, répondit le plus jeune en se tournant, j'ai envie de te sentir en moi.
Il l'embrassa tendrement puis lui prit la main et l'entraîna dans la chambre. Debout au pied du lit, il commença à défaire les boutons de la chemise tandis que l'immortel restait sans bouger, les yeux fermés, appréciant la délicatesse de l'effeuillage. Ianto tournait autour de lui, laissant traîner ses doigts sur la peau sensible. Il était heureux, cet homme était maintenant son époux devant Dieu et les hommes et rien ne pourrait les séparer.
Quand le Capitaine fut nu, il le poussa doucement sur le lit et entreprit de retirer ses propres vêtements avec une lenteur exaspérante pour le leader qui se redressa brusquement pour le tirer à lui et le faire tomber sur la couette. Le jeune homme se mit à rire avant de gémir sous l'avalanche de baisers distillée par son époux. Les derniers remparts de tissu furent rapidement ôtés et Jack caressa la peau tiède, commençant par picorer le cou pour descendre lentement sur les tétons qui se dressaient d'envie.
Ianto écarta les jambes et plia les genoux, permettant à son époux de se placer. Jack fit toucher leurs virilités en se penchant pour s'emparer des lèvres de l'agent. Ondulant du bassin, il provoquait de douces frictions qui firent bien vite monter la passion.
– Cariad… hum…
– Oui ? Aurais-tu un désir particulier ? souffla l'immortel.
– Oh oui…
– Lequel ?
– J'ai envie de sentir ta bouche sur moi…
– Elle y est déjà !
– Oui, mais je voudrais… hum…
– Oui, dis-moi, souffla à nouveau le leader.
– Suce-moi, s'il te plaît…
Le Capitaine se déplaça et glissa sa langue sur la longueur avant de se redresser pour regarder le visage de son époux illuminé par le plaisir.
– Comme ça ? Ou comme ça ? demanda-t-il en variant les caresses.
– Haan… Oui… humm…
Le jeune homme perdit pied dès que son sexe gonflé glissa dans la chaude cavité qui l'accueillit. La langue s'enroula, le caressa, les lèvres remontèrent jusqu'au gland qu'elles suçotèrent, essuyant le désir qui suintait.
Avançant le bassin, le Gallois s'offrait à son époux, il avait de plus en plus de mal à se retenir de jouir et capitula quand un doigt coquin effleura son intimité sans y pénétrer. Jack avala l'essence de vie ainsi offerte et poursuivit quelques va-et-vient avant de remonter vers le visage de son partenaire.
Le corps en sueur, Ianto reprenait lentement son souffle et accueillit les lèvres de son compagnon sur les siennes, les entrouvrant rapidement pour aller chercher sa langue et goûter à sa propre saveur.
– Tu vas bien ? s'enquit l'immortel quand ils se séparèrent.
– Oui, je t'aime Cariad… répondit l'agent, les yeux toujours fermés.
À l'aveugle, il glissa sa main sur le corps de son compagnon, effleurant les tétons durcis, descendant lentement vers le bas-ventre. Il n'avait pas besoin d'ouvrir les paupières, il le connaissait par cœur. Il s'arrêta quand il sentit, contre son poignet, la pointe du sexe dressé.
Un léger souffle sur son visage lui fit ouvrir les yeux et il croisa le regard azur de son mari. Il lui sourit avant d'effleurer ses lèvres.
– Prends-moi, souffla-t-il d'une voix rauque.
– Impatient mon cher époux ?
– Oui, j'ai envie de te sentir en moi…
L'immortel enduisit ses doigts de lubrifiant et entreprit de préparer l'anneau qui se resserra quelque peu avant de se détendre. De doux gémissements s'échappaient des lèvres entrouvertes de son compagnon et Jack prit son temps pour assouplir l'entrée, voulant que son partenaire ressente le plus de plaisir possible, la douleur ne pouvant pas être totalement écartée à la première intrusion.
Quand il estima que Ianto était prêt, il se déplaça et posa son sexe douloureux contre l'étoile brune avant de pénétrer lentement.
Délicatement, le Capitaine se glissa dans l'antre soyeux, s'arrêtant quand il voyait une crispation sur le visage de son ange. Il se mit à aller et venir sur un rythme très doux, cherchant la prostate qu'il finit par trouver. Ianto gémissait et avait refermé ses mains sur ses poignets, l'empêchant ainsi de s'éloigner. Les coups de reins se firent plus amples et le jeune homme le lâcha pour aller attraper la tête du lit, crispant ses doigts sur le bois.
Jack le regarda, il était magnifique ainsi offert à son plaisir. Il vit la bouteille de lubrifiant et s'en saisit sans arrêter ses va-et-vient. Il voulait faire durer leur étreinte et expérimenter quelque chose qui, il l'espérait, pourrait combler son compagnon. Il remit du gel sur ses doigts et en présenta un devant l'intimité déjà occupée par son sexe. Lentement, délicatement, il le glissa à l'intérieur, surveillant le visage de son époux. Celui-ci se tendit brusquement et poussa un petit cri de douleur, ouvrant les yeux pour se fixer sur l'immortel.
– Jack, que fais-tu ? murmura-t-il.
– Chut, laisse-moi faire, détends-toi, susurra-t-il en posant son autre main sur le ventre crispé.
Ianto sentait que quelque chose était différent, il était plus gêné que précédemment, mais la douleur première s'estompait doucement, faisant place à une nouvelle sensation qui lui était totalement inconnue.
– Jack, qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que c'est ? souffla-t-il.
– Ce n'est que mon doigt, fit-il en amorçant un doux mouvement à contre sens de la pénétration de son membre.
– Hum, c'est… aaah…
Le Gallois ne savait plus où il en était, il n'avait jamais ressenti un plaisir pareil. Il s'agrippa à la couette, soulevant le bassin pour mieux s'offrir aux deux intrus qui le fouillaient ainsi. Le jeune homme n'en finissait plus de gémir, le Capitaine se gorgeait de cette vision érotique de son ange qui, lentement, s'approchait de l'extase. Il amplifia ses mouvements, plus lents, plus profonds, sentant les muscles se contracter par moments. Ianto était maintenant en apnée, la bouche ouverte, comme à la recherche d'un air qui le fuyait et le leader saisit le membre délaissé pour le masser au même rythme que ses coups de bassin.
L'agent Jones reprit brusquement une ample inspiration, assailli de tous côtés, les mains maintenant fermement agrippées à la couette, puis dans un cri, il se déversa entre les doigts qui le masturbaient, l'immortel se laissa aller à son tour, un râle rauque montant dans sa gorge.
Il sortit son doigt et attrapa les hanches de son époux, le tirant à lui pour rester encore un peu dans cet antre soyeux. Ianto, la bouche ouverte, tentait de reprendre son souffle et le Capitaine se pencha sur lui et effleura ses lèvres des siennes avant de se redresser.
– Je t'aime Ian, souffla-t-il doucement tout en se retirant pour s'allonger près du jeune homme.
Le Gallois essayait de retrouver une respiration normale et avait les yeux fermés. Il frissonna et se tourna pour se lover contre son époux qui le serra dans ses bras.
– Moi aussi Cariad, fit-il en effleurant la peau de son compagnon.
– Tu as aimé ?
– Oh oui, même cette nouveauté, murmura-t-il en mordillant la peau du cou, faisant gémir son partenaire.
– Aurais-tu envie de recommencer ?
– Plus tard, pour le moment, j'ai faim.
– Je vois ça !
– Non, j'ai vraiment faim, je t'assure, fit Ianto en se redressant au moment où son estomac se mettait à grogner.
– Ok, alors allons nous restaurer et nous pourrons ensuite reprendre où nous en étions, proposa le Capitaine avant de l'embrasser tendrement.
Le Gallois enfila son peignoir et partit vers le salon. L'immortel fixa le mouvement du tissu qui semblait donner vie au dragon rouge brodé sur le vêtement puis il suivit son époux, s'installant sur le canapé en le regardant entrer dans la cuisine.
Ianto prépara les assiettes et vit son journal, posé à côté de la machine à café. Il le prit et le caressa quelques instants avant de l'ouvrir et de saisir son stylo. Il marqua la date du jour et les mots coulèrent d'eux-mêmes, s'inscrivant sur le papier.
Je n'ai vécu que dans l'attente de te trouver, mais je l'ignorais. Pourtant, je ne m'attendais pas à être attiré par un homme comme je lui suis par toi. Tu es mon soleil, mon oxygène, sans toi, je ne suis pas complet. Dans tes bras, j'ai connu les passions les plus dévorantes. Tu m'as guidé alors que je croyais ne plus pouvoir me relever. Tu étais là à chaque fois que j'avais besoin de toi. Je serai dans ton coeur pour l'éternité.
Quand il eut terminé, il posa le carnet sur le plateau, emporta le repas et rejoignit son compagnon. Lorsque le jeune homme entra au salon, le leader avait allumé une flambée dans la cheminée et tourna les yeux vers lui, un sourire sur le visage.
– Crois-tu que nous en avions besoin ? demanda l'agent en posant les assiettes.
– Non, mais j'aime l'odeur du bois et sa douce chaleur, répondit l'immortel en se détournant de l'âtre.
Il prit place sur le canapé et son époux lui tendit un T-shirt qu'il passa avant de se servir. Ils apprécièrent les mets préparés par le jeune homme et terminèrent avec un café léger. Quand ils eurent fini, le Gallois se lova contre son époux et posa sa main sur son ventre, caressant la peau du bout du doigt tout en regardant les flammes qui dansaient.
Au bout d'un moment, le Capitaine se rendit compte que les effleurements avaient cessé, l'agent s'était endormi. Son regard tomba sur le journal de son époux et après une hésitation, il le prit. Il se dit qu'il devrait peut-être écrire ce qu'il ressentait en ce jour si particulier et ouvrit à la dernière page utilisée. Avec un pincement au cœur, il lut ce que son amant avait écrit et décida de faire, lui aussi, une déclaration qui lui montrerait à quel point il l'aimait. Il ouvrit le stylo et laissa les mots se déposer sur le papier.
J'ai vécu bien d'autres amours, mais pas aussi intenses que celui que je ressens pour toi. J'ai eu des aventures avec toutes sortes d'êtres, humains ou non, mais rien de comparable à ce que mon cœur éprouve en ce moment. Tu es ma vie, mon air, sans toi, je ne pourrais que survivre. Près de toi, je me sens vivant comme jamais je ne l'ai été. Je serai ton guide et je veillerai toujours sur toi, quoiqu'il arrive, tu pourras compter sur moi. Tu seras dans mon cœur pour toujours.
Après avoir relu, il posa le carnet, regarda le jeune homme qui n'avait toujours pas bougé et le secoua doucement.
– Ian, nous serons mieux dans la chambre, fit-il quand son compagnon ouvrit les yeux.
– Pourquoi ?
– Tu dormais, viens te coucher, répondit le leader en se levant pour aller étouffer les dernières braises.
– Je suis désolé.
– Tu n'as pas à l'être, nous avons eu une journée éprouvante et le boulot est difficile en ce moment, une personne de moins est assez handicapant, vous avez tous besoin de repos.
– Je le sais bien, mais nous allons nous débrouiller, ne t'en fais pas. Respecte les conseils de Owen et laisse-nous gérer le reste, tu veux bien ?
Le Capitaine le regarda quelques instants, son époux faisait preuve de professionnalisme et il lui avait confié la direction des interventions sans le moindre problème. Sa capacité lui permettait de seconder ses collègues aussi bien qu'il le faisait lui-même avant de tomber enceint, mais il ne pouvait s'empêcher de se faire du souci pour son équipe.
– D'accord, finit-il par lâcher. Allons nous coucher, tu veux bien ?
– Oui, j'arrive, fit le jeune homme en prenant la vaisselle pour aller la déposer dans la cuisine.
Quand il entra dans la chambre, le leader était allongé dans le lit et attendait qu'il le rejoigne. Il ouvrit la couette et le Gallois se lova contre lui après l'avoir tendrement embrassé.
– Bonne nuit Cariad, souffla-t-il avant de poser sa tête sur son épaule.
Détendus et heureux, les deux hommes se laissèrent emporter dans les bras de Morphée.
Au matin, Ianto s'éveilla le premier et resta un long moment à observer son compagnon. Il avait encore du mal à réaliser que, la veille, il avait uni sa vie à cet homme exceptionnel. Il laissa son regard caresser le corps alangui et sourit en voyant la bosse de l'abdomen. Lentement, il se pencha, ne pouvant résister à l'envie qu'il avait d'embrasser la petite colline qui abritait leur bébé.
Jack gémit, mais ne bougea pas. Il avait senti les lèvres fraîches se poser sur son épiderme, mais il voulait prolonger ce moment tendre d'un père et de son enfant, même si celui-ci était encore invisible à leurs yeux. Finalement, il glissa ses doigts dans la chevelure du jeune homme qui se redressa pour venir l'embrasser.
– Bonjour, souffla-t-il.
– Tu as bien dormi Cariad ?
– Merveilleusement bien, j'étais auprès de mon époux, que demander de plus.
À suivre…
