Autant il y a des moments où je n'ai pratiquement fait que du copy-pasta, autant des fois j'ai dû beaucoup résumer/modifier/arranger/sauter... drôle de composition, enfin j'espère que ce chapitre vous plaira. Ça commence finalement à se calmer...

Je suis dans un gros mood Blazblue dernièrement, d'ailleurs j'ai un photoshoot cosplay le prochain week-end et j'arrive pas à trouver de bon moyen pour faire Yukianesa, l'épée de glace de Jin... vous avez des idées qui ne demandent pas trop d'outils?


-Bon, on voit le Cratère, dit Rude.

-La brume, ouais, grogna Shotgun. J'espère que le clône de pute a pas bougé...

Tseng s'abstint de commentaires et fit descendre l'hélicoptère qu'il pilotait en direction de l'endroit où Sephiroth s'était fait battre par le Lapis Weapon. À côté de lui, Shotgun s'agitait (pour faire changement) et observait la zone à travers des jumelles. Il était encore plus pressé qu'elle de trouver Kadaj et de lui faire payer tout ce qu'il lui avait fait subir, ce qu'il leur avait fait subir à lui et Elena, mais il était le chef des Turks et il remplirait sa mission avant tout.

Ainsi, lorsque Shotgun lui indiqua que Kadaj n'avait pas bougé de l'endroit où il s'était effondré, Tseng se sentit soulagé de ne pas avoir à le chercher dans les brumes. Ses mains se crispèrent sur les commandes de l'hélicoptère, et comme ce n'était pas possible d'atterrir, il passa les commandes à Rude qui descendit le plus bas possible, avant de retirer son casque, sortir son revolver et de sauter en bas de l'appareil, suivi par Shotgun.

-Garde-le dans ton viseur, lui dit-il, le temps que je le menotte.

La brunette hocha la tête et pointa son gros shotgun vers le clône allongé. En s'approchant prudemment, Tseng vit que celui-ci était encore très blessé, et qu'il semblait se mordre les poignets. Il n'y avait aucune expression sur son visage maculé de sang noirâtre.

Prenant une paire de menottes, Tseng poussa Kadaj ventre contre terre et lui colla ses bras ensanglantés sur le dos avant de le menotter. Le tout sans douceur, évidemment. Puis Tseng remit le clône sur ses pieds avec l'aide de Shotgun, et ils le traînèrent jusque dans l'hélico, où ils l'attachèrent solidement. Puis Tseng reprit sa place de pilote, pendant que Shotgun se plaçait en face de Kadaj, le pointant toujours avec son shotgun.

-Bon, on a plus rien à faire ici, on s'en va.

Et il fit aussitôt remonter l'hélicoptère hors du Cratère, avant de se diriger vers Midgar. Même s'il se concentrait de son mieux sur le pilotage, il ne pouvait s'empêcher de penser à celui qu'ils venaient de capturer, et il finit par lâcher:

-L'abattre serait plus simple, je me demande pourquoi on doit le garder en vie...

-Je sais vraiment pas ce qui me retient, ajouta Shotgun.

À cause du bruit de l'hélicoptère, Tseng entendit à peine la voix de Kadaj. Pourtant, il l'avait distinctement entendu dire...

-Tuez-moi si vous voulez.

Parce qu'il était occupé à piloter, et aussi à cause de la surprise, Tseng n'eut pas de réaction visible à ces mots. Intérieurement, il se retenait très fort de faire un massacre. Par contre, il entendit Shotgun se lever derrière lui et donner un coup au clône.

-Mais il le demande, en plus!

Se retournant, il vit qu'elle l'avait frappé avec la crosse de son shotgun sur le côté de la tête, et qu'elle s'apprêtait à le frapper à nouveau. Kadaj se contentait de gémir, la tête basse, sans réaction.

-Shotgun, calme-toi! On le ramène et c'est tout!

Rude se leva et retint Shotgun, la forçant à se rasseoir. Elle ne lutta pas plus que ça, et se contenta de bouder pour le reste du trajet. Tseng décida de se dépêcher jusqu'à la Tour – Kadaj était peut-être calme pour le moment, mais qui savait s'il allait s'énerver? Il était imprévisible, d'autant plus après sa défaite...

De la fumée s'élevait toujours de Midgar lorsqu'il la survola. Tseng se dit que c'était Reeve qui allait être à plaindre, lui qui se félicitait d'avoir refait le budget urbain quelques jours plus tôt, tout devrait être à refaire... littéralement.

-Vous allez avoir du boulot, les gars, lâcha Shotgun, qui regardait nonchalamment par la vitre.

-Je me demande ce que le Président va annoncer à la télévision, ajouta Rude.

-Pour Sephiroth, ça passe, répondit Shotgun, mais pour Dolly...

-Il va bien finir par trouver quelque chose, soupira Tseng.

Une fois enfin à la Tour, après avoir fait atterrir l'hélicoptère, Tseng et Rude firent descendre Kadaj en le traînant plus qu'à moitié, comme il ne tenait toujours pas sur ses jambes. Shotgun continuait de le tenir en joue derrière eux, en traînant des pieds.

-On l'emmène où, au juste? demanda Rude.

Question fort pertinente, puisqu'ils n'avaient pas reçu d'ordres à ce sujet. Sans arrêter, Tseng dit:

-J'hésite entre une cellule au labo, ou bien une dans les sous-sols... quelqu'un a une préférence?

-La fosse commune, ça serait très bien, lâcha Shotgun.

-Le labo, donc, décida le chef des Turks en ignorant ces dernières paroles.

Et ainsi ils prirent l'ascenseur jusqu'aux laboratoires de Maboroshi, où des rubans jaune « danger » et quelques barricades avaient été posés autour des murs défoncés par Dolly. Le scientifique était toujours là, parmi ses ordinateurs et ses appareils, comme si ce qui s'était passé quelques heures plus tôt n'avait été qu'un intermède dans ses recherches.

-Professeur, on a un invité pour vous. Vous auriez un coin pour le mettre?

Maboroshi releva la tête de ses tubes et pointa une porte isolée au fond de la pièce.

-J'espère que cette cellule-là est mieux isolée que celle de Healin, grogna Tseng.

-Soyez sans crainte, elle est spécialement conçue pour les spécimens dangereux... Hem, il vaudrait mieux lui faire quelques soins, non? ajouta Maboroshi en pointant Kadaj.

-Juste le minimum, répondit Tseng à contrecoeur, on a pas reçu d'ordres à ce sujet...

Pendant que Rude retenant Kadaj, non parce qu'il essayait de s'enfuir mais bien parce qu'il était tellement mou qu'il se serait écrasé par terre, Maboroshi lui fit une injection anti-douleur, et désinfecta ses poignets et sa joue, mais avant qu'il ne lui mette de bandages, Tseng prit le clône par le bras et le jeta dans la cellule avant d'en refermer la porte blindée.

-Pas plus de soins...? fit Maboroshi.

-Pas pour le moment, répliqua Tseng.

Il n'était pas prêt à digérer ce qu'il leur avait fait subir. Shotgun avait l'air de l'approuver, et elle donna un bon coup de pied dans la porte en criant:

-T'as qu'à pourrir là, connard! Souffre et crève!

Et elle tourna les talons et quitta vite fait le labo. Tseng salua Maboroshi et lui dit qu'il allait faire monter la garde devant cette porte le plus vite possible, ce qui eut l'air de le rassurer suffisamment pour qu'il se remette aussitôt à ses tubes et ses appareils sans leur prêter davantage attention.

Tseng quitta donc le laboratoire, suivi par Rude, et se dirigea vers l'office des Turks (en se disant que le rapport à remplir pour les derniers jours allait être monstrueusement long à remplir), quand il vit Elena au bout du couloir. Celle-ci s'arrêta net en le voyant. Elle portait un paquet de vêtements dans ses mains, probablement pour le Président et Victoria, qui n'avaient pas pu se changer depuis trop longtemps après tout.

-Elena?

-... La mission? demanda-t-elle simplement.

-On l'a attrapé, il est dans une cellule, répondit Tseng. Tu es sûre que ça va aller?

Il tendit la main pour la passer sur la joue d'Elena, mais celle-ci baissa la tête et se remit à marcher, d'un pas très rapide.

-Je dois me dépêcher.

Tseng la regarda partir pendant quelques secondes, puis il se dit qu'il devrait prendre ses responsabilités, et il se remit en marche lui aussi. Étonnamment, ce fut Rude qui brisa le silence.

-Il faudra bien qu'elle l'affronte, pourtant...

-Je sais, répondit sombrement Tseng, elle ne dit rien mais je sais que c'est difficile pour elle...

-Elle a quand même l'air d'aller un peu mieux...

Tseng hocha la tête en guise de réponse. Il savait que Rude, même s'il n'en parlait pas en général, s'inquiétait beaucoup pour ses coéquipiers, et qu'il s'inquiétait probablement pour lui aussi... ce qui était assez normal, vu les circonstances. Maintenant que l'adrénaline redescendait, ses côtes lui faisaient un mal de chien... Une fois arrivé à l'office, il s'assit et prit son PHS en main, pour contacter le Président.

-Monsieur, dit Tseng une fois qu'il eut décroché, Kadaj est enfermé dans une cellule du labo. Avez-vous d'autres instructions à son égard?

-Dans quel état est-il en ce moment?

-Salement amoché, mais bien en vie. Maboroshi lui a injecté un anti-douleur. Il était conscient, mais il n'a pas résisté du tout quand on l'a capturé.

-Il faudrait quand même monter la garde près de sa cellule...

-J'y ai pensé, Rude et Raphaël s'en chargeront pour l'instant.

-Bien. Je m'occuperai de lui un peu plus tard. Repose-toi pour l'instant, Tseng. J'ai aussi envoyé Elena se reposer.

-Merci, monsieur.

Et le chef des Turks donna ses derniers ordres à Rude et à Raphaël, avant de se retirer. Un peu de sommeil ne lui ferait définitivement pas de tort, se disait-il.

Il venait tout juste d'arriver dans sa chambre, et n'avait eu le temps que de retirer sa cravate, quand on frappa à sa porte. C'était Elena, vêtue d'un peignoir blanc assez court. Elle avait les cheveux humides, elle venait probablement de prendre une douche.

-Je... je pourrai pas dormir seule, dit-elle, la tête basse.

-Entre, tu vas prendre froid, répondit Tseng en s'écartant pour la laisser passer.

Elle fit quelques pas à l'intérieur de la pièce avant de s'arrêter, la tête toujours basse. Tseng referma la porte, avant de se diriger vers la salle de bains – il n'osait pas trop l'approcher, vu comment elle avait réagi tout à l'heure... là, elle venait d'elle-même, mais...

-Tu devrais te mettre au chaud sous les couvertures, je vais juste me rafraîchir un peu puis je viens te rejoindre, d'accord?

-Hm mmm.

Mais comme elle ne bougeait pas, Tseng se décida à la prendre dans ses bras. Elle sursauta légèrement, avant de se coller contre lui, sans rien dire. Il lui caressa doucement les cheveux pendant un bon moment avant de se décider à ouvrir la bouche.

-J'ai vraiment eu peur de te perdre, tu sais... Je t'aime à en mourir...

-Moi aussi, répondit Elena après un sanglot. Moi aussi, Tseng...

Il lui embrassa le front, avant de la soulever dans ses bras et de la déposer dans son lit et de la couvrir avec les draps.

-Je reviens tout de suite, mon amour.

Et Tseng se dépêcha de prendre une douche et de se sécher, avant d'enfiler un peignoir et de rejoindre Elena. Celle-ci s'était roulée en boule, mais lorsqu'il se glissa sous les couvertures, elle s'accrocha à lui. Il lui caressa les cheveux et le dos pendant un bon moment, jusqu'à ce qu'elle se détende. Et elle finit par dire, d'une toute petite voix:

-Tseng... Il va falloir... continuer la liste d'invités... et les préparations pour la salle de réception... et...

-Si tu t'en sens le courage, répondit un Tseng un peu étonné, sinon on repoussera un peu... On fera comme tu voudras.

-Non, je veux me marier avec toi comme prévu. On ne change rien.

Se souvenant de l'épisode de la bague perdue, Tseng se dit que c'était probablement mieux ainsi, et il l'embrassa du bout des lèvres.

-Alors on fait tout comme prévu. Allez, maintenant on dort! Oyasumi, mon amour!

Et il s'étira le bras pour éteindre la lumière. La dernière chose qu'il vit avant que l'obscurité ne tombe sur la pièce fut le sourire d'Elena. Et il se dit avant de s'endormir que ses priorités avaient changé, car le travail ne lui importait désormais plus du tout, seul se sourire comptait maintenant à ses yeux.

OoOoO

Après avoir pris une longue douche ensemble dans les vestiaires des gymnases de la Tour – débarrasser Dolly de toutes les plumes qui étaient prises dans ses cheveux prit beaucoup de temps – Rufus et Dolly prirent les vêtements apportés par Elena (complet blanc de rechange pour Rufus, vêtements de secrétaires pour Dolly) avant de se diriger vers le bureau présidentiel.

Dolly s'était promis d'aider Rufus de son mieux. En prenant l'ascenseur, elle avait vu l'état de la ville et elle avait vraiment réalisé l'ampleur de ce qu'elle avait fait... et bien que Rufus lui ait dit qu'elle n'était pas responsable de ses actes si elle était manipulée par JENOVA, elle n'arrivait pas à se débarrasser de l'idée que le sang qu'elle avait fait couler à ce moment-là était resté sur ses mains à elle. Donc, elle voulait faire de son mieux pour aider Rufus et tout le monde à se sortir du pétrin général. À commencer par le traitement de Maboroshi, qui intègrerait probablement son sang dorénavant – elle avait proposé qu'on la vide de son sang d'un coup, et Rufus lui avait répliqué que ce serait plus rentable de la vider petit à petit, et qu'il ne voulait pas l'entendre parler de façon aussi extrême. Il fallait donc qu'elle agisse au lieu de s'apitoyer sur elle-même.

Elle fit donc de son mieux pour aider Rufus et ses secrétaires à jongler avec les millions d'appels qu'il recevait, elle lui apporta de la nourriture, remplit des papiers, mais au bout de deux heures elle ressentit le besoin de se dégourdir les jambes. Elle prit donc congé et quitta le bureau, en promettant de revenir bien vite.

Étrangement, ses pas la menaient vers le laboratoire de Maboroshi. Comme Tseng avait contacté Rufus un peu plus tôt, elle savait que Kadaj s'y trouvait, et elle était attirée par sa présence, malgré... malgré tout.

Une fois arrivée au labo, où Maboroshi ne se trouvait plus, elle s'avança vers la porte blindée de la salle isolée, mais une ombre passa devant elle et lui bloqua le passage. C'était Raphaël, qui la fixait de ses yeux d'un bleu perçant. Un peu mal à l'aise devant le petit blond muet, Dolly demanda si elle pouvait jeter un oeil. Raphaël hocha la tête, composa le code de sécurité sur le clavier de la serrure, et lui ouvrit la porte avant de s'écarter, redevenant une ombre. Dolly saisit du matériel de soins de Maboroshi sur une table avant de pénétrer dans la cellule. Kadaj était allongé par terre, sur le côté. Il regardait le mur en face de lui, et ne réagit pas à l'entrée de Dolly.

-Kadaj, tu m'entends?

-Je t'entends, répondit-il d'une voix morne.

-Est-ce que tu veux bien parler avec moi?

-Pourquoi tu voudrais parler avec moi?

-Tu sais... une partie de moi te déteste pour ce que tu as fait, mais l'autre partie n'arrive pas à te détester, et te considère comme un petit frère... mais si tu veux que je parte, tu n'as qu'à le dire, sinon on peut parler...

-Et tu me diras quoi?

-Un tas de choses, je n'ai pas préparé d'ordre du jour ou de discours...

-Hm. Parle si tu veux parler.

Kadaj bougea pour la première fois depuis qu'elle était entrée dans la cellule, se redressant pour s'asseoir contre le mur. Dolly s'agenouilla près de lui et commença à imbiber des compresses d'alcool.

-Toi, tu ne m'aimes pas, n'est-ce pas? dit-elle.

-Ça ne me fait plus rien, répondit-il.

Dolly hésita un instant, avant de désinfecter les plaies sur le visage de Kadaj, mais celui-ci tiqua à peine au contact de l'alcool. Elle reprit, sans cesser ses soins:

-Tu ne voudrais pas juste... essayer de vivre comme tout le monde? Essayer de comprendre les humains, les notions de bien et de mal? Rends-toi à l'évidence, JENOVA t'a abandonné, mais il existe des êtres sur cette planète qui peuvent aussi te donner de la chaleur et de l'amour...

-Tu ne m'as pas compris, répliqua Kadaj. Je sais très bien que kaa-san m'a abandonné. Ça m'a fait si mal. Elle ne m'a pas choisi. Mais elle est encore là.

-En toi, tu veux dire?

-Partout.

-Ça veut dire quoi ça, partout? demanda Dolly en fronçant les sourcils.

Elle vit distinctement Kadaj cligner des yeux, et son expression changer légèrement, comme s'il cherchait ses mots. Elle en profita pour préparer une nouvelle compresse.

-Je la sens encore mieux qu'avant. Elle m'appelle. Moins je veux écouter, plus elle est là.

-Je ne comprends pas, répondit Dolly en clignant aussi des yeux. Tu peux être plus clair?

-Pas vraiment. Je ne comprends pas. Je ressens les choses si fort qu'elles font mal, c'est tout.

-Tu crois qu'elle se cache en toi? Il faudrait en parler à Maboroshi...

-J'en ai assez...

Et il se mit à frapper ses poignets contre le sol. Ils étaient attachés dans son dos, et le bord des menottes amochait de beaucoup les plaies déjà assez importantes de ses poignets. Dolly le retint de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il se calme, et les désinfecta rapidement avant de les panser solidement.

-Ne refais pas ça! Je ne sais pas ce qui est prévu à venir pour toi, mais j'aimerais te demander une chose. Si tu avais à choisir entre la vie calme d'un humain normal, ou bien rester le jouet de JENOVA, qu'est-ce que tu préfèrerais, vraiment, au fond de toi?

-Kaa-san m'a trahi, je ne veux plus être son jouet, répondit Kadaj. Mais je sais que je ne serai jamais un être humain normal non plus.

-Même si tu es différent, tu peux vivre comme eux, non? Regarde-moi, je ne suis pas normale non plus, mais je gagne ma vie comme eux et je suis heureuse. Je crois que tu as beaucoup à apprendre... tu as peut-être une chance qui s'offre à toi!

-Pour le moment, ça m'est égal. J'en ai assez.

-Comme tu veux, mais si tu ne veux pas laisser passer ta chance, tu ferais bien d'y penser, et vite. Je ne sais pas ce qui va se passer.

Dolly reprit son matériel de soins, avant de quitter la cellule, verrouillant bien la porte derrière elle, avant de retourner le plus rapidement possible dans le bureau de Rufus.

-Je suis revenue!

-Les choses commencent finalement à s'arranger par ici, répondit Rufus qui raccrochait le combiné de téléphone.

-Tant mieux, lui dit Dolly, tu as l'air épuisé.

Elle passa derrière son bureau pour aller lui masser les épaules, et elle le laissa se détendre un petit moment avant de lui demander ce qu'il comptait faire de Kadaj.

-Il peut guérir les gens, non? répliqua Rufus.

-Je viens de lui parler, justement...

-D'après toi, il voudra collaborer?

-Je ne sais pas, soupira Dolly, il a l'air de se ficher de tout, par contre il a dit quelque chose de bien, qu'il ne voulait plus être le jouer de JENOVA... Mais il y a un problème, il a dit qu'il la ressent partout et que ça lui fait mal, je ne sais pas ce que ça veut dire, ni s'il pourra encore absorber le géostigma...

-Peut-être qu'elle se venge sur lui...

-Il faudrait que Netza'h lui fasse des examens... Rufus?

-Oui?

Dolly prit quelques instants pour réfléchir, afin de bien formuler ce qu'elle avait en tête.

-Je sais qu'il a fait beaucoup de mal, surtout avec ce qui s'est passé avec Elena... mais s'il le souhaitait vraiment, est-ce que tu accepterais de lui donner sa chance? … Éventuellement, je pourrais m'occuper de lui...

-J'aimerais vraiment le sauver de lui-même, je sais bien qu'au fond il ne souhaite pas le mal... Et je crois que tu serais bien la seule capable de t'occuper de lui et de lui montrer ce que sont vraiment le bien et le mal pour les humains.

-Merci pour ta compréhension, répondit Dolly, soulagée. C'est un gosse qui ne connaît presque rien de la vie à part les labos. Il a besoin de quelqu'un pour le guider...

-En tout cas, s'il ne croit plus en JENOVA, c'est le bon moment pour lui apprendre les choses...

-Oui, on va d'abord demander à Netza'h de lui faire les examens nécessaires et après je vais m'occuper sérieusement de lui. Il faudrait que je puisse toujours avoir un oeil sur lui... Heu...

-Hm?

Un peu gênée, Dolly répondit très vite:

-Faudrait-peut-être-le-garder-au-manoir-avec-nous-pour-que-je-sois-sûre-qu'il-ne-fait-pas-de-bêtises...

-... Tu crois? fit Rufus en clignant des yeux.

-Si on doit le sortir des labos, on ne va pas le laisser dormir là-dedans éternellement, répliqua Dolly, et il ne peut pas se balader tout seul en ville non plus!

-J'aimerais en juger par moi-même, répondit Rufus avec un léger sourire. On verra bien...

Et Dolly reprit son massage avec plus de vigueur, pendant que Rufus se remettait au boulot. Elle voulait vraiment les aider, tous les deux, Rufus et Kadaj...