La suite, bonne lecture :)

Lovlieka : J'étais en train de me poser une question... J'espère que tu ne vis pas en France car tes horaires de lectures m'inquiètent de plus en plus x). Pour le fait qu'elle ne le dise qu'à Remus c'est qu'elle ne sait pas si elle restera, et si elle changera le futur en leur disant tout, donc... Logiquement notre petit Loulou est bien le seul qui puisse rencontrer Christelle (les autres étant... TOUS morts :') sauf Peter !) :P. Je me suis bien marrée pour les hallucinations ^^ et j'aimerai bien qu'ils soient toujours comme ça, ça serait trop gnon, non ? Surtout Sirius avec des oreilles de chien :P "va chercher !". Pour tes hypothèses tu verras bien, et j'y peux rien aussi :P Donc voilà, si ça te plait pas, fallait pas chercher :P Aller courage, mange des bananes c'est bon pour l'énergie ! :P a bientôt et merci pour ton commentaire :)

Guest : Coucou :) Dans cette situation je ne suis pas sûre qu'elle puisse vraiment prendre la défense de Regulus et il est parti rapidement car il a de nombreuses choses à mettre au clair dans sa tête :P Et puis elle a déjà pris sa défense une fois, et elle a même remarqué que Sirius se faisait du soucis pour son frère ;).

Pour ce qui est de la scène avec Shielderhood qu'est-ce que tu n'as pas compris ?

Cette femme connait bien la magie ancienne, pour elle : c'est le mal. C'est une magie puissante qui ne peut rivaliser avec la nouvelle que par son côté sombre. Et quand elle comprend que les deux jeunes gens sont en train de faire des recherches sur la magie ancienne, elle les met en garde, d'une façon légèrement musclée ! Elle interdit donc l'entrée à Regulus et Anne dans la réserve et se permettra de directement les envoyer devant la justice (car la magie noire n'est pas autorisé et donc une partie de la magie ancienne non plus), sans même passer par Dumbledore si jamais ils continuent ! :) Elle se fiche pas mal de savoir si le sort cherché n'est pas maléfique, elle prévoit large, peut-être a-t-elle eu des soucis avec cette magie, ce qui rendrait tout cela fort compréhensible :).

Voilà, j'ai répondu en gros à ta question qui englobait une grosse partie x) J'espère avoir pu être claire, sinon n'hésite pas à poser des questions plus précises :D A bientôt ! :D


La créature la regardait. Après les quelques minutes que Christelle avait passées à lui parler, celle-ci avait fini par s'habituer à son nez à l'arête bien prononcée, à ses dents fines et ses longs doigts maigres. Mais son regard la faisait toujours trembler, surtout que la grimace qui animait ses étranges traits était celle de la moquerie.

« Une sorcière inconnue qui me demande de trahir la plus grande clause de Gringotts ! Mais bien sûr, pourquoi pas ! Donc vous voudriez que je vous ouvre un passage jusqu'au coffre de Madame Lestrange, que je vous l'ouvre et vous laisse vous servir ? Et pourquoi est-ce que je ferais ça ! Pour quelqu'un de votre espèce ! »

Caressant l'épée, au travers du pactage qu'elle avait mis en place pour que le gobelin ne la voit pas, Christelle poussa un long soupir.

« Nous sommes ceux grâce à qui vous avez été libéré, rappela-t-elle

- Et pour ça je trahirai les miens ? cracha-t-il en repoussant les draps, s'en est assez ! Allez-vous-en ! Maintenant !

- Nous pouvons toujours vous ramenez au manoir Malfoy, peut-être que vous y étiez mieux traité ? proposa-t-elle cynique en se levant prenant soin de garder l'artefact de Griffondor bien caché.

- Je vous suis reconnaissant, ne pensez pas le contraire, murmura-t-il. Mais je ne peux pas faire ça. Pas pour vous ! Pas pour un porteur de baguette !

- Même si ça pourrait convenir à nos deux peuples ? proposa-t-elle en se rasseyant. La montée du pouvoir de Voldemort ne vous sera pas forcément favorable. Vos conditions de vie risquent d'être fortement dégradés.

- Nous vous sommes indispensables, aucun lieu n'est plus sûr que notre établissement, ils ne pourront rien contre ça, je ne vois pas en quoi notre vie pourrait être modifiée par les histoires des porteurs de Baguettes ! »

Dégageant en douceur le tissu, Christelle prit le temps de détailler le gobelin qui se penchait. La bouche ouverte, les yeux écarquillés, sur la lame pure et nette de l'épée de Griffondor.

Il tendit lentement la main mais avant qu'il n'est le temps d'y poser ses doigts longs, elle avait retiré l'artefact de sa vue et dit : « Nous pouvons toujours trouver un arrangement ? Vous ne pensez pas ? ».

Le petit homme déglutit difficilement, il semblait être en train de se remettre les idées en place.

Caressant son menton de ses longs ongles, les yeux plissés par sa réflexion, il se passa quelques minutes avant qu'il ne parvienne à dire : « Je pense que nous pourrons trouver un arrangement, donnez-moi l'épée !

- Je ne crois pas, non… souffla-t-elle avec un petit sourire en coin. Je vous la donnerai lorsque nous serons dans le coffre et en possession de l'objet que nous souhaitons. Est-ce bien claire ?

- Il faut que je réfléchisse… Sortez d'ici… Je n'y arrive pas avec ça devant les yeux ! » cracha-t-il les yeux toujours posés sur la magnifique épée de Griffondor.

Ne se faisant pas prier, Christelle rabattit le tissu et se redressa pour quitter la pièce. Une fois dans le couloir elle poussa un soupir désespéré tout en caressant le pommeau élégamment décoré de l'arme.

Se remettant en marche, elle descendit lentement les petites marches des escaliers, et se rendit jusqu'au salon où Harry, Ron et Hermione l'attendaient de pied ferme.

Esquissant un sourire vainqueur elle se laissa tomber sur le fauteuil libre et posa en douceur l'épée sur la table basse.

« Nous allons y arriver. Il dira oui. Mais il nous reste encore une question, comment est-on censé s'introduire là-bas ? Sans polynectar pour prendre la forme de bellatrix nous nous ferons voir !

- Je peux vous aider. » lança une voix derrière eux.

Bill se tenait accoudé à la porte de la petite pièce. Il sortit les mains de ses poches et se rapprocha du groupe en les frottant l'une contre l'autre.

« Et bien ? Quelles étranges têtes me faites-vous là ? s'étonna-t-il en esquissant un sourire qui souleva ses lèvres abîmées.

- Tu es sérieux ? demanda son frère incrédule. Mais Bill ? Tu te rends compte de la difficulté ? De tout ce que ça induit ?

- Et toi Ron ? Est-ce que tu te rends compte à qui tu parles ? Je pense que vous avez besoin d'aide. Je peux vous offrir mon aide, un point c'est tout ! dit-il.

- En quoi ton aide pourrait nous faire rentrer dans le coffre de Bellatrix, lança Christelle.

- L'un des coffres très anciens de la famille Weasley se trouve dans la même partie que le coffre de Bellatrix, dit-il.

- Comment est-ce que tu sais ça ? s'étonna Ron les yeux écarquillés.

- Je sais de nombreuses choses, je travaille pour eux ! Et je me suis dit que certaines informations pourraient être utiles à l'ordre des phénix. Quoi ? On dirait que vous avez oublié que j'œuvrai aussi pour le côté du bien, ria-t-il à gorge déployée.

- Non ce n'est pas ça, souffla son cadet, c'est juste que c'est dangereux, je ne pensais pas que tu prenais de tels risques !

- Parle pour toi, Ron. Mais même si je parviens à vous faire aller jusqu'au coffre, nous aurons besoin d'un gobelin. Pour qu'il nous ouvre la porte ! Je ne suis pas encore capable de déjouer leur sortilège, à mon grand damne. Et vous êtes recherchés vous ne pourrez pas m'accompagner avec cette apparence… »

Il fit mine de réfléchir quelques instants et un sourire insolent se dessina sur ses lèvres.

Tous s'étaient regroupés dans la salle à manger, la grande table de bois avait été poussé vers le mur, et les chaises étaient occupées par les spectateurs qui regardaient avec le sourire les trois jeunes s'activer.

Les préparatifs terminés, Christelle tourna trois fois sur elle-même, fixant toujours surprise sa nouvelle apparence, enfin. Sa modification magique d'apparence.

Contrairement à Hermione, elle n'avait pas eu à prendre de polynectard, la griffondor s'était contentée de lui lancer quelques sorts. Christelle s'était retrouvée plus petite qu'elle ne l'était, ses joues avaient légèrement gonflés, un nez rebiqué, ses yeux bruns avaient pris une teinte bleue et ses cheveux semblaient presque plus blancs que blond.

Sa camarade elle avait pris l'apparence de Fleur et s'agitait devant la glace. Toutes deux, côtes à côtes semblaient être de véritables sœurs. Même si le visage, bien qu'harmonieux de Christelle, n'avait rien à voir avec la beauté de descendante de vélane de la française.

Christelle avait revêtu une robe blanche aux manches longues et au col haut par-dessus laquelle elle avait accroché une épaisse cape de sorcier en velours bleuté. Hermione, elle, avait choisi l'une des chemises de Fleur, et une jupe mis-longue fendue sur le côté, qui lui permettrait si besoin de courir, et tout comme Christelle avait enfilé une cape mais de couleurs plus sombre, presque noire.

Ron était devenue brun, sa pilosité avait légèrement augmenté, et le bas de son menton était mangé par une barbe broussailleuse taillée soigneusement sur le haut des joues. Avec les habits de dandy qu'il avait emprunté à son frère il n'avait plus rien de lui-même.

« Comme tu es beau Ron ! s'exclama Hermione en se rapprochant de lui pour remontant le haut de sa chemise noire. Mais je n'aime pas du tout la barbe ! »

À travers l'épaisse couverture de poils, la peau blanche du jeune homme prit une teinte rosée et ses oreilles rougirent furieusement alors qu'il baissa la tête pour murmurer un petit « Merci » hésitant et rempli de timidité. Hermione s'écarta de lui, gênée à son tour, ne s'étant pas rendue compte de ses propres paroles, et alors qu'elle se balançait sur ses jambes, les mains serrées dans son dos.

Faisant mine de passer complètement à autre chose, elle se rapprocha de Christelle et passa son bras par-dessus son épaule, elle demanda à Harry : « Alors comment est-ce que tu nous trouves ? »

Mais alors qu'il allait répondre, se fut Fleur qui intervint la première en s'installant à côté des deux jeunes filles : « Incroyable, j'ai une sœur jumelle et une nouvelle cadette !

- Oui, la magie est vraiment incroyable ! rit Christelle en observant leurs reflets à toutes les trois dans le miroir, et je me sens très à l'aise ! »

Les discussions autour d'elles s'étaient tues. Surprise Hermione demanda : « Tu parles français ?

- Heu, je ne sais pas… avoua-t-elle aussi étonnée que les autres.

- Vous avez tant de choses à nous raconter sur notre nouvelle camarade... » souffla Luna de son air rêveur alors qu'elle posa son visage contre sa paume.

Bill apparut vêtu d'un costume de ville étrange. Une longue veste en queue de pie de velours violet foncé, accompagné d'un pantalon de cuir noir plongés dans ses bottes écailleuses vernies. Ses cheveux soigneusement coiffés en une queue de cheveux lâche, laissaient entrevoir sa boucle d'oreille en forme de serpent.

Fleur se rapprocha de lui, caressa doucement son visage défiguré et déposa un doux baiser sur les lèvres fendues de cicatrices. Elle s'écarta lentement et dit : « Faites bien attention à vous. D'accord !

- Promis, je rentrerai entier cette fois ! » murmura-t-il en remontant le menton de son épouse pour l'embrasser tendrement.