Bonjour,

Merci de nous lire encore. Comme vous le voyez il reste encore 4 jours avant la fin et en fait cela donnera 3 chapitres. Nous allons donc passer encore une semaine sur cette histoire. Cela me fait très bizarre de savoir que vendredi se sera fini. Ce soir un petit chapitre qui fait avancer le couple Ikki/Aphrodite. Vous me direz vaux mieux tard que jamais vu que c'est bientôt la fin. Bonne lecture à tous biz Craft.


Jour Cent-vingt-un.

Ikki était assis sur l'un des nombreux bancs installés dans les jardins du sanctuaire. Il regardait les haies devant lui. Elles avaient été placées de façon à créer un mini labyrinthe. Quelques minutes plus tôt il avait vu Aphrodite y disparaitre. Alors il attendait qu'il ressorte. Il savait pourtant bien que cela allait prendre du temps, mais il était patient. Effectivement, cet espace vert avait été agrémenté de rosiers. Alors le temps que le Poisson parle un peu avec toutes, quelques heures allaient passer. Puis une présence le surprit en s'asseyant à ses côtés. Cela faisait bien longtemps que personne ne l'avait plus surpris ainsi. En fait seul Camus et Hyoga arrivaient encore à le faire. Alors il comprit mieux quand il vit l'apprenti du Verseau. Le Cygne avait raison il avait tout pour succéder au onzième gardien du sanctuaire. Il allait lui demander ce qu'il faisait là quand l'autre lui demanda d'un ton neutre et froid.

- Tu crois aux miracles ?

- Pourquoi me poser cette question à moi ? demanda Ikki qui était étonné qu'il s'adresse à lui pour ce genre de question.

- Car tu es comme moi. Tu ne rêves pas, tu as les pieds sur terre.

- Pour tout te dire, j'en sais rien. Pourquoi ? demanda-t-il intrigué.

- Je suis né il y a douze ans. Mes parents m'ont abandonné devant un orphelinat et comme cela ne se passait pas bien… Tu vois ce que je veux dire ?

- Oui, fit Ikki qui se souvint de son passage dans l'orphelinat de son père.

- Alors je me suis échappé, continua-t-il. Après une longue errance, je me suis retrouvé devant le sanctuaire et le chevalier Aldébaran m'a fait entrer. Il est très gentil lui.

- Oui, sourit l'oiseau de feu en repensant au chevalier le plus grand et costaud du sanctuaire mais qui avait un cœur tout aussi énorme que son corps.

- Ensuite je suis devenu apprenti et là Camus est venu me voir car notre déesse m'avait remarqué. Et maintenant…

- Maintenant ? questionna Ikki voulant la suite, ne comprenant pas ou voulait en venir le petit.

- Camus veux m'adopter et peut-être Saga aussi. Je ne comprends pas. Je veux dire, je suis né sous de mauvais auspices. Alors pourquoi l'homme que j'ai le plus maltraité ici veux de moi pour fils ? Son apprenti je comprends, mais son fils ? Qui peut avoir envie de moi comme membre de sa famille ? Je… C'est un miracle, j'ai l'impression de rêver. Dois-je y croire ? Je… je n'ai jamais pensé que j'aurais une famille, que quelqu'un m'aimerait. Je ne pensais pas pouvoir être aimé un jour ou même aimer. Tu sais je… c'est un chic type mon… papa. Tu crois que je peux l'appeler ainsi ?

- Je comprends de quoi tu parles, moi aussi je n'ai pas eu une vie facile et je pensais aussi qu'on ne pourrait pas m'aimer, sauf peut-être mon frère Shun. Mais récemment j'ai appris qu'une personne m'aimait.

- Le chevalier Aphrodite ?

- …

- J'ai entendu Camus en parler avec lui et aussi avec Saga. Et quand le chevalier du Poisson parle de toi, il est rayonnant. Il t'aime vraiment, du moins de ce que je sais de l'amour, mais ça se rapporte à Camus et Saga. Eux aussi ils ont l'air heureux ensemble, j'ai peur de détruire leur bonheur.

- J'ai embrassé Aphrodite, je voulais savoir ce que ça me ferait et en fait j'ai aimé. Je veux dire…

- Il faut que j'arrête de réfléchir et que j'agisse, que je pose les questions à mon futur papa. Qu'on ait une discussion sérieuse tous les deux.

- C'est ça ! confirma Ikki. Et je suis sûr qu'il adorera que tu l'appelles papa et tu ne gâcheras pas son bonheur avec Saga, le rassura –t-il à sa façon. Saga est bon pour se faire détester tout seul. S'ils venaient à se séparer ce ne sera pas ta faute.

- Je vois. Alors dis-moi pourquoi tu l'attends ? Toi aussi tu devrais agir non ? Je veux dire… tu ne vas pas t'arrêter à un baiser ?

- Eh ! Dis-moi t'as douze ans, non ? T'es pas un peu jeune pour me donner des conseils et me parler de ça.

Le gamin se releva en sautant du banc et rigola.

- C'est toi qui m'as dit l'avoir embrassé. Allez je file voir Camus, il va s'inquiéter, tu le connais ? Et toi file le voir, il t'attend sûrement.

Puis le gamin partit en courant vers son futur père. Pendant ce temps Ikki regarda le labyrinthe et se dirigea vers lui.

- Chères roses, je ne sais pas si vous me comprenez mais j'aimerais lui faire une surprise alors s'il vous plait ne lui dite pas que j'arrive, demanda alors Ikki aux fleurs.

Puis il entra dans le labyrinthe. Il se promena et trouva le Poisson au centre de celui-ci. Il était en pleine discussion avec les roses. Il le fit sursauter quand il l'attrapa par la taille et d'une main ferme amena les lèvres du Poisson aux siennes. Il l'embrassa avec passion, là il le sentit frémir de plaisir.

- Tu m'as fait peur ! s'exclama le Poisson une main sur son cœur.

- Dés', tes fleurs ne t'ont rien dit ?

- Non, attends… Elles disent que quand on leur parle gentiment et poliment elles comprennent. Tu sais de quoi elles parlent ? le questionna Aphrodite en lui faisant face.

- Oui, je vous remercie mesdames, fit Ikki envers les roses.

- Tu désirais quelque chose ? demanda le chevalier d'Or légèrement déboussolé par cette attaque de kamikaze.

- Oui, te parler. Il lui attrapa la main et l'entraina vers un banc au centre du labyrinthe. Il s'assit dessus tout en gardant l'homme près de lui. Il l'embrassa à nouveau tout en passant une main sous son haut –hésitant et sans le faire vraiment exprès-. J'aimerais qu'on fasse ça bien. On pourrait sortir comme un couple normal et apprendre à bien se connaitre. Il entendit Aphrodite gémir de plaisir sous les caresses dans son dos. Tu es d'accord ?

- Oui. Où veux-tu aller ?

- On pourrait aller prendre un verre dans un bistrot à Athènes, proposa Ikki.

- D'accord. Quand ?

- Demain après-midi, ça irait ? demanda alors le Phénix.

- Parfait.

- Bien, excuse-moi mais je dois y aller, expliqua alors Ikki.

Le Phoenix se releva, vola un dernier baiser au Poisson et repartit, laissant le Poisson béat.

….