Résumé: Tout à commencé lorsqu'ils naquirent. Au début, ils n'avaient ni renommée, ni talent, ce n'étaient que deux nourrissons ordinaires. Et puis un jour leur nom inspira la peur et le respect. Mais avant d'être les dragons jumeaux de Sabertooth, ils n'étaient que Sting et Rogue.

Ou comment inventer un passé à des personnages secondaires.

Les personnages et l'Univers de Fairy Tail appartiennent à son créateur.

Il est possible que certains éléments diffèrent du manga. Avis aux puritains: c'est Mon histoire je fais ce que je veux nah! Mais toutes les divergences seront expliquées et détaillée.


Love you guys


Ryos, 8 ans

Erdelnet

Illettré, analphabète, Ryos n'était pas fondamentalement cultivé, mais il avait une vive intelligence toute tournée vers la survie. Il savait chasser, voler, laisser une oreilles capter les racontars, juger le bien fondée d'une rumeur, tuer un homme de plus d'une dizaines de manières, escalader, mentir, obéir, se fondre dans l'ombre, attirer l'attention, évaluer la sincérité d'autrui...Il s'encombrait rarement de scrupule.

La conscience étant une mauvaise boussole, il se fiait à son instinct et à son pragmatisme.

Il avait immédiatement sut que Orgnu ne lui laisserait pas la vie sauve.

L'enfant n'avait pas envisagé de revenir un jour dans le clan. Ryos avait prévus de dérober la pierre et de disparaitre dans la steppe. Une caravane était partis trois jours plus tôt. Ces dernières composées de charrettes tirées par des chevaux ou des petits boeufs progressaient lentement. Ryos connaissait les itinéraires de ces communautés marchandes, seul, il pourrait aisément la rattraper. Il avait déjà fait l'acquisition d'un cheval qu'il avait attaché hors de la ville, camouflé par deux bosquets.

Il débuterait une nouvelle vie ailleurs. Il n'éprouvait aucune culpabilité à abandonner le clan. La loyauté n'était pas une valeur louable dans l'Est mais l'apanage des fous et des naïfs. Ryos rentrait dans aucune des deux catégories.

Sa fuite causerait quelques tord à Kajiru, mais Ryos n'avait pas le luxe de se préoccuper du bien des autres. Dans les steppes impitoyables chaque homme naissait libre et responsable de sa propre vie. C'était là un privilège tranchant qui forçait chaque homme à la survie, cependant, personne au steppe n'échangerait cette façon d'exister précaire pour une autre. Ryos avait programmé son départ avec minutie, il ne souhaitait pas le voir retarder par quelques imprévus.

Malheureusement, sa soirée avait merveilleusement défié de ses prédictions.

Sans qu'il ne puisse se l'expliquer, il avait ressentit l'impératif de tuer et avait tranché la gorge de la princesse. Une erreur tactique qu'il ne s'expliquait pas. La suite lui semblait si surréaliste qu'il la considérait comme un songe. Une pierre émettant un brouillard acide ne rentrait définitivement dans les standards de sa réalité.

Sa fuite discrète avait virée de façon improbable à un jeux cache cache avec les gardes.

Le chef de la garde avait sonné la cloche d'alarme immédiatement après avoir constaté le meurtre de la noble. L'enfant en cavale alternait entre fuite et planque. Il longeait les murs, alerte, l'adrénaline tambourinant dans ses tempes. Les gardes bien plus nombreux que lui quadrillaient efficacement le périmètre, l'impératif de leur échapper freinait sa progression vers l'extérieur. Il évaluait une dizaines de minutes l'avance qu'il avait sur ses poursuivants.

Ce maigre avantage avait les relents de l'urgence.

"Attrapez le!" Les pas de la garnison s'animèrent comme un seul corps dans le cliquetis des armures. Ryos sursauta. Bordel mais il lui lâcherait jamais le train. Comment diable se débrouillait il pour le retrouver! L'enfant ne prit pas la peine de réfléchir plus sur la question. Dans l'Est l'action primait toujours sur la rhétorique, il s'attarderait sur le comment du pourquoi une fois qu'il aurait trouvé un abris.

S'il existait encore un endroit sûr sur terre pour lui.

Il serra plus fort son butin, hors de question de laisser choir la raison même de toute cette merde. Tout ça pour une putain de pierre, avec les efforts qu'il avait déployé pour l'avoir, il espérait sincèrement en tirer un bon prix. Il avait basé son futur sur la valeur hypothétique de ce cailloux. Surtout que présentement les autorités et le clan du renard allaient le traquer comme un animal.

Si le petit trouvait ces deux adversaires féroces séparément, il savait que leurs forces conjuguées ait raison de lui. Il visualisait parfaitement l'avis de recherche plus qu'explicite qu'on diffuserait à son nom...

Un garde le rattrapa et fondit sur lui.

L'enfant esquiva. Il était plus petit et plus vif que les adultes mais redoutait de se faire submerger par le nombre. Il commençait à s'essouffler, les couloirs s'enchainaient aux rythmes héraldiques de son coeur sans qu'il ne reconnaissait un itinéraire. A force de faire détours sur détours afin de semer les gardes, il s'était perdu dans le dédale de la bâtisse. Il ne savait même plus à quel étage il se trouvait.

Un cul de sac le surpris.

Il se retourna pour faire demi tour, conscient de cette erreur pourrait causer sa perte.

Trop tard.

Les adultes armés avaient déjà comblés sa seule ouverture et le cernait avec des yeux haineux et avilis. " Il nous aura bien fait courir le mioche. Maintenant gamin tu vas gentiment te rendre " cracha un des hommes. Ryos recula en jurant, il fut stoppé par le mur. La situation ne pouvait pas plus empirer. Il porta une main a son épée qu'il portait dans son dos.

Cette lame il l avait récupéré sur le cadavre de Khogen Baki, l'homme qui lui avait enseigné à se battre pour un jour, une heure, un minutes, une seconde, un battement de plus. S'il devait mourir, il vendrait chèrement sa peau.

Mais bon sang, ça faisait chier de crever maintenant.

Son esprit échafaudait déjà un plan d'attaque. Il faisait face à trois gardes, cependant le reste de la garnison ne tarderait pas a débarquer. Il devait faire vite et profiter de l'effet de surprise. L'armée régulière n'avaient pas l'habitude de combattre des adversaires aussi petits que des enfants. De plus, il comptait sur le leste des garde, on ne prenait jamais réellement aux sérieux un gosse. La main sur la garde de son épée se serra et il empoigna plus franchement l'arme. Ses adversaires se contentèrent d'un échange amusé et de lui conseillèrent de poser son jouet.

Ils le sous-estimaient clairement. C'était sa chance. Ryos se mit en garde.

Une explosion résonna dans tout le complexe. " Merde qu'est ce que c'est encore! C'est pas... " Le soldat n'eut pas le temps de finir sa phrase, un hurlement de douleur lui bouffant la gorge. Profitant de la diversion, Ryos avait forcé un passage entre ses jambes qu'il avait sévèrement tailladée. Il profita de la stupeur interdite des deux autres pour ficher le camps.

Une odeur de brulée emplissait l'air. Déjà la fumé se répandait, piquant les yeux et les poumons.

Bordel mais qui avait été assez stupide pour déclencher un incendie!

Le petit s'efforça de refouler la masse de souvenir qui lui assaillait l'esprit. Son rapport avec le feu avait été profondément altéré depuis la nuit de l'Attaque sur Erdelnet par les Faucons. Il éprouvait les plus grandes difficultés à monde à se contrôler en présence de l'élément destructeur.

Cependant...

Il n'avait vraiment pas le temps pour ça maintenant.

Dans les couloirs, les résidents paniqués couraient à demi courbés. Il résonnait des ordres, on réclamait de l'eau, on évacuait les femmes toussantes et les plus jeunes dont les yeux larmoyaient. Une chape noir de volute ardente tapissait le plafond comme des serpents grouillants.

L'air devenait irrespirable.

Une domestique voyant l'air blême de Ryos l'empoigna par le bras et le força à suivre le flux des évacués. Quand il arriva à l'air libre et frais de la nuit, il prit de grande goule de brise. Cependant, il ne s'autorisa pas un instant de détente. Il s'arracha à la prise de sa bienfaitrice qui le lâcha, surprise par sa réaction brutale. Elle l'appela dans la nuit mais il ne l'entendit même pas; obnubilé par l'impératif de s'enfuir.

Il s'empressa de courir loin du brasier qui à présent mangeait même le toit. Les cloches d'alertes résonnaient dans toute la ville comme un glas sombre. Il sortit de la cité facilement. Les langues du brasier se propageaient dans tout le centre ville. Personne ne gardaient plus les enceintes, les gardiens de portes avaient été réquisitionnés. Il récupéra son cheval. Il fallu calmer la bête qui avait tiré sur son harnais, ses grands yeux affolés exorbités de terreur et ses naseaux s'ouvrant avec angoisse.

Ryos réussit modérément à inspirer confiance à l'animal, majoritairement parce que lui même frôlait l'apoplexie. Le feu ranimait les réminiscences d'une plaine décharnée ou gisait les restes d'un Faucon décimé. Il ne supportait pas de revoir le cadavre de Khogen Baki crépiter sur son bucher. C'était la sa seule névrose. Malgré tout il parvint à amadouer l'équidé qui se laissa monter. Il flanqua son encolure robuste d'une caresse. Seigneur, lui aussi avait besoin de réconfort.

Mais personne ne lui en conférer jamais.

Ryos quitta sans un regard l'océan de flammes qui en une nuit avait avalé Erdelnet, autrefois ville la plus prospère des plaines.

L'enfant n'y retourna pas avant de nombreuses années.