Chalut à tous, comme je vous l'avais dit jeudi dernier, je poste aujourd'hui ^^ J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonnes vacances à ceux qui le sont. Bizz diaboliques à tous et à la semaine prochaine.

Magikalie : Oui, le Scotland Yard, j'ai trouvé l'idée intéressante ^^ Undy est l'un des garçons perdus en fait ^^ A toi de trouver lequel… Bizz diabolique et bonne lecture. A la semaine prochaine ^^

Bocchan-Chan : C'est pour cela que Ciel est Peter et Randall, Crochet, je trouvais que les relations entre les deux ressemblaient fort à celles du manga… du coup je me suis bien amusée à ressortir se rapport explosif. Oui, il semble que Randall a oublié pourquoi Ciel est devenu ainsi et qu'il aimerait le voir bruler en enfer ou l'enfermer à double tour dans les prisons sordides de Scotland Yard. En effet, Sebastian semble l'avoir senti qu'Aberline était en quelque sort un danger pour lui…Dans l'anime. Dans le manga Aberline n'a pas autant d'importance, pour le moment du moins. Après moi, je me base plus sur le manga ( même si certains perso de l'anime apparaisse de tant à autre…) qui est plus proche de ce que voulait l'auteur et de sa perception de son histoire. De plus l'anime part assez rapidement en live par rapport au manga…(saison 2…) Ce n'est pas Lizzy qui va se sauver d'elle-même, sa volonté n'est pas assez forte pour cela… Mais c'est vrai que c'est l'un des pièges que referment cette île si merveilleuse… Et qui va un peu lui ouvrir les yeux… EN fait, j'ai pris une petite liberté par rapport à l'anime à cause du film (c'est un petit mix des deux et de ma version) et par rapport au film aussi… Mais tout cela fini bien… dans l'ensemble… Que l'épée de lumière de l'Archange Michaël te protège. Bizz et à la semaine prochaine.

Scène 4 : Des amis indigènes

Ciel désespérait de parvenir à sauver Lizzy, Yumi l'avait lui-même sauvé lorsqu'il était bébé en l'aspergeant de poussière de fée : un bébé n'étant qu'innocence, il ne connait pas le doute, aussi avait-il pu être sauvé très simplement. Hélas, une jeune fille de l'âge de Lizzy n'est plus aussi innocente, il devenait dès lors plus difficile de la sauver.

Celui qui la sauva, ce qui est assez paradoxal en soi, fut le Capitaine Randall lui-même. En effet, lorsqu'il passa avec sa barque non loin du lac des sirènes, qui était séparé de la mer par une étroite bande de terre, celles-ci brisèrent l'enchantement pour plonger de nouveau dans l'eau afin de s'y cacher. Ciel put alors tirer Lizzy vers lui pour la dissimuler de justesse au regard du corsaire.

Par mesure de sécurité supplémentaire, Ciel plaça sa main sur la bouche de la jeune fille pour étouffer toute exclamation de surprise qu'elle pourrait faire en reprenant ses esprits. Il observa alors les mouvements du Capitaine Crochet et s'aperçut qu'il détenait prisonnière la fille du chef indien : la princesse May Linn. Il dut alors faire face à un terrible choix : soit il laissait la jeune princesse un moment entre les mains de son ennemi, soit il laissait la jeune fille qui devait devenir sa conteuse courir le risque d'être de nouveau sous l'emprise des sirènes.

Yumi prit la décision à sa place en venant lui chuchoter à l'oreille.

- Crochet semble avoir un nouveau plan pour récupérer son trésor, je pense qu'il serait plus sage de le suivre en silence pour découvrir ce que c'est avant de délivrer May Linn ? Tu ne crois pas, Ciel ?

Ciel hocha la tête, n'osant pas lui avouer qu'elle avait fait office de voix de la raison. Ils attendirent alors que le Capitaine se soit suffisamment éloigner pour pouvoir tenter quoique ce soit. Avec un immense sourire, Ciel découvrit alors que le crocodile Tanaka suivait lui aussi de très près le Capitaine : les choses promettaient d'être intéressantes…

Lorsqu'il libéra enfin la bouche de Lizzy de l'emprise de sa main, celle-ci se jeta à son cou avant de déposer un baiser sur sa joue.

- Merci de m'avoir sauvée, Ciel ! Mon héro…

Ce dernier échangea un regard entendu avec Yumi mais ils ne commentèrent pas : un silence est parfois plus parlant que des mots. La jeune fille repensa alors à ce qu'il venait de se passer et lui demanda.

- Mais comment parviens-tu à résister à leurs voix ensorcelantes, Ciel ?

En souriant de plus bel, celui-ci sortit des boules quies de l'une des poches de son pantalon puis il les montra à Lizzy en commentant.

- Il te suffit d'être avertie et d'avoir une bonne paire de bouchons pour oreilles…

Lizzy hocha la tête : cela se tenait parfaitement.

Ayant retrouvé confiance, et Yumi l'ayant de nouveau aspergée de poussière de fée, Ciel, la petite fée et leur conteuse partirent à la suite du Capitaine Randall qui semblait vouloir se rendre sur le rocher du Crâne. Ciel grimaça en constatant ce fait et commenta à l'égard de Lizzy.

- C'est le lieu idéal pour les interrogatoires !

Du bout du doigt, il lui montra deux grands trous traversant le rocher portant le nom macabre et lui expliqua.

- Par ici, pendant la marée, l'eau entre dans le rocher et l'inonde. C'était la cachette idéale pour le trésor mais aussi pour faire parler une prisonnière en la menaçant de la noyer. Allez, viens, on n'a pas une minutes à perdre ! La mer à commencer à monter !

Pas vraiment rassurée, Lizzy hocha la tête et suivit Ciel jusqu'à l'entrée, sombre et béante du rocher, qui se trouvait aussi être la mâchoire du crâne.

Ciel posta Lizzy à l'entrée, derrière un renfoncement insoupçonnable depuis l'entrée puis lui donna ses instructions.

- Je vais créer une diversion. A mon signal, qui te sera transmis par Yumi, tu courras pour aller délivrer May Linn puis vous partez toutes les deux en direction du village indien ! Vous ne m'attendez pas ! Je vous rejoindrais là-bas. C'est là-bas. C'est bien compris ?!

Lizzy tenta de négocier mais Ciel l'interrompit avant.

- Il n'y a pas de mais qui tienne, Lizzy ! Si tu ne suis pas à la lettre ce que je t'ai dis, il pourra en valoir de nos vies. Alors est-ce bien clair ? Lizzy ?

La petite blonde hocha la tête à contrecœur. Ciel, satisfait de sa réponse, reprit.

- Attendez ici mon signal : on ne vous verra pas. Bon courage.

- Bon courage à toi, Ciel.

Il s'envola alors vers une autre entrée pour faire sa diversion.

Le Capitaine Randall et ses hommes avaient trouvé la princesse sur le chemin qui la menait à la cachette de Ciel lorsqu'ils ratissaient la forêt, une fois encore, à la recherche de celle-ci. Le Capitaine avait alors eut l'idée de l'enlever pour qu'elle lui révèle où se trouvait le trésor. C'est pour cela qu'il faisait à présent route, avec Aberline seulement pour ne pas trop attirer l'attention sur eux, vers le rocher du crâne. Ils avaient mené May Linn à un endroit que la marée inondait, bien attachée. Le Capitaine Crochet avait alors débuté son interrogatoire.

- Princesse May Linn, je sais que vous savez où se trouve le trésor que Ciel m'a pris. Dites moi où il se trouve et je vous libère sur le champ !

May Linn lui donna un sourire froid et le transperça de ses yeux d'aigles.

- Jamais !

Le Capitaine Randall soupira avant de lui annoncer un fait établi, à savoir…

- Personne ne peut vous entendre d'ici, princesse, et l'eau montre vite. Je vous conseillerais donc de coopérer avec moi.

Mais May Linn ne changea pas pour autant sa réponse. C'est à ce moment là que Ciel intervient en faisant des ricochets dans l'eau. Randall, soupçonnant sa présence, chuchota à l'égard d'Aberline.

- Je vais voir ce que c'est. Reste ici et veille sur la princesse !

- Bien, Capitaine répondit son lieutenant.

Crochet sortit son sabre et s'avança silencieusement en direction de l'origine des bruits. Ciel s'envola alors pou se cacher non loin d'Aberline puis il cria, avec la voix de Randall, des ordres au jeune lieutenant.

- Aberline !

- Oui, Capitaine ? répondit automatique ce dernier.

- Libère la princesse et rejoins-moi tout de suite ! : poursuivit Ciel sur le même ton.

- Pourquoi, Capitaine ? reprit Aberline, surpris du changement d'avis positif de son Capitaine.

Ciel soupira intérieurement : un corsaire avec une conscience, on aura tout vu ! Puis il poursuivit.

- J'ai trouvé où était le trésor !

- Où donc, Capitaine ? questionna Aberline, suspicieux.

Ciel commença à s'impatienter : si le lieutenant posait encore des questions comme ça, son plan tomberait à l'eau !

- Dans le repère de Ciel !

- Vous l'avez trouvé, Capitaine ? s'exclama son interlocuteur, admiratif.

- Bien sur, triple idiot, sinon je ne te le dirais pas ! répliqua vivement Ciel.

- Où ? demanda Aberline, curieux.

Ciel laissa son impatience percée dans sa voix en criant de plus bel.

- Rejoins-moi après avoir libérer la princesse et tu le sauras !

- Bien, Capitaine ! répondit enfin Aberline.

Pendant que Ciel poussait un soupir de soulagement, Aberline libéra enfin la prisonnière.

N'ayant rien trouvé, Le Capitaine Randall revient sur ses pas et trouva Aberline en train de détacher les liens de May Linn. Surpris de voir Aberline libérer la princesse, il lui demanda.

- Elle a parlé, Aberline ?

Le lieutenant secoua la tête puis lui dit.

- C'est vous-même qui m'avez dit de la détacher, Capitaine…

Il ne fallut pas longtemps à Randall pour comprendre qu'il s'agissait là d'un mauvais tour de Ciel. IL grimaça et ordonna sèchement à Aberline de rattacher la prisonnière au plus vite.

Ciel, sachant sa couverture tombée, décida de se montrer. En toute logique, le Capitaine foncerait vers lui et la voie sera libre pour que Lizzy libère la princesse May Linn. Il prit une profonde inspiration et se montra le plus loin possible de la sortie où Lizzy était dissimulée.

- Tu me cherches peut être, Capitaine Randall ?

Comme prévu, Randall fusilla Ciel du regard mais il chuchota d'abord à Aberline, d'une voix dure.

- Veille bien sur la princesse : je m'occupe de lui.

Le lieutenant hocha la tête et Crochet ressortit son sabre.

- Jeune impudent, tu vas gouter à la lame de mon sabre !

Ciel ricana.

- Si tu arrives à m'attraper, vieux bouffon !

Randall rugit avant de bondir vers Ciel, sabre en avant. Le bon moment étant arrivé, Yumi jaillit hors de la cachette qu'elle partageait avec Lizzy puis jeta sa magie dans les yeux d'Aberline, l'aveuglant le temps nécessaire à leur entreprise de libération. Elle alla ensuite chercher la petite blonde qui tenta tant bien que mal de couper les liens qui retenaient prisonnière May Linn, avec l'un des couteaux que Ciel lui avait donné. Sans un mot, elle tira la princesse vers elle et sortit de la grotte, laissant Ciel se battre avec Crochet…

Ciel surveillait du coin de l'œil l'évolution de la situation, tout en provoquant constamment Crochet pour que son attention reste fixée sur lui. Aussi, lorsqu'il vit que les filles étaient hors de danger, il manœuvre de telle manière à faire tomber le Capitaine Randall juste sous le nez du crocodile Tanaka affamé… Ciel s'amusa à le regarder se débattre avec ce dernier pendant un instant alors qu'Aberline tentait désespérément de lui venir en aide, puis il partit, sachant qu'il était attendu au village indien…

Lorsque Ciel arriva au village, il n'y avait pas âmes qui vivent, pas même un souffle de vent, comme si un drame venait de le frapper. Inquiet, Ciel se dirigea vers la tente du chef. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il fut accueilli par deux tornades : une blonde et une brune, qui lui crièrent dans les oreilles tout en l'étouffant.

- Ciel, tu es sain et sauf ! Je suis si contente ! s'exclama la première.

- Ciel, mon ami, tu as sauvé ma fille ! Je t'en serais éternellement redevable ! reprit le second.

Ciel soupira et hésita longuement à ne pas repartir d'où il venait, quitte à revoir le Capitaine Randall, puis il lâcha.

- Lizzy, Chef Soma, calmez-vous donc ! Tout va pour le mieux à présent !

Ciel regretta bien vite ses paroles lorsqu'il vit l'immense sourire sur les lèvres de l'indien. Cela était en général très mauvais signe mais Ciel ne put échapper à son étreinte de fer. La sentence redoutée par Ciel tomba alors.

- Ciel a raison : tout va bien à présent ! On va pouvoir fêter tout ça mes amis !

Tout le village poussa des cris de joie et Ciel se maudit intérieurement de leur donner une occasion de faire la fête. En effet, les indiens savaient s'amuser… Et, pour cause, leurs fêtes duraient en général plusieurs jours… Ciel n'étant pas particulièrement adepte de celles-ci, c'était un supplice pout lui.

Le village reprit bien vite vie et Lizzy et Ciel découvrirent que les frères de celle-ci et les garçons perdus étaient déjà là. Ciel regretta cette occasion d'échapper à la fête mais ce qui était fait, était fait…

Les enfants Spears furent ravis de l'occasion de pouvoir mieux comprendre les indiens et en profitèrent pour poser tout un panel de questions. Les indiens répondirent aux questions par une chanson.

- Pourquoi vous faites ce drôle de bruit avec votre bouche ?

Les indiens sourirent avant de se mettre à fredonner.

Quand nous sommes apparus sur cette Terre,

Nous ne savions que respirer de l'air.

Comment pouvions-nous nous entendre,

Sans le moindre mot pour nous comprendre ?

Le vent à alors jouer avec les sons,

Pour nous faire apprendre notre leçon.

- Pourquoi vivez-vous dans des tentes en peau ?

Le ciel faisait tomber sur nous,

Chaque nuit, tout son courroux.

Nous avons un jour découvert,

En plein milieu de l'hiver,

Que des tentes faites en peau,

Nous réchauffaient comme il faut.

- Pourquoi vous vénérez les animaux ?

Les animaux nous permettent de manger,

Ce sont aussi eux qui doivent nous protéger,

Nous les prions donc de tout notre cœur,

En les tuant en respect et en douceur

Pour toujours les remercier,

De l'aide qui nous ont apporté.

- Pourquoi votre peau est rouge ?

La rougeur est née de la timidité,

Des hommes pour la femme aimée.

C'est le moyen silencieux,

De s'exprimer au mieux.

Vous verrez quand vous aurez grandi,

Que vous y succomberait, vous aussi.

- Pourquoi parfois vous dites des mots étranges ?

Les mots étranges sont réservés aux esprits,

C'est un secret qu'on ne révèle pas aux petits

Mais si vous le comprenez, alors merci.

Les enfants s'amusaient bien mais Lizzy déchanta rapidement en repensant aux derniers évènements. Elle se posait tout un tas de questions et ne savait plus que penser. N'était-ce pas dangereux pour eux, enfants humains, de rester ? Serait-elle vraiment heureuse de rester ici, à découvrir des facettes qu'elle n'aimait pas de son héro ? Avait-elle le droit de forcer ses frères à revenir ?

Elle pensa alors à ses parents. Ils commençaient à lui manquer et elle regrettait d'être partie sur un coup de tête… Ses frères n'avaient pas l'air, quant à eux, de s'en soucier mais elle comprenait à présent l'importance des parents, même si toutes leurs actions ne plaisaient pas ou blessaient leurs enfants… après tout ils faisaient ce qu'ils leurs semblaient le mieux pour eux…

- Ca va Lizzy ?

La jeune fille fut sortie de ses pensées par Finny qui était à présent recouvert de peinture indigènes. Elle lui sourit doucement avant de lui dire.

- Je réfléchissais, Finny, ne t'en fais pas !

Il lui fit un grand sourire et Lizzy osa lui demander.

- Papa et maman ne te manque pas un peu ?

Finny eut un air ahuri avant de répéter.

- Papa ? Maman ? Mais, Lizzy, nous sommes des enfants perdus !

Un frisson d'horreur la parcourut à ses mots mais elle voulut apaiser son frère, pour le moment du moins…

- Bien sur, bien sur…

Finny s'éloigna alors et Lizzy plongea de plus bel dans ses pensées afin de tenter de se souvenir du visage de leurs parents. Ceux-ci étaient flous aussi se demanda-t-elle, inquiète : depuis combien de temps sont-ils ici ?

- Finny a dit que tu étais étrange, Lizzy, est-ce que ça va ?

Cette fois, c'était Ciel qui était venu la voir et il avait un air inquiet. A contrecœur, elle dut lui mentir.

- Je suis juste un peu fatiguée, voilà tout…

Ciel hocha la tête et siffla. Dans l'instant, tous les garçons perdus se rassemblèrent devant lui.

- Nous rentrons : il est temps d'aller nous coucher… Notre conteuse va nous raconter une histoire.

D'un air absent, Lizzy hocha la tête puis ils prirent la route de la cachette de Ciel sans voir qu'un indien étrange les suivaient de loin…

A Londres, deux semaines s'étaient déjà écoulées depuis le départ des enfants. William savait que c'était de sa faute et il aurait tout donné pour faire revenir ses enfants. Francès ne mangeait presque plus et restait tout le temps assisse dans un fauteuil devant la fenêtre ouverte à attendre le retour inespéré de ses enfants… Si seulement ils avaient cru ce que leur racontait Lizzy…

A suivre...