Petit blabla : Bonjouuur ! Alors, encore une fois, les personnages ne m'appartiennent pas, à mon grand désespoir... et en plus, c'est la fin des vacances. Et le bac arrive dans pas trop trop trop longtemps non plus. Voué, c'st pas cool, tout ça T.T Mais passons. J'espère que vous allez bien pour ce nouveau chapitre ! Au programme la fin de la réunion, et - enfin - la réponse sur le pourquoi des derniers lemons... mwahaha. Ah, et je suis désolé si jamais il reste des fautes d'orthographe ou de quoi que ce soit, vraiment. Comme d'habitude, partie de Tom, partie de Harry ! Je réponds à quelques reviews, et vous laisse découvrir tout ça ! UN BONBON POUR CELUI QUI TROUVE LA REFERENCE A SUPERNATURAL.

mamy 83 : Tes mots me vont droit au coeur, vraiment, cela me fait immensément plaisir ^0^ Et oui, cela va pas si bien se passer que ça pour Dumby plus tard !

Stridou : Aha, je suis heureuse que cela t'ait plus :3 ! Merci pour ta review, en tout cas ^0^!


Les amis de mon compagnon échangèrent un bref regard, puis finalement, ce fut Bill Weasley qui prit la parole.

- À vrai dire, nous nous sommes déjà posé la question. Il nous semble être plus pertinent que juste certains d'entre nous prenne la marque, puisque pour d'autres, cela serait plutôt… compliqué. Pour Remus, Hermione, ou le professeur McGonagall, par exemple.

Je hochai la tête. Cela avait du sens.

- Nous serions donc plutôt partis sur l'idée que moi, Fred, et Georges, prendrions la marque.

- Cela ne va pas être gênant avec vos parents ? Demanda mon Oméga aux jumeaux, une touche d'inquiétude se lisant sur son visage.

- Non, cela ne va pas être un souci,

- Vu que de toutes façons, nous, on vit à l'étage de la boutique.

Harry eut un léger soupir soulagé, alors que moi, j'étais un train de me creuser les méninges pour savoir quand je pourrai les marquer.

- Si vous êtes prêt à recevoir la Marque, finis-je par dire, il faudra d'abord que l'on règle un certain nombre de choses.

- Comme quoi ? Demanda Lupin, fronçant les sourcils.

- De simples assurances. Et non, je ne vais pas demander de torturer des Moldus, par Merlin, fis-je en roulant des yeux.

C'était incroyable à quel point cela était encré dans leurs cerveaux, quand même. Bon sang, ici ce n'était pas Wall Street, nous avions un petit quelque chose qui s'appelle de l'intégrité !

- Ce sont plutôt des sortes de… tests sur la puissance de votre volonté, expliquais-je tout de même, voyant leurs regards perplexes.

Même la magie de mon Oméga était pleine de curiosité, et effectivement, en y réfléchissant, je ne lui avais pas parlé de cela.

- Lucius pourra vous expliquer cela, si vous le souhaitez.

Mon Mangemort fit une légère moue avant de replacer une mèche de cheveux blonds en arrière, et hocha la tête pour montrer son accord. Je me tournai ensuite vers Fenrir, remarquant avec une pointe d'amusement qu'il n'avait pas quitté l'autre loup-garou des yeux depuis que Harry et moi étions arrivés.

- Fenrir, je pense que toi et Lupin devriez également mettre certaines choses au clair.

- Totalement, grogna à moitié mon Mangemort, mais il y avait plus une sorte d'empressement dans sa voix qu'autre chose, et la magie de Lupin eut un frisson.

Après tout, Fenrir restait l'homme qui l'avait transformé, par conséquent, il avait une influence sur lui qui ne pouvait pas être reniée, surtout que je soupçonnais Lupin de ne pas savoir avec exactitude quelle était la nature qui reliait un chef de meute à ses loups – après tout, même moi, je ne pouvais pas l'expliquer avec précision bien que Fenrir m'en ait informé. Cela faisait parti de ces choses qui ne pouvaient qu'être… ressenties. En tout cas, Lupin déglutit difficilement et s'apprêta à protester, mais Fenrir leva sa main aux ongles pointu.

- Simplement cinq minutes. Si après ces minutes, tu n'es pas prêt à m'en accorder plus, et bien tant pis.

Le loup-garou sembla hésiter un instant, semblant ne pas réellement croire mon Mangemort, puis finalement, hocha la tête avec un grognement qui ressemblait beaucoup à ceux de Fenrir.

- Cinq minutes ?

- Cinq minutes.

- … Dans ce cas…

J'eus un sourire satisfait. Et un autre problème de réglé. Nous restâmes encore de longues minutes à discuter sur certains détails, par exemple, sur les informations que j'apprécierais qu'ils me transmettent, puis le sujet dériva sans que je ne le puisse l'empêcher sur mon Oméga, et notre relation. Nom d'un hippogriffe. Je détestais avoir à me justifier, surtout lorsque je considérais que cela ne les regardait pas. Mais Harry posa sa queue de chat sur ma cuisse, et je le regardai un instant avec incompréhension, avant de remarquer ses pensées réellement proches du bord de ma conscience.

« - Laisse moi m'occuper de ça.

- Mais -

- Tom. S'il te plaît. »

J'eus une espèce de grognement, avant de hocher la tête, et Harry se mit à répondre aux questions de ses… amis.

- D'ailleurs, je me demandais, Harry, demanda Mademoiselle Granger, fronçant imperceptiblement les sourcils.

Ses doigts jouaient machinalement avec ses cheveux – et quels cheveux, par Merlin ! Ils ressemblaient à ceux de Bellatrix avant qu'elle n'aille à Azkaban, volumineux, bouclés, de vraies réserves de magie.

- Oui ?

- Vu que tu sembles avoir fusionné avec les gènes d'un chat, ça veut dire que tu vas avoir des portées, non ?

Par Salazar. Je ne sus pas de qui moi où mon Oméga s'étrangla le plus fort, mais en tout cas, nous partageâmes le même regard avant de fixer la sorcière, qui n'avait pas l'air plus gênée que cela – au contraire en fait, elle paraissait juste curieuse comme tout.

- Je…

Mon Oméga se racla la gorge, avant de reprendre.

- Oui, je pense. Mais après, comme je reste… humain, je ne sais pas vraiment si je serais capable d'avoir une grosse portée et – c'est gênant, quand même, marmonna mon Oméga, et la jeune sorcière secoua la tête.

- Désolé, je – tu sais, curiosité, tout ça, marmonna-t-elle, ne semblant pas non plus si désolé que ça, même si des rougeurs étaient apparues sur sa peau.

J'eus un léger soupir, me passant une main sur le front, puis finalement, je repris la parole après quelques minutes.

- Bon, peut-être qu'il serait temps d'arrêter ici cette discussion pour aujourd'hui ?

- Je pense également, grogna Severus. Trop d'informations que je n'étais pas prêt à entendre, ajouta-t-il en se passant une main sur le visage, et l'air désespéré qu'il afficha m'amusa légèrement.

- Est-ce que certains de vous souhaitent loger ici ? Demandais-je plutôt, même si j'espérais assez que non, parce que seulement mes Mangemorts en avaient l'autorisation.

Les jumeaux secouèrent négativement la tête, et peu à peu, ils déclinèrent tous l'invitation, et je réfrénai une légère vague de soulagement car je n'aurais pas à jouer les hôtes – même si j'étais assez persuadé que mon Oméga s'en serait occupé avec grand plaisir.

Quoique. En fronçant les sourcils, je me tournai légèrement vers mon Oméga, qui venait de ravaler un bâillement. Ce fut seulement à cet instant que je remarquai son état de fatigue, et je m'en voulus immédiatement de ne pas l'avoir vu plus tôt. Par Merlin, j'étais son Alpha, quand même. Mais la queue de chat de Harry qui n'avait pas bougé de ma cuisse s'agita légèrement, et je me concentrai de nouveau sur les personnes autour de nous. Je fis un vague geste de la main en pensant une formule, et quelques secondes plus tard, je sentis une légère ondulation dans les protections du manoir.

- Vous pouvez transplaner d'ici, dis-je. Vous pourrez également revenir, mais simplement si les protections vous jugent conscients de vos actes, sans mauvaises intentions, et non-accompagnés.

Une vague d'étonnement passa dans la magie des – anciens – membres de l'Ordre du Phoenix, puis finalement, ceux-ci hochèrent la tête.

- Dans ce cas-là, je vous remercie de votre hospitalité… Voldemort ? Dit Bill Weasley avec hésitation, et je fis un geste de la main.

- Appelez-moi Tom, cela facilitera la vie de tout le monde.

- Et bien, merci, Tom. Harry, tout le monde, salua-t-il, avant d'interpeller ses frères. Vous devriez passer voir Maman, avant qu'elle ne décide de mettre Pré-Au-Lard à feu et à sang pour s'assurer que vous êtes vivants, dit-il avec amusement, et les jumeaux déglutirent ensemble difficilement.

- Effectivement -

- On devrait mettre les voiles.

- À la revoyure, Harry -

- Et Tom, finit l'un des deux, et ils disparurent.

Allais-je réellement avoir la migraine à force de les entendre parler en alternance ? Parce que j'avais vraiment l'impression que cela allait être le cas. La professeur McGonagall s'occupa de ramener Mademoiselle Granger après que celle-ci soit allée prendre mon Oméga dans une étreinte de lionne, disant au passage qu'elle avait bien reçue sa lettre et qu'elle y répondrait dans la semaine. Lucius et Severus quittèrent eux la pièce en marchant, et je dus avouer que j'observai avec un amusement non feint Lupin traîner des pieds alors que Fenrir les faisaient transplaner dans ses quartiers.

- Dis… Il ne va rien lui faire, Fenrir ? Parce que là, c'est assez… flippant, quand même, s'inquiéta Harry alors que nous retournions dans notre chambre sans transplanter.

- Non. Il va simplement remettre certaines choses à plat entre eux.

- Comme quoi ? Demanda mon Oméga, une lueur de curiosité dans ses yeux.

Je haussai légèrement les épaules.

- Ce ne sont que des suppositions, mais je suppose qu'il va tenter de le faire enfin rejoindre sa meute.

Harry pencha la tête sur le côté, l'incompréhension faisait bouger ses oreilles alors que son cerveau bourdonnait.

- Mais… Qu'est-ce qui pourrait faire que maintenant, Moony veuille bien intégrer sa meute ? Je l'ai toujours entendu dire qu'il détestait Fenrir. Alors… pourquoi là, les choses changeraient ?

- Et bien… Je pense que premièrement, il n'a plus une confiance aveugle en Dumbledore, et qu'il a compris que les choses ne sont plus aussi noires ou blanches qu'il le croyait. En plus, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est la première fois qu'il accepte de parler à Fenrir – ce qui montre quand même un changement dans son comportement. Et puis…

Je fronçais les sourcils devant la porte de notre chambre, l'ouvrant, et mon Oméga rentra en me relaçant.

- Et puis ?

- Et puis Fenrir reste son Alpha. Lupin est certes un Bêta, donc pas aussi soumis qu'un Oméga – sans vouloir t'offenser, chaton. Les choses sont différentes chez les loups-garous. Enfin, Lupin est donc d'un rang inférieur à Fenrir, et il lui doit… obéissance.

- Bah, pourquoi Fenrir ne l'a pas obligé à se soumettre à lui et rejoindre sa meute avant, alors ?

- Fenrir a toujours espéré que Lupin revienne à lui de sa propre volonté, dis-je en faisant un vague geste de la main.

- Ce qui n'a pas été le cas.

- Jusqu'à maintenant, ajoutais-je.

Mon Oméga hocha la tête, avant de faire la moue en enlevant sa robe.

- J'aimerais bien qu'ils s'entendent, marmonna-t-il. - Cela serait… plus confortable pour tout le monde.

J'avais également enlevé ma robe, me mettant pieds-nus en faisant craquer mes coudes derrière ma nuque. Mine de rien, nous avions passé pas mal de temps à discuter, et en ajoutant cela à… l'escarmouche de cette après-midi, il était vingt-heures passé. Heureusement que j'avais bouclé ce que je devais fignoler en cas de bataille ce matin, parce qu'honnêtement, je n'avais pas envie de m'y mettre maintenant.

- Tom ?

- Huh ?

Je rouvris une paupière, mes yeux trouvant instantanément mon Oméga qui se débattait avec ses cheveux qui avaient décidé de se nouer dans le col de son tee-shirt – et par Merlin, comment est-ce que cela pouvait être simplement possible ?

- Tu pourrais pas m'aider ? J'arrive pas à voir ce que je fais et – aïe !

Une grimace de douleur déforma les traits de Harry qui venait de s'arracher une mèche de cheveux qui n'était pas anodine. Pendant un bref instant, je ne sus si je devais être amusé ou désespéré, et choisi finalement de rouler des yeux en me mettant derrière lui.

- Enlève tes mains, chaton.

Mon Oméga s'exécuta avec un grognement, et en quelques secondes, je réussis à décoincer ses cheveux qui avaient bel et bien fait un nœud avec son tee-shirt. C'était… Et bien, c'était théoriquement impossible, mais pourtant vrai.

- … Tu as un trou dans les cheveux.

- Hein ?

- La mèche que tu t'es arrachée a fait un trou, chaton, dis-je en roulant de nouveau des yeux, cette fois amusé alors que je nous déplaçais dans la salle de bain pour nous placer devant le miroir.

J'en fis ensuite apparaître un second que je plaçai derrière sa tête pour qu'il puisse voir sa nuque, où ses cheveux étaient séparés en deux mèches. La bouche de Harry s'entrouvrit sous l'étonnement, puis il tordit légèrement sa tête pour mieux voir sa nuque. Un flot d'insultes passa dans son esprit et mourut en grognement dans sa gorge, pour finalement hausser simplement les épaules.

- … Je crois que je vais devoir me couper les cheveux.


En disant cela, je me concentrai brièvement pour transformer ma mèche de cheveux arrachée en ciseau, avant de lancer un regard à Tom.

- Tu peux garder le miroir comme ça deux minutes ?

- Pour – par Merlin, Harry, tu comptes te couper les cheveux maintenant ?

Je m'immobilisai en entendant mon Alpha s'étrangler à moitié, et je lui jetai un regard, confus.

- … Oui ? Quand veux-tu que je le fasse, sinon ?

- En prenant un rendez-vous au coiffeur, par Salazar !

J'eus un léger rire en secouant la tête.

- J'y suis allé deux fois, Tom, et les deux fois, la coupe n'a tenu qu'une journée. Le lendemain, c'était retour à la case départ. Mes cheveux ont la fâcheuse tendance à… refuser de se plier au coiffeur, souris-je, et mon Alpha roula dramatiquement des yeux.

- De toute façon, ce n'est pas comme si tu pouvais définitivement garder un trou dans tes cheveux.

Je fis la moue, avant de me concentrer à nouveau sur mes cheveux en commençant à les couper.

- C'est ça. Et puis, ça commençait à m'agacer, d'avoir les cheveux longs, moi. On aurait dit une fille.

- Toutes les femmes n'ont pas les cheveux longs, chaton.

- Bellatrix Lestrange ? Narcissa Black ? McGonagall ? Hermione ?

- Violetta ?

- … Touché.

Effectivement, on ne pouvait pas dire que la fabricante de baguette avait les cheveux longs. Ils étaient presque rasés, mais cela était beau – et en plus, cela lui allait bien. Je coupai une nouvelle mèche de cheveux au-dessus de mon oreille qui tomba au sol, et je vis le regard de mon Alpha la suivre.

- De plus, je ne suis pas sûr que Lucius trouve sympathique d'être confondu avec sa femme parce qu'ils ont tous deux des cheveux longs.

Je pensai un instant à cela, et ne put m'empêcher de rire en imaginant la situation. Lui qui était si à cheval sur les manières, et les places que devaient avoir les gens dans la société, et toutes ces petites choses… Ça lui porterait atteinte à sa dignité, c'était sûr.

- C'est fou, n'empêche, remarquais-je en finissant de couper le côté droit de mes cheveux.

- De quoi, chaton ?

- À quel point le monde sorcier est sexiste. Je veux dire, quand on regarde les personnes qui font la pluie et le beau temps, ce sont la plupart des hommes. On parle toujours de Lucius, presque jamais de Narcissa et les noms qui sont évoqués sont quasiment tout le temps des Lords et jamais des Ladies. Même quand j'ai… comparu devant le Magenmagot, il y avait quoi… Quatre femmes ? Cinq femmes ? Pour toute une assemblée d'hommes ?

Mon Alpha resta silencieux un moment alors que je me penchai légèrement pour attaquer l'autre côté de mes cheveux.

- La communauté sorcière de la Grande-Bretagne a en effet une société légèrement… patriarcale, fit Tom, avant de hausser les épaules. Ce n'est pas le cas partout, mais ici, c'est voyant.

- Ca rend dingue Hermione. Elle a déjà pas mal de problème avec le fait qu'elle est une Née-de-Moldu, puisque cela lui brise l'accès à plein de postes. En plus, elle a beau travailler tout le temps, passer son temps à lire et à étudier, à Poudlard, elle est vue comme la Miss-Je-Sais-Tout, personne ne dit cela des Serdaigles, ou des Serpentards qui connaissent tout sur tout en potion sans avoir jamais bossé. Tant qu'ils sont des hommes, tout va bien, dis-je en haussant les épaules. Mettez une femme à côté qui travaille alors qu'eux se tournent les pouces, montrez à quel point elle est meilleur, et c'est le crime le plus odieux du monde.

Je pestai en remarquant que je venais presque de me couper l'oreille gauche, avant d'aviser le regard que me portait mon Alpha.

- … C'est moche ?

- Je ne comprends pas pourquoi tu te caches derrière l'image d'un Gryffondor borné qui agit avant de réfléchir, chaton.

- Je ne me cache pas ! M'exclamais-je, sentant le bout de mes oreilles nouvellement dégagées rougir. C'est juste que c'était plus simple de me glisser dans la peau de quelqu'un dont le chemin était totalement tracé, grommelais-je, me tortillant un peu pour couper les cheveux derrière ma nuque.

Puis, sans que je n'ai le temps de comprendre, Tom me piqua ma paire de ciseaux, et se mit à me couper mes mèches de cheveux qui traînaient dans ma nuque.

- Ce qui t'a mis dans des problèmes pas possibles, n'est-ce pas ?

- … Bon, peut-être un peu, mais c'était plus simple que de me créer ma propre place. Je veux dire, j'étais même pas arrivé dans le monde magique qu'il y avait déjà des biographies sur moi.

Je haussai les épaules.

- Donc oui, j'ai eu pas mal de problèmes, mais j'en aurais eu encore plus si j'avais dû me tailler ma propre place.

Mon Alpha fit la moue, avant de me rendre les ciseaux, et je restai épaté par le résultat.

- T'es sûr que t'as pas été coiffeur, dans une vie antérieure ? Demandais-je, riant, me retournant pour être face à lui.

- Nah, dit-il en reniflant. Pas assez magique pour moi.

J'eus un léger rire face à la tête que fit mon Alpha, et celui-ci roula une nouvelle fois des yeux.

- Serais-tu en train de te moquer ?

- Naah, dis-je, un air innocent sur le visage.

Par contre, mon sourire disparu lorsque je vis le sourire en coin – mais pas le sourire en coin qui disait oui je suis un dieu vivant, plutôt celui qui disait ah vraiment tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ?
Et bordel, c'était bien trop séduisant pour ma santé mentale. Je déglutis difficilement, reculant alors que Tom avançait vers moi.

- Huh, Tom, qu'est-ce que tu – waaah !

Je fermais les yeux par réflexe alors que je me transformais en sac à patates, et je me retrouvais sur l'épaule de mon Alpha qui me portais comme si je ne pesais rien. Sans avoir le temps de dire magie, je me retrouvais jeté sur le lit où je répondis, le souffle coupé.

- T-T-Tom ? Bégayais-je, reculant une nouvelle fois alors que mon Alpha grimpait au-dessus de moi.

Mon dos cogna contre les oreillers alors que Tom s'assit à califourchon sur moi.

- Qu'est-ce que tu es en train de -

- Chut.

Mon Alpha attrapa mon menton d'une main, faisant glisser son dos sur mes lèvres, et je me retrouvais silencieux sans même penser à protester.

- Rébellion donc, chaton, huh ? Faudrait-il te rappeler qui est censé être l'Alpha ?

Mon souffle se coupa dans ma gorge lorsque le sourire de mon Alpha s'agrandit encore un peu, et il bougea légèrement au-dessus de moi et bordel de merde. Depuis quand j'étais en train de – depuis quand je – enfin, bref ! Et visiblement, Tom en était satisfait. Sa main, qui tenait mon menton, me redressa le visage, et un gémissement se perdit dans ma gorge. Bon sang. J'avais l'impression de lui être totalement soumis sans pouvoir y faire quelque chose. …

Et puis même, est-ce que j'avais envie de lui résister ? En tout cas, lorsqu'il me regardait comme ça, j'avais juste envie de me glisser sous lui et d'en ronronner de bonheur. Fichtre.

Une étincelle apparut dans les yeux de mon Alpha et il raffermit encore plus sa prise sur mon menton, et ce fut seulement à cet instant que je remarquai à quel point il me dominait physiquement parlant. Et là, pour le coup, j'avais tout de même envie de lui montrer que non – il allait devoir me… gagner. Alors je redressai un peu le menton, comme pour le défier.

Le sourire de Tom devint encore un peu plus dentelé, et il attrapa mes lèvres brusquement. Je gémis sans pouvoir m'en empêcher, tentant de me redresser, mais l'autre main de mon Alpha attrapa mes mèches nouvellement courtes, tirant dessus. Je fronçai les sourcils, tentant de prendre le contrôle du baiser. Simplement, mon Alpha avait les rênes, et je ne pouvais pas – je ne pouvais pas – et je me retrouvai une nouvelle fois à gémir dans sa bouche. Mes mains allèrent d'elles même trouver la taille de Tom, tentant de le rapprocher contre moi. Simplement, il ne bougeait pas, ses cuisses étaient fermement plaquées sur les miennes, et il ne voulait pas se mouvoir le moindre du monde.

- Pas bouger, chaton, ricana-t-il contre mes lèvres, et je poussai un grognement de frustration en lui mordant la lèvre.

Je savais bien que nous avions… que nous avions fait l'amour pas plus tard que au début de l'après-midi, mais je ne savais pas, j'avais juste tellement besoin de lui – en moi – et cette pensée me donnait des frissons dans le corps et foutre j'avais besoin que mon Alpha me prenne maintenant, je n'allais pas survivre sans cela.

Une vague de quelque chose traversa soudainement Tom et il recula son visage du mien, se redressant en faisant fit de mon grondement de protestation.

- Tom ? Demandais-je, finalement en ouvrant les yeux, essayant de mettre de côté la chaleur qui m'embrumait l'esprit. Pourquoi tu -

Hein ? Mon Alpha venait de poser une main sur mon front, les sourcils froncés alors qu'un air soucieux s'affichait sur son visage, et moi, je ne pouvais que penser à ce corps perché au-dessus du mien et à l'endroit précis où il était et -

- Merde !

Tom se suréleva brutalement de moi pour se lever du lit, et cette fois-ci, c'est un gémissement de désespoir que j'eus, sentant toute sa chaleur partir – et cela faisait mal.
Je me retournais rapidement pour tenter de me relever, mais mes jambes faiblirent presque immédiatement, et je retombai sur le lit.

- Tom… Geignais-je faiblement, voulant qu'il revienne près de moi, mais lui faisait les cent pas devant les lit, ses épaules tendues comme je ne les avais jamais vu.

Puis finalement, il s'arrêta, me regardant, et je vis très clairement sa respiration avoir un à-coup en même temps que ses pupilles se dilataient.

- Harry… Dit-il, et sa voix chaude me fit avoir un frémissement.

Bon sang. Je ne savais pas pourquoi sa voix me chauffait autant et presque instantanément, mais en tout cas, cela ne faisait que confirmer mes idées embrumées – j'avais besoin que mon Alpha me prenne maintenant.

- Harry, écoute-moi, tu es en chaleur, chaton, expliqua-t-il, mais ses mots n'atteignirent pas réellement mon esprit.

Je voulais dire, chaleur ou pas, actuellement, je n'en avais rien à faire, la seule chose que je voulais était Tom, et j'avais besoin que ce feu me parcourant disparaisse, qu'il se noie dans la chaleur de mon Alpha. Je savais que j'aurais logiquement dû être affolé par ce fait, mais mon cerveau ne fonctionnait définitivement pas normalement, et la seule chose sur laquelle je pouvais émettre une réflexion censée était le corps de mon Alpha. Mais quelque part, je parvenais encore à ressentir l'inquiétude de Tom, et cela était perturbant. Maladroitement, je me redressai en m'appuyant sur la tête de lit, le souffle court.

- Je… suis en chaleur, dis-je difficilement en essayant de me concentrer, avant de croiser son regard et de gémir.

Comment étais-je censé me centrer sur son inquiétude si un simple regard me donnait envie de me mettre à quatre pattes devant lui et de le laisser me -

- Harry, calmes-toi, claqua mon Alpha, et je grognai en essayant de me focaliser sur ce qu'il me disait et pas sur les pensées qui me traversaient l'esprit. Tu es en chaleur, répéta-t-il, et les sorts de protection ne marchent pas face à cela. J'ai déjà fait des recherches pour une potion avec Severus, mais elle n'est pas totalement -

J'interrompis brutalement Tom en me jetant sur ses lèvres, incapable de résister aux pulsions qui me dévoraient les entrailles. Nous tombâmes au sol, moi à cheval sur lui, et j'eus un grondement de satisfaction contre ses lèvres en sentant enfin nos corps ensembles.

- J'ai besoin de toi, Tom, geignais-je, ondulant contre son bassin sans pouvoir m'en empêcher.

Et visiblement, mon odeur devait avoir autant d'effet que la sienne – si puissante, par Merlin – en avait sûr moi, puisque je sentis clairement à quel point il était dur sous moi. Pourtant, il tira mes cheveux, m'obligeant à redresser la tête, ce que je fis avec réticence, ouvrant à demi mes yeux.

- Non, Harry, je ne peux pas te mettre enceint alors que tu n'es pas totalement conscient des conséquences, réussit-il.

Le pire, c'était que je voyais clairement l'effort qu'il devait faire pour garder la tête froide, et par Gryffondor, cela ne me fis que l'aimer encore un peu plus – et me donner encore plus envie de lui.

- Dis que ça ne te ferrait pas bander, Alpha, sifflais-je, bougeant mon bassin contre le sien alors que je pouvais sentir mon corps réagir totalement à la pression qu'exerçait son membre contre moi, et ce, même à travers les couches de nos vêtements, ce qui m'embrumait encore plus la tête. Tu aimerais me prendre alors que je suis enceint, n'est-ce pas ? Et puis, tu adores l'idée que je porte nos chatons.

- Harry…

- Je veux que tu me prennes maintenant, Tom, grondais-je, et si tu ne veux pas, alors j'irais trouver un autre Alpha pour le faire.

Je ne le pensais absolument pas, mais visiblement, ce fut la chose qui apporta le déclic à Tom, puisqu'il eut un grondement avant d'attraper mes hanches, donnant un brusque coup de bassin, et je me retrouvai au sol, à gémir sans honte alors qu'il m'embrassait durement, ses mains détachant ma ceinture, et je sentis ma magie s'agiter pour rejoindre la sienne. J'avais besoin de son contact plus que tout au monde, de son âme, de sa magie, de son corps, de son être.

- Jamais je ne te laisserais partir loin de moi, gronda mon Alpha contre mes lèvres, et je gémis de contentement, pleinement satisfait de ce qui se passait.