Chapitre 50 : Hermione et Draco ressassant de vieux souvenirs

« J'ai passé ma vie à être égoïste, en pratique du moins, et non pas dans mes principes, » Jane Austen

« J'ai passé ma vie à être égoïste, tant dans mes principes que dans mes actes, mais je suis sûr d'une chose, ce que j'ai pu faire de plus égoïste dans toute ma vie, c'est tomber amoureux de Hermione Granger, » Draco Malfoy

« J'aurais aimé pouvoir dire que je n'ai jamais été égoïste de toute ma vie, mais pendant les quatre premières années de la vie de ma fille, j'ai été extrêmement égoïste, parce que je ne l'ai pas présentée à son père, chose que je regretterais toute ma vie, » Hermione Malfoy

« Je suis extrêmement égoïste, parce que je ne voulais pas que cette histoire s'arrête, et pourtant, c'est bientôt la fin, » AnneM (auteur de cette histoire que nous aimons tant :) )


« Draco, est ce que tu dors ? » demanda Hermione depuis le seuil de la porte de la nurserie.

Il était assis dans la nurserie, au troisième étage de la maison, dans le vieux rocking chair qu'Hermione avait hérité de sa grand-mère. Il ne bougeait pas et avait les yeux fermés, d'où sa question.

Il lui tendit soudain sa main. Elle s'avança alors dans la pièce et posa sa main dans la sienne. Il l'attira sur ses genoux, passa ses bras autour d'elle et l'embrassa sur le bras.

« Que fais-tu ici à trois heures du matin ? » demanda-t-elle.

« Elle est partie, » répondit-il. « J'ai l'impression qu'hier encore, c'était cette petite fille jouant sur ce sol, ou me faisant la lecture car j'étais trop paresseux pour lui lire une histoire. Je me rappelle quand je lui ai donné un bain pour la première fois et qu'elle m'a dit de bien faire attention de ne pas mettre d'eau dans ses yeux ou que sinon, elle pleurerait. En réalité, ces mots exacts ont été 'Je te promets que je pleurerais', enfin, » il s'arrêta et se mit à rire. « Quelle petite fille dit un truc pareil ? C'est drôle et en même temps c'est horrible. »

« Je sais, » dit-elle. « Je viens moi-même de tout juste me remettre d'une séance de larmes. »

« Je suis désolé, mon cœur, » dit-il, la serrant plus fort encore. « J'aurais dû être là pour toi. »

« Je suis allée me cacher dans les toilettes et j'ai jeté un sort de silence, donc même si tu étais passé à côté, tu ne m'aurais pas entendu, » expliqua-t-elle. « Parfois, j'ai l'impression que tout ceci n'est pas réel. »

« Quoi ? » demanda-t-il, confus.

« Tout ça, être là, être mariée avec toi, toutes ces années de bonheur. Est-ce que je le mérite vraiment ? Parfois, je me dis que oui, et d'autres fois, j'en doute vraiment, » expliqua-t-elle.

« Pourquoi ne le mériterais tu pas ? » demanda-t-il.

Il commença à se balancer sur la chaise et l'attira contre son torse. Elle tourna la tête pour la pose au creux de son épaule. Il la serra plus fort encore dans ses bras.

« J'ai parfois l'impression que mon malheur est ma punition pour tous mes péchés. Tu sais, qu'être marié avec Kevin et être malheureuse, c'était ma punition, pour avoir profité de toi cette nuit-là, pour être tombée enceinte et ne jamais te l'avoir dit. »

« Tu ne m'as pas exactement violé, mon cœur, » ricana-t-il. « J'étais plus que partant. »

« Tu sais très bien ce que je veux dire, » dit-elle tristement.

« Donc rester avec Kevin, c'était ta punition. Je me suis toujours demandé pourquoi tu étais restée avec lui. Hermione, la martyre, » se lamenta-t-il.

Elle se redressa et le tapa.

« Ne prend pas ça à la légère. »

« Je me suis réellement toujours demandé pourquoi tu étais resté avec un homme qui avait profité de toi, que tu n'aimais pas, et maintenant je le sais, voilà tout, » expliqua-t-il.

En colère, elle essaya de se lever, mais il ne voulait pas la laisser faire et resserra son étreinte.

« Ecoutes Hermione, et écoutes moi bien, » dit-il sérieusement. « Tu n'as jamais rien fait de mal. Tu as vécu ta vie et tu as pris les décisions que tu pensais devoir prendre en ce temps-là et c'est tout ce que l'on peut dire. N'ai aucun regret ne sois pas désolée pour des choses qui ne peuvent être changées. Tu as rendu ma vie si belle pendant ces quinze dernières années. »

Hermione enfouit son visage dans ses mains et commença à pleurer.

« Tu ne me détestes pas de ne pas t'avoir dévoilé l'existence d'Alice plus tôt ? »

« Quoi ? »

Il était réellement choqué par cette question. Il éloigna ses mains de son visage. Il la repoussa de ses genoux, attrapa ses poignets dans ses mains, la tourna vers lui et lui dit,

« Comment peux-tu me poser cette question, es-tu folle ? Je t'aime plus que la vie elle-même. Tu m'as donnée Alice, et même si je n'ai pas été là pour les quatre premières années de sa vie, je ne regrette rien et je refuse que tu regrettes quoi que ce soit ! Je suis autant fautif que toi, ne le voit tu pas ? »

Elle libéra ses mains et bougea, lui faisant dos.

« En quoi le fait que je tombe enceinte de ta fille en étant marié à un autre est de ta faute ? »

« Bien, d'accord, cette partie-là n'est pas de ma faute, » dit-il légèrement.

Elle se tourna et lui jeta un regard méchant ce qui le fit rire.

« Quoi ? Ca ne l'était pas. Ce que je veux dire, » dit-il en l'attirant vers lui à nouveau, « c'est que je t'ai dit il y a longtemps que j'avais des soupçons quant à ton identité ce soir-là, que ma séductrice aux cheveux bouclés n'était autre que mon ennemi/coup de foudre d'enfance, Hermine Granger. Je n'ai jamais essayé de te trouver, je savais que tu étais mariée, j'avais même entendu que tu avais un enfant et, promets-moi de ne pas me détester, je me suis parfois demandé si cet enfant n'était pas le mien. Mais j'ai été lâche et je t'ai laissé partir. J'ai passé mon temps à geindre pour une femme masquée que je ne pouvais avoir, au lieu d'essayer de trouver la femme qui elle l'était. »

« Oh Draco, » dit-elle. « Tu ne pouvais pas savoir. »

« Crois-tu ? » demanda-t-il. « Tu vois, ça ne sert à rien de pointer du doigt, n'ayons pas de regrets parce que l'un comme l'autre nous pourrons construire des montagnes de regrets, de doutes et de tristesse. Mais la seule chose qu'on en tirerait, c'est des montagnes de doutes. »

« Quoi ? » demanda Hermione. « Tu étais très poétique et poignant et d'un coup, tu as mentionné deux fois des montagnes de doutes et tu m'as complétement perdue. »

Elle éclata de rire.

« Donnes moi un peu de temps, mon unique fille vient de se marier ce soir, il est tard et en plus j'ai vraiment envie de faire l'amour avec ma femme mais je crois qu'elle est encore en colère contre moi. »

Il fit semblant de froncer les sourcils.

« Es-tu en colère ? »

« Non, » répondit-elle timidement.

Elle s'avança vers lui et mit ses bras autour de sa taille. Il la serra étroitement en retour et posa un baiser sur ces cheveux.

« Je suis heureuse qu'Alice se soit mariée par amour et non pas parce qu'elle le devait, » dit-elle, toujours dans ses bras.

« Comme nous, tu veux dire ? » l'interrogea-t-il.

« Non, notre mariage avait lieu d'être, Malfoy, et était totalement basé sur l'amour, » dit-elle en riant. « Ce que je veux dire, c'est que ce testament n'a jamais été changé, et ça l'a forcé à se marier avant l'âge de 25 ans, alors je suis heureuse qu'elle était déjà amoureuse de quelqu'un et qu'elle n'ait pas eu à s'en inquiéter. »

« Je devrais vraiment essayer de changer ce testament avant que Sam ai 30 ans, car s'il n'est pas marié avant, il n'héritera pas du Manoir ni de tout ce merveilleux argent dans le coffre de mon arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père. »

Hermione leva les yeux vers lui et dit,

« J'avais complétement oublié. C'est bon pour Alice maintenant, elle héritera de Whitehall et de son coffre, mais Sam doit s'en occuper à son tour, à moins que l'on ne change ce testament. »

« Il est trop tard pour le changer maintenant, il n'y a plus de livre pour retourner dans le temps, » dit-il, la serrant plus fort encore, si seulement cela était possible.

« Alors, il devra tomber amoureux et se marier avant ces trente ans. Si tu l'as fait, n'importe qui peut le faire, de toute façon, je pense qu'il se mariera jeune, tout comme Alice, et qu'il n'attendra pas ses 30 ans, » supposa-t-elle.

Draco repoussa légèrement sa femme et lui dit,

« Pourquoi penses-tu qu'il se mariera jeune ? »

« Parce qu'il a déjà des sentiments pour Lily Potter, » l'informa-t-elle.

Draco ouvrit grand la bouche mais ne dit rien. Il avait l'air complétement choqué.

« Depuis quand ? » demanda-t-il.

« Oh, Draco, » ne t'inquiètes pas, ils sont encore jeune et peut être que ça ne voudra rien dire, » lui dit-elle, le reprenant dans ses bras.

« Je ne laisserais jamais mon fils épouser une Potter. C''est déjà dur que ma fille l'ai fait, bien que cette Lily est vraiment belle et que, merlin merci, elle a des cheveux foncés tout comme James. Je ne sais pas d'où elle tire sa beauté, mais ça ne lui vient pas de Weaslette et du balafré. »

« Ginny est très jolie et Harry est très beau. Albus aussi est beau avec ses cheveux roux, » répliqua Hermione.

« Nooon, » dit Draco d'une voix trainante. « Albus est plutôt mignon, et ses cheveux lui vont bien mais je ne veux pas que l'un de mes petits enfants soient comme ça. Et, bien que Mme Potter, peu importe son prénom, est passable, Potter est moche. »

« Tu connais 'peu importe son prénom' depuis presque vingt ans, donc je pense que tu sais qu'elle s'appelle Ginny, » grogna Hermione en fronçant les sourcils.

« Bien, GINNY, » reprit-il encore une fois d'une voix trainante, « est, comme je l'ai déjà dit, passable, peut-être même presque jolie à regarder. Il faut dire que ses enfants doivent bien tenir leur beauté de quelqu'un, mais Potter est totalement défiguré et moche. »

Hermione pinça les fesses de Draco.

« Ouch, mon cœur ! » se plaint-il.

« Ce n'est pas gentil, » râla-t-elle en retour.

Il lui pinça les fesses en retour et dit,

« Non, ça ce n'est pas gentil. Ou peut-être, si tu veux toujours faire l'amour, pouvons-nous considérer cela comme un préliminaire. »

« Préliminaire, mon cul, » dit-elle en riant. « Te rappelles tu au moins de ce que ce mot veut dire ? »

« Ce commente suscite un significatif « aie », mon cœur. »

Il l'éloigna de lui seulement pour l'attirer à nouveau vers lui.

« Allons quelque part où nous pourrons faire l'amour. Nous étions supposés faire l'amour dans la salle de billard de Flint, mais Alice a eu l'audace de se marier et de tout gâcher. Allons faire autre chose de tout aussi excitant. »

Il allait pour sortir de la pièce quand elle tira sur son bras.

« Non, allons au lit, » gémit-elle. « Ca a été une longue journée et je suis physiquement et émotionnellement épuisée. »

« Mais j'ai besoin de toi, » gémit-il doucement à son tour.

Ils atteignirent la porte de la nurserie et il la colla au mur, tout près de la porte. Plaçant une de ses jambes entre celles d'Hermione, il releva sa nuisette, posant ses mains sur ses hanches. Il posa sa tête sur son épaule et l'embrassa doucement, puis se tourna pour lui murmurer dans l'oreille,

« S'il te plait. »

Il la regarda avec ce même regard qui l'avait séduit ce jour-là. De son index, il traça le contour de ses lèvres, et elle ne put s'empêcher de sourire. Depuis ce jour-là, elle l'aimait et le voulait.

« Sais-tu que ce jour-là, je t'aimais déjà autant que le jour où je t'ai dit que je t'épouserais ? » lui demanda-t-elle.

« Réellement ? » demanda-t-il, joueur.

Elle plaça à son tour son index sur les lèvres de Draco. Elle dessina son sourire, une fois, puis deux, son cœur s'emballant à mesure que ses pensées se tournaient vers le plaisir que ses lèvres pouvaient lui apporter.

Il prit l'un de ses doigts dans sa bouche, un peu comme elle l'avait fait ce fameux jour, puis il le suça longuement alors qu'elle fermait les yeux, baissant la tête et s'affalant quasiment contre le mur le plus proche.

Elle ouvrit les yeux alors que ses douces lèvres caressaient le haut de sa chemise de nuit qui couvrait ses seins et ses épaules. Tout en posant des baisers sur sa peau, il posa ses mains sur ses seins dont les mamelons durcirent dès sa première caresse. La chaleur s'empara de son corps et son rythme cardiaque s'accéléra alors que son envie reflétait l'envie de Draco.

Il lui demanda doucement,

« Me veux-tu toujours autant qu'il y a vingt ans de cela ? Tu dis toujours m'aimer, mais c'est quelque chose de différent qui n'a pas le même sens. »

Il n'attendit pas qu'elle réponde. Alors qu'elle avait le dos contre le mur, il tomba à genoux devant elle, levant la nuisette jusqu'à ses hanches et plaçant ses mais dessous.

Levant les yeux vers elle, son menton collé à son ventre toujours aussi mince, il fixa son regard dans le sien et dit,

« Par exemple, j'aime sentir tes sous-vêtements en soie contre ma main. »

Il écarta ses mains sur ses hanches, ses doigts caressant l'élastique de sa culotte.

« Mais, » continua-t-il, « je veux encore plus la solution de ta peau nue contre la mienne. »

Il lui enleva lentement sa culotte. Puis, il déplaça ses mains sur ses fesses, jusqu'à sa taille avant de les passer sous ses seins.

« Par exemple, » dit-il, continuant à lui expliquer la différence entre aimer et vouloir, « j'aime tes seins. »

Il était toujours à genoux devant elle, la chérissant, ses mains se dirigeant désormais vers la dentelle recouvrant sa poitrine. Il attrapa chacun de ses seins, caressant ses mamelons de chacune de ses mains.

« Ils sont mes fidèles amis depuis de nombreuses années. »

Elle sourit.

« C'est presque une citation de Jane Austen, dans Orgueil et Préjugés quand Mr Bennett dit à Mme Bennet qu'il aime ses nerfs car ils sont ses fidèles amis depuis de nombreuses années, » dit faiblement Hermione.

Il soupira, plaçant sa joue contre son ventre.

« J'espère que, pour la santé de James Potter, notre fille n'a pas pris ta mauvaise habitude de dire n'importe quoi pendant les moments les plus romantiques de séduction et de sexe. »

Il releva les yeux vers elle et dit,

« Puis je continuer ? »

« S'il te plait, » sourit-elle.

Il se releva, levant sa chemise de nuit avec lui, lui enleva et la jeta sur le sol.

« Comme je le disais avant d'être brusquement interrompu. »

Il se pencha et prit en coupe ses seins nus.

« J'aime tes seins. Ils sont plus importants pour moi que je ne pourrais jamais l'expliquer, cependant, je veux faire ça. »

Il pencha sa tête et caressa ses mamelons durs de sa joue, caresse qui retomba directement entre ses jambes.

Il prit ensuite l'un de ses mamelons en bouche, le léchant avant de le mordiller doucement.

Elle saisit ses épaules et gémit.

Il embrassa sa poitrine, ses clavicules, puis son visage pour finir par ses lèvres, qui le désiraient et l'attendaient. Il l'embrassa longuement et durement, comme s'il ne l'avait jamais embrassé auparavant. Il l'embrassa avec besoin, désir, cupidité, égoïsme, envie et amour. Elle était surprise par son urgence, mais comme toujours, elle en était ravie.

Il se recula soudainement, la laissant triste pendant un petit moment. Il retira son tee-shirt et fit glisser son pantalon.

« Une dernière chose, mon cœur, » commença-t-il.

Il la tira vers l'un des lits jumeaux qui occupaient l'ancienne nurserie.

« Je t'aime de tout mon être, de tout mon sang, de tout mon souffle, de toute ma magie et de toute ma volonté, mais je te veux encore plus. Est-ce que cela te va ? »

Il l'attira à lui à nouveau tout en glissant ses mains le long de son dos, son corps se retrouva collé au sien, ses seins maintenant pressés contre son torse.

« Personne ne m'aimera ou ne me voudra jamais plus, Malfoy, » dit-elle, prise d'un désir passionné.

« Il ne vaudrait mieux pas, » admit-il. « M'aimes-tu et me veux-tu ? »

« Disons-le ainsi, » commença-t-elle, seulement pour le pousser violemment d'une main, afin qu'il tombe sur le dos sur le lit le plus proche.

Il le regarda, choqué et surpris.

« Je préférerais nettement plus te le montrer que te le dire. »

Il se mit à rire.

« Une petite minute, une petite minute, » dit-il, l'arrêtant d'une main alors qu'elle commençait à monter sur le lit. « Hermione Granger Malfoy préfère montrer quelque chose à quelqu'un plutôt que de lui dire jusqu'à ne plus pouvoir. C'est un jour à marque d'une pierre blanche. »

« La ferme et fais-moi l'amour, Malfoy, » le supplia-t-elle.

Toujours au-dessus de lui, elle repoussa son bras et se baissa pour l'embrasser. Elle posa ensuite un baiser sur sa joue avant de descendre sur ses tétons. Elle les lécha avant de descendre un peu plus bas sur son nombril qu'elle caressa de sa langue.

Elle posa ses mains sur ses côtes, sa langue allant de plus en plus bas, caressant ses hanches, puis son bassin, l'explorant et l'embrassant comme si c'était la première fois.

Elle se rappelait de cette première fois avec émotion…


Son pouce était encore près de sa bouche, elle tendit alors sa main afin d'attraper la sienne et elle tourna légèrement leur mains, et embrassa son pouce d'un baiser silencieux, puis dans un acte de pure folie, et qu'elle n'aurait jamais fait si elle avait un masque, elle attrapa le bout de son pouce dans sa bouche et le suça. Il ferma les yeux.

« Je veux faire l'amour avec toi, » dit-elle finalement, laissant son pouce.

Elle se redressa, détacha sa robe dans le dos et la laissa tomber. Elle ne portait qu'une culotte en dessous.

Tandis que l'œuvre de soie et de dentelle blanche tombait à ses pieds, elle ressentit le besoin urgent d'envelopper ses seins de ses bras. Elle était proche de crier, elle était si effrayait.

Il desserra sa cravate, la jeta à terre, s'approcha d'elle, et prit son masque.

Elle secoua la tête.

« Voilà ce qu'il y a Drago. Tu ne sauras jamais mon nom, ou ce à quoi je ressemble. Telles sont mes conditions. »

Ses yeux montaient et descendaient le long de son corps et il dit,

« Je peux voir ce à quoi tu ressembles, mon cœur, mais il semble que tu détiens toutes les cartes, au sens figuré bien sûr, car il n'y nul part où tu as pu les mettre là maintenant. Très bien, faisons ainsi. Je suis de la partie, si tu en es. »

Il sortit sa baguette et verrouilla la porte. Il mit sa baguette sur la table et se déshabilla lentement. Comme dans un certain sensuel, érotique rêve, où ils étaient tous les deux seulement en sous-vêtements, ils s''observèrent pendant un moment qui sembla durer une éternité.

Finalement, il s'approcha d'elle à nouveau. Elle recula.

« Je veux seulement t'embrasser. Tu peux garder ce fichu masque, » dit-il.

Elle acquiesça. Il plaça ses mains sur sa nuque et l'attira doucement vers lui. Sa poitrine se déplaçait lentement à chaque respiration qu'elle prenait. Il aspira une partie de ses lèvres charnues... il avait envie de les dévorer, de les gouter, de les commander, de les posséder. Il plaça sa bouche sur la sienne, et cela fut plus doux qu'il ne l'imaginait. Sa bouche combattait la sienne dans un baiser qui n'était pas doux, mais pas non plus dur, mais plus quelque part entre les deux.

Les pointes rosées de ses seins touchaient son torse, et son autre main était venue pour cueillir l'un de ses seins, avant d'en pincer le mamelon. Il laissa sa main droite dans ses longs cheveux bouclés…Avant qu'elle comprenne ce qu'il se passe, ils étaient tous deux nus, et il l'avait couché sur le velours de la table de billard. Il parcouru son corps de ses mains, commençant par son cou, jusqu'à ses seins, son ventre, allant toujours plus bas. Elle resserra ses jambes, et lui dit presque d'arrêter… Tandis que ses doigts s'affairaient entre ses jambes, sa bouche sur ses seins, elle décida qu'il était trop tard pour rebrousser chemin, alors elle se pencha et le prit par la main.

Il était long, plein, large. Elle le caressa, et il gémit… ce n'était pas un de ses rendez-vous, ce n'était pas une nuit avec un amant. Il n'y avait nul besoin de préliminaires quand deux « prétendus » étrangers couchaient ensemble sur une table de billard. Elle tira ses cheveux soyeux de ses deux mains et l'embrassa à nouveau, plus fort, avec envie.

Il posa une de ses mains derrière sa nuque, et plongea sa langue dans sa bouche encore plus profondément, explorant tous les recoins. Elle avait un goût si bon, si doux, comme du chocolat et de la menthe. Il enleva sa bouche de la sienne, et la fit glisser vers le bas de sa poitrine. Il voulait gouter à ses seins à nouveau, suçant l'un des mamelons, et elle, elle arquait son dos, elle gémissait.

Il la regarda et demanda,

« Dis-moi ton nom. »

Elle ne pouvait que secouer la tête afin de répondre. Il appuya un genou entre ses jambes… Elle le pressa contre elle, embrassa lentement son torse puis enroula une jambe autour de sa hanche, et à cheval sur son corps, le fit pénétrer totalement.

Elle posa ses mains sur ses épaules et commença à monter et descendre sur lui. Elle avait le contrôle total. Il arqua son corps sous elle et gémit de plaisir. Hermione rejeta sa tête en arrière, puis elle retomba. Ses mains étaient sur les hanches d'Hermione, mais il les plaça finalement sur ses seins. Elle pensait qu'elle pouvait mourir de plaisir à cause de cela. Elle continua de bouger, encore et encore. Elle se laissa tomber en avant, pour se retrouver contre lui, écrasant ses seins contre son torse.

Ses mains faisaient des allers retours le long de son dos, allaient de ses hanches à ses jambes.

Hermione se releva à nouveau, et se redressa totalement, sa tête tombant cette fois en arrière.

Ses mains descendirent de ses seins vers son ventre plat. La pièce était si sombre qu'il pouvait à peine distinguer son corps, mais il semblait merveilleux. Il semblait magnifique.

Elle faisait à peine un bruit tandis qu'il continuait à gémir, à émettre des sons gutturaux sous elle… Il ouvrit les yeux. Les siens étaient toujours fermés, et elle continuait de monter et descendre sur lui, une main derrière elle, une sur son ventre à lui. Elle était la plus belle chose qu'il ne lui avait été de voir, même avec un masque cachant son visage. Sa bouche entrouverte, sa respiration sortit en un seul petit mot et elle émit finalement son premier son, et ce fut un seul mot...

« Oui. »

Ses hanches bougeaient sur lui, se mouvant dans un mouvement circulaire, et quand elle plaça ses mains sur ses propres seins, il se cambra sous elle, hors de contrôle. Il allait venir. Il plaça l'une de ses mains sur elle, pour l'aider à venir. Mais il n'eut pas besoin, parce que dès qu'il jouit, elle atteint elle aussi son apogée.

La force de son orgasme était si forte qu'il souleva ses hanches de la table, la levant elle aussi. Elle tomba en avant, au-dessus de lui.

Quand ce fut fini, ni l'un ni l'autre ne pouvait faire le moindre mouvement. Il resta en elle et elle au-dessus de lui. Puis dans un mouvement qui fut presque trop doux, il se releva, passa ses mains dans ses cheveux, puis dans son dos avant de tenir son visage, l'obligeant à le regarder, et il l'embrassa doucement.

Il la fit bouger afin qu'elle soit à côté de lui. Il la tenait dans ses bras.

« Laisse-moi voir à quoi tu ressembles, s'il te plait. »


Ses mains la soulevèrent facilement, la tirant sur ses hanches et la faisant glisser sur lui. Elle bascula sa tête en arrière, puis en avant, ses cheveux recouvrant son visage. Il leva une main, repoussant ses cheveux de son visage et il dit,

« Je veux voir à quoi tu ressembles. »

Cette phrase semblait si familière. Il s'assit et l'embrassa tandis qu'elle restait à cheval sur ses hanches.

Il les déplaça tous les deux légèrement afin qu'elle soit au-dessus de lui, puis ils s'embrassèrent encore et encore jusqu'à finalement venir ensemble. C'était encore une chose merveilleuse, même après toutes ces années.

Leurs têtes faisaient face au pied du lit, alors il se pencha pour atteindre l'unique coussin, posé sous le couvre-lit, puis le plaça sous leurs têtes et tira le côté du couvre lit sur le corps glacé de Hermione.

Ils se fixèrent de longues minutes, souriant, se touchant, s'embrassant. Elle dit enfin,

« Viens, allons dans notre lit. Je ne peux vraiment pas dormir dans quelque chose d'aussi petit. »

Hermione prit la main de Draco, le tirant hors du lit. Ils se rhabillèrent silencieusement, puis elle le dirigea vers l'escalier jusqu'au second étage. Ils entrèrent dans leur chambre, se glissèrent sous les couvertures et se tournèrent pour se faire face.

« Merci pour le sexe, Hermione, » dit-il, joueur.

Elle sourit, d'un sourire qui lui fit chaud au cœur et dit,

« Je peux te dire la même chose Draco. C'était très bien, et les préliminaires n'étaient pas trop mal après tout. Le jeu de mot sur « vouloir et aimer » était plutôt pas mal. »

« Merci pour ça aussi, » la taquina Draco. « Si tu es sage, nous pourrons même le refaire avant que tu ne tombes de sommeil. Je suis d'humeur pour un second round, pas toi ? »

Elle se contenta de rire et dit,

« Je suis plutôt fatiguée. Tu auras peut être à t'occuper tout seul ou alors tu attends que je dorme et tu t'occupes de moi. »

Il ignora sa vaine tentative d'humour et dit,

« Je te remercie aussi pour Alice, Hermione. Je sais que c'est une tradition pour toi de le dire en premier, et que nous l'avons déjà dit plusieurs fois ce soir et aussi hier, mais ça ne coute rien de le redire. »

Il l'embrassa. Elle sourit et dit,

« Merci aussi pour Alice, et merci pour m'avoir épousée. »

« Non, merci à toi de m'avoir épousé. Nous nous sommes bien mariés par amour, non ? Ce n'était pas seulement un mariage de convenance, pas vrai ? Pas réellement ? »

« Non, au pire, c'était le mariage le plus arrangeant, comme nous avons déjà pu le dire, parce que c'était le destin et que c'était mieux pour tout le monde, » dit-elle en baillant.

« Ne baille pas ! » la prévint-il, en s'asseyant dans leur lit. « Je te connais. Si tu bailles, ensuite tu dis que tu es trop fatiguée et que tu ne veux pas faire l'amour encore une fois. »

« Je ne le voulais pas de toute façon, et je suis réellement fatiguée Draco, alors peut-être que nous pouvons replanifier ce second round. Nous ne sommes plus aussi jeune, tu sais, » lui dit-elle.

Elle lui tourna le dos et dit,

« Bonne nuit, Malfoy, je t'aime réellement. »

« Merde, » se plaint-il. « Elle va dormir. »

Il posa ses mains sur son dos et plaça ses genoux contre ses fesses.

« Réveilles toi Hermione. Ou tout du moins, mets-toi sur le dos que je continue pendant que tu dors. »

Elle se mit sur le dos, non pas pour le satisfaire mais pour lui lancer un regard noir.

« Maintenant, je ne suis vraiment pas d'humeur, Malfoy. »

Elle se remit sur le côté, dos à lui.

Il décida que, puisque qu'il était bien réveillé et, soyons honnête, un peu excité, il n'y avait aucun raison qu'il la laisse dormir. Il lui arrivait d'être égoïste parfois. Alors il décida de parler, parler et parler jusqu'à ce que soit elle lui mette un claque soit qu'elle lui fasse l'amour encore une fois.

« Tu te rappelles cette fois où nous avons fait l'amour près du lac, juste après qu'Alice et toi veniez d'arriver à Whitehall ? »

Il se pencha par-dessus son bras, baissant les yeux vers elle, son corps pour la plus grande part s'appuyant contre le sien.

« On avait passé un bon moment, n'est-ce pas ? Nous pourrions rejouer ce moment-là, comme tu ne veux pas rejouer la nuit de la table de billard avec moi. Tu as des souvenirs comme ça toi, n'est-ce pas ? Je sais que moi oui. »

Sans même ouvrir les yeux, elle dit,

« C'est la nuit où Ingrid est morte. »

« Oh, oui, désolé, j'avais oublié. Eh bien, la partie concernant le sexe était bien, » dit-il simplement.

Il fronça les sourcils et caressa son bras. Il se colla derrière elle et glissa son bras autour de sa taille. Il posa un baiser sur sa joue et se rappela,

« Eh bien, rappelles toi le jour où nous avons fait l'amour dans le vieil hangar à bateau. C'était plutôt pas mal ! »

« Avant de partir, ta fille m'a confiée qu'elle et James ont failli faire l'amour dedans ce soir, avant de décider de se marier, » dit-elle, les yeux toujours fermés.

Elle esquissa un sourire.

« Merde, maintenant, je ne pourrais jamais y repenser, imaginer ma petite fille et argh... je ne peux même pas dire son nom. »

Il poussa fort sur le dos d'Hermione et se mit sur le dos, posant son oreiller sur son visage.

« Bien, ne fais pas l'amour avec moi, stupide vache. »

Il la sentit se jeter sur lui et elle le tapa plusieurs fois sur le torse avant de retirer le cousin de sur son visage pour mieux le replacer et appuyer dessus. Il eut peur pendant un moment qu'elle ne l'étouffe. Il ne riposta pas mais lui retira finalement le coussin et se retint de justesse de hurler,

« Tu viens d'essayer de m'étouffer, femme ! »

« Tu m'as traitée de stupide vache ! Tu ne m'avais jamais insulté ainsi jusqu'ici ! »

Elle était toujours à califourchon sur lui, un peu comme quand ils faisaient l'amour quelques minutes auparavant. Elle le fixa, ses mains sur son torse.

Il ne put se retenir de sourire.

« Oui, eh bien, à situation désespérée, solution désespérée, et ça ta fait revenir sur moi. De plus maintenant, tu es bien réveillée. »

« Tu es l'incarnation même du mal ! » s'écria-t-elle.

« Non, » dit-il, glissant ses mains le long de son dos, « ce n'est pas tout à fait vrai. Je préfère l'expression 'la personnification du mal'. Essaies de ne pas te tromper, mon cœur. »

Elle le frappa à nouveau sur le torse, une fois de chaque main et descendit de lui. Elle tapa sur son coussin et se tourna dos à lui. Elle dit alors,

« Bonne nuit, Draco Malfoy, obsédé du sexe et monstre du mal. »

« Pourquoi as-tu le droit de m'insulter et moi non ? » marmonna-t-il.

Il attendit un moment et quand il fut certain qu'elle ne le frapperait pas à nouveau, il suggéra,

« Je pourrais toujours retourner dans ma vieille Pensine et me souvenir de la première fois où nous avons fait l'amour, à ce bal masqué, puisque tu ne veux pas physiquement le revivre avec moi. Je l'ai juste là, dans mon bureau. Veux-tu le vois ? Allez Granger, allons le revivre ensemble. »

Il tapota sur son dos de son index, encore et encore et encore.

« Allez viens, allons y jeter un coup d'œil. Peut-être que ça te mettra d'humeur. »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Il sauta hors du lit et la tira par le bras. Il la tira vers son bureau qui était directement connecté à leur chambre. Sa Pensine était encore sur son bureau.

« Allons reluquer, » la pressa-t-il.

Et ils le firent.

Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu ! Je suis désolée mais je ne répondrais pas aux reviews maintenant, je n'ai qu'un envie, allez me coucher ! Pour ce qui se demande, je poste ce chapitre à 01h10 donc voilà ! =)

Bref, j'ai trouvé ce chapitre plutôt pas mal, et il en reste encore quatre après !

A la prochaine !

=))