Hello les Oncers!
J'espère que vous profitez bien de votre été. J'ai passé d'excellentes vacances au Nord de l'Europe et lire vos commentaires à mon retour m'a fait énormément plaisir et motivée à vous écrire un nouveau chapitre. Mais en lisant vos review, il y a une chose dont je suis certaine: vous mourrez d'envie de connaître l'identité de Pamela Isley ainsi que celle du noyé de l'étang près de la cabane de Gold. Je suis vilaine, mais cette fois, je ne vous ferai pas mariné pendant 10 chapitres. Vous allez tout savoir. Si vous avez deviné juste, je vous tire mon chapeau. Ce chapitre ne traitera pas que de ces deux histoires. Vous retrouverez le Zades plus en forme que que jamais, une Tink très maline, une Merida très remontée contre ses voisins ou encore Gaston qui tente d'entrer dans le cercle très fermé des mecs virils. De plus, vous allez découvrir de nouveaux persos. Je n'en dis pas plus.
Bonne lecture!
Chapitre 46 : Pamela Isley, le noyé de l'étang et Treasure Island
Regina, Maléfique et Emma entèrent à Wonderland. Cet endroit avait une étrange décoration assez kitch et semblait tout droit venir d'un univers parallèle. Jefferson contourna le bar et attrapa le chiffon pour essuyer quelques verres.
- Donc Wonderland est un bar, en conclut Emma.
- C'est bien plus que ça, répondit son voisin avec un petit sourire énigmatique. Un endroit où les rêves, même les plus fous, deviennent réalité. N'as-tu jamais rêvé de boire un verre avec Betty Boop, de faire un bras de fer avec Popeye ou encore de danser un slow avec Grace Kelly ?
- Hum…, réfléchit la blonde. Non, pas vraiment.
- Qui est Pamela Isley ? demanda Regina en allant droit au but.
- Une cliente.
- Je veux son vrai nom, insista la noiraude en plantant son regard de braise dans celui de Jefferson.
- Je ne connais pas l'identité réelle des clients de cet endroit magique.
- Mais pourquoi est-ce que je n'ai pas une potion de vérité sous la main ? soupira Maléfique.
- Vous n'avez qu'à venir boire un verre ce soir, conseilla le barman. Peut-être sera-t-elle là.
- Très bien.
- Mais vous devez vous trouver une nouvelle identité, avertit-il en levant l'indexe.
- On pourrait être les trois petits cochons, suggéra Emma.
- Tu mériterais de croquer dans une pomme empoisonnée pour m'avoir imaginée en cochonne !
- Truie, corrigea Maléfique. Mais je ne suis pas contre rencontrer Regina la cochonne.
- Malé !
Au poste de police dans la salle d'interrogatoire, Gold reposa la photo que Graham lui avait mise entre les mains sur la table en bois couverte de marques de tasses de café et de sucre tombé du doughnut de David.
- Il est donc mort…
- Oui, affirma le shérif.
- Assassiné, précisa David.
- Et donc vous pensez que c'est moi qui ai fait cela ?
- Vous n'étiez pas en bons termes, rappela Graham.
- C'est ridicule, s'énerva Gold. Et quelles preuves avez-vous contre moi ?
- Rien pour l'instant… avoua Graham en baissant la tête.
- Shérif, dit l'antiquaire en se levant, je vous croyais bien plus compétant que cela. Poursuivez votre investigation et lorsque vous aurez de solides preuves, arrêtez le vrai coupable. Au revoir !
L'estomac de Tink grondait. Il était midi passé d'une bonne vingtaine de minutes et son dernier repas remontait à la veille au soir. Dans le bus qui la ramenait de Boston, les passagers déballaient leurs casse-croûtes. Les délicieux parfums se mélangeaient et son appétit grandit. Malheureusement, il lui restait plus d'une heure de route avant d'arriver et de dévorer un cheese burger au Granny's. Soudain, elle eut une illumination.
- J'ai perdu ma boucle d'oreille ! cria-t-elle en paniquant.
Les passagers devant elle posèrent leurs sandwichs et examinèrent le sol. Pendant ce temps, la petite blonde attrapa le pain poulet-avocat-tomate de l'homme en complet-cravate et mordit dedans à pleine dent. Puis, lorsqu'elle vit que personne ne trouvait son bijou, elle se leva et avança dans le corridor.
- Là, sous vos pieds, madame, dit-elle en pointant le sol du doigt.
La femme se pencha et Tink en profita pour goûter sa salade grecque. Les feuilles croustillaient, les olives étaient divines et la sauce parfaite.
- Ici ! dit-elle en s'avançant d'un rang.
Elle prit le soda du jeune garçon et tira une grande gorgée à la paille. Puis, elle vola un muffin au chocolat à une petite fille et but le café de sa mère avant de retourner à son siège en disant qu'elle venait de retrouver sa boucle d'oreille.
- Je n'ai jamais aussi bien mangé dans un bus, avoua-t-elle en soupirant, prête à faire une petite sieste.
A la mairie, Mr Hyde se leva de son fauteuil en cuir noir en voyant Mr Gold entrer dans son bureau, en refermant la porte derrière lui.
- J'étais sûr que tu changerais d'avis et que tu soutiendrais mon nouveau projet d'hôpital psychiatrique, dit-il avec un sourire de satisfaction.
- Tu le savais depuis le début ! hurla l'antiquaire en empoignant sa canne avant de frapper le bureau du maire qui recula en se servant des roulettes de sa chaise.
- Du calme ! demanda-t-il, les mains en avant. Qu'est-ce qui te mets dans une colère pareille ?
- Tu le savais depuis toutes ces années !
Il donna encore quelques violents coups de canne qui détruisirent quelques bibelots et un verre en cristal, faisant voler de la paperasse au passage.
- Tu savais pour mon fils, espèce de salopard !
Le dos de Hyde toucha le mur. L'antiquaire se jeta sur lui et l'étrangla avec sa canne en appuyant vigoureusement sur sa trachée. La panique envahit soudainement Hyde lorsqu'il vit son voisin, les yeux injectés de sang et toutes ses dents mal rangées apparentes, reculer son bras pour prendre de l'élan afin de le frapper de toutes ses forces. Il ferma les yeux par reflexe, puis entendit un bruit sourd. Lentement, ses paupières se levèrent et il découvrit Cora qui se tenait devant lui, haletante, un presse-papier à la main. Son regard descendit jusqu'au parquet où son voisin était étendu.
- Cora…
- Je vous avais bien dit que je ferai n'importe quoi pour vous.
- Tu es diaboliquement séduisante lorsque tu me défends, avoua-t-il avec un sourire qui dévoilait sa dentition presque parfaite.
- Qu'est-ce qu'on fait de lui ? demanda-t-elle en hochant de la tête. On le jette dans le port ?
- On verra ça plus tard.
Il l'attrapa et l'embrassa avec ardeur avant de la porter jusque sur le bureau libérer de ses papiers.
- Dis voir Neal, commença Merida en prenant son air le plus sérieux, les mains sur les hanches. Tu te souviens que je t'ai prêté mon coffret DVD de « Game of Thrones » à Pâques et que tu as promis de me rendre très rapidement ?
- Possible…
- Non, non. Pas possible. Je suis certaine.
- Et ?
- Je veux le récupérer.
Neal déglutit péniblement. Il se souvenait vaguement de ce coffret. Mais où l'avait-il mis ?
- Il doit être quelque part chez moi, dit-il. Tu m'aiderais à le chercher ?
- T'as vraiment une drôle de technique pour inviter les filles chez toi, dit la rouquine en entrant dans… une poubelle géante. Mais Neal ! Tu ne fais jamais le ménage ?
- Le premier qui trouve l'aspirateur aura droit à un flan au chocolat, proposa-t-il avec un sourire. Bienvenue dans mon écosystème.
- Kristoff ! C'est une catastrophe ! s'écria Anna entortillée dans les guirlandes électriques.
- Tu veux que je t'aide ? demanda-t-il d'une voix très suggestive.
Il s'approcha de sa financée et s'apprêta à lui glisser un petit baiser dans la nuque lorsque celle-ci s'enfuit à quatre pattes.
- J'adore les nouveaux jeux !
- Kristoff ! Voyons. Aide-moi à me libérer. Il faut absolument aller au centre commercial acheter une guirlande rose et une autre avec des petits bonshommes de neige. Et aussi des flocons. J'adore les flocons de neige. Tu crois qu'il y aura aussi des guirlandes parfumées au chocolat ? Et au marshmallow ? Je voudrai aussi un bonhomme de neige géant à mettre à côté du canapé.
- Mais Anna, se plaignit son fiancé, tu as déjà rempli le canapé de peluches. On ne sait plus où s'asseoir.
- Tu n'as qu'à prendre place sur le pouf. Allons au centre commercial.
- D'accord…
Etant un peu fâchée contre Kristoff, la brunette ne le laissa pas prendre le volant de leur voiture.
- Tu es sûre que tu peux conduire avec tes bottes ? douta-t-il.
- Comme une fleur.
Elle sortit du garage et alors qu'il s'apprêtait à boucler la ceinture, Anna donna un brusque coup de volant et la tête de Kristoff heurta le tableau de bord.
- Aïe ! Mais t'es malade ! Qu'est-ce qui te prend ?
- Il y avait un escargot. Je ne pouvais pas l'écraser à quelques jours de Noël.
Au centre commercial, Violet demanda à son père si elle pouvait se faire prendre en photo avec le Père Noël.
- S'te plaît ! S'te plaît ! S'te plaît !
- Violet, ce n'est même pas le vrai.
- Qu'est-ce que tu en sais ? demanda-t-elle. Papa, je veux une photo avec le Père Noël.
- Bon… vas-y, soupira-t-il.
- Merci papa !
Elle l'embrassa et courut pour se mettre dans la file. Lorsque vint son tour, la lutine lui demanda cinq dollars.
- Je n'ai pas d'argent.
- Demande à tes parents, ma chérie.
- Papa est…
La petite fille chercha son père du regard. Comme il était entrain de regarder la vitrine du magasin d'électronique, il ne pouvait pas voir ses grands signes.
- Suivant, dit la lutine.
- S'il vous plaît, supplia Violet avec des yeux larmoyants. J'emballerai tous les cadeaux s'il le faut.
- Pas d'argent, pas de photo.
- C'est bon, Megara, dit le Père Noël avec bienveillance. Laisse-la venir.
Le sourire revint sur le visage de l'enfant qui prit place sur les genoux du vieil homme.
- Est-ce que tu veux savoir ce que tu vas recevoir pour Noël ? demanda-t-il.
- Oui, Père Noël.
- Ferme les yeux. Que vois-tu ?
- Rien du tout.
- Eh bien voilà. C'est ce que tu vas recevoir avec un père aussi radin !
Violet partit en pleurant rejoindre son père.
- Sérieusement ? demanda Emma en arquant un sourcil en voyant l'accoutrement de Regina.
- Quoi ? C'est le seul costume que j'ai.
- A mon avis, les evil boobs vont faire un malheur.
- Et toi ? Tu vas attirer tous les pervers avec ta petite robe de sainte-nitouche.
- Marilyn Monroe, corrigea la blonde.
- Vous n'avez pas fini de vous disputer ? On dirait deux gamines, dit Maléfique en sortant de la salle de bain.
Les mâchoires des deux mères d'Henry se décrochèrent et leurs yeux devinrent aussi ronds que des billes en voyant le terrifiant costume que la pharmacienne portait. Le casque à cornes y était sans doute pour quelque chose.
- On peut y aller ou il faut que je vous change les piles ? demanda-t-elle.
Arrivées devant la porte de Wonderland, les trois femmes virent toutes sortes d'étranges personnages tout droit sortis de films, de bandes dessinées, de jeux vidéos ou de dessins animés. Juste devant elles, Captain America n'arrêtait pas de se retourner et de mater les seins de Regina.
- Si tu te retournes encore une fois, je t'arrache le cœur, menaça la méchante reine.
Apparemment, la menace fut efficace. Le porteur du bouclier ne la regarda plus. La reine se rapprocha de ses amies et leur murmura ses consignes.
- Rappelez-vous qu'elle est pour moi.
- Cinq sur cinq, promit Emma.
- Bien sûr, confirma Maléfique.
Une fois le mot de passe donné, elles décidèrent de se séparer car la foule était assez dense. Maléfique était tellement terrifiante qu'elle n'avait aucun mal à se frayer un chemin. Emma quand à elle se fit inviter à danser par des espèces de trolls, un sosie de l'inspecteur Gadget, Jonathan Livingston le Goéland et même par Goldorak. Regina reçut moult compliments sur sa poitrine bien mise en valeur, se la fit renifler par Rouky et léchée par Pascal le caméléon. Ce dernier eut droit à une gifle mémorable.
Après plus de quarante minutes de recherche, Maléfique sourit lorsqu'elle vit vers la porte des toilettes, une femme à la longue chevelure rouge et revêtant un justaucorps vers décoré de feuilles de lierre, portant des collants assortis et une paire de bottes.
- Poison Ivy.
- Maléfique, répondit la jeune femme. Aussi terrifiante que dans le dessin animé.
- Et vous, aussi tordue que dans le film ou la série ou le dessin animé à moins que ce ne soit dans la BD.
- Je suis célèbre, en effet.
- Vous devez être déçue de ne pas être avec Catwoman ce soir.
- Je pense qui si elle vient, elle doit être avec ma version originale, renseigna Poison Ivy.
- Pamela ? Ce n'est pas vous ?
- Pour rien au monde je ne voudrai être cette pauvre fille.
Déçue de ne pas avoir trouvé Pamela, Maléfique continua d'explorer le bar, maudissant au passage une fée, Blanche-Neige et une princesse dans un tutu rose pour niaiseries aggravées.
A bout de souffle après une danse endiablée avec Superman, Emma prit place au bar et commanda un Sex on the Beach.
- Excellent choix, dit la femme à côté d'elle. Mais ne trouvez-vous pas que ça manque de piquant ?
La blonde de Storybrooke observa sa voisine. Elle était très poudrée, rousse, les cheveux attachés en queue de cheval, portant une blouse médicale par-dessus une chemise verte. Ses yeux bleus étaient mis en vitrine par une paire de lunettes de vue à la monture noire qui frottaient ses joues rebondies. Emma n'arrivait pas à dire si c'était une belle femme ou non. Quelque chose la dérangeait. Mais quoi ? Après une observation plus minutieuse, elle comprit ! Les poils dans le nez et les oreilles.
- Vous êtes un homme !
- Mais non voyons, corrigea-t-elle avec une voix qui n'était pas naturelle. Je suis une beauté empoisonnante.
- Pamela Isley...
- Et je suppose que vous êtes Marilyn.
- Assez discuté, dit Emma en sautant de son tabouret. J'ai une amie qui veut vous parler.
Elle prit la botaniste par l'avant-bras et la tira de force en direction de Regina qui était sur le point de se faire expulser du Pays des Merveilles après avoir jeté un verre à la figure de Buzz l'Eclair pour lui avoir marché sur les pieds.
- Regina, voici Pamela Isley.
- La salope…
Ce furent les seuls mots qui franchirent la barrière de ses lèvres.
- Enchantée, ma reine.
- Oh arrête ton cirque, dit-elle sèchement. Sortons d'ici.
Regina, entourée de ses amies, faisait enfin face à cette fameuse Pamela Isley sur le trottoir désert.
- Je sais que c'est toi qui pousse mon père à se travestir.
- Se travestir ? répéta la rouquine en rigolant. Pourquoi le fait-on à ton avis ?
- Pour profiter de la faiblesse de certains, supposa Emma.
- Pour être enfin la personne que nous souhaitons être !
- J'espère que tu n'empoisonnes pas tes amants, soupira la blonde.
- Mon père est très heureux.
- Vraiment ? demanda Pamela. Avec Cora comme épouse ? Celle qui drague Hyde à longueur de journée ? Avec Zelena qui devient folle et s'envoie en l'air avec un homme qui pourrait être son père ? Avec toi qui va finir vieille fille avec des chats ? Avec un petit-fils ingrat ?
- Comment connais-tu tout cela ? demanda Regina. On n'est pas sensé se cacher derrière un masque et être quelqu'un d'autre dans ce bar de tarés ?
- Je te parie cent dollars qu'il habite à Storybrooke, murmura Maléfique.
- Neverland ou Forêt Enchantée ? demanda Regina à l'homme déguisé.
- C'est ridicule.
Sans prévenir, Emma lui arracha sa perruque !
- Non… je n'y crois pas, souffla Regina à deux doigts de défaillir.
- J'ai gagné cent dollars ! jubila Maléfique.
- J'ai rien parié, rappela Emma. Et Gina non plus.
- Non mais toi… continua Regina, toujours sous le choc. Comment… jamais je ne l'aurai cru.
- En même temps, il est maquilleur dans un théâtre, rappela Maléfique. Pas étonnant qu'il soit attiré par les hommes.
- Bon les filles, je vous ramène ? proposa Arthur.
Il était à peine 6h30 en ce dimanche matin lorsqu'on sonna à la porte de Blue. Qui pouvait bien la déranger à une heure pareille ? Elle enfila son peignoir bleu marine, glissa ses pieds dans ses pantoufles molletonnées et manqua de se prendre les pieds dans la guirlande électrique de son sapin en frôlant le mur de trop près. Après un bâillement, elle ouvrit la porte.
- Oui…..
- Je viens pour la chambre à louer, annonça Lacey qui était vêtue d'une robe à paillettes couvrant à peine son jardin secret et qui était probablement directement venue sonner à sa porte après une soirée en discothèque un peu trop arrosée.
- De quoi me parles-tu ? demanda Blue.
Puis, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et deux inconnus s'approchèrent de la porte entrouverte de l'appartement.
- C'est bien l'appartement 53 de Neverland ? demanda le jeune homme vêtu d'un long manteau noir.
- Qui êtes-vous ? demanda Blue.
- Lily, surnommée la tigresse. Je suis intéressée par la chambre à louer, annonça la jeune femme basanée aux longs cheveux noirs qui accompagnait – ou non – le jeune homme. J'ai de quoi payer, j'ai un travail et aucune dette.
- Je m'appelle Gideon et je fais la cuisine et le ménage, ajouta le garçon comme pour séduire la résidente de Storybrooke. Je sais aussi recoudre les boutons et je sors les poubelles.
- Tu me connais, dit Lacey en se mettant devant les deux autres. Je suis la meilleure coloc que tu puisses avoir. Je suis aussi sage que Belle.
- Il doit y avoir une erreur, répondit Blue. Je n'ai aucune chambre à louer.
- Pourtant dans l'annonce… dit Gideon en montrant l'écran de son téléphone portable.
- C'est une erreur. Peut-être que c'est l'appartement 53 de la Forêt Enchantée. Ashley Boyd y vit avec sa petite fille Alexandra.
Les trois jeunes gens descendirent l'immeuble, traversèrent le jardin et se retrouvèrent nez-à-nez avec Granny qui ressemblait à un chien de garde dans le hall d'entrée de la Forêt Enchantée, son balai à récurer à la main.
- Que faites-vous là ? Qui allez-vous voir ? demanda-t-elle suspicieusement.
- Vous êtes de la police ? demanda Gideon.
- C'est juste la concierge, renseigna Lacey.
- Et membre du conseil, rappela Granny. Tout visiteur externe doit être annoncé deux semaines en avance.
- Quoi ? C'est une blague, réagit la jumelle French.
- C'est pour l'annonce, dit Gideon en montrant l'écran de son téléphone.
- Il est strictement interdit de sous-louer une chambre à Storybrooke ! beugla Granny. Blue va m'entendre !
Gideon et Lily la tigresse s'en allèrent déçus alors que Lacey retourna chez son paternel. Peter et Felix, qui vidait sa boîte aux lettres pour la première fois en deux semaines, jubilaient. Leur petite blague avait fonctionné. Blue allait recevoir un avertissement après s'être fait réveillé tôt.
- Ce n'est pas un peu puéril ? demanda Felix.
- Puéril ? Mais on est des gosses.
- Plus trop…
- Felix ! Tu as oublié notre devise ?
- Bien sûr que non.
- Dis-la, exigea Peter.
- Grandir ? Jamais !
Robin était en train de saler l'allée après cette froide nuit de décembre afin d'éviter que quelqu'un ne se casse une jambe ou un poignet. Il était encore tôt et seuls Leroy, qui avait pris place dans sa cabine de gardien et Sidney étaient sortis. Le jardinier plongea sa pellette dans le seau et s'apprêta à jeter des cristaux lorsqu'il se figea. Hades avec Zelena accrochée à sa taille, la tête sur son épaule, apparemment aussi bourré l'un que l'autre, étaient en train de rentrer chez eux à dos… d'âne !
- Où avez-vous trouvé cet animal ? s'inquiéta Robin.
Hades marmonna quelque chose d'inaudible et continua sa route.
- On ne veut pas d'âne dans la Copro !
- Il y en a déjà des dizaines, ricana le croque-mort. Hic. Et ce n'est pas un âne.
- C'est quoi alors ? Une girafe ?
- Une licorne ! hurla Zelena.
Merida était à deux doigts de passer son voisin dans le hachoir électrique.
- Non, c'est bientôt Noël, dit-elle à haute voix pour tenter de se calmer.
Mais le grincement irrégulier ne voulait pas s'arrêter. Elle se mit des bouchons dans les oreilles, planta la tête dans son oreiller, alluma la radio. Rien à faire. Ces murs aussi fins que du papier de cigarette n'arrêtaient pas le son strident. Sans arme dans la main, elle quitta son appartement pour frapper avec ses deux poings contre la porte de l'appartement 23 de la Forêt Enchantée. Elle dût s'y reprendre à quatre fois avant que son voisin n'ouvre.
- Tu peux arrêter de me casser les oreilles ? demanda-t-elle rageusement.
- Mais je m'entraîne, expliqua James.
- Tu ne peux pas aller dans une cabane au fin fond de la forêt ?
- Tu as pensé aux petits oiseaux ?
- James, tu n'as aucun talent pour jouer du violon, affirma crûment la rouquine.
- Mais…
- Essaie la peinture, suggéra-t-elle.
- Mais je veux faire partie de Queens of Darkness.
- Qu'est-ce que c'est encore ?
- Le groupe de ma Cru-Cru d'amour. Elle et ses copines ont formé ce groupe pour l'anniversaire de Felix.
- Et tu penses que tu vas être capable d'être un virtuose du violon en quelques jours seulement ?
- J'y crois.
- Essaie plutôt le triangle ou les maracas, dit-elle avant de retourner en direction de son appartement. Et si elles ne te veulent pas, tu peux toujours aller prendre des cours de cuisine chez Ariel pour impressionner Cruella.
- Merci du conseil !
Le groupe des mecs virils s'était réuni au Granny's pour discuter de leurs plans pour Noël et les vacances.
- Moi, je pars pour deux semaines au Mexique avec Ariel.
- T'as trop de chance, l'envia Robin. Moi je vais rester à Storybrooke.
- On pourrait aller ensemble se mater un match de hockey sur glace, proposa Will.
- Je n'aime pas ce sport de sauvages, se plaignit Killian.
- Tu vas faire quoi pendant tes vacances ? demanda Kristoff. Compter les mouettes ?
- Je vais faire des bougies avec Blue, Ingrid, et Astrid.
Ses amis éclatèrent de rire.
- Tu es prêt à entrer au couvent, dit Will en s'essuyant les yeux.
- Monastère, corrigea Kristoff. Le couvent, c'est pour les filles.
- C'est pour la bonne cause, se justifia l'ornithologue.
La clochette de la porte d'entrée tinta et Gaston prit une chaise et se joignit au groupe sans demander la permission.
- Qu'est-ce que les hommes, pas comme moi bien sûr, ont en commun avec un clitoris, des toilettes et les anniversaires ?
- Euh…
- Ils les ratent toujours !
- Gaston, ce n'est pas en faisant des blagues pourries que tu vas entrer dans le gang des mecs virils, dit Killian quelque peu fâché contre son voisin.
- En plus, elle était vraiment nulle ta blague, dit Anton.
- La sortie, c'est par là, dit Will en pointant la porte du doigt.
Après avoir sonné quatre fois à la porte de Gold, Belle sonna chez Milah et demanda gentiment à Bae s'il était d'accord de lui prêter sa clé. Elle était inquiète qu'il n'ouvre pas alors qu'elle entendait des bruits provenant très certainement de la télévision. Lorsqu'elle pénétra dans l'appartement plongé dans le noir, elle découvrit Gold vêtu d'un cardigan beige, allongé sur le divan, une couverture crochetée sur les genoux, fixant la boîte à images qui diffusait une émission de téléréalité. Sur la table basse se trouvait un verre en cristal vide et une bouteille de Scotch bien entamée. Mais ce qui l'inquiétait le plus était le chiffon, probablement rempli de glace, qu'il tenait contre sa tête.
- Fiche-moi la paix, dit-il d'une voix rauque monocorde.
- Je ne m'en irai pas. Tu as besoin de compagnie.
La première chose qu'elle fit fut d'éteindre la télévision avant d'aller préparer du thé. Mais lorsqu'elle revint, il l'avait rallumée et baissé le son presqu'au minimum. Il était donc réellement accro à cette émission ! Belle sourit. Jamais elle ne l'aurait imaginé regarder « l'amour est dans le pré ». Elle apporta les deux tasses alors qu'il zappa en vitesse.
- Tu sais, il m'arrive de regarder « Amour, gloire et beauté » avec mon père ou « Top Model USA » avec ma sœur, avoua-t-elle le rouge aux joues.
- Je ne regarde pas. C'est juste… pour me détendre.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
Elle prit place à côté de lui et lui prit sa main qui n'opposa aucune résistance. Avec l'autre, il éteignit le poste.
- Sam était près de moi pendant toutes ces années, retenu contre son gré, avoua-t-il, une larme dans l'œil.
- Était ? demanda-t-elle la boule au ventre.
- Je l'ai perdu une deuxième fois…, murmura-t-il en fixant les lumières du sapin de Noël.
- Et si tu me racontais tout depuis le début ?
Il prit une tasse entre ses mains et regarda les reflets dans le liquide ambré fumant. La chaleur passait à travers la porcelaine et apaisait les muscles de ses phalanges.
- L'homme qui est mort dans l'étang près de ma maison de campagne est le Dr Jekyll.
- Son nom ne dit quelque chose, réfléchit Belle.
- Il était un chercheur réputé mais étrange, continua Gold. Il était convaincu qu'avec un sérum, on pouvait se séparer de sa moitié maléfique et ainsi devenir meilleur. Ses pairs l'ont rejeté car ils ne croyaient pas en son projet. Certains l'ont même traité de Mengele ou de Frankenstein. Alors il a donné des conférences pour convaincre des investisseurs privés. Les échecs se sont succédés. Je suis allé à l'une d'entre elles et me suis montré intéressé. Je ne lui ai fait aucune promesse mais il a pris mon intérêt pour une certitude. Il m'a fait visiter son laboratoire et montrer ses expériences sur des souris. Quelques mois plus tard, il m'a recontacté. Il m'a dit que la première version de son produit était prête à être testée sur un humain. Je suis retourné dans son laboratoire et quand j'ai vu dans quel état d'agressivité se trouvaient les souris, j'ai réalisé la dangerosité de son sérum. J'ai définitivement refusé de le financer.
- Il t'en a voulu ?
- Plus que ce que tu ne peux imaginer.
- Quel est le lien avec Sam ? demanda Belle.
- Dans la maison de Jekyll, Graham a trouvé une photo volée de Milah et moi à la maison de campagne où on tenait chacun une main à Bae pour lui apprendre à marcher. Elle était froissée et on voyait bien que des larmes avaient coulés dessus de nombreuses fois. Le test ADN est irrévocable. C'est bien Sam.
- Jekyll t'a-t-il demandé une rançon ?
- Il ne m'a jamais recontacté.
- Alors pourquoi garder Sam en otage toutes ces années ? se demanda la brunette.
- J'ai peut-être une idée mais je préfère ne pas y penser…
- Où est-il ?
- Je n'en sais rien, soupira-t-il. Graham et David ont fouillé la maison de Jekyll qui se trouve à moins de trois kilomètres de la mienne et n'ont rien découvert. Ils pensent qu'il s'est enfui.
- Comment Jekyll est-il mort ?
- Il a reçu un violent coup à la tête. C'est peut-être Sam lorsqu'il est parti.
- Mais pourquoi n'est-il pas revenu vers toi ? s'inquiéta-t-elle.
- Je l'ignore. Tout ce que j'espère, c'est qu'il va bien.
Elle posa sa main sur son avant-bras et le frotta avec douceur.
- Je sais que tu t'inquiètes, mais tu devrais être heureux de savoir qu'il est en vie.
- Peut-être en vie, corrigea-t-il. Il est peut-être mort de froid dans les bois.
- Reste positif. Garde toujours espoir.
Il appuya doucement sa tête contre la sienne et lui fit un câlin. Il se sentait si bien dans ses bras. Sa chaleur avait quelque chose d'apaisant et son parfum délicat était telle une douce caresse.
- Au fait, que t'est-il arrivé ? demanda-t-elle en regardant le torchon rempli de glace.
- J'ai eu quelques mots avec Hyde.
- Hyde ?
- C'est le frère de Jekyll et je suis quasiment certain qu'il savait que Sam était en vie. Il s'est bien fichu de moi.
- Tu as des preuves ? demanda-t-elle.
- Une intuition.
- As-tu envisagé qu'il ignorait ce que son frère avait fait ?
- Il lui a forcément rendu visite.
- C'était peut-être un très bon menteur et peut-être que Sam était caché dans une trappe. Laisse Graham investiguer et ne va plus chercher des noises à Hyde, promis ?
En guise de réponse, il lui fit un baiser sur le front.
- Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ? se demanda Regina enveloppée dans un long manteau noir aux épaules saupoudrées de neige légère, accompagnée d'Henry, Roland et Robin.
- Treasure Island, répondit Ingrid en lisant le nom de l'enseigne au-dessus de la grande porte.
- Ça n'augure rien de bon, dit Cora. Ce parc d'attractions à été désaffecté dans les années 70 après une série d'accidents inexpliqués.
- Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas que Zelena et Hades aient choisi ce lieu, soupira Robin.
- J'aurai peut-être dû écrire mon testament, confia Killian.
- Ne faites pas les poules mouillées, intervint Peter. Je sens qu'on va bien s'amuser.
- Moi, j'ai très envie de faire un tour sur un grand huit hanté, avoua Lily très excitée.
- Moi aussi ! s'extasia Henry. Et de voir le concert des Queens of Darkness !
- C'est l'œuvre de ma Cru-Cru d'amour, précisa James qui n'avait d'yeux que pour l'amatrice de fourrure.
- Tu n'as pas réussi à devenir un pro du triangle ou des maracas ? demanda Merida.
- J'ai préféré lui faire un gâteau choco-Guiness.
- C'est vraiment très original comme lieu, constata Ruby en observant les hauts murs jaunes et les portes aux cadres rouges.
- Au moins, il va se souvenir longtemps de son passage à l'âge adulte, ajouta Dorothy partagée entre l'excitation et la méfiance.
- Moi, je n'aime pas les fêtes originales, ronchonna Granny. D'ailleurs, je me demande encore pourquoi est-ce que j'ai accepté de venir pour ce petit con.
- Qu'est-ce qu'on fait des cadeaux ? demanda Tink.
Les grandes portes s'ouvrirent sur un nuage de fumée d'où une Zelena vêtue d'un haut de forme noir, d'une tenue de cabaret très sexy, de bas résilles et de chaussures à très hauts talons, apparut. Derrière elle, une fois la fumée mystérieuse dissipée, se trouvait un petit train et une banderole « Mortel anniversaire Felix ».
- Mesdames, messieurs, bienvenue à l'événement le plus extraordinaire du siècle ! souhaita-t-elle. Mettez l'argent dans la gueule du crocodile à votre droite et les babioles dans la poubelle, puis prenez place dans les chariots. Soyez prêts à vivre la plus incroyable fête d'anniversaire.
- Je ne suis pas sûre que ça me rassure, murmura Regina en serrant la main de Robin.
Alors? Aviez vous deviné qui était Pamela Isley et le noyé? Surpris? Déçu? N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ces intrigues.
J'espère que ce chapitre de reprise vous aura bien plu. Je me réjouis d'avance de lire vos review. Merci encore d'être si nombreux à suivre cette fic qui ne devait durer qu'un été!
PS: si vous avez des souhaits, n'hésitez pas à vous exprimer. Il m'arrive souvent de les réaliser :)
