Merci à chacun d'entre vous pour sa review. C'est fou comme ça remonte le moral!

J'essayerai de poster le chapitre suivant pendant les vacances de Noël. Ah, et j'ai écrit un nouvel OS tiva dans le train la semaine dernière, mais il est sur papier, et je n'ai pas encore trouvé le temps de le taper à l'ordi...Dès que j'ai le temps, et je vous le poste aussitôt.

Et je voulais aussi savoir si une suite de Hijo de la luna intéressait quelqu'un, car Gwenetsi me l'a demandé, et j'ai commencé. Voili voilou...

Je en sais plus vraiment de quoi parle le chapitre que je vous poste... Pas le temps de le relire. En espérant que ça vous plaira.

Bonne lecture et vive les reviews!


Chapitre 55 : Quelqu'un de bien.

Ziva pénétra dans la cuisine d'un pas pour le moins hésitant. La petite pièce dont la décoration semblait d'une autre époque était bien pleine en cette soirée de fête, constata Ziva, en se plaçant dans l'embrasure de la porte. Palmer, nonchalant, se trouvait adossé au plan de travail sur la gauche, une coupe de champagne à la main. Il était en grande discussion avec Hélène, qui de l'autre côté de la table, prêt du mur de droite, lui faisait face. La jeune femme hachait quelques légumes tout en lui répondant. Abby quant à elle était entre les deux. Dos à Ziva, elle était penchée sur une casserole toujours sur le feu. Marta était à ses cotés, si bien que Ziva ne distinguait pas leurs visages. Abby semblait lui montrer sa manière de cuisiner, et la jeune rousse buvait chacune de ses paroles. Tony se trouvait toujours à ses côtés, un pas à peine derrière elle.

- Nous avons dîner chez Palmer et Marta le mois dernier, et nous avons fini par commander chinois, lui glissa Tony à l'oreille en suivant son regard. Abby a décidé de remédier au problème, elle a promis à Marta de lui apprendre à cuisiner.

Pour toute réponse, Ziva hocha la tête. Elle fit un pas supplémentaire, et sentit aussitôt le regard de Palmer ainsi que celui d'Hélène la dévisager.

- Ziva! Vous êtes arrivée! Commença Palmer. Je suis toujours aussi étonnée de vous voir. Je crois que je vais avoir besoin d'un peu de temps pour m'y faire.

Abby et Marta se retournèrent alors. Ziva adressa un léger sourire à Palmer.

- Je peux concevoir que vous mettiez du temps à intégrer un tel retournement de situation Palmer. Je ne suis pas étonnée que vous ayez un peu de mal à vous y faire.

- Me voilà rassuré, répondit Palmer, se demandant toutefois, un peu tardivement, si il s'agissait là d'un compliment ou non.

-Bonsoir Ziva. Je suis ravie de vous rencontrer, même si je ne vous connais pas du tout. J'ai hâte d'en savoir plus, dit Marta en s'approchant pour faire la bise aux deux nouveaux arrivant.

- Moi aussi Marta.

Abby, qui patientait derrière, attendit que Marta s'écarte pour venir enlacer Ziva dans le but d'à son tour lui souhaiter la bienvenue.

- Et bien il était temps Ziva, dit-elle en s'écartant très légèrement. Encore un peu et on ne vous attendait pas pour souper. Mais rassure-toi, ce n'est pas toi que nous mangeons ce soir, dit Abby plus doucement. J'espère que le repas va te plaire. J'ai décidé d'éviter la cuisine française. Mais j'ai quand même dû trouver quelque chose que tout le monde apprécie. Enfin, tu verras bien. Et puis le plus important ce n'est pas ce que l'on va manger, mais que tu sois parmi nous.

- Merci Abby, répondit Ziva.

- Marta, baisse le feu, sinon tout va déborder! S'écria alors la gothique, faisant tous les regards se tourner vers l'intéressée, qui commençait à rougir.

- Je n'ai rien touché, tenta-t-elle pour se défendre alors que Palmer venait tenter de l'aider, examinant un à un les différents boutons.

- Certainement, mais baisse le feu! Tout de suite! Repris Abby en s'approchant.

- C'est que je ne suis pas habituée à ce genre d'appareil. Chez moi ce sont des plaques à induction.

- Ce n'est pas grave, dit Abby pour la rassurer, en baissant enfin le feu, évitant à temps une catastrophe.

- Je te l'avais dis, déclara Tony à Ziva, qui ne put qu'acquiescer. Les trois compères à présent concentrés sur la préparation du repas, Ziva s'autorisa enfin à regarder Hélène qui elle le sentait, n'avait cessé de la détailler depuis son entrée dans la cuisine, la jaugeant silencieusement, évaluant la personne à qui elle avait enfin à faire en chair et en os.

- Bonsoir, dit Ziva en s'approchant pour lui serrer la main. Ziva David, dit-elle en le faisant.

- Hélène Craps, répondit la blonde.

- Je suis contente de te voir enfin, poursuivit Ziva.

- Moi aussi. Ma curiosité commençait à être poussée dans ses retranchements. Ça va Tony? Continua Hélène.

- Bien et toi? Dit-il avant de déposer un léger baiser sur sa joue.

- Reposée après ces quelques jours de vacances, répondit Hélène en constatant qu'en effet, Tony semblait particulièrement heureux. Elle l'avait rarement vu ainsi, et elle savait qu'elle pouvait n'attribuer ce sourire qui étirait ses lèvres qu'à la présence de Ziva parmi eux. Son sourire était banal, le même que d'habitude, mais elle sentait bien que quelque chose était différent. Tony lui paraissait plus entier, davantage lui-même.

Hélène reporta son attention sur Ziva, qui à son tour était restée là à l'observer. Leurs yeux se croisèrent et elles se sourirent poliment.

- Merci de n'avoir rien dit pendant tout ce temps, reprit Ziva d'une voix relativement basse.

- De rien. En réalité je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai agi ainsi. Pour protéger Tony sans doute.

Elle recroisa le regard de Ziva qu'elle avait fui précédemment, et sentit que celle-ci l'invitait à continuer.

- Je me suis dit que Tim avait eu beaucoup plus de temps que moi pour réfléchir à tout cela, et que s'il n'avait rien dit, c'est qu'il devait bien y avoir au moins une bonne raison. Et puis peu à peu j'ai découvert qui était Tony réellement, et j'ai préféré suivre la décision de Timothy. Je ne sais pas comment les choses se seraient passées autrement, mais dans tous les cas aujourd'hui nous sommes tous là.

- C'est vrai. Merci Hélène. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

Ziva s'écarta de la jeune blonde, poussée par Palmer qui se forçait un passage entre elles deux.

- Ça y est, je l'ai! S'écria-t-il en se saisissant d'un torchon qui était resté posé sur le dossier d'une chaise.

Ziva chercha Tony des yeux, et remarqua alors qu'il avait disparu. Il était déjà parti rejoindre les trois autres hommes dans la salle à manger.

- Et si on sortait d'ici? Demanda Hélène à Ziva. Cette pièce est ben trop exigu pour nous tous, et je sens qu'ils se débrouilleront aussi bien sans nous.

Ziva acquiesça et suivit Hélène dans le couloir, après qu'elle ait confié ses légumes à Abby. Elles arrivèrent au niveau de la salle à manger. Hélène s'arrêta dans l'entrée et regarda l'intérieur de la pièce. Les quatre hommes à présent bavardaient en riant. Elle hésitait à entrer. Elle voulait mettre les choses au clair avec Ziva. Elle avait envie d'en savoir davantage sur elle. Elle voulait se faire une idée propre et plus précise de la personne qu'elle était, et elle comprit à cet instant que ce n'était pas dans cette pièce qu'elle y arriverait.

Gibbs se retourna et son regard se posa dans le sien. En une seconde il sembla comprendre l'ensemble des doutes qui s'emparaient d'elle depuis peu, bien qu'elle fasse tout pour les cacher en faisant bonne figure depuis qu'elle était arrivée.

Seule en Californie, éloignée de tous, Hélène avait peu à peu pris conscience de tout ce qu'elle laissait derrière elle, de tout ce qu'elle avait acquis avec ce nouveau travail. Elle avait fini par se demander si elle était réellement prête à laisser tout cela, et à repartir de rien. Même si elle ne quittait pas le NCIS, et qu'elle y connaissait à peu près tous les agents, elle savait que jamais elle ne retrouverait une équipe comme celle qu'elle était sur le point de quitter. Elle y avait trouvé une famille, et ce n'était pas donné à tout le monde.

Gibbs lui sourit et lui fit un léger signe de tête. Ziva, restée aux cotés d'Hélène, remarqua cet échange silencieux, et comprit qu'Hélène n'avait pas l'intention de pénétrer dans cette pièce. Hélène, quant à elle, comprit qu'avec ce signe de tête Gibbs lui faisait comprendre que quoi qu'il arrive elle ferait toujours partie de cette famille. Un léger sourire étira ses lèvres. Elle en avait la preuve aujourd'hui. Après tout, il n'avait pas hésité à l'inviter elle aussi pour ce repas improvisé.

Hélène jeta un œil à Ziva qui regardait à présent Tony rire des chamailleries qu'il faisait subir à Tim, puis prit la parole, remarquant qu'en plus de Gibbs, Ducky, et même Tim maintenant la regardaient.

- Je sors fumer une cigarette, j'en ai pour une minute.

- Tu refumes? L'interrogea alors aussitôt Tony.

- Comment ça, refumer? Demanda alors Ducky. Je ne savais pas qu'il avait déjà été dans tes habitudes d'user de ce vice Hélène.

- J'avais arrêté peu de temps avant d'arriver à Washington Duck, mais ce séjour chez mes parents n'a pas eu que du bon. Enfin, tout dépend du point de vue…

- Dans ce cas il est encore temps d'arrêter, ce n'était qu'une passade, un léger égarement, reprit Ducky.

- Je crains que les mauvaises habitudes ne se reprennent bien trop vite Duck. A tout de suite, conclut Hélène avant de se retourner et de jeter un œil à Ziva, pour lui faire comprendre de la suivre, et de prendre le chemin de la porte d'entrée.

Ziva, toujours sans rien dire, suivit la jeune blonde. Hélène sortit, et Ziva prit le temps de bien refermer la porte d'entrée derrière elles pour éviter que le froid ne rentre dans la maison. Elle prit une seconde avant de se retourner, se demandant un peu à quelle sauce elle allait être mangée. Lorsque enfin elle se retourna, elle s'aperçut qu'Hélène s'était assise sur le marches du perron et fumait silencieusement. Ziva s'avança, et s'assit à ses côtés en lissant sa robe pour éviter de la froisser. Elle ne dit rien, respectant le silence de la jeune femme qui inspectait les alentours en faisant tourner un briquet entre ses doigts.

- Contente d'être de retour à D.C.? Se décida enfin à dire Hélène.

Ziva la regarda une seconde avant de répondre.

- Oui. J'ai l'impression d'être de retour chez moi, et ça n'est jamais désagréable, dit-elle alors qu'elle avait reporté son regard sur les profondeurs de la nuit.

- Tu ne regrettes pas d'avoir quitter Paris alors?

- Non. Même si on y est très bien, que la ville est magnifique, on est toujours mieux auprès de sa famille.

- Tu as raison.

- Mais toi aussi tu fais partie de cette famille. J'ai repris ta place au NCIS, mais ça s'arrête là. Et encore, c'est parce que tu me l'as rendu. Ils ne te lâcheront pas comme ça tu sais, expliqua Ziva dans le but de rassurer la jeune femme sur ce point. Elle ne voulait pas qu'elle se sente menacée par sa présence.

Hélène la regarda, puis inspira une nouvelle bouffée.

- J'espère que tu te plais vraiment au NCIS, et que tu n'as plus l'intention de repartir, parce que je ne laisse pas ma place à quelqu'un qui ne la veut pas vraiment.

- Ne t'inquiète pas, je tiens à cette place autant que toi, dit Ziva en portant par habitude sa main à son étoile qui pendait autour de son cou.

- Bien.

Le silence s'installa. Aucune des deux femmes ne reprit la parole pendant quasiment une minute, profitant simplement de l'air frais de cette soirée.

-Je ne connais pas Tony depuis très longtemps. Pendant un long moment je me suis contentée de voir ce qu'il voulait bien me montrer. Et je dois dire que quand il m'a laissé entrevoir ce qui comptait réellement dans sa vie, j'ai été surpris de toute l'importance qu'il t'attachait.

Ziva tourna son regard vers elle.

- Tu as toujours été un sujet tabou au sein de l'équipe. Personne n'avait le droit de prononcer ton nom ou de faire la moindre allusion à ton sujet. La douleur de ton absence était trop grande pour ça. Mais ça ne m'empêchait pas de remarquer bien des regards qu'ils échangeaient entre eux, et au travers desquels bien des choses se disaient.

- J'espérais qu'ils finiraient par m'oublier, répondit Ziva, voyant qu'Hélène ne semblait pas décidée à continuer.

- Je crois qu'ils n'auraient jamais pu. Et surtout pas Tony.

- Je ne l'ai jamais vu comme ce soir, reprit Hélène après une courte pause.

Elle frotta son mégot contre la pierre des marches pour l'éteindre, puis balaya rapidement Ziva des yeux.

- Il est différent. Il est heureux. Tu es la seule à avoir ce pouvoir sur lui, c'est un fait. Je ne l'avais jamais vu se comporter ainsi, si librement. Comme si son seul but au travers de toutes ces plaisanteries était de te faire rire toi.

Ziva se sentit rougir, et baissa la tête pour examiner le sol.

- Je ne sais pas où vous en êtes vraiment, mais il est amoureux Ziva. Et j'espère que toi aussi, parce que je sais que personne ici ne tolèrerait que tu le refasses souffrir.

- Ça n'est pas dans mes intentions, répondit doucement Ziva.

- Tu as l'air de quelqu'un de bien Ziva. Qui a déjà vu pas mal de choses dans sa vie. Je suis contente que Tony aime une personne comme toi. C'est un très bon ami, et je n'aurai pas apprécié qu'il s'entiche d'une fille facile.

- Moi non plus, répondit Ziva en relevant les yeux en direction d'Hélène.

Hélène profita de cet instant pour détailler une fois de plus les traits de Ziva.

- Je crois qu'on pourra être amies, se décida-t-elle enfin à dire.

La porte d'entrée s'ouvrit précipitamment, laissant apparaître Abby sur le seuil.

- Vous êtes toujours là? Je vous cherche partout! Le repas est prêt, il ne manque plus que vous. Tout le monde vous attend.

Ziva et Hélène échangèrent un regard, puis se décidèrent à se lever.

- On arrive, dit Ziva.

- Bien, à tout de suite, répondit Abby avant de disparaître aussi vite qu'elle était arrivée.

Ziva avança jusque dans le couloir, attendit Hélène, puis referma la porte.

- C'est bon Madame, j'ai passé l'examen avec succès? Demanda-t-elle sur un ton rieur.

Hélène sourit.

- Je crois que oui. Tu as mon autorisation pour revenir et t'occuper de mon petit Tony.

Elle se sourirent, puis entrèrent dans la salle à manger. Ziva vint s'asseoir entre Tony et Marta, qui était à la gauche de Plamer. Face à aux se trouvaient Hélène, Tim, Abby, et enfin Gibbs, alors que Ducky s'était assis en bout de table.

Chacun commença à remplir son assiette avec des crudités qui avaient été déposées sur la table, alors que Ziva et Hélène s'intégraient à la conversation pour ce premier dîner où enfin toute la famille était réunie.