Mes chers compatriotes, c'est avec une immense fierté et un stress immmmmmmmmense que je vous apporte aujourd'hui LE DERNIER CHAPITRE DE LA TERRE BRÛLÉE! (ouaip! le der des der! Après y'en aura plus! On attaquera le tome 3 pour de vrai les copains! Ça va swinguer grave, moi j'vous l'dis!)

Alors, pour commencer, j'imagine que dire que je suis un peu anxieuse serait un très, très doux euphémisme. Parce que voilà, la suite va être un peu spéciale, et sûrement un peu moins marrante que d'habitude aussi... Enfin vous me direz ce que vous en pensez de vive voix (ou de vive écriture si on veut être un peu plus tatillon), mais du coup je suis vraiment angoissée. Ensuite, je suis un peu tristounette de quitter déjà la Terre Brûlée, parce que j'ai adoré ce tome, et j'ai adoré écrire dessus, et c'est une nouvelle page qui se tourne après ça, et du coup, tout va changer, et... Enfin bref, je vais pas vous soûler avec mes états d'âmes pendant trois plombes, alors en gros, pour résumer: j'ai la méga pression et je suis super nostalgique. Voilà. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c'est comme ça que je le vis.

Dans tous les cas, on a déjà parcouru un bout de chemin ensemble, et cette fiction serait un peu un gros bide sans vous (beh ouais, faut dire ce qui est), donc merci à tous, sincèrement, c'est incroyable que vous soyez encore là, à me lire et à laisser des reviews et à follower et favorer, je n'en reviens toujours pas! Sincèrement, ce que vous m'offrez, c'est juste énorme! Donc encore une fois: MERCI! Merci de m'avoir suivie jusqu'ici, et de vous être accrochés même quand c'était long, ou chiant comme la pluie, ou tout ce que vous voulez. Je vous dois une reconnaissance éternelle!

Bon, bah je crois que tout est dit, alors sur ce, je vais vous laisser lire ce tout dernier chapitre (je me répéterais pas un chouia moi?... Naaaaaan!) et j'espère vraiment que ça vous ira... N'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez, les reviews c'est genre super encourageant et super motivant de-la-mort-qui-tue-grave-sa-mère-wesh-wesh alors ne faites pas vos grands timides et lâchez-vous!

Une dernière fois avant le tome 3, je vais vous faire la petite disclaimer d'usage (profitez-en bien!)! Hem hem... C'est avec un grand désarroi et une jalousie des plus vives que je vous annonce officiellement que c'est à James Dashner que reviennent les droits d'auteurs de la Terre Brûlée! (putain c'que c'est beau, je crois que je vais pleurer... Ou déchirer une feuille... Oui, c'est pas mal ça comme réflexe! Mais pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt?!)

Bonne lecture, et à bientôt pour le prochain volume!


La pluie avait commencé à tomber, ce qui rendait la tempête plus soutenable que la dernière fois. M'enfin, ça n'en restait pas moins une fichue tempête qui décoiffe son homme ! Soudain, une main agrippa la mienne et m'entraîna dans une course folle.

-Qu'est-ce qu'il te prend ? hurlai-je à Newt

-Il me prend qu'on ferait mieux de s'abriter avant d'avoir « le coup de foudre » !

Je le suivis sans un mot de plus. Apparemment, il avait une idée derrière la tête. On courut vers un des containers où Minho s'engouffrait déjà et je compris alors à quoi ils pensaient. Et malgré la situation critique, je me stoppai net en fixant la boîte. J'étais inexplicablement terrifiée à l'idée de m'enfermer dans cette chose. Et si elle se refermait à jamais, et si elle replongeait sous la terre, je ne voulais pas mourir d'asphyxie coincée entre quatre murs dans cet espace minuscule, je ne voulais pas entrer dans un objet crée par le WICKED, je ne voulais pas être encore plus à leur merci qu'on ne l'était déjà, je ne voulais pas aller dans la boîte où de telles créatures avaient niché depuis on ne savait combien de temps, je ne voulais pas…

-Qu'est-ce qui t'arrive ? Dépêche-toi, les éclairs peuvent retomber d'une seconde à l'autre ! me cria Newt

Je relevai la tête en affichant un air terrifié malgré moi et croisais son regard. Il serra ma main un peu plus fort et me fit un sourire rassurant. Puis il me tira gentiment vers le container et je n'eus d'autre choix que de le suivre, même si tout mon être se révoltait contre cette idée. Mais la main de Newt dans la mienne me rassurais, et quelques secondes après, alors que des éclairs recommençaient à tomber un peu partout, je sautais dans une flaque dégoûtante qui remplissait le fond du container. Minho se tenait déjà là, et commença à refermer le couvercle dès que Newt nous rejoignit. On se tassa tous au fond pour attendre la fin du délai.

-Il nous reste combien de temps ? demandai-je d'une voix un peu trop tremblante pour que ma fierté puisse l'encaisser

Une petite lumière jaillie sur ma gauche, Minho avait allumé sa montre et contemplait le cadran :

-Huit minutes.

Je soupirai et Newt aussi. Puis il me serra un peu plus la main (qu'il n'avait pas lâchée depuis notre petit sprint, et j'étais loin de m'en plaindre vu comme ça me réconfortais) avant de constater d'une voix lasse :

-Bon, bah y'a plus qu'à attendre alors…

-On dirait bien.

-A votre avis il se passe quoi si un des éclairs frappe le container ? demanda soudain Newt

-On explose ? hasardai-je

-Tu sais que t'as vraiment un don pour remonter le moral des troupes, toi ! railla-t-il

-Je réponds à ta question, c'est tout ! me défendis-je

-Qu'est-ce que ça schlingue dans ce truc n'empêche ! finit par sortir Minho

-Tu préférerais sentir le cochon grillé ? lui demandai-je sarcastique

-Là, tu peux pas le voir, mais je suis en train de te faire un doigt d'honneur, tocarde !

-Mais euh ! Newt, dis quelque chose !

-Arrêtes d'enfoncer tes ongles dans ma main…

-Quoi, c'est tout ?

-Ça fait mal je te signale !

-Mais j'y peux rien, je suis morte de trouille dans ce machin moi !

-J'avais remarqué, tu tremble comme une feuille !

-JE TREMBLE PAS !

-Bien sûr que si.

-Hé, dites, je vous aime beaucoup les gars, mais j'apprécierai que vous m'épargniez vos scènes de ménages ! C'est pas très cool de faire ça devant un célibataire, et je ne veux rien savoir de…

Soudain, un grand choc frappa le couvercle du container que j'entendis se fissurer un peu.

-Voilà qui répond à ta question, blondinet… lâcha Minho après un moment de silence angoissé

-Au moins on n'explose pas ! répondit celui-ci

-Oui, mais je ne suis pas sûre que cette boîte tienne éternellement, il n'en faudra pas beaucoup d'autres pour qu'elle…

-NE LE DIS PAS ! s'énerva Newt en m'affligeant un coup dans l'épaule

-AÏE ! Mais comment t'as fais pour viser dans le noir ?

-J'y ai été au pif, content de savoir que j'ai atteins mon but !

-Tssk…

Il y eut un moment de silence, puis je redemandais :

-Encore combien de temps ?

-Mais qu'est-ce que t'es lourde ! soupira Newt

Minho ralluma sa montre :

-Deux minutes.

-Vous croyez pas qu'on devrait jeter un coup d'œil dehors ? leur suggérai-je

-Pour quoi faire ?

-Ben, c'est pas possible que ce soit ça la fin, le WICKED a forcément dû prévoir autre chose !

-Et pourquoi pas ? me demanda Newt, peut-être qu'un transplat va apparaître sur le fond de cette foutue boîte.

-Et peut-être pas… Allez, juste un coup d'œil ! plaidai-je

-Je te préviens, si on finit griller, ce sera de ta faute l'ectoplasme ! grogna Minho en se levant pour soulever d'un chouia le couvercle alors qu'un bourdonnement sourd se faisait entendre. Il hésita un instant mais je l'encourageais :

-On dirait le bruit d'un berg ! Vas-y Minho, ils sont sûrement venus nous chercher !

-Je crois qu'elle a raison finalement, ouvre ce truc mec ! approuva Newt

Minho n'hésita plus et nous sorti un « accrochez-vous, ça va secouer » avant de nous demander de l'aide. On compta jusqu'à trois, et paf le couvercle ! La pluie et le vent nous cinglèrent d'abord le visage. Puis on aperçut l'immense berg qui se posait au milieu des « sarcophages ». Une soute gigantesque s'ouvrit à l'arrière de la machine.

-On y va ! nous cria Minho avant de sortir du container et de nous tendre une main charitable pour nous aider

Je saisi sa poigne et il me hissa hors de la boîte. J'atterris en glissant sur le sol détrempé, et commençais à marcher vers l'engin pendant qu'il aidait Newt. Je vis plusieurs autres silhouettes qui se dirigeaient vers le berg elles aussi. Je lançais un regard à Newt et Minho qui me suivaient d'un bon pas. Je dérapais à un moment mais me relevais immédiatement, on arrivait au berg, quand une douzaine des créatures apparurent et nous barrèrent la route. Elles semblaient encore plus menaçante et pointaient vers nous leurs lames tranchantes. Je saisis mon couteau et remarquai que tout le monde s'apprêtait à foncer dans le tas. Je m'élançais vers le premier monstre venu et lui fis sa fête en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Je n'avais qu'une hâte, c'était d'en finir. Je me sentais incroyablement lasse. Je voulais juste que tout s'arrête. Une fois ma tâche achevée je me tournai vers le reste de mes compagnons, et rejoignis Clint pour l'aider à terrasser son propre monstre. Le combat ne dura pas longtemps étant donné que nous étions en surnombre et que la plupart des créatures avaient déjà pas mal de bulbes d'éclatés, et une fois fini, on reprit tous notre route vers le berg.

Ce dernier était déjà en train de redécoller. Ah non, mais ça ! Ils n'étaient vraiment pas gênés ! Ils pouvaient bien attendre cinq petites minutes, non ? Ils n'allaient pas nous faire croire qu'ils avaient un emploi du temps de ministre et qu'il étaient passés nous prendre entre deux conseils de guerre non plus ! Je courus vers la soute, comme tout le monde, autour de nous les éclairs tombaient, l'un d'eux s'écrasa juste à mes côtés et je fus projetée en arrière. Luth me releva et on avança vers la trappe. Certains atteignaient déjà le vaisseau qui commençait à s'élever lentement, je finis par y arriver à mon tour, Luth me porta pour que je grimpe, puis je lui saisi les mains et une fille vint m'aider à le hisser à l'intérieur. Je cherchais du regard d'autres personnes à qui porter secours et aperçu Clint qui patinait dans l'air et glissait sur la trappe. Je courus à sa rescousse, aidée de Luth et on finit par le traîner à l'intérieur. Je jetai un coup d'œil autour de moi. Tous les survivants étaient montés. Je me penchai un peu pour voir qui on avait perdu cette fois, et distinguais le corps sans vie de Theo le-trancheur-au-grand-cœur ainsi que celui d'un autre blocard du nom de Gus, celui-là même avec qui j'avais tant conversé sur les tâches de rousseurs quand on était encore au bloc. Je gémis légèrement et me pris la tête entre les mains. Encore des morts, toujours des morts. Le WICKED venait de m'arracher deux autres de mes frères.

Je me reculai au fond du berg et pris mes genoux entre mes bras en laissant mes larmes couler. Je pleurais de soulagement, de frustration et de tristesse. Et tout le stress et l'angoisse qui avait besoin de s'évaporer également. J'assistai sans vraiment comprendre à la petite scène d'un homme aux cheveux roux qui s'en prenait à Brenda et Jorge, mais Thomas prit leur défense. Néanmoins, Brenda faillit bien y passer, heureusement ce cher Tommy la sauva in extremis avant d'annoncer officiellement à poil-de-carotte qu'on en avait ras-les-baskets de leurs conneries et qu'il y avait eu assez de morts comme ça.

Le type ne s'énerva pas plus (au contraire, il semblait ravie de s'être fait remonter les bretelles par un gamin, mais où avait-il rangé sa dignité celui-là?!), la trappe se referma enfin, et il se présenta sous le nom de David. Il nous annonça que tout était fini. Je me bouchais les oreilles pour ne pas en entendre davantage. Menteur ! Menteur ! Ce n'était jamais fini avec eux ! Je refusais obstinément de leur faire confiance. Je fermais les yeux et essayai de me concentrer sur mon petit monde à moi, de m'échapper du WICKED ne serait-ce qu'un instant. Mais tout ce qui me vint à l'esprit, allez savoir pourquoi, ce fut l'image de cette fille, quand on avait été libérer Thomas et Brenda des fondus. J'aurais dû l'emmener avec nous. Je ne voyais pas ce que ça aurait changé à son destin, mais au moins, elle aurait eu une amie. Je me sentais coupable de l'avoir laissé seule. Je sentis une main sur mon épaule et ouvris les yeux. Newt me souriait doucement. J'ôtai les mains de mes oreilles pour écouter ce qu'il avait à me dire, sauf qu'il ne dit rien. A la place, il me prit dans ses bras et me serra de toutes ses forces, comme si j'allais m'envoler s'il ne me retenait pas. A bien y réfléchir, c'était peut-être vrai. Je me laissai aller à son étreinte sans pour autant trouver la force de lui répondre. J'étais comme éteinte. Je ne me concentrais plus que sur lui. Voilà.

-Tu viens, on va manger, et se doucher, et dormir aussi. Ça va nous faire du bien, non ? finit-il par me dire doucement

Je hochai lentement la tête. Il se releva et me tendit la main. Je la saisie et on parti vers une petite porte au fond de la soute que je n'avais pas remarqué.

Manger me fis un bien fou. Boire aussi. Puis, je pris une douche, je restai longtemps sous l'eau, ça faisait tellement de bien, et tellement longtemps. Il s'était passé tellement de choses depuis la dernière fois où j'avais pu me laver, dans ces dortoirs, avant de partir pour le tunnel, pour la terre brûlée, pour les fondus. Je pus enfin analyser de plus près mes blessures, et comme je le pensais, celle de ma cuisse n'était pas jolie à voir. J'aurais sûrement une cicatrice pour le restant de mes jours à cet endroit. Un autre moyen de me rappeler définitivement ce qu'il m'était arrivé jusque là. Tout comme ce satané tatouage dans mon cou. Je sortis de la douche et on me prodigua des soins médicaux rapides, mes plaies furent désinfectées (grand bien leur fassent), et j'eus même droit à un aspirine. Et dans toute cette propreté, cette normalité, ces vêtements neufs et intacts, je me sentis étrangement vide. Comme au dortoir. C'était trop soudain. Ils faisaient comme si rien ne s'était passé. Comme si on n'avait jamais été en enfer, comme si on était des gamins normaux qui rentraient d'une journée d'école. Comme si on allait tout oublier aussi vite. Mais qu'est-ce que je faisais ici ?

Je me rendis ensuite dans une grande salle où tous les rescapés étaient réunis. J'aperçus Minho draguer une fille à l'air ennuyé qui semblait ne désirer qu'une chose : dormir, et cette vision me fis sourire et me redonna un peu de baume au cœur. Luth dormait à poing fermés sur un canapé, recroquevillé sur lui-même, à l'exception d'un bras qui pendait dans le vide. Je m'assis à ses côtés et le regardait dormir paisiblement en lui caressant les cheveux. Au moins, lui, il était vivant, mon petit Luth. J'adorais vraiment ce gosse. Je pris Séraphin (que j'avais insisté pour garder et qu'on m'avait lavé à contrecœur, il était encore plus mignon maintenant, j'avais même déchiré un peu de mon T-shirt pour lui faire un bandeau de pirate et caché son œil manquant! Rohlolo, quel petit chou! Trop craquant!) et le déposai au creux de son bras. Trop. Adorable. J'avais l'impression d'être une mère qui bordait son enfant. D'ailleurs, c'était ce que j'étais pour lui…

Je sentis quelqu'un s'asseoir à côté de moi et tournai la tête pour tomber nez à nez avec Newt, propre comme un sou neuf, qui me souriait d'un air fatigué. Ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu dans cet état, sans vêtements déchiquetés et crasseux, ses cheveux blonds resplendissants, et je ne pus m'empêcher de le trouver encore plus beau que d'habitude. Parce que oui, ce mec devrait être classé parmi les sept merveilles du monde (si toutefois elles existaient encore)!

-Tu devrais dormir. lui dis-je, tu as l'air vraiment crevé.

-Dans ton genre, je t'assure que t'es pas mal non plus ! me rétorqua-t-il. Pourquoi tu l'as gardé ?

Il désigna le morceau de rideau qui m'avait servi à m'attacher les cheveux pendant notre voyage. On m'avait donné un élastique tout à l'heure quand j'avais voulu refaire ma tresse, mais j'avais quand même tenu à garder ce chiffon. Je l'avais noué à mon poignet et je n'avais pas l'intention de l'enlever.

-Je n'en sais rien. Sérieusement, j'en ai aucune idée. Peut-être parce que j'en ai marre qu'on me prenne tout, j'aimerais garder au moins une chose, j'ai l'impression que rien ne nous appartient jamais avec le WICKED. Ils nous donnent de quoi construire un petit monde à nous, de quoi nous réfugier, et du jour au lendemain tout disparaît, comme si ça n'avait aucune importance. Alors que moi je trouve qu'on a besoin de se souvenir de tout ça. Je n'ai pas envie d'oublier.

Il hocha la tête d'un air entendu.

-Sinon, t'avais raison, une fois propres tu as de très beau cheveux blonds, déclarai-je soudain en commençant machinalement à triturer mon T-shirt

Je n'en revenais pas moi-même de lui sortir ça comme ça, sans rougir ni rien. Il me lança un regard étrange et je tournai la tête vers lui. Au lieu de me défendre, ou de nier, ou de sortir une vanne ou un sarcasme dont j'avais le secret, je lui dis d'une voix calme :

-C'est vrai tu sais. Et pas que pour tes cheveux en fait. Je ne sais pas si tu t'es déjà regardé dans une glace, mais t'es super beau.

Il rougit un peu avant de me faire un sourire qui pourrait faire fondre un iceberg en deux secondes top chrono.

-C'est drôle, je pense exactement la même chose quand je te regarde.

Je rosie un peu et me mis à sourire bêtement, je devais avoir l'air de la plus parfaite des idiotes. Je finis par craquer et l'embrassai doucement. Ça, au moins, le WICKED ne pourrait pas me l'enlever, mon amour pour Newt. Il me répondit presque aussitôt, à croire qu'il n'attendait que ça lui aussi. Puis, quand on se sépara, je posai ma tête sur son épaule, j'avais vraiment besoin de lui à cet instant. De sa présence apaisante, et de sa douceur, et de son amitié, et… De tout ce qui faisait qu'il était Newt et personne d'autre. Il me prit la main doucement, et je la serrais en retour. On resta comme ça longtemps. Je sentais le sommeil sur le point de m'emporter, mais j'eus encore assez de conscience pour l'entendre me murmurer :

-Je t'aimes.

Mais je n'eus pas vraiment le temps de comprendre vraiment ce qu'il venait de m'avouer. J'étais déjà partie.